PyeongChang 2018

Les JO en bref

LES QUÉBÉCOIS EN ACTION

- Mercredi

Hockey masculin, quarts de finale, Canada contre Finlande 7h10 : Marc-André Gragnani (Montréal), Maxim Lapierre (Saint-Léonard), Maxim Noreau (Montréal), Kevin Poulin (Montréal)

Surf des neiges, finale big air femmes, 19h30 : Laurie Blouin (Stoneham)

Surf des neiges, qualifications slalom géant parallèle hommes, 22h : Jasey-Jay Anderson (Mont-Tremblant)

Hockey féminin, match pour la médaille d'or Canada contre États-Unis, 23h10 : Mélanie Daoust (Valleyfield), Ann-Renée Desbiens (La Malbaie), Marie-Philip Poulin (Beauceville), Lauriane Rougeau (Beaconsfield)

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TABLEAU DES MÉDAILLES

Pour consulter le tableau des médailles en temps réel, cliquez ici.

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EN VEDETTE

PyeongChang 2018

La légende de Marie-Philip

BILLET / L’heure du grand rendez-vous a sonné. Pour la troisième fois d’affilée, le Canada et les États-Unis s’affrontent en finale du tournoi de hockey féminin, tard mercredi soir au Québec (jeudi après-midi en Corée du Sud).

Et il y a fort à parier que Marie-Philip Poulin y jouera encore un grand rôle, elle qui a l’habitude de répondre présente quand ça compte!

Le Canada est à la recherche de sa cinquième médaille d’or d’affilée aux Jeux olympiques, tandis que les États-Unis ne l’ont pas emporté depuis leur victoire en 1998, à Nagano. Si la tendance se maintient, comme le dit si bien cette formulation bien connue, l’attaquante au numéro 29 court la chance de s’imposer à nouveau.

Lors des deux dernières conquêtes, la joueuse de Beauceville a inscrit le but vainqueur à chaque fois, dont celui en prolongation, il y a quatre ans, à Sotchi, dans l’un des matchs de hockey les plus enlevants de l’histoire des Jeux, tous genres confondus. Une fin de match palpitante, où le Canada avait comblé un déficit de 2-0 en fin de troisième période pour se sauver avec la victoire grâce au second filet du match de Poulin.

Déjà, Marie-Philip Poulin fait partie des meilleures joueuses à avoir porté le chandail unifolié. Mais l’artiste n’a pas encore terminé son œuvre d’art.

«Marie-Philip est en train de développer sa légende. Si vous regardez des joueuses comme Hayley Wickenheiser et Caroline Ouellette, elles ont participé à quatre ou cinq Jeux olympiques. Il reste lui reste encore beaucoup de temps pour garnir sa feuille d’exploits», m’a raconté Melody Davidson, l’ancienne entraîneuse-chef de l’équipe canadienne.

Elle avait découvert Marie-Philip lorsque celle-ci n’était qu’une adolescente de 14 ans avec l’équipe du Québec. Déjà, elle se démarquait par son sens du hockey, sa capacité de faire la différence.

«On en entendait beaucoup parler à l’époque. Elle est devenue une grande joueuse. J’étais certaine qu’elle deviendrait un jour le pilier de notre équipe, qu’elle marquerait des buts importants, mais peut-être pas aussi vite qu’elle l’a fait dans sa carrière. Elle a un talent spécial, mais elle est surtout très humble et entièrement consacrée à l’équipe. Elle ne joue pas pour son nom dans le dos, mais pour l’écusson devant. L’équipe actuelle est la sienne, ça s’ajoute à ses actifs.»

Étrangement, Poulin jouait sur le quatrième trio, en 2010, lorsque le Canada a gagné l’or à Vancouver. Et même à Sotchi, en 2014, elle pivotait le troisième trio. Ce qui la distingue, c’est de répondre à l’appel dans les moments importants.

«Elle joue de la même façon du début à la fin, c’est ce qui en fait une grande joueuse capable de faire la différence. Dans le passé, elle a su mériter son temps de glace et elle a toujours gagné la confiance de ses coachs.»

Un jour, Marie-Philip pourrait faire son entrée au Temple de la renommée du hockey. Quelques femmes y sont déjà, comme Wickenheiser, et tout récemment, Danielle Goyette.

«Je rêve du jour où ça deviendra un automatisme de voir une femme être intronisée, et non pas seulement une fois à l’occasion. Le jour où elle prendra sa retraite, “Pou” fera une excellente candidate. Nous sommes vraiment choyés d’avoir une telle joueuse dans notre pays.»

L’équipe canadienne féminine était une valeur sûre pour remporter une médaille. La version masculine avait plus à faire pour l’imiter en raison de l’absence de joueurs de la LNH.

«Le fait que la LNH ne soit pas ici donne un peu plus de visibilité aux autres sports. Pour notre part, on sait qu’il y a de la pression, des attentes, et on l’utilise comme source de motivation. Que les joueurs viennent de la LNH ou de la KHL, ça ne change rien pour nous, on s’encourage, on partage avec eux. Ce qui compte, c’est de porter cette feuille d’érable. Défendre l’honneur du pays, c’est plaisant, on est ici pour ça, les gars comme les filles», m’avait dit la principale intéressée en tout début de tournoi. Il connaîtra sous peu son dénouement!

PyeongChang 2018

Hirscher, le maître des pentes

PYEONGCHANG — L’histoire en marche : l’Autrichien Marcel Hirscher, 28 ans, tentera jeudi, dans le slalom, d’égaler son compatriote Toni Sailer et le Français Jean-Claude Killy, à ce jour les seuls skieurs à avoir décroché trois médailles d’or en ski alpin lors de mêmes Jeux olympiques.

Avec 55 victoires en Coupe du monde, Hirscher est seulement devancé par le Suédois Ingemar Stenmark (86 succès), qui n’avait remporté «que» deux fois l’or en 1980 à Lake Placid. Sextuple vainqueur de la Coupe du monde, le skieur d’Annaberg surfe sur une telle vague de succès qu’ils semble presque imbattable.

Hirscher a tout gagné : depuis ses débuts en Coupe du monde (24e d’un slalom géant en mars 2007 à Lenzerheide, en Suisse) et un premier bouquet à Val-d’Isère en géant en décembre 2009, il a cumulé à ce jour 55 victoires pour 120 podiums en 210 départs. Son ratio de réussite est donc impressionnant : sur plus de la moitié des courses dont il a pris le départ, l’Autrichien a terminé sur le podium. Maître actuel de l’alpin, l’Autrichien a remporté les six derniers gros globes de cristal et est bien parti pour en accrocher un septième à son tableau de chasse. Sa moisson lors des Mondiaux est au diapason : double champion du monde de slalom (2013 et 2017), champion du monde de combiné (2015) et de géant (2017).

Il est libéré de la pression du titre olympique. «En Autriche, tout le monde me disait : Belle carrière, mais il manque une médaille d’or olympique. La rengaine, maintenant, on l’efface!»

Depuis le 13 février et sa victoire dans le combiné devant le Français Alexis Pinturault, Hirscher est définitivement entré au Panthéon des étoiles de l’alpin. Jusqu’alors, l’Autrichien comptait «seulement» une médaille olympique, l’argent en slalom, glanée à Sotchi-2014, derrière l’Autrichien Mario Matt, et deux médailles «en chocolat» (4es places) en géant, à Vancouver comme à Sotchi.

Rejoindre les plus grands

Il peut rejoindre les plus grands : avec ses deux titres olympiques à PyeongChang, en combiné et en slalom géant, Hirscher a égalé le Français Henri Oreiller (deux titres en 1948 à St-Moritz), Ingemar Stenmark (deux en 1980), l’Italien Alberto Tomba (deux en 1998, trois au total), l’Allemand Markus Wasmeier (1994), le Norvégien Kjetil-André Aamodt (2002, quatre au total) et l’Autrichien Benjamin Raich (2006).

Mais ce fils d’une mère néerlandaise et d’un père autrichien professeur de ski peut en Corée du Sud rejoindre le club très fermé des hommes ayant remporté trois titres en une seule édition : son compatriote Toni Sailer (en 1956 à Cortina d’Ampezzo) et le Français Jean-Claude Killy (en 1968 à Grenoble). Seules trois courses figuraient à l’époque au programme : la descente, le slalom et le slalom géant. Hirscher, en cas de victoire en slalom, peut même rêver d’un quatrième titre, car il doit participer aussi à l’épreuve par équipe, disputée par des formations mixtes (deux hommes et deux femmes) sur des slaloms parallèles. 

Selon Graham Bell, ancien descendeur et proche de l’Anglais Dave Ryding, pilier du top 10 mondial en slalom, Hirscher est «inarrêtable, puissant physiquement et totalement déterminé». 

Résultat : Hirscher écœure la concurrence, par sa régularité et son immense fiabilité. Sur ses 21 derniers slaloms, il en a remporté 10, terminant 17 fois sur le podium, et a terminé à tous les coups.

Qui dit mieux? Peut-être son grand rival, Henrik Kristoffersen, en argent, dimanche, dans le géant, devant Pinturault. Le jeune Norvégien (23 ans) a gagné 13 des 31 derniers slaloms qu’il a disputés, pour seulement deux sorties de piste.

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L'ULTIME AFFRONTEMENT VONN-SHIFFRIN AURA LIEU

PYEONGCHANG — Une première pour une dernière. Les Américaines Lindsey Vonn et Mikaela Shiffrin vont enfin croiser leurs trajectoires aux Jeux olympiques de PyeongChang à l’occasion du combiné, mais pour mieux s’éloigner ensuite.

L’épreuve, appelée à disparaître du programme de la Coupe du monde de ski alpin, a été avancée de 24 heures en raison de prévisions météo mauvaises, pour l’ultime occasion de voir les deux étoiles, l’une pâlissante, l’autre montante, se disputer l’or olympique.

À 33 ans, Vonn, reine de la vitesse, a confirmé qu’il s’agissait «à 99,9 %» de ses derniers Jeux, sauf miracle de la médecine pour prolonger jusqu’à Pékin-2022 une carrière fragmentée par les blessures.

À court d’entraînement en slalom, discipline qu’elle ne pratique plus depuis cinq ans, Vonn devra creuser l’écart en descente, hautement improbable sur une piste facile qui a déjà souri à un «technicien», l’Autrichien Marcel Hirscher, chez les hommes.

La grande favorite reste inévitablement Shiffrin, 22 ans, même si la Suissesse Wendy Holdener, championne du monde en titre, peut jouer les trouble-fête.

La skieuse de Vail a certes abandonné sur la piste de Yongpyong son titre en slalom, sa spécialité, terminant seulement au pied du podium, mais cet accroc ne fait pas oublier qu’elle est souvent imbattable entre les piquets serrés.

Shiffrin avait débarqué en Corée du Sud pour faire une moisson de médailles. Si sa quête d’histoire était bien partie, avec l’or sur le géant, elle a dû finalement y renoncer, en raison d’un calendrier perturbé par le vent. La prodige n’a ainsi pas pris le départ des épreuves de vitesse sur le site de Jeongseon.

Mais le dernier des trois entraînements en vue de la descente a confirmé mardi que Shiffrin était tout terrain. Elle a terminé cinquième, à seulement cinq centièmes de Vonn, quatrième.

«Si j’avais remporté les trois entraînements, peut-être que j’aurais réfléchi différemment», a dit Shiffrin, satisfaite de sa décision de ne pas disputer la descente, car elle disposera d’une journée de repos supplémentaire. «Ce n’est pas idéal, j’aurais bien aimé faire la descente et avoir un jour de repos, mais je ne veux pas prendre la place de nos filles qui peuvent viser le top 5. J’ai hâte de me présenter au départ du combiné», a-t-elle conclu.

La Suissesse Michelle Gisin, médaillée d’argent aux Mondiaux 2017, et les Italiennes (Federica Brignone, Martina Bassino, Sofia Goggia) peuvent également monter sur le podium.  AFP

PyeongChang 2018

Grigorenko honoré de représenter son pays

GANGNEUNG — En temps normal, il serait en vacances à attendre que la saison de la KHL reprenne ses activités, le 26 février. Mais voilà, comme plusieurs de ses compatriotes, Mikhail Grigorenko se retrouve plutôt sur la glace olympique pour représenter son pays qui n’existe pas jusqu’à la cérémonie de clôture.

L’équipe des «athlètes olympiques de la Russie» tenait une séance d’entraînement sur la patinoire de pratique de complexe de hockey de Gangneung, mardi. L’ancien joueur des Remparts de Québec était souriant, autant sur la glace que lors de son passage dans la zone des médias. Il a eu le mérite de s’y pointer, car quelques joueurs ont fait faux bond à leurs médias nationaux.

Il a écarquillé les yeux en voyant le représentant du Soleil. «Comment ça va?», a-t-il demandé. C’est pourtant notre travail de poser les questions.

«Pour plusieurs d’entre nous, participer aux Jeux olympiques était un rêve qu’on ne croyait pas possible de pouvoir réaliser. Mais avec la décision de la LNH ne pas permettre à ses joueurs de venir ici, ça nous a permis de la réaliser. Il s’agit d’une expérience unique pour nous tous, et peut-être qu’on n’aura peut-être jamais la chance de revenir aux Jeux dans l’avenir, alors on essaie d’en profiter au maximum», disait-il.

Grigorenko était débarqué en fanfare à Québec en 2011-2012. Il a joué deux ans sous la direction de Patrick Roy, et après une demi-saison dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, il était revenu avec les Remparts, alors dirigé par Philippe Boucher. Il aura bouclé son séjour dans la LHJMQ avec une fiche de 85 buts et 178 points en 115 matchs. «J’ai adoré mes années à Québec, j’y ai vécu de très bons souvenirs. Ma femme Amélie vient de Québec, je reste à Lac-Beauport, l’été», a rappelé le père de deux enfants.

Avec ses idoles

À 23 ans, il se retrouve au sein d’une formation qui aligne deux de ses idoles de jeunesse, soit Pavel Datsyuk et Ilya Kovalchuk. «Jouer avec eux, c’est spécial. Datsyuk est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de notre pays, c’est fantastique de se retrouver sur la patinoire en leur compagnie.»

Grigorenko et ses compagnons de la présente croisade olympique aimeraient bien donner à leur capitaine une première médaille d’or en carrière. Datsyuk a participé quatre fois aux Jeux et n’a jamais grimpé sur la première marche du podium. Il a à peu près tout gagné dans la LNH, dont la Coupe Stanley, le trophée Frank-Selke (meilleur attaquant défensif) et le trophée Lady Bing (joueur le plus gentilhomme). Il a multiplié les honneurs en Russie, méritant notamment le trophée Valeri-Kharlamov (meilleur joueur russe) à deux reprises. «Vous avez pu voir dans l’entraînement à quel point il travaille, comment il s’y prend pour motiver et encourager tous les joueurs de l’équipe. Son énergie positive se reflète aussi dans le vestiaire.»

Privés de leur uniforme

Mais plus important encore, c’est l’impact que pourrait avoir une médaille d’or pour les athlètes olympiques de la Russie, privés de leur uniforme. «Ce serait quelque chose de très gros si on remportait l’or, surtout en raison de la présente situation où ne pouvons pas jouer avec les couleurs de notre pays, ni entendre notre hymne national. Il y a peut-être plus de monde qu’à l’habitude qui nous regarde», prétendait le natif de Khabarovsk.

Le chandail neutre que l’équipe porte importe peu, une fois sur la glace. «Ce qui compte, c’est qu’on sait d’où l’on vient. On se connaît depuis toujours, on sait que les gens en Russie nous supportent, c’est ce qui compte le plus. C’est un honneur de représenter mon pays», a confié celui qui a croisé son ancien coéquipier des Remparts, Fabrice Herzog, dans la cafétéria du village des athlètes à quelques reprises depuis l’ouverture des Jeux.

La camaraderie était évidente à l’entraînement auquel nous avons assisté, mardi après-midi. Comme n’importe quel club, des joueurs ont eu besoin de la cloche pour sortir de la glace, dont Grigorenko. Il est l’un des sept joueurs du CSKA de Moscou dans la formation, qui compte sur 15 joueurs de SKA de Saint-Pétersbourg, une stratégie pour favoriser la cohésion. «En plus, ce sont les deux meilleurs clubs de la KHL», notait celui qui joue maintenant dans son pays.

Canadien

Voracek se charge du Tricolore

PHILADELPHIE — Claude Julien était de bien meilleure humeur après le match de mardi soir qu’il ne l’était après la rencontre de samedi à Las Vegas. Ça ne veut pas dire que la chance a été du côté des joueurs du Canadien de Montréal.

Jakub Voracek a inscrit deux buts en moins de trois minutes entre la fin de la troisième période et la prolongation et il a permis aux Flyers de Philadelphie d’arracher une difficile victoire de 3-2 au Centre Wells Fargo.

Le Canadien a subi une sixième défaite consécutive (0-4-2) et n’a pas gagné depuis le week-end du Super Bowl lorsqu’il avait vaincu les Ducks d’Anaheim et les Sénateurs d’Ottawa au Centre Bell.

À l’étranger, le Canadien s’est incliné pour une 12e fois à ses 13 dernières sorties. Le Canadien a aussi subi une septième défaite consécutive sur les patinoires adverses, bien que contrairement aux six précédentes, elle leur procure un point au classement.

«À un moment donné, on jouait assez bien pour sortir avec une victoire quand même assez serrée, a déclaré Claude Julien. Ça résume un peu ce qui se passe avec nous cette année, si quelque chose doit arriver, ça va arriver. Encore là, il faut se retrousser les manches, retourner à la maison et continuer à travailler pour avoir plus de succès et gagner des matchs.»

L’entraîneur-chef Dave Hakstol venait tout juste de rappeler son gardien Alex Lyon au banc des joueurs lorsque Voracek a créé l’égalité avec son 12e de la saison, à 18:35 du troisième vingt.

Sur la séquence, Voracek a décoché un tir sur réception d’une cinquantaine de pieds qui a dévié sur Max Pacioretty avant de se faufiler entre les jambes du défenseur Karl Alzner, puis entre les jambières du gardien Carey Price.

En prolongation, Voracek a d’abord raté une chance en or de mettre fin au match lorsqu’il s’est présenté seul devant Price. Toutefois, son tir du revers a plutôt abouti dans le filet protecteur.

Mais les hommes de Claude Julien ne perdaient rien pour attendre. Voracek a eu une autre occasion de toucher le fond du filet et cette fois, il ne l’a pas ratée alors qu’il a déjoué Price grâce à un excellent tir des poignets, décoché de l’enclave, après 1:26 de jeu.

«Ce n’est pas l’idéal, c’est certain. Jusque-là, nous jouions un bon match, a déclaré Price, en parlant de la fin de la rencontre.

«Il y a des segments de nos matchs où nous jouons vraiment très bien, puis on s’effondre mentalement et on dirait que ça vient toujours nous couler.»

Ce but couronnait une forte soirée de travail pour Voracek, qui avait aussi participé au premier but des Flyers, celui de la recrue Nolan Patrick en deuxième période lors d’un avantage numérique.

«On n’a jamais abandonné. Honnêtement, je crois que nous étions un peu fatigués, mais nous avons trouvé un moyen de gagner. Tout s’est bien terminé», a déclaré le héros de la soirée.

Les hommes de Claude Julien se sont aussi inclinés malgré le fait qu’ils aient pris les devants en deux occasions dans la rencontre, ce qu’ils n’avaient pas fait à l’étranger depuis le 19 janvier à Washington.

Jeff Petry a ouvert la marque avec son neuvième de la saison, tard en première période, et Paul Byron a ajouté son 14e à mi-chemin de la troisième période. Le but de Byron était son premier depuis cette victoire du Canadien à Washington.

Price solide

Dans la défaite, Price a livré une solide performance alors qu’il a fait face à 30 rondelles.

«Carey a joué tout un match ce soir. Il a fait de gros arrêts pour nous et il nous a vraiment donné une chance de gagner», a déclaré Julien.

Le Canadien a dirigé 27 tirs en direction de Lyon, dont le travail a été complimenté par Hakstol. Ce dernier a aussi loué le travail de Price.

«Notre gardien a très bien joué et le leur a été excellent. C’est un match qui est allé jusqu’au bout, nous avons continué de mettre la pression et nous n’avons pas abandonné. Les joueurs ont tenu bon et nous avons trouvé un moyen de gagner.»

Le Tricolore complète donc son périple de quatre matchs à l’étranger avec une fiche de 0-3-1. Il disputera ses quatre prochaines rencontres à Montréal, à commencer jeudi soir contre les Rangers de New York.

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Big air: Parrot qualifié facilement

Maxence Parrot n’a eu aucun mal à se qualifier pour la finale du big air (ou grand saut), mardi soir, heure du Québec.

Le Bromontois a survolé la compétition lors de ses deux descentes, ce qui augure particulièrement bien en vue de la finale, qui aura lieu vendredi soir, toujours à l’heure du Québec. En clair, il a terminé premier parmi les 16 surfeurs inscrits à l’intérieur de sa vague. 

Parrot a obtenu une note de 89,25 à sa première descente, puis un score de 92,50 à sa seconde. Les deux fois, les observateurs ont dit qu’il avait été parfait, ou presque. 

« Je suis très content, a-t-il expliqué aux gens de Radio-Canada. Puisque je suis le seul à le faire, je savais que mon premier saut impressionnerait les juges. Lors du second, j’ai tenté d’aller plus haut encore, simplement pour améliorer ma note. Je suis très satisfait. »

Après avoir remporté la médaille d’argent en slopestyle au tout début des Jeux, Parrot n’est rien de moins que le favori pour triompher en big air, qui est sa spécialité. À preuve, il a remporté l’or au cours des trois derniers X Games en big air. 

Mardi soir, il semblait très confiant. Son sourire, à l’issue de deux descentes, en faisait foi. 

Après avoir enlevé l’argent en slopestyle, Parrot s’est fait très discret, se contentant manifestement de s’entraîner et de s’entraîner encore. « Je vais faire de mon mieux. C’est certain que je vais faire de mon mieux », a-t-il dit lorsque questionné par les membres des médias concernant les attentes à son sujet en big air. 

Les Canadiens Mark McMorris, qui a remporté le bronze en slopestyle, Tyler Nicholson et Sébastien Toutant tentaient aussi de se qualifier pour la finale du big air, mardi en fin de soirée. Ils étaient attendus lors de la deuxième vague.

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PyeongChang: Ce qu'ils ont dit...

Les athlètes, entraîneurs et journalistes canadiens participant aux Jeux de PyeongChang sont nombreux à partager leur expérience olympique sur les réseaux sociaux. Voici quelques-unes de leurs meilleures publications des dernières heures.

Meagan Duhamel

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Victoire de Virtue et Moir: l'impartialité d'une juge canadienne mise en doute

La médaille d’or remportée mardi, aux Jeux olympiques de PyeongChang, par les patineurs artistiques canadiens Tessa Virtue et Scott Moir dérange dans l’Hexagone, particulièrement Didier Gailhaguet.

Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) a remis en cause la partialité de la juge canadienne, Leanna Caron, qui est aussi la présidente de Patinage Canada.

Virtue et Moir ont devancé Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron — leurs partenaires d’entraînement — par 79 centièmes de point à l’issue du programme libre, au cours duquel les Français ont établi une nouvelle marque mondiale avec une récolte de 123,35 points, pour un total de 205,28. Le duo canadien a reçu 206,07 points en tout.

Dans un entretien accordé à Le Parisien, Gailhaguet remet en doute la partialité de la juge canadienne, soulignant qu’elle est la seule à ne pas avoir accordé la moindre note de 10 au couple tricolore. Il ajoute plus loin que lors du programme court, «l’ensemble des juges les a mis premiers sur la note artistique», mais que la juge Caron «les met huitièmes.»

«No comment», conclut-il.

Vrai que Caron a réservé ses pires notes aux Français en ce qui a trait aux deux duos de tête, mais Gailhaguet omet de souligner le travail du juge no 6, la Turque Tanay Ozkan Silaoglu, qui a fait exactement le contraire, soit d’accorder ses meilleures notes aux Français pour réserver son pire jugement aux Canadiens.

Le système de pointage utilisé en patinage artistique — comme dans plusieurs autres sports jugés — fait toutefois en sorte que le plus haut pointage et le plus bas sont éliminés du calcul final. Cizeron a d’ailleurs lui-même tempéré.

«Dans le règlement, la meilleure note et la plus mauvaise sont de toute façon effacées lors de notre passage, donc ça ne rentre pas dans la ligne de compte», a rappelé le Français sur BFM TV.

Mauvaise image

Gailhaguet ajoute par ailleurs que la FFSG a fait part de ses doutes au sujet de la présence de Caron dans le panel bien avant les JO.

«Il y a un problème que nous avons mentionné depuis un bon moment, a-t-il indiqué. Les règles permettent à la juge canadienne d’être aussi présidente de la Fédération canadienne en même temps. Si elle peut le faire, elle a le droit de juger. Sur le plan de l’éthique, c’est quelque chose qui n’est pas terrible, ça donne une mauvaise image.»

L’Union internationale de patinage (ISU) permet aux présidents de fédération d’agir comme juges internationaux.

Si Gailhaguet s’emporte au sujet de cette médaille d’argent, il n’est pas blanc comme neige. Le Parisien rapporte avec justesse qu’il avait été suspendu trois ans, en avril 2002, pour avoir fait pression sur la juge française Marie-Reine Le Gougne aux Jeux d’hiver de Salt Lake City.

Il avait alors demandé à Le Gougne de favoriser les Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze, qui ont enlevé le titre en couple au détriment des Canadiens Jamie Salé et David Pelletier. En échange, le juge russe devait favoriser le couple français Gwendal Peizerat et Marina Anissina, sacré en danse lors de ces Jeux.

Le Comité international olympique avait néanmoins décidé de décerner une autre médaille d’or au couple canadien. L’ISU avait quant à elle suspendu Le Gougne et Gailhaguet pendant trois ans et les avait bannis des Jeux de Turin, en 2006.

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«LA CERISE SUR LE GÂTEAU», DIT MOIR

GANGNEUNG — Un retour en or. Revenus à la compétition l’hiver dernier avec les Jeux de PyeongChang à l’esprit, les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont été sacrés champions olympiques de danse sur glace pour la deuxième fois après 2010.

Les voilà désormais à la tête d’une collection de cinq médailles olympiques, trois en or (danse sur glace en 2010 et en 2018, épreuve par équipes en 2018) et deux en argent (danse sur glace et épreuve par équipes en 2014), un record dans l’histoire du patinage artistique. Un palmarès auquel il faut ajouter trois couronnes mondiales (2010, 2012 et 2017).

Virtue (28 ans) et Moir (30 ans), qui patinaient en dernier, ne se sont pas laissés émouvoir par l’étincelante danse libre patinée par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron.

Sur la musique du film «Moulin Rouge», les Canadiens ont délivré une performance spectaculaire et pulvérisé leur meilleur score de plus de quatre points en récoltant une marque de 122,40. De quoi totaliser 206,07 points, établir un nouveau record du monde (que les Français venaient juste de battre avec 205,28 points), mais surtout se réapproprier la couronne olympique qu’ils avaient déjà coiffée en 2010 avant d’en être dépossédés en 2014.

«On savait qu’il faudrait qu’on soit meilleurs que jamais», a souligné Moir. «Cette performance est vraiment mémorable. La médaille d’or est la cerise sur le gâteau», a ajouté Virtue.

«Ce sont d’immenses champions. Patiner à la fin et livrer une telle performance, c’est fort», a salué Romain Haguenauer, qui travaille avec les Canadiens et les Français à Montréal.

La barre était haute

Car quelques minutes avant, Papadakis (22 ans) et Cizeron (23 ans) avaient ébloui sur la Sonate au clair de lune de Beethoven. Impeccables techniquement, et comme à leur habitude, intenses artistiquement, ils ont été récompensés par un nouveau record du monde dans leur exercice préféré : 123,35 points (contre 121,87 auparavant, réalisés aux Championnats d’Europe mi-janvier). «C’était la quasi-perfection», selon Haguenauer.

La preuve éclatante d’une impressionnante capacité de rebond après la mésaventure vestimentaire de la veille, qui avait laissé apparaître un sein de Papadakis. «On n’a jamais mieux patiné, s’est félicité Cizeron. On approche de la note parfaite. Ce sont des expériences comme ça qui rendent plus forts.»

Le Français pourra peut-être se consoler avec l’assurance d’avoir donné du fil à retordre à leurs rivaux canadiens. «J’ai perdu 10 ans de vie tellement j’étais anxieux de concourir contre eux», a lâché Moir.  AFP

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Bobsleigh féminin: Humphries et George cinquièmes après deux manches

En bobsleigh à deux féminin, les Canadiennes Kaillie Humphries et Phylicia George sont cinquièmes après deux manches. Elles sont actuellement à 0,34 seconde des meneuses allemandes Lisa Buckwitz et Marianna Jamanka.

Les Canadiennes Alysia Rissling et Heather Moyse occupent le septième rang, devant leurs compatriotes Christine DeBruins et Melissa Lotholz, qui sont huitièmes. Les deux dernières manches auront lieu jeudi.

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Le relais de la confusion

GANGNEUNG — Le patinage sur courte piste réserve toujours des surprises. Des belles, mais aussi des mauvaises. Le relais féminin s’est retrouvé du mauvais côté de l’histoire, mardi, au Ice Arena, en étant disqualifié dans une fin de course où une confusion totale régnait.

Le Canada voyait ainsi sa séquence de sept Jeux olympiques avec une médaille à cette épreuve prendre fin. Elle datait de 1992. En bonne position pour obtenir un huitième podium de suite, le Canada voyait son élan être freiné par une chute avec à peine cinq tours à faire.

Valérie Maltais, de Chicoutimi, a été accrochée involontairement par une Coréenne qui venait de tomber devant elle. Elle a glissé jusque dans le coussin, pour être ensuite frappée par une patineuse italienne, victime du même scénario. À partir de là, ce fut le chaos.

Le Canada a perdu un tour sur ses rivales pour compléter le relais qui n’avait pu être effectué avec la chute de Maltais. Jusque-là, le podium était quand même encore possible. Mais au moment où la Corée et la Chine bataillaient à quelques centimètres de la ligne d’arrivée, la Sherbrookoise Kim Boutin aurait causé de l’interférence alors qu’elle se trouvait tout près, dans l’attente de prendre un dernier relais.

«Ils [les arbitres] ont considéré que Kim était dans leurs jambes. Moi, ce que je vois, c’est qu’elle n’a pas nui ni touché à personne. La seule affaire, c’est que ça enlevait une possibilité à la Chinoise de venir “in” parce que Kim était là», expliquait l’entraîneur Frédéric Blackburn.

Comme ses coéquipières, Marianne St-Gelais était incrédule face à cette disqualification. La Chine étant aussi pénalisée, c’est l’Italie qui a fini deuxième derrière la Corée. Gagnantes de la finale B, les filles des Pays-Bas ont donc obtenu le bronze…

«Moi, je m’attendais zéro à ça, je suis super déçue de ce résultat. On a travaillé super fort, notre course était malade. Je n’ai pas de mot parce qu’on ne méritait pas du tout cette disqualification», disait St-Gelais avant de connaître la raison donnée par les officiels.

Une course «clean»

Sa coéquipière et concitoyenne de Saint-Félicien Kasandra Bradette ne comprenait pas non plus. «Pour vrai, ç’a été une grosse surprise parce que de notre point de vue, le relais a vraiment été “clean” sur toute la ligne. Oui, on crie un peu à l’injustice, mais c’est le sport, la décision a été prise, on ne peut rien faire. On vit le moment et après ça, ben, il faut tourner la page. Il y a une prochaine étape des filles à l’individuel et on a quand même le Mondial où l’on va se reprendre.»

Selon leur entraîneur, le patinage sur courte piste ne sort pas de cet épisode avec une tache à son dossier.

«Je ne pense pas que ça va nuire à notre sport. C’est frustrant quand ça nous arrive, mais les gens aiment la courte piste parce que ces situations peuvent arriver. Là, ça nous arrive à nous, mais les autres vont dire que c’est incroyable parce qu’ils ont eu une médaille à cause de ça.»

N’empêche, ce sport peut être parfois ingrat. «C’est sûr que ces temps-ci, ce n’est pas facile, concède Marianne St-Gelais. Mais j’aime mon sport pour les bons et les mauvais côtés. Tu regardes la feuille, tu te dis que Marianne n’a pas eu une belle compétition jusqu’à présent. Je suis prête à aller à la guerre chaque fois que j’embarque sur la glace, mais mon sport étant ce qu’il est, ça ne tourne pas tout à fait comme je le voudrais.»

Plus tôt dans le programme, Boutin, Maltais et St-Gelais avaient réussi à se qualifier pour les rondes éliminatoires du 1000m, dernière épreuve de leur actuelle aventure olympique.

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HAMELIN ENCORE DISQUALIFIÉ