Mavrik Bourque et ses coéquipiers peuvent espérer faire des dommages en séries.
Mavrik Bourque et ses coéquipiers peuvent espérer faire des dommages en séries.

À surveiller en 2020 dans le monde du sport

Au hockey en sandales dès ce printemps?

Après deux années de reconstruction, les Cataractes ont atteint un autre niveau dans leur cycle de cinq ans au cours des derniers mois. Ils ne sont pas encore considérés comme une superpuissance, mais ils peuvent quand même donner des maux de tête à n’importe quelle équipe.

Avec ce constat, et le fait que son club évolue dans la faible association Ouest, Martin Mondou s’est payé un vétéran de 20 ans aguerri pour donner un peu plus de munitions à son entraîneur Daniel Renaud. Maxim Trépanier n’est pas le plus gros nom de la ligue, mais peu de joueurs sont aussi productifs que lui autour du filet ennemi. Et il a montré l’an dernier, sous les ordres d’Éric Veilleux à Halifax, qu’il ne se transformait pas en courant d’air dans les grands moments.

Avec Trépanier à bord, les ingrédients semblent réunis pour préparer un printemps intéressant. Oui, le carré d’as est accessible aux Shawiniganais. Ce ne sont pas les partisans de la plus vieille concession de la LHJMQ qui vont s’en plaindre: ils n’ont pas été gâtés depuis la finale de 2016. Une amère défaite en première ronde en 2017, une exclusion des séries en 2018, puis une autre défaite au premier tour en 2019.

Les Estacades seront dangereux si l’offensive peut en donner un peu plus.

La reconstruction a été pénible par moments, mais voilà que l’équipe est prête à veiller tard pour les trois prochaines grandes valses du printemps!

Ce qui nous fait penser à une vieille et juteuse citation de Mondou: «On va peut-être avoir la chance d’aller au hockey en sandales.»

Le printemps des Estacades?

Ces dernières années, les Estacades ont su se fabriquer des printemps excitants, notamment avec deux finales. Lors de ces deux rendez-vous, ils ont manqué de munitions dans cette phase ultime.

Ils cogneront à nouveau à la porte en 2020, armés d’une des meilleures défensives de la ligue. Avec un tandem de portiers formé de William Rousseau et Vincent Filion, et un capitaine de la trempe de Tristan Luneau, qui sait jusqu’où cette équipe peut aller si elle est en mesure de générer un peu plus d’attaque.

Les Aigles espèrent un meilleur appui à l’été 2020.

C’est le principal défi du pilote Frédéric Lavoie. En séries, les défensives ont souvent le dessus sur les attaques, mais les équipes championnes doivent quand même présenter un certain équilibre. Avec plus de mordant en territoire ennemi, les Estacades seraient bien difficiles à vaincre une fois le jeu plus serré des séries installé…

Aigles: nouvelle ligue, nouvelle ère

Menacés de fermer boutique même en ayant connu la meilleure saison de leur histoire sur le terrain, les Aigles entrent dans la nouvelle décennie en joignant les rangs d’un circuit plus important... et plus crédible.

La Ligue Frontière a englouti la Ligue Can-Am: seuls les Champions d’Ottawa ne suivront pas à l’été 2020. Pour la franchise de Trois-Rivières, voilà une occasion de faire rayonner davantage le baseball professionnel dans la région. Aux équipes originaires de la grande région de New York et des Capitales de Québec, des formations du Mid-Ouest américain s’ajouteront à l’offre sportive estivale des amateurs.

Dans les bureaux des Aigles, les dirigeants espèrent que c’est toute la population qui s’appropriera l’équipe. Les Aigles misent sur une belle base de partisans, très impliquée de mai à septembre. Sauf que les creux de vague sur le plan des assistances, entre mai et juillet, ont souvent porté un dur coup à des finances déjà fragiles. Il sera intéressant de voir comment les Oiseaux se débrouilleront dans cette nouvelle ligue, autant sur le terrain que dans les gradins.

Anthony Richard est maintenant à un coup de fil de la LNH.

À un coup de fil de la grande ligue

Anthony Richard a eu la chance de goûter à la LNH. Un match l’an passé, un autre cet automne. À 23 ans, il s’est positionné chez les Admirals de Milwaukee de la Ligue américaine comme un des joueurs en mesure d’aider les Predators de Nashville.

Il est l’un des meilleurs buteurs de l’équipe et sa vitesse provoque beaucoup d’étincelles offensives pour ses coéquipiers, même si son total de mentions d’aide est peu élevé.

Les Predators connaissent des ennuis cette saison, ils ne performent pas à la hauteur des attentes de la direction. Qui sait si David Poile ne sera pas bientôt tenté de greffer un peu de sang neuf à son club. Chose certaine, Richard est maintenant à un coup de fil du show. La prochaine étape, c’est de défoncer la porte lorsqu’elle s’entrouvrira à nouveau.

Kean doit prendre des risques

Simon Kean a perdu son statut de poids lourd numéro un chez Eye of The Tiger Management. Ce titre appartient maintenant à Arslanbek Mahkmudov, qui terrorise tous ses rivaux depuis ses débuts chez les pros. Impressionné par sa dernière sortie en décembre, le patron Camille Estephan a même promis d’offrir 20 millions $ au gagnant du duel entre Deontay Wilder et Tyson Fury afin de l’attirer dans la métropole pour en découdre avec son gros Russe!

Simon Kean a besoin d’enregistrer un coup d’éclat.

Même s’il reste un bon vendeur de billets, Kean devra être plus convaincant à ses prochaines sorties s’il ne veut pas devenir un boxeur de sous-carte. Sa défaite face à Dillon Carman en 2018 a exposé certaines faiblesses, paraît que le téléphone d’Estephan a sonné dans les derniers mois afin de lui offrir un combat susceptible de réellement redorer son étoile. Le timing n’était pas idéal, Estephan a préféré passer son tour, mais le temps est venu de vraiment tester le Grizzly.

Tiens, pourquoi pas à travers des retrouvailles avec Tony Yoka? Le champion olympique de 2016 souhaite depuis des années venger son échec aux Jeux de Londres, en 2012, face à Kean. Yoka est perçu comme une des étoiles montantes de la division, mais il est davantage reconnu comme un technicien. Le clan Kean aime rappeler que Yoka a été vaincu alors que le Trifluvien se battait avec une épaule en compote. Voilà un combat qui ferait beaucoup jaser dans les cercles de la boxe.

À 30 ans, alors qu’il approche le cap des 20 combats, c’est exactement le genre de rendez-vous dont a besoin Kean pour prouver ses aspirations planétaires.