PyeongChang 2018

Ivanie Blondin quitte PyeongChang sans médaille

Ivanie Blondin a chuté en demi-finale de l’épreuve du départ groupé, en patinage de vitesse longue piste, mettant ainsi fin à ses espoirs de remporter une première médaille aux Jeux olympiques de PyeongChang.

«C’est difficile à avaler, mais en même temps je pense que ça va me motiver dans le futur», a-t-elle expliqué, en larmes, à la collègue de Radio-Canada

Blondin avait pourtant connu un bon départ, se permettant même d’aller chercher un point (3e) au terme du premier sprint. Puis, quelques tours plus tard, alors qu’elle était en tête, la Japonaise Ayano Sato l’a légèrement poussée dans un virage ce qui lui a fait perdre l’équilibre.

Les deux femmes sont tombées et ont glissé jusque dans les barrières coussinées en bordure de piste. La chute a causé le bris d’une des lames de Blondin, ce qui a tué ses chances de remonter le peloton.

Elle a finalement pris le 10e rang avec un temps de 8:53,43 minutes.

PyeongChang 2018

Le Canada remporte le bronze au hockey masculin

Le Canada a sauvé son honneur en remportant la médaille de bronze en défaisant 6-4 la République tchèque, samedi, aux Jeux olympiques de PyeongChang.

Sans les joueurs de LNH, les Canadiens disposaient d’un effectif moins redoutable que lors des derniers JO, mais leur élimination par l’Allemagne constituait cependant une énorme contre-performance. Ils ont réussi à se remobiliser pour venir à bout des Tchèques dans une petite finale où les défenses n’ont pas été à leur avantage.

Le Canada cette fois n’a pas tremblé et menait 3-1 en fin de première période pour s’imposer au final 6-4 à l’issue d’une troisième période où les deux équipes se sont rendu but pour but.

Samedi, les buteurs canadiens ont été Andrew Ebbett et Chris Kelly, deux fois chacun, ainsi que Derek Roy et Wojtek Wolski. Ce dernier célébrait ses 32 ans.

Capitaine de l’équipe, Kelly ajoute une médaille olympique à sa bague de la coupe Stanley obtenue avec les Bruins de Boston, en 2011.

Du côté tchèque, Roman Cervenka a signé un doublé, tandis que Martin Ruzicka et Jan Kovar ont également déjoué Kevin Poulin.

Les Tchèques ont eu l’avantage 34-26 pour les tirs.

Les Canadiens ont connu un début de match sans éclat (ils ont obtenu leur premier tir dans la huitième minute), mais ils ont gardé le cap après avoir conclu le premier vingt en avance 3-1.

Au premier tiers le Canada a déjoué Pavel Francouz trois fois en sept minutes, dont les réussites d’Ebbett et Kelly, à 8:57 et 9:28.

La deuxième période s’est déroulée sans but, mais la lumière rouge a de nouveau été fort sollicitée au troisième engagement.

Une médaille de bronze qui reste une maigre consolation pour le pays du hockey, qui avait déjà vu son équipe féminine, quadruple tenante du titre, perdre la finale contre leurs rivales américaines jeudi.

Les Tchèques n’ont quant à eux plus remporté de médaille olympique depuis le bronze en 2006 à Turin.  

La finale opposera les Allemands et les athlètes olympiques de la Russie, dimanche.  Avec AFP





PyeongChang 2018

Cette nuit en Corée du Sud : votre mémo olympique matinal

PYEONGCHANG — Le Canadien Alex Harvey a offert une performance inspirée à l'épreuve de ski de fond de 50 kilomètres des Jeux de Pyeongchang, samedi, et il a terminé quatrième.

Harvey, de Saint-Ferréol-les-Neiges, s'est maintenu parmi le groupe de tête pendant la majorité de la course, jusqu'à ce que le Finlandais Iivo Niskanen se détache de ses adversaires et fasse cavalier seul pendant plusieurs kilomètres. Dans le dernier droit, le Canadien de 29 ans a livré une lutte de tous les instants avec le vétéran norvégien Martin Johnsrud Sundby, mais il a finalement eu le dessus en tendant la jambe droite. Harvey a parcouru la distance en 2:11:05,7. Devon Kershaw, de Sudbury, en Ontario, et Graeme Killick, de Fort McMurray, en Alberta, ont franchi le fil d'arrivée à près de 40 secondes d'intervalle. Ils ont respectivement terminé 26e et 27e. Russell Kennedy, de Canmore, en Alberta, a conclu l'épreuve en 49e position.  La Presse canadienne

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L'or pour Sébastien Toutant au big air

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Un athlète canadien arrêté pour vol de voiture à PyeongChang

PYEONGCHANG — La police sud-coréenne dit avoir arrêté un athlète canadien de ski cross, sa femme et un entraîneur pour avoir présumément volé une voiture durant les Jeux olympiques de PyeongChang.

Samedi, la police a affirmé que les trois personnes seraient montées à bord d’une voiture devant un bar et auraient conduit jusqu’à proximité du village des athlètes de PyeongChang, avant d’être arrêtées par des policiers en patrouille.

Les individus étaient intoxiqués au moment de leur arrestation, a expliqué la police.

Ils étaient toujours détenus à Gangneung à 18h30, heure locale, samedi, selon la police à PyeongChang et à l’Agence de la police provinciale de Gangwon. Ils ont été interdits de quitter la Corée du Sud, mais la police affirme qu’ils pourraient être libérés s’ils s’acquittent d’une amende.

La police a divulgué les nationalités et les âges des trois individus arrêtés. Il s’agit de deux hommes de nationalité canadienne,âgés de 35 et 48 ans, et d’une Américaine de 32 ans.

La police et la délégation canadienne ont refusé de révéler les noms des personnes impliquées.

Il n’y avait que quatre Canadiens en lice à l’épreuve du ski cross masculin aux Olympiques. Le seul à avoir 35 ans est Dave Duncan.

Le directeur général du Comité olympique canadien Chris Overholt a confirmé qu’un «incident s’est produit» juste après minuit, heure locale.

Overholt a dit en conférence de presse que «nous avons eu la confirmation que des individus reliés à notre délégation sont impliqués dans l’enquête et ils coopèrent.»

«Nous prenons cette situation, évidemment, très au sérieux. Toutefois, jusqu’à ce que nous connaissions les résultats de l’enquête, nous ne sommes pas vraiment en position de commenter davantage», a poursuivi Overholt.

Duncan prenait part à la compétition mercredi et a terminé 8e. Plus tard sur Instagram, il disait : «C’est de cette façon qu’on se sent aux Jeux olympiques. Une solide 8e place... Mon meilleur ski de la saison et un effort dont je suis fier.»

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Ledecka se dédouble et entre dans la légende

PYEONGCHANG — L’exploit de ces Jeux? Victorieuse sur les skis il y a une semaine lors du super-G, la Tchèque Ester Ledecka s’est encore imposée samedi en géant parallèle, mais cette fois en snowboard, une performance unique dans l’histoire des JO d’hiver.

Unique, car Ledecka est la première femme à gagner deux titres olympiques dans deux sports différents lors des mêmes JO. Dans les années 1920, deux Norvégiens, Johan Gröttumsbraten et Thorleif Haug, avaient réussi une performance similaire, mais dans deux sports «cousins», le ski de fond et le combiné nordique.

Et chez les femmes, la Soviétique puis Russe Anfisa Reztsova avait réussi un mélange rare (biathlon et ski de fond), mais sur plusieurs JO (1988, 1992, 1994).

La superstar des Jeux? «Je ne me sens pas comme ça. Mais ça sonne bien, c’est sûr», a plaisanté la Tchèque, qui comme il y a une semaine avait gardé son masque de ski pour la conférence de presse.

La surprise avait été immense il y a une semaine quand Ledecka avait déboulé avec son dossard 26 pour éjecter Anna Veith de la première marche du podium du super-G. Mais samedi, sa domination a été comme prévu totale sur son snowboard, sa discipline «forte».

Meilleur temps des qualifications, Ledecka a ensuite contrôlé chacune de ses manches, des 8e de finale jusqu’à la finale, et elle a finalement moins tremblé pour s’imposer que l’écureuil qui a frôlé la planche de l’Autrichienne Ulbing, et la catastrophe, lors d’un 8e de finale.

Retrouver la snowboardeuse

«Ça a été difficile de me transformer en snowboardeuse», a tout de même raconté la Tchèque. «Encore hier à l’entraînement, ça n’allait pas. Mais aujourd’hui j’ai retrouvé la snowboardeuse en moi.»

Interrogée sur la suite de sa carrière, la double championne olympique n’a pas donné d’indications précises, mais a laissé entendre qu’elle pourrait continuer dans les deux disciplines.

«Je peux me pousser plus loin. Je fais encore beaucoup de fautes en ski et même en snowboard. Et je veux m’améliorer encore», a-t-elle dit. «Mon plan c’est d’écouter mon cœur, donc pour l’instant je pense que je vais continuer les deux parce que j’aime les deux».

La performance de la Tchèque a en tout cas suscité l’admiration du Français Sylvain Dufour, quatrième de l’épreuve masculine.

«C’est génial ce qu’elle a fait. Claquer du ski et du snowboard c’est historique. Je n’ai pas de mots pour décrire ce qu’elle a fait. C’est oufissime. C’est une bête de détermination, de physique et de mental», a-t-il déclaré.

«Mourir sur la piste»

Avant le début des Jeux, le Français avait également expliqué qu’il existait des «passerelles» entre le slalom géant et le super-G sur deux skis et le géant sur une planche.

«De toute évidence, elle a montré qu’elle les avait trouvées et qu’elle avait su les utiliser. Ça va peut-être créer des vocations. Mais elle subit une charge de travail énorme», avait-il expliqué.

Tout le monde, de ses entraîneurs à ses adversaires en passant par les snowboardeurs du circuit masculin, décrit en effet la Tchèque comme une athlète capable d’absorber des entraînements extrêmement intenses.

«On essaie parfois de la sortir de l’entraînement, parce qu’elle serait capable de mourir sur la piste. Mais c’est le seul problème qu’on ait jamais eu avec Ester», a même raconté son père Janek Ledecky.

Et le deuxième exploit de Ledecka est justement familial.

Car avec ce doublé en or, elle pourrait devenir la plus célèbre d’une famille de vedettes : son père est en effet une rock-star très connue dans son pays alors que son grand-père maternel, Jan Klapac, a été champion du monde et double médaillé olympique en hockey sur glace.

Encore masquée

Comme il y a une semaine lors de sa victoire en super-G sur des skis, la Tchèque Ester Ledecka s’est présentée samedi en conférence de presse avec son masque de ski sur les yeux après son succès en snowboard sur le géant parallèle.

Après sa victoire en super-G, Ledecka avait expliqué qu’elle voulait garder son masque d’un de ses commanditaires, car sa victoire était imprévue et qu’elle n’était pas maquillée.

Samedi, elle a été relancée à ce sujet. «Je devais déjà me lever très tôt. Et me lever encore plus tôt pour me maquiller, pour moi ça n’a pas de sens», a-t-elle répondu.

À nouveau interrogée sur la possibilité de faire de ces lunettes portées en conférence de presse une sorte de marque de fabrique, elle a répondu : Oui, il va falloir vous y habituer».

PyeongChang 2018

Kim Boutin portera le drapeau canadien

PYEONGCHANG — La patineuse de vitesse courte piste Kim Boutin portera le drapeau du Canada lors des cérémonies de clôture des Jeux de Pyeongchang.

L’athlète de 23 ans originaire de Sherbrooke s’est révélée l’étoile canadienne en patinage de vitesse sur courte piste, remportant trois médailles à Pyeongchang. Elle a décroché une médaille d’argent à l’épreuve de 1000 mètres et deux de bronze aux épreuves de 500 et 1500 mètres.

Ces Jeux olympiques n’ont pas été de tout repos pour Boutin, qui a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux après que la vedette sud-coréenne Minjeong Choi eut été disqualifiée au 500 m. Certains partisans sud-coréens ont fait porter le blâme à Boutin.

Malgré tout ce qu’elle a vécu, Boutin est devenue la première patineuse de vitesse courte piste canadienne à gagner trois médailles individuelles lors de mêmes Jeux olympiques.

Les danseurs sur glace Tessa Virtue et Scott Moir ont conjointement porté le drapeau du Canada lors des cérémonies d’ouverture.

PyeongChang 2018

Une 4e place émouvante pour Alex Harvey

PYEONGCHANG — «On s’en fiche de la médaille, on le sait que t’es bon!» La scène était émouvante entre un père et son fils. Alex Harvey venait de terminer quatrième du 50 km classique, la position la plus cruelle qui soit. Quand Pierre Harvey s’est approché de lui, les deux ont éclaté en sanglots, sachant que le rêve d’un podium olympique ne se réaliserait pas.

Jusqu’à la dernière montée, Alex y a cru, Pierre aussi. La troisième position était toujours possible, mais le Russe Andrey Larkov l’a distancé juste assez pour filer devant. Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges l’a suivi à l’arrivée, battant de justesse Martin Johnsrud Sundby au sprint au terme d’un effort surhumain de deux heures, 11 minutes, 5 secondes et 7 dixièmes. Le Finlandais Iivo Niskanen l’a emporté devant le Russe Alexander Bolchunov, tous deux partis très tôt en échappée.

Le sort en était joué, Alex Harvey n’aura pas la fameuse médaille olympique qu’il recherchait tant. Et ça n’arrivera pas dans quatre non plus, car le 50 km de PyeongChang était sa dernière course en carrière aux Jeux.

La quatrième position a souvent un effet crève-cœur pour les athlètes qui se battent pour le podium. On y passe proche, mais on s’y sent loin.

«Oui, c’est crève-cœur. Finir quatrième, c’est quand même difficile, c’est dur à avaler. Ça reste mon meilleur résultat aux Jeux, c’est une super belle course, mais je ne pense pas que je vais pouvoir la digérer. Pour moi, il n’y a pas de regrets, parce que j’ai tout donné jusqu’au dernier centimètre, il faut juste accepter que c’est la vie, que c’est le sport. Ça prend quelqu’un qui finit quatrième», disait-il, visiblement ému.

Il venait de confirmer que cette course était la dernière de sa vie aux Jeux. Il n’y avait pas pensé en franchissant le fil, mais il commençait à se faire à l’idée que le rideau se fermait sur cette portion de sa carrière.

Puis, son père est apparu, tout près des journalistes.

Caché sous ses verres fumés, Alex avait déjà le cœur gros. Il a enfoui son visage derrière le col de son manteau de l’équipe canadienne, tête à tête, les deux hommes étaient en pleurs. Le moment a duré une vingtaine secondes, mais paraissait à une éternité.

Ancien fondeur, Pierre a brisé le silence.

«Tu l’as eu pareil, tu as fait une maudite belle course, tu as travaillé fort. T’es super bon, t’as battu tous les Norvégiens. Je sais que ce n’est pas assez, mais c’est bon. Tu as travaillé, en tout cas, je le voyais dans ta face comment c’était dur à la fin. Niskanen était capoté de partir si de bonne heure», lui disait-il.

Alex avait réussi tant bien que mal à contenir ses émotions jusqu’à l’arrivée de son père. Le moment intime passé, il a fait une brève analyse de la course à son père, commentateur à la télévision, mais revenait immanquablement au résultat. Cette fameuse quatrième place.

«Ça aurait été plus facile de terminer cinquième ou sixième. Mais il n’y a pas de déception, autre que la position. C’est le chiffre qui est un amer», admettait le fondeur canadien le plus titré de l’histoire en Coupe du monde et aux Championnats du monde.

Alex Harvey boucle les présents Jeux olympiques avec quatre présences parmi les 10 premiers, soit au 50 km (4e), au 15 km (7e) au skiathlon (8e) et au sprint par équipe (8e).

Classement final

1. Iivo Niskanen (FIN) 2:08:22.1

2. Alexander Bolshunov (OAR) à 18.7

3. Andrey Larkov (OAR) 2:37.5

4. Alex Harvey (CAN) 2:43.6

5. Martin Johnsrud Sundby (NOR) 2:43.7

6. Hans Christer Holund (NOR) 2:50.1

7. Daniel Rickardsson (SWE) 3:50.4

8. Martin Jaks (CZE) 4:10.5

9. Dario Cologna (SUI) 4:21.1

10. Emil Iversen (NOR) 4:36.9

11. Scott Patterson (USA) 4:52.1

12. Alexey Chervotkin (OAR) 4:56.9

13. Niklas Dyrhaug (NOR) 4:58.4

14. Andreas Katz (GER) 5:10.2

15. Alexey Poltoranin (KAZ) 5:15.0

16. Giandomenico Salvadori (ITA) 5:23.3

17. Algo Karp (EST) 5:23.6

18. Jean-Marc Gaillard (FRA) 6:09.3

19. Maicol Rastelli (ITA) 6:47.9

20. Denis Spitsov (OAR) 8:02.5

PyeongChang 2018

Slopestyle et big air aux Jeux en grande partie grâce à Québec

Au-delà des athlètes comme les médaillés Alex Beaulieu-Marchand et Laurie Blouin, il y a une grande dose de Québec dans la tenue des compétitions de big air et de slopestyle aux Jeux olympiques de PyeongChang.

La présentation d’épreuves du genre dans la Vieille Capitale, pendant le Jamboree, a permis à la Fédération internationale de ski (FIS) de satisfaire les critères du Comité international olympique (CIO) pour qu’un sport fasse son entrée aux Jeux. Le slopestyle y est depuis Sotchi en 2014, le big air depuis... quelques jours.

Dans ce dernier cas, la constance avec laquelle Québec a présenté cette compétition à l’îlot Fleurie depuis 2009 a joué un grand rôle, explique Patrice Drouin, grand manitou de Gestev, l’entreprise derrière le Jamboree.

«Il y a des années où il n’y avait pas beaucoup de big air [dans le reste du monde]. On est le seul pilier continu. La FIS a capitalisé pas mal là-dessus et nous a aidés pendant plusieurs années à rester au calendrier en favorisant nos dates. […] Quand la FIS est capable de dire : cet événement-là a toujours lieu et continuera d’avoir lieu, elle peut pointer Québec en montant son dossier pour le CIO. Est-ce qu’on a été déterminants? Je pense qu’on a joué un rôle», analyse Drouin.

Québec a aussi présenté la première Coupe du monde féminine de big air, en 2015. La présence d’athlètes des deux sexes est un autre critère du CIO.

«La FIS nous a demandé si on pouvait ajouter les femmes. On a accepté : on avait toujours trouvé un peu bizarre de faire des big air juste pour hommes, d’ailleurs.» Seulement quatre femmes s’inscrivent alors, mais une autre étape, essentielle, est franchie.

Dans le cas du slopestyle, Gestev a été la première à se montrer prête à ajouter cette discipline aux Championnats du monde, organisés en 2013. Le CIO exige la tenue d’au moins deux Mondiaux avant d’accepter un nouveau sport aux JO. Québec a été le théâtre du deuxième, mais c’est l’intérêt démontré par Drouin lors d’une rencontre de la FIS, en 2010, qui a mis de la pression sur la délégation espagnole chargée d’organiser ceux de 2011, à La Molina.

«Comme c’était trois ans plus tard, on avait le temps de se préparer», indique Drouin. «J’ai levé la main et j’ai dit à la FIS : “Québec et Stoneham, on est prêts à faire le slopestyle.” Le groupe de La Molina était un peu coincé, car leur événement était dans moins d’un an. […] Mais les Espagnols et nous sommes un peu pareils : on réagit assez vite et on veut collaborer tout de suite.»

Les Espagnols acceptent et organisent rapidement les premiers Mondiaux de slopestyle. Québec suivra deux ans plus tard, avec la dernière clé pour franchir la porte des JO.

À quand le ski?

Contrairement au slopestyle, le big air olympique demeure pour l’instant l’apanage de la planche à neige. Ça pourrait changer, car ce sport existe aussi en ski acrobatique. Une Coupe du monde a d’ailleurs été présentée à Québec l’an dernier et sera de retour en mars, lors du prochain Jamboree. Mais il reste encore du chemin à parcourir avant les JO, remarque Drouin.

«En snowboard, on avait un plan de match : avoir au moins quatre big air au calendrier [de la FIS] par année, introduire les femmes, l’introduire au Championnat du monde très tôt. En ski acrobatique, ils n’ont pas pris soin d’avoir des big air partout. Il y avait juste les X Games ou presque. Ils ont finalement réussi à se coller sur le snowboard et à faire des événements doubles, mais trop tard. […] Je pense que le ski acrobatique a manqué une opportunité.» Rendez-vous en 2022, peut-être...

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PLUS SIMPLE QUE POUR LE VÉLO DE MONTAGNE

L’arrivée du slopestyle et du big air aux Jeux olympiques n’a provoqué aucune tension au sein de la Fédération internationale de ski, assure Patrice Drouin. Pour l’instant, les sports de glisse acrobatique ne sont pas contingentés aux JO, explique-t-il. L’entrée en scène d’une nouvelle discipline ne se fait pas au détriment d’une autre.

Drouin avait vécu une situation fort différente en 1993, lorsqu’il a participé au processus d’introduction du vélo de montagne dans la grande danse olympique, trois ans plus tard. Celui qui est chargé du Vélirium au mont Sainte-Anne se souvient d’une grogne venue de certains pays européens, qui n’appréciaient pas voir une épreuve de cyclisme sur piste retirée du calendrier. «Ç’a fait une guéguerre dans l’Union cycliste internationale. Des pays comme l’Allemagne, la France, l’Italie et la Suisse, qui sont forts en piste, perdaient des chances de médailles au profit d’un sport qui était, à l’époque, grandement nord-américain. J’ai senti que je n’étais pas le bienvenu tout le temps», raconte Drouin en souriant.

Entre vous et moi

L’ami Jerry...

Le monde du sport et des affaires en Mauricie a été plongé dans le deuil à la suite du décès de JERRY COTNOIR. J’ai bien connu le disparu avec lequel j’avais développé beaucoup d’atomes crochus. J’ai toujours été impressionné par sa personnalité attachante. Et j’aimais son flair et son intuition. Il avait de la classe à revendre, en plus d’être un bon conseiller pour plusieurs. C’était un grand ambassadeur de la région, toujours à l’écoute des gens.

Fin analyste de sport, il a excellé au hockey (gardien de but) et au baseball (receveur). Il a également pratiqué le sport de la crosse, en plus de s’adonner au golf et au tennis. Un grand «Monsieur» dans toute la force du mot a tiré sa révérence! Salut, Jerry!

Sports

Félix Landry donne le ton

Trois-Rivières — Les Estacades ont arraché le premier match de la série quart de finale face aux Chevaliers de Lévis, vendredi soir sur la rive sud de Québec, grâce à Félix Landry qui a inscrit le filet décisif dans une victoire de 2-1 signée en prolongation.

Les Trifluviens ont tiré de l’arrière pendant une bonne partie du match après avoir concédé le premier filet aux Chevaliers en toute fin de première période. Heureusement pour la bande de Frédéric Lavoir, Charles-Édouard Larivière est parvenu à pousser le match en surtemps en touchant la cible avec moins de sept minutes à jouer en troisième période.