Les Champions ont partagé le programme double avec les Aigles de Trois-Rivières.

Aigles et Champions se partagent le double

La magie de Danny Grauer n'opère pas chaque soir.
Tard mercredi soir, les Champions d'Ottawa tiraient de l'arrière par un point, dans le deuxième match de leur programme double contre les Aigles de Trois-Rivières. Le point égalisateur était au premier coussin. 
Le gérant Hal Lanier avait un as dans sa manche. Grauer, son receveur numéro un, était sur le banc. Grauer s'est aussi forgé une solide réputation dans la Ligue Can-Am. Il est capable de mettre un terme à un match en cognant la longue balle.
Ce n'est pas ce qui s'est produit, cette fois. Il a plutôt fendu l'air et les Champions se sont inclinés, 2-1.
Ils n'ont quand même pas tout perdu, puisqu'ils ont remporté le premier match de la soirée, 4-3.
«Je ne regrette pas ma décision d'utiliser Danny en fin de match. Il a frappé huit coups de circuit cette saison et cinq l'an dernier. Je devais prendre une chance», s'est défendu Lanier après la partie.
«Il faut voir le bon côté des choses. Nous avons gagné un demi match dans la course aux séries ce soir. Gagner les deux parties dans un programme double n'est jamais facile. Nous allons nous retrousser les manches, oublier la défaite et nous concentrer sur l'autre programme double qui nous attend, jeudi.»
Les Champions se trouvent maintenant à deux parties des Miners de Sussex County et du quatrième rang qui donne accès aux séries éliminatoires.
À cette période de l'année, alors que la saison régulière tire à sa fin, chaque victoire compte pour beaucoup.
«Nous nous sommes heurtés à un lanceur en grande forme», a simplement conclu Lanier.
Belle façon de lever son chapeau à Edilson Alvarez. L'imposant droitier des Aigles, utilisé dans le deuxième match, n'a vraiment rien donné à ses adversaires.
«Il ne ressemble vraiment pas à un lanceur qui possède une moyenne de points mérités de 5,09. Il ressemble davantage à un lanceur qu'on invite au Match des étoiles», commente le gérant d'expérience.
«Il maîtrise quatre ou cinq lancers. Ils étaient tous à point ce soir. Il a réussi à confondre nos frappeurs tout au long de la soirée.»
Le vis-à-vis de Lanier, T.J. Stanton, souhaitait à tout prix quitter le parc RCGT avec au moins une victoire. «Nous aurions facilement pu remporter les deux rencontres», croit-il.
Il était prêt à remplacer Alvarez en septième. Il n'a finalement pas eu à faire appel à ses releveurs.
«Tant qu'il n'y avait qu'un seul coureur sur les sentiers, j'étais à l'aise. La moyenne de points mérités d'Edilson est élevée, c'est vrai. Mais elle était bien plus basse la saison dernière. Il était un des trois meilleurs lanceurs de la ligue. Pour toutes sortes de raisons, il n'a pas connu une saison comme il aurait souhaité. Il possède quand même cette capacité à gagner un match tout seul. Il l'a fait à quelques occasions cet été. Ce fut encore le cas ce soir.»
Le troisième but Gustavo Pierre fut le seul à frapper Alvarez dans une cause perdante. Il a obtenu deux des trois coups sûrs de son équipe. Il a frappé une balle par-dessus la clôture du champ gauche.
Les Champions feront à leur tour appel à un lanceur aux statistiques légèrement décevantes, jeudi. Phillippe Aumont sera au monticule dans le deuxième match de la soirée.