Malgré une surface de jeu qui dépérissait à vue d'oeil, les officiels ont préféré entamer la septième manche du match entre les Miners et les Aigles, dimanche. Une décision qui a joué en défaveur des locaux, au grand désarroi de leur gérant et de leur directeur général.

Aigles: la faute de la pluie... et des officiels

En pleine course pour une place en séries éliminatoires, les Aigles espéraient remporter le quatrième match de la série face aux Miners de Sussex dimanche après-midi. La pluie et une décision douteuse ont toutefois laissé ce scénario en suspens.
Envoyé au monticule, Matthew Rusch connaissait l'une de ses meilleures sorties de la saison. En six manches de travail, le Trifluvien d'adoption n'avait permis qu'un seul point et trois coups sûrs aux Miners, qui tiraient de l'arrière 3-1 en début de septième manche.
Or, la pluie tombait déjà depuis un bon moment sur l'enceinte de l'avenue Gilles-Villeneuve. Avec un pointage de 3-1 et six manches jouées, les officiels étaient en mesure d'arrêter le match et d'octroyer la victoire aux Aigles, ou encore d'ordonner que la toile soit installée afin de protéger le losange tout en espérant que Dame Nature soit plus clémente.
Ce n'est pas ce qui s'est passé, et les officiels ont plutôt décidé d'amorcer la septième manche alors que la surface de jeu était gorgée d'eau. Résultat: les Miners ont exploité leur vitesse en déposant l'amorti. Or, avec un monticule mou, Rusch a trébuché à deux reprises, incapable de réaliser les retraits. Les Miners ont ajouté trois points pour prendre l'avance 4-3.
Bien évidemment, T.J. Stanton fulminait de cette décision, persuadé que cette situation a sorti Rusch de sa zone de confort.
«Notre directeur général a dit à l'arbitre, en regardant son radar météo, que c'était la dernière chance de mettre la toile, sinon, c'était trop tard. Il lui a répondu qu'il était d'accord... puis, il a renvoyé les deux équipes sur le terrain en septième, sans s'expliquer.»
«Moi, il m'en a donné une raison. Il m'a dit qu'on devait donner une dernière chance aux Miners. J'étais en furie qu'il me dise ça», a ajouté le directeur général René Martin.
Dans le camp adverse, le gérant Bobby Jones s'attendait lui aussi à ce que la rencontre soit suspendue. C'est ce qu'on lui a indiqué après que le premier frappeur de la septième manche ait été retiré.
«On m'a dit que si on avait deux retraits, ils allaient stopper la partie. Malheureusement pour les Aigles, heureusement pour nous, on a marqué trois points avant ce deuxième retrait.»
Soudainement, les Aigles se dirigeaient vers une défaite, mais Julio Martinez est venu marquer sur un mauvais lancer lors du tour au bâton suivant pour créer l'égalité. Un retrait plus tard, les arbitres annonçaient la suspension du match. La toile a été installée, mais le mal était fait. Malgré le retour du soleil 20 minutes plus tard, le terrain impraticable a forcé le report de la partie au 14 juillet.
Il s'agissait d'une deuxième soirée consécutive où les Miners revenaient de l'arrière. Ils ont d'ailleurs pris l'avance à quatre reprises dans le match de samedi soir, dont en neuvième manche pour l'emporter 10-7. Malgré tout, avec deux victoires, les Aigles ont connu une bonne série face à l'équipe qu'ils tentent de rejoindre au classement.
«On leur a donné un match qu'on aurait pas dû. On doit encore faire plus de points contre les partants. Je ne suis pas content du résultat maintenant, mais si on gagne ce match lors de la reprise, je vais l'être. Si on m'avait dit avant la série qu'on serait trois en quatre, je l'aurais pris!»
Carnet de notes
Les Aigles amorceront mardi une série de trois matchs face aux Capitales de Québec.
Le quatrième frappeur des Aigles, Connor Crane, a obtenu quatre coups sûrs dans cette série, ce qui lui a permis de produire neuf points grâce à deux grands chelems. Parlant de puissance, Javier Herrera retrouve ses aises au bâton avec deux circuits en trois matchs.
Il y a tout de même eu du soleil au Stade Stéréo Plus dimanche... avant le match. Sous les airs d'une chanson des Backstreet Boys, Olivier Normandin, un employé de l'équipe, a demandé la main de sa conjointe Mahey Poitras. Elle a dit oui sous les applaudissements de la foule.