Sports

Le Demi-marathon Marcel-Jobin couronné de succès

Le Demi-marathon Marcel Jobin s’est tenu samedi, dans les rues de Saint-Boniface. La 23e édition aura été la première à présenter un Championnat provincial de marche olympique de 5 km. Jocelyn Ruest a enlevé les honneurs de cette catégorie (24min03sec), devant Alexis Côté. Anne St-Amand a été la première femme à franchir la ligne d’arrivée. Dans les autres catégories, soulignons les victoires d’Emmanuel Deyrieux et Sonia Lacôme au 5 km marche sportive, de Michel Poitras et Audrey Lépine au demi-marathon, de Martin Barrette et Nancy Houde au 10 km, de Jean-Marc Gagnon et Thérèse Hérard au 5 km ainsi que de Dahlianne Côté et Paul Frigon au 1 km. Sur la photo, Yvan Béchard et Emmanuel Tardif posent avec Marcel Jobin. —photo: Olivier Croteau

Sports

Le tapis rouge pour Tinling

SHAWINIGAN — Il y avait un potentiel coup de circuit caché parmi tous les joueurs qui ont participé à la journée de tests physiques programmés par les Cataractes samedi. Son nom: Dovar Tinling.

Ce jeune homme de 15 ans était répertorié comme le 21e meilleur espoir au repêchage de la LHJMQ la semaine dernière. Un rang qui ne rend pas totalement justice à son talent.

Steve Turcotte

Ce qui ne tue pas rend plus fort

CHRONIQUE / Simon Kean peut reprendre sa route vers l’échiquier mondial des poids lourds.

Il a vaincu ses peurs samedi soir de belle façon. Non, ça n’a pas été un pique-nique, cette revanche face à Dillon Carman. Ce dernier avait raison, le K.-O. enregistré en octobre dernier face au Grizzly avait laissé de profondes cicatrices.

Les Aigles complètent le balayage

TROIS-RIVIÈRES — On dit qu’au baseball, un programme double sert à être divisé. Pas pour les Aigles de Trois-Rivières, qui ont vaincu les Capitales deux fois plutôt qu’une, dimanche au Stade Canac de Québec, pour ainsi compléter le premier balayage de leur histoire au domicile de leurs principaux rivaux dans la Ligue Can-Am.

Les hommes de T.J. Stanton ont prévalu grâce à des victoires de 2-0 et 5-2, acquises devant plus de 2300 amateurs. Les deux parties ont duré sept manches, comme le prévoient les programmes doubles dans ce circuit de baseball indépendant. Les Aigles avaient aussi gagné en lever de rideau vendredi (7-1 en 11 manches).

C’est donc dire que les Aigles amorceront leur sixième semaine d’activités du calendrier avec une fiche de ,500. Un petit miracle dans les circonstances, considérant que les renforts de la République dominicaine et du Venezuela se font toujours attendre et que la liste des blessés chez les lanceurs a compliqué la tâche de Stanton.

Dimanche, les Capitales saluaient l’arrivée de leurs trois Cubains (Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia). Garcia était d’ailleurs l’homme de confiance de Patrick Scalabrini pour amorcer le deuxième match du double. En trois manches et un tiers, il a accordé cinq points, dont trois mérités, sur deux coups sûrs et trois buts sur balles. Il a aussi retiré six Aigles sur des prises.

Si le lanceur de Trois-Rivières Kevin McNorton a fort bien manoeuvré en cinq manches et deux tiers, les Aigles doivent aussi une fière chandelle à David Glaude, qui prend toujours un malin plaisir à venir embêter les Capitales à Québec.

Le Québécois a claqué un simple de deux points en troisième face à Garcia, donnant l’avance aux visiteurs. Puis, en sixième avec deux retraits, alors que McNorton venait de quitter le monticule, Glaude a réussi un plongeon spectaculaire au champ gauche, privant Manduley de son premier point produit cette année avec les Capitales. «Si David ne capte pas cette balle, Québec rétrécit l’écart à 5-3 et Manduley est en position de marquer avec le milieu de l’alignement au bâton. C’était un moment très important», mentionnait le gérant Stanton, pas peu fier de quitter Québec avec les trois victoires.

Dans le premier duel, amorcé à midi, le releveur gaucher Cam Lafleur a brillé en cinq manches de jeu, ne concédant qu’un coup sûr et un but sur balles à Québec. Son vis-à-vis, Dustin Molleken, a également bien paru pour les Capitales (quatre coups sûrs en cinq manches, six retraits au bâton). «C’était David contre Goliath! Cam arrive des rangs universitaires tandis que Molleken a déjà évolué dans le Baseball majeur. La différence est énorme côté expérience, mais ça n’a pas paru sur la butte. Je suis tellement content des débuts de Lafleur avec nous», poursuivait Stanton.

Appelé en relève, Jack Charleston a encaissé la défaite en donnant deux circuits aux Aigles, ceux de Taylor Brennan (6) et Michael Suchy (3). Garrett Mundell a enregistré le sauvetage pour Trois-Rivières, son cinquième en autant de tentatives. P.J. Browne l’a imité lors du deuxième acte de la journée.

«P.J. m’impressionne, il attaque la zone de prises. On ne voit pas souvent ça avec un releveur gaucher.»

Stanton demeure néanmoins persuadé que les Capitales reviendront en force dans les prochaines semaines. «Ils seront meilleurs en juillet. Les Cubains viennent à peine de débarquer, ils vont prendre leur rythme. Scott Richmond a été excellent pour eux vendredi dans un duel de lanceurs avec [Garrett] Harris. C’est clair que nous sommes allés chercher trois grosses victoires, elles pourraient faire la différence à la fin de la saison.»

Boxe

Kean dompte ses démons!

Shawinigan — Simon Kean (17-1, 16 K.-O.) a remis les pendules à l'heure dans son château-fort du Centre Gervais Auto, samedi soir devant 3600 spectateurs à Shawinigan, en forçant l'arbitre à mettre un terme à son duel face à Dillon Carman (14-5, 13 K.-O.) avec quatre petites secondes à écouler au troisième round.

Le Grizzly trifluvien a ainsi pris sa revanche face à son rival ontarien qui lui avait passé le K-O. au quatrième round, le 6 octobre dernier au Centre Vidéotron de Québec. «Je suis extrêmement soulagé et très fier. Ma condition physique était supérieure à la sienne. J'ai réussi à imposer mon rythme. Je l'ai vaincu alors je vais être plus confiant à l'avenir. Mais je suis capable d'être encore plus performant, a lancé Kean après sa 16e victoire chez les professionnels. Mes entraîneurs avaient écrit sur une feuille que, selon les statistiques du camp d'entraînement, j'allais gagner au troisième round ce soir. C'est ce qui s'est passé.»

LIRE AUSSI : Keamy Savoie arrache la victoire

Le protégé de Jimmy Boisvert a connu un lent début de duel alors que Carman s'est amusé à placer son direct avec aisance au premier assaut. «Je n'ai pas respecté le plan de match assez. J'aurais dû être plus agressif. Dillon est quand même bon et j'avais dans la tête qu'il m'avait déjà knocké une fois.  Disons que le méchant loup et le bon loup se parlaient dans ma tête et il fallait que j'écoute le bon!»

Après un deuxième round plus partagé, l'olympien de 30 ans a subi les foudres de son entraîneur Jimmy Boisvert à son retour dans le coin. Il n'en fallait pas plus pour allumer le feu, au grand bonheur des amateurs! «Mes coachs m'ont réveillé, car j'étais en train de m'éloigner du plan de match. Jimmy m'a botté le cul! Il m'a dit que je ne faisais pas du tout ce qu'il m'avait demandé. Il m'a dit d'aller mettre de la pression, de lui rentrer dedans et d'arrêter de faire mon peureux.»

Il faut croire que la recette était la bonne!

Kean a d'abord expédié Carman au plancher avec une solide gauche au milieu du troisième round. Puis, à la reprise des hostilités, il a multiplié les coups de poing à l'endroit de son rival ontarien qui s'est retrouvé coincé, en eaux troubles, dans le coin du ring, jusqu'à ce que l'arbitre ne vienne mettre un terme au combat.

Aux yeux de son entraîneur, Kean a remporté ce duel grâce à son travail en zone restreinte. «Je lui avais dit d'être plus méchant dans les batailles au corps à corps. Il est trop gentil dans ce genre de situations. Il a écouté et c'est exactement comme ça qu'il l'a battu», a-t-il expliqué. «Même s'il a reçu quelques jabs au début, Simon démontrait qu'il avait du chien. Je savais que ça allait se replacer.»

Dans le camp perdant, Carman estimait que le fardeau de cette défaite lui revenait totalement. Il ne semblait pas prêt à donner beaucoup de crédit à son adversaire. «Je savais qu'il allait sortir fort. Il a progressé depuis notre dernier combat, a d'abord commenté Big Country. J'avais le contrôle avec mon jab puis j'ai commencé à vouloir l'assommer et ça m'a joué des tours. C'est totalement de ma faute, cette défaite, même si je crois que l'arbitre a arrêté le combat un peu rapidement.»

Un troisième chapitre?

Peu de temps après sa défaite, Carman parlait déjà d'un troisième chapitre avec l'olympien de Trois-Rivières. «Tout le monde adore les trilogies alors j'espère qu'il va m'offrir une revanche. Ils ont dit qu'ils allaient le faire si je perdais alors je souhaite qu'ils vont honorer leur parole.»

Et à en croire Kean, il n'est pas impossible que cette trilogie se complète dans un avenir rapproché! «Si les fans veulent un troisième combat, je vais le donner. Je suis ouvert à n'importe quoi.»

Le nom du champion canadien des poids lourds Mladen Miljas se retrouve aussi sur l'écran radar de Kean et son entourage.

Boxe

Keamy Savoie arrache la victoire

Shawinigan — Pour son premier combat professionnel dans son patelin, Kaemy Savoie (3-0) en a eu plein les bras pendant quatre rounds face à Noe Acosta Cruz (2-2), avant de finalement arracher une victoire par décision unanime, samedi soir au Centre Gervais Auto, au terme d'un duel très chaudement disputé.

Devant quelques dizaines de parents et amis venus spécifiquement pour l'encourager, le protégé de Denis Hince a connu un lent début de combat, dominé par son rival mexicain. Le Trifluvien de 23 ans a même paru ébranlé par une des frappes de son adversaire, réussissant tout de même à compléter l'assaut sur ses deux jambes.

LIRE AUSSI : Kean dompte ses démons!

La pause aura été bénéfique pour Savoie qui a retrouvé ses repères au fur et à mesure que la soirée progressait. Le troisième round a d'ailleurs été son meilleur du duel alors qu'il a mené la plupart des attaques.

À sa sortie du ring, le favori local affichait un large sourire de satisfaction après avoir entendu le verdict des juges, sous les applaudissements bien nourris de ses partisans. «J'ai été agréablement surpris par le début de combat de mon adversaire. Il m'a réveillé dès le départ! Sa première shot m'a ébranlé un peu, mais j'ai réussi à faire le travail par la suite. J'ai donné ce que j'avais à donner», a-t-il analysé. «C'était vraiment cool d'entendre les gens crier pour moi!»

Son entraîneur se disait également ravi de la prestation globale de son protégé, sous les projecteurs du Centre Gervais Auto. «Il a bien récupéré du premier coup qu'il a encaissé. Après le premier round, je lui ai dit de travailler en contre-attaque. Et ç'a bien fonctionné.»

Pour Hince, il serait préférable que son protégé soit actif plus souvent dans le ring à l'avenir afin d'éviter d'être rouillé lors de ses débuts d'affrontements. «L'inactivité a fait son œuvre en début de combat. Boxer à l'entraînement, c'est bon pour garder la forme, mais il n'y a rien comme un combat pour garder la game shape

Sports

Kean-Carman II: «C’est personnel»

SHAWINIGAN — À l’aube de son combat revanche face à Dillon Carman (14-4- 13 K.-O.), Simon Kean (16-1, 15 K.-O.) est apparu plus agressif que lors des précédentes activités promotionnelles cette semaine.

Le Trifluvien s’est bombé le torse après avoir affiché un poids de 234 livres, qui témoigne certainement de l’ardeur déployée au gymnase pour tenter de redorer son blason. Puis, il a glissé quelques mots à l’Ontarien avant de débarquer de la petite scène érigée à la Plaza de la Mauricie. «Je lui ai dit que j’allais lui régler son compte demain! Je ne pense pas qu’il ait compris mon français, mais c’est pas grave, j’avais besoin de m’exprimer», a lancé le géant de 6’5’’, qui a bien voulu expliquer son changement d’attitude. «Je suis dans le bon état d’esprit. Ça ne servait à rien de s’exciter pour rien. Mais là, on se prépare pour la guerre et je sais que ce n’est pas un petit morceau de gâteau qui m’attend. J’ai beaucoup, beaucoup hâte à demain!»

Kean a promis de savourer cette autre sortie devant ses partisans samedi soir. «D’ici là, je vais méditer, manger et relaxer en écoutant de la musique country. J’ai un travail à faire demain, mais avant tout, je vais m’amuser. Je dois garder en tête que je boxe parce que j’aime me battre et que j’ai des habiletés pour le faire. Tout ce qui compte à partir de là, c’est de gagner», martèle l’olympien, qui dit ne pas chercher à décoder ces dernières minutes passées tout près de Carman. «Je pourrais me faire un paquet de scénarios sur sa façon de réagir, mais ça ne donnerait rien. Je ne suis pas dans sa tête, et je ne suis pas le doc Mailloux! Ce que je sais, c’est que j’ai eu un camp très difficile, j’ai battu tous mes records dans les tests. Je suis prêt pour ce qui m’attend. Ce combat-là, c’est personnel.»

Dans l’autre camp, Carman a décidé de garder le sourire qu’il a trimballé partout en Mauricie cette semaine. Il assure d’ailleurs ne pas avoir été intimidé par l’attitude de son rival à la pesée. «Ce qui était devant moi aujourd’hui, c’est un gars qui est faible mentalement», analysait l’ex-champion canadien. «Moi, je suis prêt pour demain. Simon a eu un bon camp d’entraînement? Tant mieux, moi aussi. Il n’y aura pas d’excuse cette fois. Que la cloche sonne!»

Carman s’attend à débarquer dans un amphithéâtre bourré de partisans du Grizzly… et ça fait presque son affaire. «J’aime quand il y a de l’ambiance. Aujourd’hui, j’ai eu droit à quelques huées, j’imagine que ce sera la même chose. Pas de problème, je trouve ça motivant», assure-t-il. «Mon rôle ici est celui du vilain. Croyez-moi, j’ai beaucoup de plaisir à le jouer!»

«On va dicter le tempo»

Le premier rendez-vous entre les deux pugilistes en octobre dernier s’était terminé par un retentissant K.-O. au 4e assaut, Kean ne se méfiant pas de force de frappe de son opposant. Si son entraîneur Jimmy Boisvert va l’inciter à une certaine prudence, c’est mal le connaître de croire qu’il va le lancer sur la pointe des pieds. «Chez les poids lourds, il faut toujours être prudent. Ceci dit, Simon aura les jambes cette fois pour faire face à n’importe quoi. Le camp s’est très bien déroulé, il va le montrer rapidement. L’objectif, c’est de dicter le tempo. Ça va être un combat explosif», promet-il.

En plus de la finale, neuf autres combats sont au menu de cette carte de boxe présentée au Centre Gervais Auto. La demi-finale est assurée par Andranik Grigoryan (10-0, 1 K.-O.), qui tentera de venger François Pratte en se mesurant à Jorge Garcia Jimenez (14-2-1, 11 K.-O.). Le Trifluvien Kaemy Savoie (2-0), protégé de Denis Hince, se frottera pour sa part à Noe Acosta Cruz. (2-1). À noter aussi la présence du charismatique poids lourd Adam Braidwood (13-2, 12 K-O.), chaudement applaudi à la pesée. Pour son premier combat depuis sa défaite face à Kean il y a un an, le colosse de la Colombie-Britannique va affronter Andrew Satterfield (5-2, 3 K.-O.).

Sports

La retraite pour Michaël Bournival: «Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage»

TROIS-RIVIÈRES — Après une longue réflexion, Michaël Bournival accroche ses patins.

Ennuyé par des blessures depuis plusieurs années, le Shawiniganais en est venu à la conclusion qu’il est temps pour lui de prendre un nouveau chemin. 

«Ça faisait longtemps que j’y pensais. Peu de gens le savent mais avant de me blesser à nouveau en début de saison l’an dernier, les migraines étaient revenues. Cette blessure m’a permis de faire le point, de retrouver un rythme de vie normal. J’ai retrouvé de l’énergie, je peux jouer avec ma fille avec le sourire aux lèvres. Je ne veux plus perdre ça», a expliqué l’athlète de 27 ans, en indiquant qu’il devait vivre depuis des années avec des symptômes reliés à ses antécédents de commotions cérébrales. «Médicalement, j’étais apte à jouer. Mais ça ne veut pas dire nécessairement que tout était parfait. Je me levais souvent avec des maux de tête, je devais faire des siestes après les pratiques. J’en ai pris des Tylenol ces dernières années! Je croyais être pris avec ça pour le reste de ma vie, ma dernière convalescence m’a démontré le contraire. Je ne veux pas prendre de chance, il est temps pour moi d’arrêter.»

S’il a mis autant de temps avant de choisir une nouvelle route, c’est parce qu’il avait le sentiment qu’il pouvait encore forcer la main du Lightning, une organisation avec laquelle il a passé les trois dernières saisons. «J’étais tout près. En santé, j’ai joué des matchs avec eux, je me sentais apprécié. Tu ne veux pas lâcher quand tu sais que tu es si près du but. Mais bon, il faut savoir quand partir et pour moi, ce moment est arrivé.»

L’ex-capitaine des Cataractes aura disputé sept saisons chez les professionnels, accumulant notamment 113 matchs dans la LNH. Dès l’âge de 21 ans, il avait surpris la province en se taillant une place avec le Canadien de Montréal, lui qui avait été trois ans plus tôt un choix de troisième ronde de l’Avalanche du Colorado. Une série de blessures lui a toutefois fait passer beaucoup de temps à l’infirmerie par la suite, freinant son développement et c’est majoritairement dans la Ligue américaine qu’il a ensuite patiné. Bournival sait que son tableau de chasse serait plus garni s’il n’avait pas passé autant de temps avec les thérapeuthes, mais il dit tourner la page sans regret. «J’ai réalisé mon rêve de jouer dans la LNH. Mon parcours n’est pas parfait mais il a fait l’homme que je suis devenu. Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage durant toutes ces années. Je sors des rangs professionnels avec un bagage qui va me servir toute ma vie.»

Avant son parcours professionnel, il est passé à l’histoire en devenant le premier capitaine des Cataractes à guider son équipe à un championnat, lui qui a levé la coupe Memorial à bout de bras devant ses partisans au printemps 2012. Bournival a même eu le privilège de préparer le but vainqueur d’Anton Zlobin lors de la prolongation de la grande finale face aux Knights de London. «C’est certainement mon plus beau moment en carrière. J’ai eu des frissons quand j’ai joué mon premier match avec le Canadien, puis quand j’ai marqué mon premier but dans la LNH. Mais la Coupe, c’est dans une classe à part. On faisait le tour de la glace avec le trophée, je voyais les gens pleurer dans la foule tellement ils étaient heureux. Je vais me souvenir de ça toute ma vie.»

Direction UQTR

Bournival a un plan pour la suite. À l’automne, il va amorcer des études en kinésiologie à l’UQTR. Parallèlement, il va regarder les opportunités qui pourraient s’offrir à lui dans le monde du hockey. 

Et puis, il ne dirait pas non à encadrer des jeunes athlètes qui souhaitent se rendre au plus haut niveau dans leur sport. «Je n’étais pas le joueur le plus talentueux, j’ai réussi à me démarquer grâce à mon éthique de travail. Si je peux aider d’autres jeunes à eux aussi réaliser leur rêve en les entraînant, je serais comblé. Ça m’intéresse beaucoup de travailler avec des athlètes. Je me vois dans un créneau comme celui-là.

Sports

«La boxe québécoise joue gros»

SHAWINIGAN — Camille Estephan n’en fait pas un grand secret d’État, l’issue du combat entre Simon Kean et Dillon Carman va avoir un impact direct sur les activités de son écurie.

«Simon joue gros. La boxe québécoise joue gros, aussi. C’est l’un des deux meilleurs vendeurs de billets au Québec. Et on croit qu’il a le potentiel pour aller à l’international. Pour ça, on a besoin d’une victoire demain», a reconnu le grand manitou d’Eye of the Tiger Management vendredi midi.

Sports

Les Cascades s’offrent les meneurs!

TROIS-RIVIÈRES — Les Cascades de Shawinigan se sont offert rien de moins que les meneurs au classement général de la Ligue de baseball majeur du Québec, vendredi soir au Parc Optimiste. Le vétéran Patrick Flageol a en effet permis de départager les deux équipes en fin de septième manche avec le coup sûr gagnant qui a poussé Julien Bélanger au marbre et procuré une victoire de 5-4 aux dépens du Cactus de Victoriaville.

La troupe de Matthew Rusch signe donc une troisième victoire en sept matchs cette saison. Le joueur-entraîneur a d’ailleurs livré un match complet au monticule, limitant les visiteurs à seulement six coups sûrs en plus de réussir 13 retraits au bâton. À l’attaque, outre le simple vainqueur de Flageol, Bélanger s’est avéré le meneur avec deux points produits et deux points marqués. Marc-Antoine Perron-Rousseau et Mathieu Tremblay ont aussi produit des points.