Les Aigles ont savouré une première victoire contre l'équipe nationale cubaine dimanche.

Aigles: ça débloque à la maison!

Installés à Trois-Rivières depuis plus d'une semaine, les membres de l'équipe nationale de Cuba semblaient à leur aise avec trois victoires en autant de sorties contre les Aigles, tout ça dans des conditions météorologiques dignes des Antilles. Leurs hôtes les ont toutefois ramenés à l'ordre, dimanche, en signant un premier gain à domicile depuis le 26 mai.
Installés à Trois-Rivières depuis plus d'une semaine, les membres de l'équipe nationale de Cuba semblaient à leur aise avec trois victoires en autant de sorties contre les Aigles, tout ça dans des conditions météorologiques dignes des Antilles. Leurs hôtes les ont toutefois ramenés à l'ordre, dimanche, en signant un premier gain à domicile depuis le 26 mai.
Cette victoire de 6-3 est redevable à trois joueurs en particulier: le lanceur Edilson Alvarez, le jeune fougueux Julio Martinez et le vieux renard Javier Herrera.
Martinez et Herrera ont claqué la longue balle en solo tandis que sur le monticule, Alvarez n'a pas été très généreux avec la visite, accordant neuf coups sûrs et un point mérité en sept manches.
Vainqueurs jeudi, vendredi et samedi, les Cubains n'ont pas été en mesure de trouver des réponses aux lancers distribués par le Dominicain, qui devient le premier artilleur des Oiseaux à récolter deux victoires en 2017.
«Il a limité les dégâts contre une équipe cubaine talentueuse. Si tu offres des lancers dans la zone des prises à ces gars, ils vont te le faire payer. Edilson n'a pas cherché à accumuler les retraits au bâton, c'était la bonne stratégie», exposait le gérant T.J. Stanton, soulagé de rayer cette gênante séquence de dix défaites au parc de l'Exposition.
Visiteurs chez eux
Question de relancer son équipe à domicile, Stanton a proposé, il y a quelques jours, de changer l'heure des matchs. Camper le rôle des visiteurs s'avère aussi une formule gagnante!
Dimanche, ce sont les Cubains qui agissaient à titre de joueurs locaux au Stade Stéréo Plus. Il en sera ainsi dans au moins un match de toutes les autres séries qu'ils disputeront aux formations de la Can-Am.
Les Aigles effectuaient donc leur tour au bâton avant les Cubains.
«C'est juste une coïncidence, a répliqué Stanton, sourire en coin. Mais on est très heureux de gagner ici. Ça fait du bien!»
Herrera et Connor Crane ont produit deux points dès la manche initiale, puis Martinez a entrepris la cinquième avec un circuit. Portée par le vent, la balle voyageait bien dimanche et ce sont les Aigles qui ont su en tirer profit. Martinez, qui a marqué deux fois dimanche, réussissait du coup son deuxième circuit en autant de jours.
Alexander Ayala et Trevor Gretzky ont aussi fabriqué des points en cinquième, dans les minutes suivant une mésentente entre le partant cubain Ulfrido Garcia et son receveur Ariel Martinez.
Les deux ont regardé la balle claquée par Brenden Webb tomber devant eux, mais Garcia n'aurait jamais dû tenter d'attraper celle-ci, regrettait son gérant Roger Machado.
«C'est la faute de Garcia et ç'a permis aux Aigles d'inscrire deux points. Cette balle appartenait à son receveur, pas à lui.»
Après le circuit de Javier Herrera en septième, les Cubains ont tenté une remontée en malmenant le nouveau releveur des Aigles, Richard Cruz-Sanchez, avec trois points.
Nick Sarianides a cependant complété le travail amorcé par Alvarez en retirant sur des prises les trois frappeurs de la neuvième manche.
Jouer contre sa patrie
Au milieu du terrain, après le match, l'arrêt-court des Aigles Alexander Ayala donnait des accolades aux membres de l'équipe nationale de son pays. Plusieurs amateurs originaires de l'île ont également assisté aux matchs du week-end, qui ont attiré, samedi et dimanche, environ 3500 personnes au total.
Ayala présente la meilleure moyenne au bâton des Aigles (,337) chez les réguliers en uniforme depuis le mois de mai. Il a retrouvé son poste à l'arrêt-court, après avoir patrouillé le troisième coussin.
«C'est difficile d'affronter sa nation, c'est une première pour moi», concédait le numéro 18, un des centres d'attraction de tous les Cubains pendant ce bain de foule.
L'équipe nationale a quitté la Mauricie en direction de Québec, où elle poursuit sa tournée nord-américaine face aux Capitales. Les Cubains auront eu le temps de visiter la Cité de l'Énergie, de jeunes joueurs de baseball mineur de la région et, surtout, beaucoup de restaurants!
«Selon le classement de la ligue, on s'attend à ce que ce soit plus difficile à Québec», a livré Machado, avant de reprendre le bus.
Au tour de Neal
Après Andrew Chin et Tim Holmes, c'est au tour de Dennis Neal, un autre releveur, de quitter Trois-Rivières. Victime de l'embauche de Richard Cruz-Sanchez la veille, le gaucher jouait pour les Aigles depuis l'an dernier. Ses 19 coups sûrs accordés en 14 manches ont incité Stanton à le libérer.