David Glaude avait demandé de quitter les Aigles pour les Capitales, pour des raisons familiales.

Aigles et Capitales s’échangent des joueurs étoiles

Trois-Rivières — Les Aigles ont conclu mardi la plus importante transaction de leur histoire en expédiant le joueur étoile David Glaude aux Capitales. En retour, l’équipe de Trois-Rivières acquiert le non moins redoutable T.J. White, l’un des favoris de la foule à Québec depuis deux ans.

Glaude, qui a célébré ses 25 ans il y a quelques jours, est à l’origine de cet échange. Il cite d’ailleurs des raisons familiales pour expliquer ce choix.

«En comptant mes années universitaires et les trois passées avec les Aigles, ça fait sept ou huit ans que je suis parti de chez moi. J’ai acheté une maison récemment à Québec, je voulais me rapprocher de mon monde», a-t-il évoqué au Nouvelliste, assurant du même souffle qu’il a adoré son passage en Mauricie.

«Les Aigles et T.J. [Stanton, le gérant] m’ont offert ma première vraie chance chez les pros. Je leur en serai toujours reconnaissant. Ce n’est rien contre la ville de Trois-Rivières ou ses gens. J’ai aimé nos partisans et ma famille d’accueil. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir gagné de championnat en trois ans, et ce, malgré notre excellente équipe l’été dernier.»

Au terme de la campagne 2019, Glaude, le premier frappeur des Aigles, avait été nommé joueur par excellence au sein de l’organisation. En près de trois campagnes, il aura disputé 249 matchs dans l’uniforme des Oiseaux. Il aura maintenu une moyenne de bâton de ,256 et un bon taux de présence sur les sentiers à ,347.

«Ce sera spécial d’affronter les Aigles! Déjà que la rivalité était intense avec Québec, ça devrait la rendre encore plus vive.»

Par ailleurs, le Québécois assure qu’il ne quitte pas Trois-Rivières avec amertume. On le sait, Glaude a eu quelques accrochages avec un petit groupe de partisans au début de la saison. Il se portait alors à la défense de son gérant Stanton, critiqué par ces mêmes fans.

«Ça n’a rien à voir. J’ai vraiment apprécié mes années passées ici.»

T.J. White était l’un des joueurs les plus populaires des Capitales.

Pression

Glaude concède aussi qu’il est surpris d’être échangé contre White, l’un des rares joueurs des Capitales à ne pas avoir déçu dans la cuvée 2019. «C’est un frappeur intelligent, le joueur par excellence à Québec depuis deux ans. J’ai de la pression!»

En fait, il sera intéressant de suivre le cheminement des deux joueurs l’été prochain. D’ailleurs, White est de trois ans l’aîné de Glaude: il aura 28 ans en janvier. Sa présence dans l’alignement des Trifluviens fait en sorte qu’il y a encore trois postes disponibles pour des joueurs de 28 ans ou plus.

Sentiments ambivalents

Dans les deux camps, les sentiments des amateurs se mélangeaient mardi entre joie et déception. White était populaire à Québec, mais accueillir un petit gars du coin est une bénédiction pour les Capitales.

À Trois-Rivières, on reconnaît aussi le talent et la fougue de White, un adversaire bien connu.

«Ça n’a pas été facile, faire cette transaction», admet le gérant des Aigles, T.J. Stanton. «J’ai invité David à souper pour tenter de le convaincre, sauf que je comprends ses motifs.»

Dès le départ, Stanton dit avoir ciblé White. Encore une fois, ç’a été une bonne discussion avec le gérant des Capitales Patrick Scalabrini!

«Rien de plus normal, il est le favori de la foule là-bas! J’ai toujours aimé son énergie, il a une bonne réputation et est un gars très respecté de ses coéquipiers.»

Monsieur Sourire

À première vue, White semble avoir plus de puissance que Glaude, mais un taux de présence sur les sentiers inférieur au Québécois. «Il n’est pas un premier frappeur comme David. Je le vois davantage comme un troisième, quatrième ou cinquième frappeur. Chose certaine, dans notre club axé sur l’offensive, il a le potentiel de devenir le joueur par excellence de la Ligue Frontière.»

Originaire de Las Vegas, T.J. White a été repêché par les Twins du Minnesota en 2014. Il a joué près de 200 rencontres au niveau AA dans les rangs affiliés, avant d’être libéré en 2018. En 136 matchs avec Québec, il a réussi 40 doubles et claqué 21 circuits.

Il a surtout joué au troisième coussin dans sa carrière, sauf qu’il peut évoluer à presque toutes les positions en défensive. Dans le vestiaire des Capitales, plusieurs le surnommaient Monsieur Sourire. Il risque de rapidement devenir l’un des favoris à Trois-Rivières.