Sports

L’Assurancia prend sa revanche

Shawinigan — Battu la veille par au Colisée de Trois-Rivières, l’Assurancia de Thetford Mines a savouré une douce revanche devant ses partisans vendredi soir. Les hommes de Bobby Baril ont inscrit les quatre premiers buts du match, en route vers une victoire facile de 7-2 aux dépens des Draveurs.

Il y avait des comptes à régler au début de ce deuxième affrontement en moins de 24 heures entre les deux équipes. La vieille étiquette de la LNAH a pris le dessus, avec trois combats en huit secondes de jeu! Ce sont les locaux qui ont été soulevés par ce départ viril. Ils ont pris l’avance 2-0 en première, et ils n’ont jamais été inquiétés par la suite. 

Pierre-Olivier Beaulieu et Jonathan Bellemare ont inscrit les buts des Draveurs. Ce revers, jumelé à la victoire du Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce, renvoie les Trifluviens au sixième et dernier rang du classement général.

Sports

Une foule en délire au Colisée

Trois-Rivières — C’est le cas de le dire, les Patriotes de l’UQTR avaient de la pression vendredi, alors que 2475 sièges du Colisée de Trois-Rivières étaient occupés par une foule en délire, dans le cadre d’une soirée organisée par la Fondation Le Prix du Gros. Les Pats n’ont d’ailleurs pas manqué d’en mettre plein la vue dès le début de la rencontre en comptant trois buts en première période, de quoi assurer l’ambiance pour le reste du match.

En effet, toutes les équipes mineures pratiquant un sport amateur étaient invitées par la Fondation Le Prix du Gros à venir assister gratuitement au match des Patriotes, qui affrontaient le Varsity Blues de Toronto, en échange d’un chèque de 350 $ qui était remis aux équipes pour les remercier de leur présence. Histoire de couronner une soirée parfaite, les Patriotes l’ont emporté 8-1.

Alors que les Pats ont l’habitude d’évoluer devant des foules d’à peine 1000 spectateurs, c’était une tout autre réalité qui les attendait vendredi, gracieuseté de la Fondation.

«Avec cet événement, on voulait évidemment rassembler les jeunes, mais on voulait aussi s’assurer que les Patriotes aient droit à au moins un match à guichets fermés cette année. De notre côté, nos 2000 places ont été comblées à 100 %», précise la gestionnaire de la Fondation le Prix du Gros, Gabrielle Ebacher.

Avec en mains des foulards à l’effigie des Patriotes, les jeunes sportifs n’ont pas manqué d’encourager leur équipe tout au long de la partie. Plusieurs d’entre eux assistaient à un match de hockey universitaire pour la première fois.

Ce qui n’était toutefois pas le cas pour les partisans des Patriotes qui n’auraient manqué pour rien au monde cet événement de grande envergure. «Ça me rappelle les bonnes années des Draveurs. C’est intéressant de voir autant de gens au Colisée et c’est de valeur que ce ne soit pas comme ça aussi souvent», avoue Jean-François Marchand, un fidèle amateur.

Un clin d’oeil au footbal

Du côté de la Fondation du Prix du Gros, on ne cache pas que cet événement qui a su rassembler des milliers de spectateurs aurait pu être similaire à ce que l’entreprise aurait aimé faire si l’UQTR avait fait le choix de ramener le football universitaire à Trois-Rivières.

«Au départ, on voulait créer un événement du genre pour le football universitaire. C’est exactement la même formule que l’on aurait aimé faire si le football universitaire était revenu à Trois-Rivières. C’est en quelque sorte pour nous une manière de montrer qu’on est capable de rassembler une grosse foule pour assister à des matchs de sports universitaires», mentionne Gabrielle Ebacher.

Rappelons qu’en 2015, la direction de l’UQTR a dit non au projet du retour du football universitaire à Trois-Rivières, alors que l’entreprise Le Prix du Gros s’était engagée à acheter 3675 billets par match lors des trois premières saisons, soit le chiffre nécessaire afin de permettre à la formation d’écrire son bilan à l’encre noire et de ramener une équipe universitaire dans la région.

Même si le projet semble mis aux oubliettes du côté de la Fondation du Prix du Gros depuis un an, l’espoir est encore présent de voir leur souhait se réaliser éventuellement.

«Aux dernières nouvelles, l’administration avait tiré la plug sur le projet, mais est-ce qu’un événement comme ce soir peut faire en sorte que les cartes se remanient? On le souhaite évidemment et si ça revenait sur la table, peut-être qu’on pourrait dire oui», soutient Gabrielle Ebacher.

Trifluviens et Torontois remettront ça samedi, dès 15 h au Colisée.

Les 100 ans de la LNH

Patrick Roy pensait juste à survivre

Aucun débat, dossier rapidement classé. À l’unanimité, notre comité a choisi le gardien de but Patrick Roy comme étant le meilleur joueur de hockey de l’histoire de la LNH ayant vu le jour dans la grande région de Québec/Chaudière-Appalaches. Dès son arrivée avec le Canadien de Montréal, le numéro 33 a commencé à développer sa légende.

Au bout de sa carrière de 18 saisons, il avait signé 551 victoires, remporté quatre Coupes Stanley, trois titres de joueur le plus utile des séries et reçu le trophée du meilleur gardien de la LNH à trois reprises. Il a été intronisé en 2006 et son célèbre numéro a été retiré à la fois par le Canadien et l’Avalanche.

«Je me souviens de mes premiers pas dans la LNH, et je pensais pas mal plus de survivre à l’intérieur de cette grande équipe que de me demander si j’allais gagner quatre fois la Coupe Stanley, que mon chandail serait retiré ou si j’allais être admis au Temple de la renommée. C’est drôle, mais je m’étais toujours dit qu’une fois à la retraite, je prendrais le temps de regarder ce que j’ai fait pendant ma carrière, mais j’ai arrêté de jouer en 2003, et on dirait que je ne l’ai pas encore fait. Les marques de reconnaissance viennent toujours me chercher et me permettent d’apprécier ce que j’ai accompli», disait-il au Soleil, récemment.

Au fil du temps, le gardien a disputé de grands matchs. À sa première saison, en 1985-1986, il remportait la Coupe Stanley; en 1993, son fameux clin d’œil est passé à l’histoire; il a ensuite permis à l’Avalanche de trôner au sommet en 1996 et 2001.

LHJMQ

Montpetit s’illustre dans un gain de 5-3 des Foreurs

Shawinigan — Il y avait une impression de déjà-vu qui flottait dans l’air du Centre Gervais Auto vendredi soir.

Principal bourreau des Cataractes le printemps dernier, le gardien Étienne Montpetit a encore une fois fait honneur à son titre officieux de meilleur gardien de la LHJMQ. Même si son club a été nettement dominé au chapitre des tirs cadrés, des chances de marquer et du temps de possession, le vétéran de 20 ans a permis aux Foreurs de Val-d’Or de signer un gain de 5-3 devant plus de 3100 personnes réunies sur l’avenue Jacques-Plante.

Montpetit a été impérial. Avec une courte avance de 2-1 à protéger en deuxième période, il s’est farci au moins une demi-douzaine de chances de marquer de qualité sans broncher. Vincent Senez, Samuel Asselin et Cam Askew ont été ses principales victimes. Imaginez, les Foreurs ont retraité au vestiaire avec une avance de 4-1 même s’ils tiraient de l’arrière 29-16 dans la colonne des lancers!

Beaucoup moins occupé, Mikhail Denisov a quand même dû faire face à des chances de marquer de qualité. Contrairement à Montpetit, le gardien russe n’avait pas de magie à offrir à son équipe. Daniel Renaud a fini par le retirer du match en fin de deuxième, lorsque les Foreurs ont porté la marque à 4-1 avec le deuxième but du match de Nicolas Ouellet, inscrit en avantage numérique. 

En troisième, les locaux ont continué de pousser. Au volume, ils ont fini par battre l’homme masqué ennemi. Le barrage Montpetit a eu deux faiblesses, mais avec une marque de 4-3, il a tenu le coup jusqu’au filet d’assurance, inscrit dans une cage abandonnée en fin de match.

Dans la défaite, Simon Benoît a récolté ses deux premiers buts de la saison. Gabriel Denis a lui aussi fait briller la petite lumière rouge. Le meilleur joueur de Daniel Renaud a toutefois été Vincent Senez. Même s’il a été blanchi de la feuille de pointage, le rapide attaquant a testé Montpetit à neuf reprises! 

«Les chances de marquer ont fini 25-10 pour nous. On a eu plus de chances de marquer qu’on a accordé de tirs. C’est le signe que nous venons de livrer une bonne performance. On n’a jamais lâché, ça montre du caractère. Si on joue toujours comme ça, la chance va finir par tourner en notre faveur», prédisait Senez. 

De son côté, Renaud convenait que le résultat était difficile à digérer. 

«Tous les chiffres sont en notre faveur. Tous! Montpetit a fait la différence. C’est quand même dur à accepter. Cette défaite-là, elle fait mal», confiait Renaud, qui ne s’est pas défilé quand une question a été posée sur la performance de son gardien. 

«Denisov doit être meilleur que ça», a-t-il tranché.

Dans l’autre camp, Mario Durocher était d’accord que son portier venait de lui offrir une autre grosse performance. 

«Il fait partie des Foreurs», a simplement résumé le vieux routier, sans doute un peu agacé quand un journaliste a parlé d’un vol. 

«On était en bonne position à 4-1. On a toutefois baissé la garde en troisième. On a regardé les joueurs des Cataractes patiner. Nous formons une jeune équipe, il faut en tirer une leçon.»

Deux combats ont éclaté au cours du match. Fâché de voir son pote Benjamin Dion se faire laminer le long de la rampe par Leon Denny, le Trifluvien Nathan Cyr-Trottier a invité ce dernier à valser. Mauvaise idée, Denny a eu largement le dessus. L’autre duel a impliqué Frédéric Théorêt (5 pi 9  po, 182 livres) et Tyler Higgins (6 pi 5  po, 220 livres). Contre toute attente, c’est Théoret qui s’est imposé en passant le K.-O. au colosse des Foreurs.

Les Cataractes vont maintenant se préparer à aller défier les Saguenéens à Chicoutimi dimanche.

Sports

Heureux à Buffalo, malgré tout

Trois-Rivières — Peu de joueurs de la LNH réagiront comme Jason Pominville l’a fait, au début de l’été, en apprenant que le Wild du Minnesota l’échangeait aux Sabres de Buffalo.

Une réaction jugée normale pour la plupart aurait été de grimacer sans trop l’exposer, mais en ce qui concerne l’ancienne vedette des Cataractes, ce fut l’extase.

Après une escale d’un peu plus de quatre ans avec le Wild, Pominville est de retour à ses premiers amours, sur le bord du lac Érié.

«Je suis surpris qu’on me reconnaisse encore dans la rue», a-t-il partagé, il y a quelques jours dans une entrevue au Nouvelliste, dans le cadre du dossier sur les meilleurs joueurs de hockey du Québec préparé par Groupe Capitales Médias.

«J’ai connu du succès à Buffalo dans le passé et les gens s’en souviennent. Je ne pourrais pas être plus heureux.»

Car la ville est aussi en transformation. Le propriétaire des Sabres Terrence Pegula, qui possède aussi les Bills de la NFL, travaille à rendre la ville plus agréable avec d’autres gens d’affaires de la région. «Ceux qui ne connaissent pas la ville ne voient que le centre, mais il y a plus que ça. Si tu ne sais pas où sont les bons restos et où ça bouge, c’est normal que tu trouves ça ennuyant. Pourtant, plusieurs anciens joueurs habitent toujours dans la région, comme Michael Peca ou Craig Rivet. Rivet arrivait de la Californie, alors pour prendre la décision de s’établir dans le coin, ça ne doit pas être si pire, non?»

En quête de constance

Pominville a rejoint les Sabres à la fin de l’été. Or, il n’a reconnu personne dans le vestiaire, lui qui a quitté l’organisation au milieu de la saison 2012-13.

«Marcus Foligno et Tyler Ennis étaient les deux derniers et ils ont été impliqués dans la transaction vers le Minnesota! Mis à part Zemgus Girgensons, très jeune à l’époque, c’est du nouveau monde. C’est aussi le cas derrière le banc (Phil Housley) et à la direction (Jason Botterill).»

En Pominville, Botterill souhaitait acquérir un attaquant d’expérience afin de donner un coup de main aux jeunes talents du club. Jusqu’à maintenant, les Sabres déçoivent beaucoup leurs partisans. Ce club, promu à un bel avenir il y a deux ou trois saisons, ne réussit pas à prendre son envol comme le font les Maple Leafs de Toronto dans la même division.

Fort d’un bon début de saison sur le plan individuel, Pominville vit un léger passage à vide depuis quelques matchs. Il faut dire qu’il y a passablement de permutations à Buffalo avec les trios.

S’il a commencé l’année aux côtés du surdoué Jack Eichel et d’Evander Kane, Pominville a depuis évolué avec Ryan O’Reilly et Benoit Pouliot, de même que Johan Larsson et Matt Moulson.

«L’entraîneur brasse les cartes en espérant générer plus d’attaque, c’est normal dans les circonstances. Je crois qu’on doit changer la culture ici. Ça fait longtemps que les Sabres n’ont pas été compétitifs mais on n’y parviendra pas si on ne démontre pas plus de constance.»

Jason Pominville se considère chanceux: il n’a jamais subi de blessure grave. Voilà qui explique, en partie, pourquoi il affiche toujours sa forme des beaux jours à 35 ans. Il est d’ailleurs sous contrat avec les Sabres jusqu’à la fin de la campagne 2018-19.

«Je m’amuse encore et j’ai du plaisir à me rendre à l’aréna. C’est tout ce qui compte.»

Le 50 retiré pour le 50e?

Il n’y a pas si longtemps, au début des années 2000, Pominville terrorisait les gardiens de la LHJMQ dans l’uniforme des Cataractes, aux côtés de ses complices Jonathan Bellemare et David Chicoine.

Ça fait déjà plus de 15 ans. «Le temps passe, mais je suis encore attaché à Shawinigan. C’est durant ma deuxième année en Mauricie que j’ai commencé à croire en mes chances d’atteindre la LNH.»

À l’hiver 2014, les Cataractes avaient prévu de retirer son numéro 50 pendant la trêve des Jeux olympiques de Sotchi. Puisqu’il a la citoyenneté américaine, Pominville croyait pouvoir percer la formation des États-Unis, mais son nom ne fut pas retenu. «J’avais un arrangement avec Martin Mondou: si je ne faisais pas l’équipe américaine, je pouvais venir à Shawinigan. Ça m’est sorti de la tête et j’ai planifié des vacances en famille!»

Un peu mal à l’aise au départ, il admet que cela aura peut-être été bénéfique. «Si les Cataractes retirent mon numéro, j’aimerais beaucoup que mes enfants en soient conscients et ils sont plus vieux aujourd’hui. J’adorerais vivre ça avec eux, qu’ils s’en souviennent.»

Et pourquoi pas l’an prochain, dans le cadre des activités du 50e anniversaire de l’équipe? Le numéro 50 hissé dans les hauteurs du Centre Gervais Auto pour le demi-siècle de la concession, voilà qui ferait du sens. «Ce serait vraiment une belle occasion», conclut Jason Pominville en souriant.

Sports

Mathieu Pelletier rafle trois prix canadiens

Trois-Rivières — L’entraîneur du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, Mathieu Pelletier, a remporté trois prix lors du Sommet annuel organisé par Canoe Kayak Canada.

Son dévouement pour l’avancement du sport lui a permis de recevoir le prix de développement d’entraîneurs. Une distinction pleinement méritée pour le principal intéressé.

«Dans les dernières années, le canoë-kayak m’a demandé beaucoup de temps et d’implication. J’ai déjà mon emploi à temps plein avec le club ici à Trois-Rivières et je me suis également occupé des athlètes de différents niveaux sur les équipes nationales. Cela a augmenté ma charge de travail. C’est donc gratifiant lorsqu’ils le réalisent et qu’ils le reconnaissent», souligne-t-il.

Son implication avec Laurence Vincent-Lapointe lui a aussi valu le prix de leadership sportif Petro-Canada qui vise à souligner le temps et les efforts investis par les entraîneurs afin de s’assurer que les athlètes atteignent leur plein potentiel sur la scène internationale.

Mathieu Pelletier et Sébastien Bettez, qui oeuvre également au CKTR, ont chacun obtenu un prix de reconnaissance des entraîneurs, un honneur qui souligne le travail effectué avec un athlète ou une équipe ayant obtenu une médaille d’or aux Championnats canadiens.

Sports

Les filles de confiance des Seigneurs

Trois-Rivières — Quand la saison de football des écoles primaires sera lancée au printemps, quatre filles des Seigneurs représenteront fièrement l’école Beau-Soleil de Pointe-du-Lac. Mieux encore, on confiera à l’une d’elles, Marie-Maxim Payette, le rôle de quart-arrière numéro un!

On le sait, le football traverse une période difficile pour le recrutement, quoique la situation se redresse tranquillement. Or, les entraîneurs accueillent toujours à bras ouverts les filles qui lèvent la main quand vient le temps de remplir les uniformes. «Marie-Maxim, je l’ai achalée pendant des mois avant qu’elle accepte de nous rejoindre pour l’entraînement de l’automne», sourit l’entraîneur principal Benoît Gauthier, qui a tout de suite vu en elle les qualités requises pour devenir la chef d’orchestre de l’attaque.

«Elle a une belle lecture de jeu. Si tu lui demandes de lancer un ballon 20 verges plus loin, elle ne ratera pas sa cible. On s’arrange pour que les jeunes essaient plusieurs positions et pour Marie-Maxim, le poste de quart-arrière a cliqué immédiatement.»

Ses coéquipiers lui font aussi confiance. Non, aucune raillerie au moment de la confirmation que l’élève de sixième année entamerait la prochaine campagne comme première quart-arrière. «Les gars savent que c’est une bonne athlète car plusieurs l’ont vue jouer au hockey, au soccer ou au baseball. Elle n’a pas eu trop de difficulté à s’adapter au football. Même avec de la pression, elle réussit à lancer le ballon au bon endroit.»

Au baseball, elle occupait d’ailleurs la position de lanceuse. Viser dans le mille, elle connaît ça. «J’aime tous les sports, mais j’avoue que le football est vraiment le fun», concède Marie-Maxim Payette, qui n’exclut pas de poursuivre l’aventure avec le ballon ovale au-delà du primaire.

Même chose pour sa coéquipière Laurie Charbonneau, qui jouera comme garde sur la ligne offensive l’an prochain. «Protéger un quart-arrière garçon ou une fille, ça ne changera pas grand-chose pour moi. Par contre, c’est bien d’avoir plusieurs filles dans l’équipe. Ce sera ma deuxième année et j’espère que les autres aimeront ça autant que moi.»

Orianne Hamelin et Éliane Bellemare sont les deux autres joueuses qui défendront les couleurs des Seigneurs, dont le programme fête ses dix ans cette année. La ligue de football primaire comptera de nouveau une vingtaine d’équipes qui s’adonneront au football à huit.

Sports

Entre vous et moi

Soir de fête aux Estacades

Les ténors de la Fondation les Amis des Estacades (FLADE) ont souligné avec panache leurs noces d’argent lors d’une soirée festive, le vendredi 17 novembre, alors que des personnalités de toutes les couches de la société ont été honorées à titre d’ambassadeurs. L’événement aura permis de reconnaître la réussite d’anciens élèves dont le parcours fait rayonner les valeurs d’excellence de l’Académie.

Parmi les personnes honorées, le monde du sport a pris sa grosse part du gâteau avec les ex-olympiens MARIE-ÈVE NAULT, DAVE FROST, CARL BEAUMIER et RICHARD DOBBER JR, le directeur exécutif du comité olympique canadien ÉRIC MYLES, la championne du monde en canoë-kayak LAURENCE VINCENT-LAPOINTE, le juge de lignes dans la LNH MICHEL CORMIER JR, le joueur de baseball professionnel RAPHAËL GLADU, l’ex-joueur de tennis professionnel SIMON LAROSE et le réputé communicateur sportif CHARLES-ANTOINE SINOTTE.

Dans le rayon des autres ambassadeurs qui ont été envoyés sous les réflecteurs, mentionnons BERNARD MILETTE (président de la Fondation), CHANTAL MORIN (directrice de l’Académie), CLAUDIA CARON (Mattel, bureau de Hong Kong), DANY MARTIN (ex-directeur de l’Académie), MICHEL MORIN (ancien enseignant et ex-directeur à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy), FRANCE DESROCHERS (enseignante et directrice d’école), ÉRIC LANGEVIN (Le Nouvelliste et GP3R), GILLES LAPOINTE (Plante Sports), GAÉTAN LECLERC (neveu de Félix), GUYLAINE BEAUDOIN et SÉBASTIEN TURGEON (communications), FRANCIS DESROCHERS (entrepreneur) ainsi que FRANCINE BEAUDET, JANOT DOUCET, ÉRIC ST-PIERRE, JASMINE PAQUIN et ROGER LAVERGNE (monde des affaires).

Soit dit en passant

Le chanteur GAÉTAN LECLERC en a ému plusieurs, tout comme la prestation musicale des élèves de l’Académie qui ont grandement réjoui l’ensemble des participants... Par la magie de la vidéo, de beaux témoignages ont été livrés par CLAUDIA CARON en direct de Hong Kong, MICHEL MORIN du Danemark ainsi que FRANCINE BEAUDET et SIMON LAROSE... Le brillant communicateur SÉBASTIEN TURGEON a animé cette grande fête avec brio... Chapeau à MAUDE COSSETTE et à son groupe qui étaient à la fine pointe au sein du comité organisateur!

Sports

Harvey 21e au sprint de Ruka

Le fondeur québécois Alex Harvey a amorcé sa saison sur le circuit de la Coupe du monde en récoltant une 21e position au sprint de Ruka, en Finlande, vendredi.

Classé 13e au terme des qualifications, l’athlète de 29 ans a été éliminé lors de la ronde quart de finale de l’épreuve, qui a été remportée par le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo, suivi du compatriote Paal Goldberg et du Suédois Calle Halfvarsson.

«J’étais quand même très content de ce que j’ai fait en qualifications. Treizième, tôt comme ça, dans la saison, pour moi, c’est bien. J’avais des bonnes sensations, des bons skis, alors j’étais vraiment satisfait de cette qualification-là. C’est un sprint très court ici. Ça favorise beaucoup les sprinteurs purs. Un sprint de 2:45, c’est un peu court pour moi», a raconté au Soleil le natif de Saint-Ferréol-les Neiges.

De son propre aveu, Harvey se sent plus à l’aise lors de sprints faisant plus de trois minutes, comme ce fut le cas lors de sa victoire à Québec, au printemps.

«Deux minutes quarante-cinq, c’est un peu court pour moi. À Québec, quand j’ai gagné, c’était plus un sprint de 3:15 à 3:30. Dans les championnats du monde et les jeux olympiques, c’est aussi tour de ça, 3:15 à 3:30. Des fois, le petit 30 secondes de plus à la fin, c’est là que je peux me repositionner», a-t-il expliqué.

En quart de finale, de mauvaises décisions stratégiques ont ralenti Harvey, qui n’a pas été en mesure de réaliser le temps nécessaire pour accéder à la ronde demi-finale.

«C’est sûr que j’aurais aimé passer en demi-finale, parce que, comme c’est un mini tour ici, en fin de semaine, il y avait des secondes de bonification à aller chercher. Et plus tu avances, plus que tu vas en chercher. J’ai fait une ou deux erreurs au niveau tactique de positionnement. Je suis un petit peu rouillé à ce niveau-là. Il me manquait un petit peu d’instinct et de bonnes décisions rapides, mais c’est la première compétition de l’année», a-t-il rappelé.

Entouré de la même équipe technique que lors de la dernière saison, Alex Harvey a toutefois pu compter sur un équipement performant dans des conditions météorologiques complexes.

«Ce n’était pas la journée la plus évidente. Il neigeait, la piste était très molle. On avait vraiment un bon combo entre une bonne glisse et une bonne adhérence dans les montées. Si on prend par exemple, les femmes norvégiennes, elles ont terminé dans les soixantièmes. Elles, elles ont manqué leur coup», a-t-il noté.

La Coupe du monde de Ruka se poursuit samedi avec une course de 15km en style classique, l’épreuve de prédilection d’Harvey.

«C’est une plus longue distance et c’est là que les sprinteurs qui ont bien fait aujourd’hui vont plus glisser au classement. C’est aussi là qu’on va avoir une meilleure idée pour le classement du mini tour. Moi, le but, ça reste toujours de faire le top 10 pour le cumulatif du mini tour. Ça va passer par une bonne course samedi pour être en bonne position pour la journée de dimanche.»

Sports

Un Colisée surpeuplé pour les Patriotes

Trois-Rivières — Ça fait des lunes que le Colisée de Trois-Rivières n’a pas été rempli à pleine capacité. Vendredi soir, grâce à la Fondation Le Prix du Gros, les quelque 3000 sièges du vétuste aréna seront occupés en grande partie par des clubs de hockey mineur qui assisteront au match entre les Patriotes de l’UQTR et le Varsity Blues de Toronto.

Voilà une excellente occasion pour la formation trifluvienne, qui évolue normalement devant quelques centaines de personnes, de faire découvrir son produit à une toute nouvelle clientèle. 

«À ma première année comme joueur au printemps de l’an 2000, j’ai joué devant 2000 personnes en séries face à McGill. C’est incroyable à quel point nous étions crinqués pour ce match. Je pense qu’on aurait battu le Canadien ce soir-là», sourit le pilote Marc-Étienne Hubert. 

«On nous dit qu’il y aura encore plus de monde vendredi. Ça va être toute une expérience pour les joueurs. Je n’ai pas de misère à croire qu’ils auront tous un peu plus d’énergie à offrir.»

Du moins, pour ceux qui seront en uniforme. Car les derniers matchs de l’équipe ont été robustes à souhait. Résultat, les Patriotes seront privés de six joueurs (Mathieu Lemay, Gabriel Slight, Raphaël Maheux, Timothé Simard, Allan Caron et Nicholas Latulippe) suspendus, face aux Varsity Blues. 

Ajoutez à l’équation les trois blessés enfermés à la clinique, et vous avez une équipe qui devra se débrouiller sans la moitié de ses effectifs! «Certains devront jouer de plus grands rôles qu’à l’habitude. C’est une belle opportunité pour eux», convient Hubert, évidemment pas emballé par cette vague de suspensions. 

«Mais ce sont des mises en échec qui en sont la cause, pas une foire ou des gestes posés pour blesser. Évidemment, il y a quand même un examen de conscience à faire. La ligne est mince en robustesse et indiscipline, quand il s’agit de mise en échec. Ça reste notre boulot de la trouver et de la respecter», reconnaît Hubert, qui va lui aussi rater bien malgré lui le rendez-vous de vendredi soir. 

C’est que la réglementation du circuit ontarien prévoit une suspension automatique pour un pilote quand son équipe a collection huit inconduites de partie. C’est donc l’adjoint d’Hubert, Mathieu Gravel, qui dirigera l’équipe en compagnie d’Alexandre Mélançon.

Toronto n’est pas une puissance

La bonne nouvelle, c’est que les Patriotes n’affrontent pas une puissance du circuit universitaire ontarien. Toronto n’a enregistré que neuf points en 12 matchs depuis le début de la saison et elle a perdu huit de ses 10 derniers duels. Un seul club a une pire fiche dans la section Ouest. À l’inverse, malgré un début de saison en dents de scie, les Patriotes se bagarrent pour la tête de la division Est. «Ça ne veut pas dire qu’un match facile nous attend. Toronto a fait un bon recrutement durant l’été, cette équipe progresse. Compte tenu des circonstances, nous aurons à gérer de l’adversité, c’est sûr et certain.»