Sports

35 ans à courir pour la vie

Quand Fernand Guilbert a franchi la ligne d’arrivée devant l’école La Découverte, jeudi au 35e Polycourons de Saint-Léonard-d’Aston, l’enseignant à la retraite n’a pu s’empêcher de sourire.

Entouré d’adolescents et de certains de ses anciens élèves, le cofondateur du Polycourons, l’un des événements de course à pied parmi les plus populaires du réseau scolaire au Québec, a ému tout le monde en parcourant les 4 km de l’une des épreuves de cette journée dédiée au dépassement de soi.

Aux prises avec un cancer avancé, l’homme de 73 ans se remémorait de doux souvenirs des débuts du Polycourons, dont la présidence d’honneur en 2017 fut assurée par le marathonien Patrick Charlebois.

«On courait sur la piste d’athlétisme puis, au début des années 80, les marathons sont devenus populaires. J’ai proposé à mes jeunes de secondaire 4 et 5 de continuer de courir, mais dans les rues du village. Ce serait moins plate! C’est de là que ça vient.»

Ralenti par sa condition, Fernand Guilbert a dû se contenter de marcher l’essentiel de ses 4 km. N’empêche, sa seule présence a touché ceux qui le côtoient. Il a ouvert la compétition en prenant part au tour d’honneur. «Il y a des jours plus creux, mais je suis bien entouré avec mes proches. Je suis atteint du cancer colorectal et les métastases ont monté jusqu’au foie. Ils doivent enlever la moitié de mon foie du côté droit. C’est inquiétant, mais je fais ce que je peux. J’essaie d’améliorer ça.»

Des journées comme celles du Polycourons lui permettent d’oublier pendant un temps sa maladie, même si ses batailles quotidiennes finissent toujours par le rattraper. «Je trouve ça énergisant au bout d’être ici!»

Le Polycourons, c’est fondamentalement aussi la course de centaines de jeunes. Ils étaient environ 1200 à s’activer à Saint-Léonard-d’Aston pour l’occasion. Ils provenaient de neuf écoles primaires et cinq institutions de niveau secondaire.

Dans cette mer de monde, on retrouvait Charlotte Durand-Ducasse, 14 ans, canne à la main. Atteinte du syndrome de Morsier, l’adolescente, qui a de graves problèmes de vision, était heureuse de renouer avec la course phare de son village, à laquelle elle participe avec plaisir depuis quelques années. «C’est le fun parce que tout le monde m’encourage.»

Un peu plus loin, William Pouliot de Sainte-Eulalie courait aux côtés de son oncle Denis Laliberté, qui se déplace en fauteuil roulant. «Mon oncle a été victime d’un accident de ferme quand il était jeune, mais il est assez actif», résume William, un élève de deuxième secondaire.

«Puisqu’on ne se voit pas souvent, je lui ai proposé de venir courir avec moi et il a accepté. On était fiers, c’était une belle expérience. Il m’a surpris, il allait pas mal vite!»

Il y avait bien sûr des coureurs de tous les âges. Chez les Guévin de Saint-Léonard, le Polycourons est à n’en point douter une histoire de famille. Une dizaine de personnes du clan familial étaient présentes jeudi. Quatre générations, une passion commune.

Environ 6000 $ amassés

L’un des organisateurs du Polycourons, Jean-Yves Doucet, prévoit que les sommes amassées pour l’activité avoisinent les 6000 $. Les dons seront ensuite remis à la Fondation Terry-Fox, auquel l’événement s’associe depuis 2010.

Le Polycourons de Saint-Léonard-d’Aston figure parmi les leaders en termes de visibilité pour cette journée, alors que la moyenne des dons amassés dans les écoles canadiennes participantes se chiffre autour de 3200 $.

De tout l’argent recueilli jeudi au Polycourons, on note un chèque de plus de 1200 $ remis par les Charlie’s Angels qui ont couru, à relais, la distance entre Montréal et Québec en septembre.

Tout ça pour donner un second souffle à ceux qui en ont besoin. «La petite tape dans le dos, ça fait avancer, sourit Fernand Guilbert, qui a célébré dernièrement, avec ses proches, le 100e anniversaire de sa mère. Nous n’avons pas le choix de vivre d’espoir!»

Sports

Dominic Therrien rêve toujours à un stade gratuit pour les futurs Expos

Trois-Rivières — L’article consacré à une possible expansion dans le baseball majeur dans Baseball America a remis sur la place publique ces derniers jours le projet de ressusciter les Expos. Et ce n’est pas Dominic Therrien qui va s’en plaindre.

L’ex-joueur de baseball professionnel, devenu avocat spécialisé dans l’immigration, rêve comme bien des amateurs à un retour des Ligues majeures dans la métropole. Therrien refuse de s’emballer, mais il convient que la candidature de Montréal a pris du momentum. 

«C’est la Bible du baseball qui publie un article fouillé, il faut y porter attention. Il y a un élan à Montréal en ce qui concerne le baseball, qui n’était pas là il y a quelques années. Maintenant, est-ce que ça va se traduire par le retour des Expos? Je ne sais pas. C’est un projet compliqué, ça mêle la finance, la politique, des entreprises privées, etc. Tout ce que je peux dire c’est que je souhaite que ça fonctionne.»

Si, au Québec, les fans de baseball sont sur le gros nerf avec ce vent d’optimisme, ils doivent se préparer à de l’opposition quand viendra le temps d’aborder le sujet du financement d’un nouveau stade de baseball. 

La levée de boucliers est déjà amorcée pour certains qui ne veulent rien savoir d’un nouveau domicile pour des multimillionnaires payés par les deniers des contribuables. C’est là que la solution proposée par Therrien de financer ce stade par un programme temporaire d’immigrants/investisseurs risque fort d’alimenter les conversations puisqu’il permettrait la concrétisation du projet sans un financement public.

Therrien a avancé l’idée en 2014 de modifier l’actuel Programme des immigrants-investisseurs s’adressant aux immigrants fortunés qui souhaitent s’installer au Québec. Actuellement, ce programme offre un statut de résident permanent aux immigrants qui acceptent de prêter au gouvernement du Québec une somme de 800 000 $ sans intérêt pendant cinq ans. 

L’offre ne suffit pas à la demande pour ces places qui sont octroyées par tirage au sort. Ce que voudrait mettre en place Therrien, c’est un mécanisme prévoyant une alternative pour ceux qui ne gagnent pas à cette loterie. En offrant 620 places supplémentaires au cours des trois prochaines années, au coût direct de 275 000 $ par personne, on obtiendrait 500 millions $, la somme prévue par l’étude de faisabilité d’Ernst & Young en 2013 pour l’érection d’un stade de 35 000 places. 

«Il y a des précédents dans le sport professionnel. Orlando a financé son stade de la MLS avec une formule semblable, l’aréna de Brooklyn où jouent les Islanders de New York a aussi été bâti de cette façon», rappelle Therrien. «C’est une solution pour ne pas impliquer les contribuables. J’en parle depuis 2014 et personne n’a encore réussi à trouver une faille majeure dans ce plan. Ça prouve que ce n’est pas farfelu.»

Therrien confie d’ailleurs avoir eu la chance de rencontrer le maire de Montréal Denis Coderre pour lui exposer son plan. Depuis deux ans, ce dernier a d’ailleurs plusieurs fois cité cette idée comme une avenue possible pour le financement d’un stade. Il l’a répété cette semaine au micro de Paul Arcand. «Or, 

M. Coderre est un ancien ministre de l’Immigration, alors il est bien placé pour savoir comment fonctionne ce programme. C’est une autre preuve que le concept est crédible.»

Pour le reste, Therrien refuse d’en dévoiler davantage. Pas question pour lui de confirmer ou d’infirmer s’il a aussi discuté avec les hommes d’affaires qui deviendraient actionnaires des Expos. La famille Bronfman serait au nombre des investisseurs, tout comme Mich Garber. 

Therrien consent du bout des lèvres qu’il aimerait s’impliquer plus activement dans l’aventure si jamais ces derniers le voient comme un actif. Mais il ne veut pas faire dévier la conversation sur lui. «Tout ce que je peux dire, c’est que je ne suis pas dans le secret des dieux.»

«J’y crois vraiment»

Therrien ne souhaite pas plus s’avancer sur les chances réelles que Montréal effectue un retour sur la carte du baseball majeur. Trop risqué à son goût. Ça ne veut pas dire qu’il n’y croit pas. 

«Au contraire, j’y crois vraiment. Le projet d’expansion implique des changements importants dans le baseball mais ce sport très traditionnel par le passé a fait plusieurs changements depuis 20 ans. Et ces changements comme le format des séries et les matchs intraligue ont plu aux fans. Avec la nouvelle façon de consommer le sport, je crois que les gens qui mènent le baseball sont à l’affût de tout ça. Et avec tous les efforts faits à Montréal ces dernières années pour remplir le stade lors de matchs préparatoires, notre nom sort de plus en plus.»

Reste quand même qu’il faudrait réunir environ deux milliards $ selon les estimations de Therrien pour avoir le privilège de percer à nouveau ce grand cercle. Le jeu en vaut-il la chandelle? 

«Pour moi, ça ne fait aucun doute. Selon Baseball America, Montréal serait dans la même division que Toronto, New York et Boston. Je ne vois pas comment on aurait du mal à remplir le stade pour ces matchs. Une équipe avec une masse salariale de 100 millions $US, c’est 40 millions $US dans la poche des gouvernements en impôts. Faut ajouter les taxes sur tout ce qui sera vendu au stade, et sur le tourisme sportif que ça va engendrer. Économiquement, le montage tient la route si c’est bien géré.»

Sports

«On a un deuxième Maurice Richard», selon le doc Mailloux

Trois-Rivières — C’est connu, Pierre Mailloux est un grand fan du boxeur Simon Kean. On en a encore eu la preuve, mercredi, alors qu’il a dressé des parallèles entre le pugiliste de Trois-Rivières et le hockeyeur Maurice Richard.

Trois-Rivières — C’est connu, Pierre Mailloux est un grand fan du boxeur Simon Kean. On en a encore eu la preuve, mercredi, alors qu’il a dressé des parallèles entre le pugiliste de Trois-Rivières et le hockeyeur Maurice Richard.

Invité à prendre la parole dans une conférence de presse annonçant l’organisation des Gants de bronze par le club Performance, le doc Mailloux a vanté la personnalité de celui qui est de plus en plus en vue dans la catégorie des poids lourds en Amérique du Nord.

«Il a le physique de l’emploi et il s’entraîne sérieusement. Je suis sûr qu’on a, à Trois-Rivières, un futur champion du monde et ce sera une belle vitrine pour la ville et le Canada français. J’ai à cœur ma nation. Simon, il a de la graine de champion et une grande capacité d’attraction.»

L’initiative du Performance de nommer les deux personnalités comme présidents d’honneur de l’événement n’est donc pas surprenante. «Maurice Richard n’était pas juste un bon joueur de hockey. Des grands athlètes, on en a eu en masse, mais pas avec une telle spontanéité. C’est là que Simon le rejoint.»

Le doc Mailloux souligne par le fait même la personnalité du protégé de Eye of the Tiger Management pour expliquer sa comparaison avec le célèbre numéro 9. «C’est un être d’une grande simplicité avec une qualité d’entregent. Il n’est pas l’athlète typique qu’on a dressé, à qui on chuchote quoi dire et quoi répondre en public.»

Sports

Mantha amorce en lion son ultime année dans la NCAA

Trois-Rivières — Peu importe le sport, les entraîneurs veulent que les athlètes les plus expérimentés fassent la différence dans leur équipe, qu’ils soient les meilleurs et incarnent des modèles autant dans la chambre qu’en situation de jeu. C’est exactement ce profil que reproduit le gardien Olivier Mantha en ce moment.

Le Latuquois de 24 ans, qui a entamé sa quatrième et ultime saison avec les Seasolves de l’Université de l’Alaska à Anchorage il y a quelques jours, a défrayé les manchettes sur la planète hockey de la NCAA.

Un arrêt spectaculaire aux dépens de l’attaquant finlandais Joel Janatuinen, en ouverture de campagne, s’est retrouvé sur les réseaux sociaux. Sur la séquence, Mantha plonge sur sa gauche pour priver le porte-couleurs des Hawks de l’Université du Dakota du Nord d’un but certain. Alors que la cage est béante, Mantha réussit à gober la rondelle dans sa grosse mitaine. Un vol en plein jour.

Si cet arrêt a fait jaser, la tenue générale de Mantha lors de ce week-end inaugural a tout autant impressionné. North Dakota, dont le programme de hockey se classe au septième rang aux États-Unis, est parvenu à battre de peine et de misère Anchorage, un club plus faible en quête d’une première participation aux séries depuis 2014.

Auteur de 74 arrêts, Olivier Mantha fut sans contredit le patineur le plus utile à son équipe contre les puissants Hawks. Il a conclu la fin de semaine avec un taux d’efficacité de ,948 et une moyenne de buts alloués de 1,90. Ses performances étincelantes lui ont valu le titre de gardien de la semaine dans la Western Collegiate Hockey Association (WCHA). Pour l’ancien des Dragons du Collège Laflèche, il s’agit d’un quatrième honneur de la sorte en autant d’années. Une bonne moyenne, considérant qu’il évolue au sein d’un programme moins compétitif et qu’il voit beaucoup, beaucoup de caoutchouc.

Dans les jours précédant ces faits d’armes, l’Alaska Dispatch News, le principal quotidien de l’État, avait publié un long article sur lui.

«On ne savait pas à quoi s’attendre contre une si bonne équipe et avec plusieurs nouvelles recrues mais au final, on a très bien joué», souligne Mantha, pas trop du genre à scruter les réseaux sociaux à la recherche des informations à son sujet.

«Mes amis s’en occupent», rigole le portier, qui semble toujours jouer son meilleur hockey lorsque l’enjeu est grand.

On peut penser entre autres à ses 53 tirs bloqués contre Penn State l’an passé ou à ses bonnes sorties face à Minnesota State. «J’avoue que ma motivation grossit dans ces situations. Ça tombe bien, ce sont souvent les matchs les plus suivis par les recruteurs! Mais il ne faut pas voir ça trop haut. Je ne suis pas invincible après tout.»

Non, et à 24 ans, le temps commence à presser pour celui qui souhaite encore d’évoluer chez les pros. Invité à un camp des Jets de Winnipeg en 2016, Mantha avait bon espoir de recevoir une autre invitation cet été, mais celle-ci n’est pas venue. Il s’était pourtant entretenu avec des recruteurs des Capitals de Washington et des Golden Knights de Vegas au printemps. 

«Ça aurait été le fun, mais ça n’a pas abouti. À mon âge, ce serait étonnant qu’on m’invite à un camp de développement. Sauf que je ferai tout ce que je peux pour connaître une bonne saison et attirer l’attention.»

Retour sur terre

Après un premier week-end prometteur, les Seawolves ont été ramenés à l’ordre en perdant deux matchs au Colorado, vendredi et samedi. L’altitude et un premier voyage pour plusieurs recrues expliquent en partie ces revers de 6-1 et 3-2, selon Mantha. «Depuis quatre ans, on a parfois tendance à s’écraser quand les choses commencent à mal aller et c’est ce qu’on doit éviter, surtout avec un club si jeune.»

Justement, l’entraîneur Matt Thomas a demandé à son gardien d’occuper un rôle plus important dans la chambre, même si les hommes masqués sont rarement considérés comme les plus à l’aise dans ce département. «Mais je comprends que mon rôle change en tant que senior. Ce n’est pas dans ma personnalité sauf que s’il faut guider les jeunes, je peux prendre cette place.»

Sports

À la mémoire d’André Ricard!

CHRONIQUE / Dans le cadre d’une journée complètement Estacades qui se tenait à l’aréna Roland-Rheault de Bécancour, alors que les cinq équipes de la Structure Estacades Mauricie, soit pee-wee AAA et pee-wee AAA relève, bantam AAA et bantam AAA relève ainsi que midget espoir étaient réunies, l’organisation en a profité pour rendre hommage à l’ancien président ANDRÉ RICARD qui nous a quittés il y a quelque temps pour un monde meilleur.

Rappelons que le disparu a présidé les hostilités du hockey mineur régional de 1998 à 2017, soit durant près de deux décennies. 

Et à travers ses 50 années de bénévolat, il a chapeauté plusieurs projets dont la Coupe Chrysler en 1998, le Défi hockey féminin chez les moins de 18 ans en 2001, l’Assemblée générale annuelle de Hockey Québec tenue en Mauricie en 2003, les matchs préparatoires du Championnat mondial junior en 2008 et les Championnats provinciaux en Mauricie de 2012, pour ne nommer que ceux-là. 

Afin de commémorer sa mémoire, tous les joueurs et joueuses de la région afficheront les initiales AR sur leur casque pour la saison 2017-2018. C’est un beau geste posé envers celui qui a marqué la scène du hockey mineur en Mauricie.

Sports

CSAD: «Des menaces qui n'ont pas de sens»

Trois-Rivières — Pendant une dizaine d’années, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins a été le bébé d’Éric Myles. Même s’il parcourt aujourd’hui le monde dans son rôle de directeur exécutif du Comité olympique canadien, le fondateur garde un oeil sur la situation financière difficile du CSAD. Il exhorte la Commission scolaire Chemin-du-Roy de faire preuve de davantage de leadership afin de sauver le joyau sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Dans une entrevue exclusive avec Le Nouvelliste, l’ancien président du CSAD avoue être tombé de sa chaise lorsqu’il a pris connaissance des paroles du président de la Commission scolaire Chemin-du-Roy Claude Lessard la semaine dernière, qui a évoqué le souhait de l’organisme de se départir du CSAD et que sans aide supplémentaire de la Ville de Trois-Rivières, une partie du complexe pourrait fermer.

«Ce sont des menaces qui n’ont pas de bon sens. Si c’est réellement le cas, ce serait décevant comme vision et comme leadership. C’est alarmiste et je pense que c’est un choix dans la façon de négocier. Il y a cinq ans, c’était un des meilleurs modèles et soudainement, plus rien ne marche? Qu’est-ce qui s’est passé durant ces cinq années?», se demande celui qui a été président du CSAD jusqu’en 2010.

Pour Myles, c’est à la Commission scolaire de prendre les devants pour créer des ponts avec les autorités municipales, puisqu’elle est la propriétaire de l’endroit, alors que la Ville en est la locataire. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est que ces étiquettes s’envolent lors des discussions afin de trouver un solution durable et gagnante pour tous à long terme, plutôt que de demander de l’aide sur la place publique.

«Dans ton style de leadership, est-ce que tu repousses quand ça va bien et tu demandes de l’aide quand ça va mal? Il faut trouver comment travailler ensemble. Tu as besoin de développer un leadership rassembleur avec la Ville, mais aussi le Cégep, le Collège Laflèche et l’Université. Si tu ne fais que regarder ta part, ça ne fonctionne pas. Il faut arrêter de travailler chacun de son bord. Ce sont des fonds publics, tu ne peux pas faire comme si c’était ton entreprise privée.»

L’ancien directeur adjoint de l’Académie les Estacades estime qu’il faut revenir au modèle qui a permis de lancer une telle aventure et mené à la construction de quatre phases de ce complexe sportif, qui permet à des centaines d’élèves de l’institution scolaire voisine d’être inscrits dans des programmes Sport-études, ce qui ne représente que 25 % de sa clientèle totale.

«Le jeune, qu’il soit dans l’école ou dans un parc, c’est le même jeune, la même famille, le même payeur de taxes, rappelle Myles. Ce qui me rendait le plus fier, c’est que nous étions capables de trouver des solutions entre la Ville, la Commission scolaire et le monde des affaires – qui s’implique rarement dans le sport scolaire. Tous s’entendaient pour se séparer les risques et trouver des solutions selon les forces de chacun des partenaires. Ce modèle a été encensé partout.»

Sports

Le sport régional en bref

Sport-hommage: c’est le temps de s’inscrire

Le 36e Gala Sport-Hommage Desjardins aura lieu le 13 janvier au Complexe sportif Alphonse-Desjardins et c’est déjà l’heure d’envoyer les candidatures au jury de sélection.

Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre, 16 h, pour suggérer une ou des candidatures.

Encore cette année, 21 catégories sont à l’enjeu. N’importe qui peut soumettre une candidature afin de souligner le rendement dans la dernière année des athlètes, entraîneurs, officiels, équipes sportives et administrateurs.

Il est possible de remplir les formulaires en ligne via le site web de l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Pour plus d’information: Anabel Plamondon (819 691-3075, poste 6580 ou anabel.plamondon@urlsmauricie.com). LOUIS-SIMON GAUTHIER

MONDIAL U-17: Beaucage retenu

Alex Beaucage est au nombre des 66 joueurs canadiens retenus pour le Défi mondial des moins de 17 ans, qui se tiendra dès le 5 novembre en Colombie-Britannique.

En plus du hockeyeur trifluvien, la Mauricie sera représenté par l’ex-pilote des Estacades et des Patriotes Gilles Bouchard.

Ce tournoi regroupe la crème des joueurs de hockey de ce groupe d’âge. Depuis sa création en 1986, plus de 1600 joueurs qui y ont participé ont ensuite été choisi au repêchage de la LNH, dont 13 des 16 derniers premiers choix au repêchage.

Depuis le début de la saison, Beaucage, choix de deuxième ronde des Huskies en juin, a amassé huit points dont deux buts en 10 matchs. STEVE TURCOTTE

Sports

Temple de la renommée: quatre nouveaux membres parmi les immortels en Mauricie

Trois-Rivières - Le Temple de la renommée sportive de la Mauricie a frappé un grand coup pour célébrer son 35e anniversaire, samedi au Club de golf Du Moulin.

Quatre nouveaux membres ont fait leur entrée dans le club sélect des grands sportifs de notre région: Ghislain Arseneault (tir à l’arc), Michel Boucher (hockey), Pierre Laquerre (taekwondo ITF) ainsi que Justine L’Heureux (patinage de vitesse longue piste).

35 ans, 135 intronisés

La classe de 2017 a ainsi accueilli quatre représentants de sports différents et la 12e femme de l’histoire du Temple. Tous seront officiellement intronisés le 13 janvier, lors du Gala Sport-hommage Desjardins au Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Plus d’une centaine de personnes ont participé à la cérémonie, un record pour la formule de style banquet.

Ghislain Arseneault

Ce juge en tir à l’arc aura laissé sa marque dans le paysage de sa discipline autant sur les scènes provinciale et nationale qu’internationale. Président du Comité des juges de la Fédération canadienne des archers pendant près de 15 ans, il a officié lors de 15 championnats canadiens, en plus de former une relève au niveau mondial grâce à des formations.

«Notre programme canadien a fait ses preuves à travers le monde», expliquait le premier intronisé de la journée, très ému.

Celui qui a cumulé les honneurs individuels durant sa carrière a livré un puissant message contre le dopage et la corruption dans le sport. Un discours qui lui a valu de chaleureux applaudissements.

Michel Boucher

C’est le cas de le dire, le recruteur du Lightning de Tampa Bay a touché à tout dans le monde du hockey: joueur, entraîneur, enseignant, organisateur, directeur-gérant, analyste, conférencier.

Issu d’un milieu modeste sur la réserve amérindienne de Wendake, Michel Boucher a vécu un an à Detroit avant de s’établir à Trois-Rivières, sa ville d’adoption qu’il n’a jamais quittée.

Après avoir été présenté par sa fille Marie-Christine, l’homme-orchestre a pris le micro devant l’audience, touché par cette reconnaissance. Déjà membre du Temple de la renommée sportive de l’Université Ottawa, Michel Boucher boucle la boucle en recevant l’ultime hommage de ceux avec qui il aura travaillé pendant une bonne partie de sa vie.

Quelques minutes plus tard, le président du Temple de la renommée René Marcil, qui fut son ailier droit à l’époque où il jouait chez les Patriotes de l’UQTR, lui remettait sa plaque commémorative. Une passe qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Pierre Laquerre

Discipline méconnue au Québec, le taekwondo ITF mise sur un grand ambassadeur en la personne de Pierre Laquerre.

L’entraîneur était absent de la cérémonie de samedi en raison d’une compétition en Irlande, c’est donc par le biais de la vidéo qu’il a remercié les membres du jury du Temple de la renommée de la Mauricie pour son entrée au panthéon.

Or, cette cérémonie tombait à point puisque Pierre Laquerre a reçu, il y a moins d’une semaine, le neuvième dan et le titre de Grand Maître pour l’ensemble de son œuvre. À peine une quinzaine de personnes dans le monde ont cette distinction.

Membre du comité canadien de sélection des entraîneurs nationaux et directeur technique de la Fédération canadienne de taekwondo depuis 2003, il siège aussi sur le comité technique de la Fédération internationale depuis plus de deux ans.

Justine L’Heureux

À 28 ans, la patineuse de Saint-Tite devient la plus jeune intronisée du Temple, elle qui s’est retirée de la compétition en 2010 au terme d’une courte mais brillante carrière.

À ce jour, elle est encore la seule athlète de la région à avoir pris part à des compétitions internationales en patinage de vitesse longue piste (deuxième aux Mondiaux junior en Chine en 2008, entre autres).

Son entraîneure Josée Bédard, des Étoiles filantes de Normandie, a amusé l’assistance en décrivant le petit bout de femme que Justine était quand elle a posé les patins pour la première fois au club, vers l’âge de 3 ans!

«Au fil des années, sa joie de vivre débordante m’aura presque achevée. Justine parle sans arrêt, elle est épuisante! Mais aussi tellement attachante et charmante. Elle a marqué ma vie et a fait de moi une meilleure entraîneure.»

Reconnaissante, l’athlète a par la suite enchaîné en remerciant ses proches, dont ses parents, qui l’ont toujours accompagnée dans ses décisions, même lorsqu’elle a choisi d’accrocher ses patins au début de la vingtaine, alors qu’elle figurait parmi les espoirs olympiques.

Justine L’Heureux partage désormais son temps entre sa Mauricie natale et la région d’Albertville, en France, où elle réside six mois par année en travaillant dans l’industrie touristique.

De la grande visite

En plus de nombreux anciens intronisés, certaines personnalités connues des milieux sportif et culturel ont assisté à la cérémonie au Du Moulin.

Le chanteur Roch Voisine, qui a joué sous les ordres de Michel Boucher chez les Gee Gees d’Ottawa, a notamment répondu à l’invitation, tout comme le directeur général adjoint du Lightning de Tampa Bay, Julien Brisebois, ainsi que le vice-président Communications du Canadien Donald Beauchamp. L’ex-pilote des Patriotes Dany Dubé était aussi présent.

Sports

Ironman: Casaubon deuxième au monde

Trois-Rivières — Lors de ses deux premiers Mondiaux Ironman à Kona, Sarah Casaubon n’avait pas été en mesure de se classer dans le top 10. À sa troisième présence dans l’archipel hawaïen, elle monte sur la deuxième marche du podium!

La jeune trentenaire de Trois-Rivières a réalisé l’une des plus belles performances de sa vie d’athlète en étant sacrée vice-championne du Championnat mondial de Kona, samedi. Inscrite chez les 30-34 ans, elle a complété le Ironman (3,8 km de nage, 180,2 km de vélo et 42,195 km de course à pied) en 10 h 08 m, huit minutes derrière la gagnante.

Fidèle à ses chronos enregistrés à la nage, Casaubon a nettement amélioré son temps au vélo, retranchant environ une demi-heure par rapport à ce qu’elle avait livré il y a un an dans pareilles circonstances.

Son podium, elle le doit cependant à une irrésistible remontée pendant le marathon, l’ultime étape du Ironman. «J’ai su que j’étais cinquième après 10 km de course. Je ne voulais plus ralentir», témoignait la médaillée d’argent, qui a ainsi obtenu le meilleur classement dans sa catégorie parmi les nombreux athlètes de la région s’étant déplacés au milieu de l’océan Pacifique.

«Ma gestion de l’effort a fait la différence. C’est ma troisième année ici, je savais comment approcher la course, même s’il faisait très chaud, peut-être encore plus que d’habitude.»

Son entraîneure Isabelle Gagnon a tout suivi à distance. «Je suis tellement contente et fière de sa patience! Elle a su démontrer de la persévérance tout au long de l’année et durant toute la journée de samedi.»

Cette superbe performance de Casaubon s’inscrit dans une année déjà mémorable pour elle, après sa victoire au Ironman de Mont-Tremblant, au début de l’été. Dans des conditions «plus faciles» qu’à Kona, la Trifluvienne avait parcouru la distance avec un chrono 20 minutes plus rapide que celui de samedi.

«Ça aura valu la peine de déployer autant d’énergie sur le vélo», a-t-elle conclu en souriant, alors qu’elle s’apprêtait à vivre la cérémonie du podium, plus tard dimanche.

D’autres athlètes

Une grande délégation de triathlètes de la région s’était donné rendez-vous à Kona. Pour son baptême de feu à la compétition, Antoine Matteau, de Shawinigan, a pris le 23e rang des 25-29 ans en vertu d’un excellent chrono de 9 h 44 m. Non loin derrière, Victor Larocque a fini 27e.

Judy-Ann Parke (35-39 ans) a franchi le fil d’arrivée en 62e position de son groupe d’âge tandis que Gladémir Lacombe (40-44 ans) a fini 160e. Steve Plante de Nicolet (50-54 ans) s’est classé 88e.

Trois athlètes concourraient chez les 60-64 ans. Luc Grondin a pris le dixième échelon chez les hommes alors que Bernard Vallée a terminé 41e. 

Finalement, Lise Proulx s’est classée au sein du top 10.


Sports

Les Diablos malmenés 55-14 à Longueuil

Les Diablos ont subi une défaite embarrassante de 55-14, samedi devant les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit à Longueuil.

Un pointage qui indique malheureusement l’allure du match, au dire de leur entraîneur François Dussault. «Il n’y a pas grand chose qui fonctionnait», regrette celui qui a vu une douzaine d’hommes tomber au combat durant l’après-midi.

Depuis le début de la campagne, les Diablos (4-2) avaient su se tenir loin de l’infirmerie. Leur chance à ce chapitre les a peut-être rattrapés en fin de semaine.

La victoire des Lynx (4-2) leur permet de doubler Trois-Rivières au classement, mais il y a triple égalité au troisième rang avec Lionel-Groulx, les futurs adversaires des hommes en rouge.

Dans le gain des siens, Anthony Robichaud des Lynx a lancé pour plus de 400 verges par la passe. Les entraîneurs des Diablos avaient prévenu leurs protégés que l’attaque d’Édouard-Montpetit pouvait créer des flammèches. «On ne s’est pas trompé sur l’évaluation, mais en termes de préparation, il y a eu des manquements et j’en prends le blâme à 100 %. Nous n’avons pas été très énergiques en début de match.»

Les rares bons moments des visiteurs sont survenus lorsque la défensive a créé deux revirements, qui ont conduits aux 14 points affichés au tableau.

Sur le plan des statistiques individuelles, Félix Léger a cumulé plus de 120 verges par la course et la voie des airs. Il a également marqué les deux majeurs de son club.

Les champions du dernier Bol d’or, les Nordiques de Lionel-Groulx, seront les visiteurs samedi soir prochain au Stade Diablos. La bonne nouvelle, c’est que les joueurs de Dussault contrôlent toujours leur destinée. Une victoire sur les Nordiques améliorerait grandement leurs chances d’accueillir un premier match éliminatoire au Cégep de Trois-Rivières depuis 2007.