La compétition de côte à côte gagne en popularité d'année en année.

12 heures d'endurance de La Tuque: pilotes et spectateurs au rendez-vous

La poussière était à peine retombée sur l'événement que les organisateurs du 12 heures d'endurance de La Tuque Can-Am pouvaient affirmer que la 14e édition était réussie. Les amateurs ont répondu à l'appel, le spectacle était de haut niveau et Dame nature a offert sa collaboration. Tout était rassemblé pour couronner de succès un des plus gros événements en son genre en Amérique du Nord.
<p>Les femmes sont de plus en plus présentes dans les compétitions. Cette équipe féminine de Quad a mérité une inscription gratuite au Mondial du Quad de Pont-de-Vaux en France. Sur la photo : Geneviève Sarrazin, Alexandra Béliveau et Sarah Tessier Hamelin.</p>
«On est satisfait, très satisfait. On a eu une nette augmentation par rapport à l'année dernière. On peut parler d'environ 24 000 entrées», a souligné Isabelle Wood, directrice organisationnelle et des communications de l'événement.
Quant aux courses de quad et côte à côte, les organisateurs sont unanimes: la compétition été de haut niveau.
«Beaucoup d'équipes, beaucoup d'action, bien du coeur aussi! Avec les années, on se rend compte que les gens sont de plus en plus préparés au niveau de la stratégie», soulignait Carl Nadeau, journaliste automobile et porte-parole de l'événement.
«Pour le side by side, ç'a été vraiment extraordinaire tant au niveau sportif, qu'au niveau de l'assistance. Ç'a pris vraiment beaucoup en popularité et il y a eu de l'action du premier au dernier tour. C'était hallucinant comme course», a-t-il ajouté.
Le porte-parole a également qualifié l'événement comme étant phénoménal. Il ne serait pas impossible de le voir derrière le volant l'an prochain. «Je ne comprends pas encore pourquoi j'ai dit non quand ils m'en ont parlé», a lancé Carl Nadeau.
Les compétitions d'endurocross, de pitbike, de trial ont aussi été appréciées, mais c'est l'extremecross, samedi soir, qui a particulièrement été couru par les spectateurs.
«C'est un mix entre le motocross et le trial. Ce sont des circuits très courts, fermés et très techniques. C'est un produit vraiment très intéressant. [...] Il y avait une masse de gens et il y avait de l'ambiance», a confirmé David Duchesneau, directeur des sports motorisés et d'aventures de la Ville de La Tuque.
L'écran géant ajouté par l'organisation a également été un succès. Pour la première fois, les spectateurs pouvaient suivre en direct les résultats sur cet écran.
Un seul accident est survenu durant la fin de semaine de course. Un homme a été blessé durant la première manche de quad. Le pilote américain a rapidement été pris en charge par l'équipe médicale sur la piste. L'homme a été amené à l'hôpital de La Tuque puis transféré à Trois-Rivières. Ce dernier aurait subi des blessures au niveau du bassin.
Le malheureux incident a cependant permis à l'organisation de confirmer le travail de l'équipe médicale sur place et de voir son efficacité.
GP3R
Les 12 meilleurs pilotes de l'événement en côte à côte ont mis la main sur leur laissez-passer en vue de la prochaine édition du Grand prix de Trois-Rivières (GP3R). Rappelons que les deux événements se sont associés en début d'année. Une partie de l'équipe du GP3R était sur place ce week-end et, selon eux, la table est mise pour la course de Trois-Rivières.
«Les événements ont un esprit similaire et ce qui est le fun pour nous autres, c'est de voir un peu ce que vont avoir l'air les côte à côte. On est venu travailler avec eux pour emprunter une expertise pour développer ça chez nous. [...] On avait des petits défis et, en jasant avec les pilotes et les mécanos, on est en train de trouver des pistes de solution pour nous permettre de donner un bon spectacle à Trois-Rivières», a fait savoir Dominic Fugère, directeur général du GP3R.
Selon ce dernier, la collaboration est destinée à s'accroître entre les deux événements.