Le tennis se prête, par sa nature et lorsqu’il est joué en simple, à la distanciation physique. Quelque 1200 adeptes pratiquent ce sport sur une base régulière, pendant la saison estivale en Mauricie.
Le tennis se prête, par sa nature et lorsqu’il est joué en simple, à la distanciation physique. Quelque 1200 adeptes pratiquent ce sport sur une base régulière, pendant la saison estivale en Mauricie.

À quand la réouverture des terrains de tennis en Mauricie?

Trois-Rivières — Le golf est souvent cité comme un sport qui pourrait bénéficier du déconfinement progressif afin de redémarrer ses activités, mais le tennis, avec ses quelque 1200 adeptes en Mauricie, se prête aussi à la distanciation physique.

En se référant aux recommandations de Tennis Canada et de Tennis Québec, les différentes associations de la région ont bon espoir de convaincre les villes de rouvrir les courts extérieurs.

«Oui, c’est possible de jouer au tennis de façon sécuritaire dans le contexte actuel et en appliquant des règles claires», soutient le directeur technique au développement à l’Association de tennis de la Mauricie, Charles Loranger, aussi impliqué au sein de l’Association de tennis de Trois-Rivières et au centre intérieur Tennis 3R, fermé en cette période de confinement.

Loranger prévoit rencontrer la Ville de Trois-Rivières, dans les prochains jours, afin d’exposer le plan suggéré par Tennis Canada.

Celui-ci propose la réouverture des espaces de jeux dans les régions qui s’y prêtent. On y lit que les joueurs doivent garder deux mètres de distance, qu’ils ne peuvent changer de côté et que seuls les matchs en simple seraient autorisés.

Quant aux balles, on conseille de bien les identifier et de ne toucher que celles qui nous appartiennent. Il faut quitter le terrain immédiatement après la fin de la partie. Il pourrait être utile de porter un masque et des gants. Partager son équipement est également un geste à proscrire.

«Toutes les mesures de Tennis Canada seraient expliquées aux joueurs. On veut que ce soit le plus sécuritaire possible. Nous sommes confiants que nous serons entendus», enchaîne Charles Loranger.

De plus en plus, les fédérations sportives sont à étudier les pistes de solutions dans le but de ramener leurs membres sur les terrains de jeu. Pour certaines, comme Hockey Québec, le plan risque s’annonce plus ardu. Le tennis possède un avantage que d’autres sports n’ont pas: il y existe déjà une certaine distanciation physique.

«Les règlements seraient légèrement modifiés, mais pas pour dénaturer le sport. Je pense qu’on pourra rouvrir les terrains en ciblant certains groupes. Je ne veux pas décourager la pratique chez les gens plus âgés, car je sais que plusieurs d’entre eux sont en pleine forme à 70 ans, mais s’ils sont plus à risque, il faudrait peut-être commencer avec les plus jeunes.»

Trois-Rivières, ville idéale?

Les citoyens de Trois-Rivières sont gâtés: pas moins de 32 courts de tennis sont à leur disposition, un peu partout sur le territoire. C’est l’une des villes au Québec où l’on retrouve le plus de terrains, en fonction du nombre d’habitants. Selon Loranger, il y aurait environ 650 adeptes du sport dans la capitale régionale.

On parle aussi d’une cinquantaine de joueurs à La Tuque, 150 autres à Shawinigan et plus de 300 sur le territoire des villes de Nicolet et Bécancour.

Aux quatre coins de la région, les responsables du tennis se disent prêts à une réouverture progressive. «On parle toujours du tennis extérieur évidemment, mentionne Charles Loranger. Il y a des endroits où il y a quatre, même huit terrains. Est-ce possible de les rouvrir en les espaçant? Je pense que ce serait sain, surtout avec le beau temps qui s’en vient.»

Loranger a même vu des gens s’échanger la balle au parc Laviolette sur les terrains de tennis... sans filet! «De un, j’étais surpris de constater que le terrain était ouvert! Mais de voir du monde jouer sans filet, ça me dit qu’ils ont hâte de retrouver les courts. Ils sont plusieurs à attendre ça.»

En ce qui a trait au pickleball, le terrain est plus petit qu’au tennis, ce qui compliquerait les choses pour un potentiel retour. Ce sport est désormais pratiqué par plusieurs centaines de personnes dans la région.

Pas de décision sans l’accord de la Santé publique

À la Ville de Trois-Rivières, on rappelle qu’aucune décision quant à l’ouverture des plateaux ne peut être prise sans l’accord de la Santé publique. Ceci dit, la Direction des loisirs demeure en contact avec ses associations locales, et ce tous sports confondus.

«On attend que le gouvernement provincial nous donne les directives, car c’est lui qui mène le bal. La Ville est un prestaeur de services, mais nous devons attendre les recommandations de la Santé publique. D’ici là, dès que nous aurons de nouvelles informations, nous pourrons les communiquer à nos associations», indique l’agent de communication à la Ville de Trois-Rivières, Guillaume Cholette-Janson.