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CSAD: «Des menaces qui n'ont pas de sens»

Trois-Rivières — Pendant une dizaine d’années, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins a été le bébé d’Éric Myles. Même s’il parcourt aujourd’hui le monde dans son rôle de directeur exécutif du Comité olympique canadien, le fondateur garde un oeil sur la situation financière difficile du CSAD. Il exhorte la Commission scolaire Chemin-du-Roy de faire preuve de davantage de leadership afin de sauver le joyau sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Dans une entrevue exclusive avec Le Nouvelliste, l’ancien président du CSAD avoue être tombé de sa chaise lorsqu’il a pris connaissance des paroles du président de la Commission scolaire Chemin-du-Roy Claude Lessard la semaine dernière, qui a évoqué le souhait de l’organisme de se départir du CSAD et que sans aide supplémentaire de la Ville de Trois-Rivières, une partie du complexe pourrait fermer.

«Ce sont des menaces qui n’ont pas de bon sens. Si c’est réellement le cas, ce serait décevant comme vision et comme leadership. C’est alarmiste et je pense que c’est un choix dans la façon de négocier. Il y a cinq ans, c’était un des meilleurs modèles et soudainement, plus rien ne marche? Qu’est-ce qui s’est passé durant ces cinq années?», se demande celui qui a été président du CSAD jusqu’en 2010.

Pour Myles, c’est à la Commission scolaire de prendre les devants pour créer des ponts avec les autorités municipales, puisqu’elle est la propriétaire de l’endroit, alors que la Ville en est la locataire. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est que ces étiquettes s’envolent lors des discussions afin de trouver un solution durable et gagnante pour tous à long terme, plutôt que de demander de l’aide sur la place publique.

«Dans ton style de leadership, est-ce que tu repousses quand ça va bien et tu demandes de l’aide quand ça va mal? Il faut trouver comment travailler ensemble. Tu as besoin de développer un leadership rassembleur avec la Ville, mais aussi le Cégep, le Collège Laflèche et l’Université. Si tu ne fais que regarder ta part, ça ne fonctionne pas. Il faut arrêter de travailler chacun de son bord. Ce sont des fonds publics, tu ne peux pas faire comme si c’était ton entreprise privée.»

L’ancien directeur adjoint de l’Académie les Estacades estime qu’il faut revenir au modèle qui a permis de lancer une telle aventure et mené à la construction de quatre phases de ce complexe sportif, qui permet à des centaines d’élèves de l’institution scolaire voisine d’être inscrits dans des programmes Sport-études, ce qui ne représente que 25 % de sa clientèle totale.

«Le jeune, qu’il soit dans l’école ou dans un parc, c’est le même jeune, la même famille, le même payeur de taxes, rappelle Myles. Ce qui me rendait le plus fier, c’est que nous étions capables de trouver des solutions entre la Ville, la Commission scolaire et le monde des affaires – qui s’implique rarement dans le sport scolaire. Tous s’entendaient pour se séparer les risques et trouver des solutions selon les forces de chacun des partenaires. Ce modèle a été encensé partout.»

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Le sport régional en bref

Sport-hommage: c’est le temps de s’inscrire

Le 36e Gala Sport-Hommage Desjardins aura lieu le 13 janvier au Complexe sportif Alphonse-Desjardins et c’est déjà l’heure d’envoyer les candidatures au jury de sélection.

Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre, 16 h, pour suggérer une ou des candidatures.

Encore cette année, 21 catégories sont à l’enjeu. N’importe qui peut soumettre une candidature afin de souligner le rendement dans la dernière année des athlètes, entraîneurs, officiels, équipes sportives et administrateurs.

Il est possible de remplir les formulaires en ligne via le site web de l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Pour plus d’information: Anabel Plamondon (819 691-3075, poste 6580 ou anabel.plamondon@urlsmauricie.com). LOUIS-SIMON GAUTHIER

MONDIAL U-17: Beaucage retenu

Alex Beaucage est au nombre des 66 joueurs canadiens retenus pour le Défi mondial des moins de 17 ans, qui se tiendra dès le 5 novembre en Colombie-Britannique.

En plus du hockeyeur trifluvien, la Mauricie sera représenté par l’ex-pilote des Estacades et des Patriotes Gilles Bouchard.

Ce tournoi regroupe la crème des joueurs de hockey de ce groupe d’âge. Depuis sa création en 1986, plus de 1600 joueurs qui y ont participé ont ensuite été choisi au repêchage de la LNH, dont 13 des 16 derniers premiers choix au repêchage.

Depuis le début de la saison, Beaucage, choix de deuxième ronde des Huskies en juin, a amassé huit points dont deux buts en 10 matchs. STEVE TURCOTTE

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Les Estacades ont leurs Sedin

Les Estacades comptent eux aussi sur leurs frères Sedin.

La seule façon de différencier Yohan et Danick Béland, au premier coup d’œil, c’est en regardant leurs souliers.

«Je suis un peu plus grand que Danick, peut-être un demi pouce. On ne place pas nos cheveux du même côté non plus», précise Yohan qui, avec son frère, complète un duo de jumeaux au sein de l’équipe football des Estacades benjamins.

Les Bédard sont arrivés à l’Académie en septembre, après un an au Séminaire Saint-Joseph. Les deux pratiquent le football et forment un redoutable tandem en offensive pour leur formation.

Si Yohan évolue à la position de porteur de ballon, Danick veille à sa protection comme centre-arrière et receveur de passe. Il effectue donc les blocs pour guider son frère quand celui-ci court avec le ballon. C’est aussi ça, l’amour fraternel...

Mais pour leurs entraîneurs, ça peut devenir un vrai casse-tête. «Une chance que Yohan porte des souliers verts, sinon j’ignore comment je pourrais les identifier», convient Dominic Baril, avec un sourire en coin.

«J’espère qu’ils vont continuer dans le football car ils ont du talent.»

Pour Yohan, aucun doute sur ses ambitions: il souhaite jouer le plus longtemps possible. Danick, par contre, est inscrit dans le programme Sport-études hockey. C’est donc Yohan qui passe le plus de temps sur un terrain de football, pendant que son frère poursuit son développement sur la patinoire.

«Il a sûrement plus de connaissances football que moi à cause de ça, concède Danick. De mon côté, j’aurai des choix à faire car je vise de jouer à un bon niveau au hockey.»

Voilà, ils ne sont pas identiques, nos deux jumeaux. Ils ont aussi leur caractère distinct. «Danick est plus arrogant, il se fait provoquer plus facilement», propose Yohan, sous le regard approbateur du frangin, qui laisse néanmoins deviner que Yohan a sans doute ses petits défauts, lui aussi!

Ceci-dit, les Béland adorent le football, un sport qui leur permet «de veiller l’un sur l’autre.»

Ça arrive parfois que l’un des deux gars termine la phrase commencée par l’autre. Ils peuvent aussi ressentir les émotions du jumeau, même à distance. «Je sais quand il a un problème ou s’il a de la peine, de la colère. Je ressens ça moi aussi», témoigne Danick. Ce phénomène se produit souvent chez les jumeaux.

Au sein de l’équipe de football, leur présence est un plus pour l’attaque. «Tout le monde nous appelle les jumeaux, tout simplement, relatent-ils. Nos coéquipiers ont encore de la difficulté à nous reconnaître alors ils ne prennent pas de chance!»

Heureusement, leurs parents n’ont pas ce problème! «Non, eux, ils nous reconnaissent facilement...»

Les Estacades benjamins occupent le premier rang de la ligue régionale, devant le Séminaire Saint-Joseph et l’école Des Pionniers. Ils joueront leur dernier match de la saison le 21 octobre.

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Surfer sur la vague

Une semaine après avoir remporté l’une des victoires les plus spectaculaires du programme en dix ans, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières (4-1) sont en déplacement ce week-end, du côté de Longueuil.

Là-bas, ils ont rendez-vous avec les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit (3-2). Un gain assurerait pratiquement les Trifluviens de la présentation d’un match éliminatoire à domicile. Mais l’entraîneur-chef François Dussault refuse de se projeter aussi loin dans l’avenir.

Il avait d’ailleurs réservé un programme d’entraînement assez étoffé à ses protégés cette semaine. En pleine relâche, de surcroît! Pas question de se pavaner malgré la fiche positive du club et la victoire émotive de samedi dernier, contre Valleyfield au Stade Diablos.

«Aucun joueur n’avait vécu quelque chose de semblable dans cet uniforme alors c’est normal d’avoir célébré cette victoire. Par contre, ils devaient s’attendre à un retour au sérieux cette semaine aux pratiques et ils ont vraiment bien répondu.»

Qui plus est, Dussault mise sur un alignement en relative bonne santé. Un aspect crucial alors que s’amorce la septième fin de semaine d’activités dans la ligue de football collégial, division 2.

Les Diablos disputeront un deuxième match en après-midi en six sorties. Parions qu’ils préfèrent oublier le premier, une défaite – leur seule jusqu’ici – de 47-11 sur John Abbott le 23 septembre. «Les Lynx sont très athlétiques. Si leur offensive a le ballon, ils peuvent réaliser de gros jeux. Le quart-arrière [Anthony Robichaud] a déjà 15 passes de touché cette année.»

Chez les Diablos, le quart Charles Cossette devra sans doute négocier avec le blitz de la défensive longueuilloise. «Quand la pression arrive à sept ou huit joueurs, il faut trouver les trous, le receveur disponible. Ce sera un bon défi pour nous», affirme Dussault.

Édouard-Montpetit a subi ses deux défaites de l’année devant Valleyfield et Lionel-Groulx, les champions de 2016. Défaits 33-23 en ouverture de saison contre eux, ils avaient inscrit 21 points dans la deuxième portion du match. Ils sont donc capables de rivaliser avec les meilleurs. 

«Ils ont eu des hauts et des bas et dans cette ligue, on ne peut prendre aucun adversaire à la légère. L’année dernière, nous sommes entrés en séries sur une triple égalité au classement», rappelle le pilote en chef, dont l’équipe jouera son ultime match local en saison régulière le 21 octobre, face à Lionel-Groulx. La campagne prendra fin la semaine suivante, à Thetford Mines, avant le début des matchs éliminatoires le 4 novembre.

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Un cadeau pour le CREEM

On ne devient pas un Olympien en claquant des doigts; le chemin pour se rendre jusqu’en haut de l’échelle est long et difficile. Les jeunes athlètes de la région pourront maintenant profiter d’une aide supplémentaire pour s’y rendre puisque le Centre régional d’entraînement et d’événements de la Mauricie (CREEM) s’est vu remettre par le gouvernement du Québec une subvention de 105 000 $ pour la prochaine année.

Il s’agit là d’un beau cadeau pour le CREEM qui voit ainsi sa subvention annuelle être plus que doublée. L’organisme, qui œuvre auprès des athlètes élites de la région, pourra ainsi rejoindre près de 400 jeunes de plus puisque cette somme supplémentaire permettra d’offrir des services aux athlètes de niveau espoir, qui sont majoritairement à l’école secondaire. Étonnamment, la Mauricie possède le troisième plus important bassin de sportifs de niveau espoir au Québec.

«Nous offrons déjà des services périphériques, médicaux-sportifs, du soutien aux entraîneurs et aux athlètes en compétition. Nous allons être capables de bonifier les services, mais aussi aider les athlètes de niveau espoir grâce à cette subvention», explique la vice-présidente de l’organisme, Luce Mongrain.

Cette aide provient d’une enveloppe de 1,5 millions de dollars du Programme de soutien aux centres régionaux d’entraînement multisports et qui est administré par l’Institut national du sport du Québec (INS), situé au Stade olympique.

«Depuis la dernière année, c’est notre volonté d’aider de plus en plus les athlètes, entraîneurs et tout le volet sportif. Avec une nouvelle politique, l’argent servira à ça», explique le député de la circonscription de Champlain, Pierre-Michel Auger, qui représentait le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, vendredi lors d’une conférence de presse.

Luce Mongrain se réjouit non seulement de cette aide financière, mais aussi des liens qui continueront de se tisser avec l’INS, qui dispose de ressources pour l’encadrement d’athlètes mais aussi d’enveloppes budgétaires pour appuyer des projets au Québec. «La subvention de 105 000 $ représente environ le tiers de notre budget. C’est majeur. Nous avons toujours eu une subvention 50 000 $, on vient de doubler l’aspect monétaire. Mais l’aide de l’INS est majeure pour contribuer à créer un lien. Ça confirme le désir du gouvernement d’aider la relève dans le sport.»

Le CSAD en toile de fond

Ironiquement, c’est au Complexe sportif Alphonse-Desjardins – le lieu logique pour parler de développement sportif en région – que s’est faite une telle annonce. Or, la Commission scolaire Chemin-du-Roy a annoncé cette semaine que le Complexe était en grave déficit financier et qu’elle ne pouvait continuer de l’éponger. Une annonce qui a fait écho jusqu’à Montréal. Le vice-président Services de performance à l’INS, Marc Schryburt, espère qu’une solution rapide pourra être trouvée dans ce dossier.

«Nous allons clairement s’y intéresser. Quand ç’a été construit, beaucoup de gens sont venus voir les installations. Il y avait quelque chose qui se passait à Trois-Rivières avec autant d’installations sportives, mais qui rassemble aussi tous les acteurs. Ça n’existe pas dans les autres régions où tout le monde est un peu éparpillé. J’espère que le milieu trouvera des solutions et nous serons à la table s’ils ont besoin d’un coup de main pour réfléchir là-dessus.»

Le député Auger, dont le CSAD fait partie de sa circonscription, s’est lui aussi montré préoccupé par la menace de fermeture du Complexe, mais s’est rangé derrière la position du ministre Proulx de ne pas intervenir, pour l’instant. «On voit l’installation, le bâtiment, mais à l’intérieur, on voit les jeunes, les humains, les gens qui fréquentent ce lieux. On l’a, on va faire en sorte de le conserver. On n’entrera pas dans les négociations entre la Ville et la Commission scolaire, mais ce que je dis en tant que député, c’est que je veux qu’on conserve le lieu. Si on doit intervenir, on le fera, mais pas pour l’instant.»

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Draveurs: courte défaite à Thetford

En visite à Thetford Mines, les Draveurs de Trois-Rivières n’ont pas été en mesure de résister à une poussée tardive de l’Assurancia vendredi soir. Ils se sont inclinés 3-2.

C’est Sébastien Courcelles qui a donné la victoire aux locaux en battant le gardien Marc-Antoine Gélinas en avantage numérique alors qu’il restait moins de trois minutes en troisième période. Gélinas a fait face à 32 lancers dans cette rencontre.

Pour la troupe d’Alain Côté, Jérémy Vigneault-Bélanger a été le premier à s’inscrire à la marque, en désavantage numérique de surcroît, en première période. Jean-Michel Daoust a enfilé deux buts par la suite pour donner l’avance à l’Assurancia, mais Antoine Houde-Caron a ramené les deux équipes à la case départ avant la fin du deuxième engagement.

«C’est dommage parce qu’on aurait dû sortir d’ici avec au moins un point. Nous avons été malchanceux sur un des buts, la rondelle est montée dans les airs et nous l’avons perdue de vue. Elle est retombée derrière Gélinas. On a ouvert la porte en troisième avec des punitions qui leur ont permis d’obtenir de bons tirs. Je suis déçu du résultat, mais pas de l’effort des gars», a mentionné l’entraîneur des Trifluviens.

Il s’agissait du seul match des Draveurs ce week-end.

Une petite revanche pour les Estacades

Il n’y avait pas de trophée à l’enjeu, mais la victoire fera du bien aux Estacades. 

Vendredi soir à domicile, ils l’ont emporté 3-1 face au Blizzard du Séminaire Saint-François, la même équipe qui avait eu raison des Trifluviens la saison dernière en finale de la Coupe Jimmy Ferrari. 

Avec ce gain, les Estacades ont mis un terme à une séquence de neuf victoires consécutives du Blizzard cette saison.

Zackary Daneau a marqué à deux occasions en deuxième période pour permettre à la troupe de Frédéric Lavoie de signer ce gain. 

Mavrik Bourque a été l’autre marqueur pour les locaux. 

La victoire est allée à la fiche de William Grimard, qui a réalisé 22 arrêts.

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La vie après Carrie-Ann

Trois-Rivières — Comment remplacer l’irremplaçable? C’est la question qu’on se pose chez les Diablos de Trois-Rivières à l’aube du début de la saison au basketball féminin division 1. C’est le début d’une nouvelle ère chez les Rouges, celle sans Carrie-Ann Auger.

En effet, on ne remplace pas la meilleure joueuse de l’histoire d’un programme en claquant des doigts. La petite meneuse avait dominé le circuit la saison dernière en plus de remporter le championnat des marqueuses et le titre de joueuse par excellence au Québec. Partie pour l’Université Laval, il est maintenant le temps de tourner la page pour les Rouges.

«On fait notre possible de ne pas parler de Carrie-Ann», lance d’entrée de jeu l’entraîneur Faisal Docter, qui ne veut surtout pas mettre de pression supplémentaire sur son jeune groupe de joueuses à l’approche du lancement de la saison, vendredi soir.

«Maintenant, c’est tout le monde qui devra contribuer. Les autres équipes ne pourront pas juste se dire qu’elles doivent arrêter une fille, elles devront toutes nous arrêter. C’est un point positif», ajoute la vétérante Justine Laneuville, qui obtiendra ainsi plus de responsabilités.

«On va miser sur la défensive, comme chaque année, mais c’est encore plus vrai cette année. On va devoir trouver une nouvelle manière de marquer sans passer la balle à Carrie-Ann.»

Mais l’ombre d’Auger risque de planer sur l’équipe cette saison, surtout qu’une gigantesque photo d’elle a été installée dans le gymnase du pavillon des Sciences. Docter – qui a perdu trois partantes de la dernière saison - avait tout de même préparé la relève et espérait avoir un groupe capable de livrer bataille. C’était jusqu’à ce que le ciel lui tombe sur la tête. Les Diablos ont en effet perdu les services de Charlie Guillemette et de Fredlaine Verrier, qui ont subi une déchirure du ligament antérieur croisé du genou durant le camp d’entraînement. Elles ne verront pas d’action lors de la prochaine saison.

«Nos cinq meilleures marqueuses de l’année passée ne sont plus dans la formation. Mais il nous reste un bon groupe de recrues, des vétérantes qui sont bonnes en défensive et qui acceptent leur rôle. Je pourrais sortir tous les clichés, mais la réalité, c’est que d’autres joueuses devront élever leur jeu d’un cran», souligne Docter.

Parmi les vétérantes de retour, on retrouve aussi Fredlyne Verrier, qui devra occuper le rôle de sa sœur sous le panier. Mais ce sera aux sept recrues de l’équipe de s’imposer, et ce, beaucoup plus rapidement que prévu. Le pilote tient en haute estime Meredith Bélanger, une ancienne du Séminaire St-Joseph, et Jasmine Martel, de Sorel-Tracy, deux joueuses qui ont choisi l’institution trifluvienne malgré plusieurs offres ailleurs en province.

«On aurait aimé leur donner la chance d’évoluer derrière Charlie pour les aider. C’est plate pour les deux filles qui sont blessées à leur dernière année avec nous, mais les nouvelles veulent jouer. Nous ne sommes pas les seules dans cette position. J’étais fier des matchs joués en présaison. Ce n’est pas toujours constant, mais l’absence des deux filles d’expérience va accélérer leur développement.»

Comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les puissantes Nomades de Montmorency qui seront les premières adversaires des Diablos. La victoire risque d’attendre, mais ce qu’espère Docter, c’est de voir certaines de ses joueuses se lever et occuper le rôle de leader laissé vacant par l’absence des cinq meilleures marqueuses de la dernière saison.

«Est-ce qu’on est prêt pour demain soir? Non. Est-ce que Montmorency le sera? Non plus. On n’a absolument rien à perdre. On va être chez Momo et quand on regarde notre fiche là-bas… je n’ai jamais connu la victoire à Momo, peu importe si Carrie-Ann était là ou non.»

Sports

Les Patriotes en mode baseball

Trois-Rivières — Affronter la même équipe deux journées consécutives, c’est la norme au baseball. Au hockey? Pas du tout. Pourtant, les Patriotes de l’UQTR se lancent dans une série de programmes doubles qui s’amorce vendredi soir au Colisée face aux Lakers de Nipissing.

Les deux clubs croiseront le fer à deux reprises ce week-end, le deuxième match étant prévu samedi après-midi. La semaine suivante, les Trifluviens prendront la route de Thunder Bay pour affronter les Thunderwolves de l’Université Lakehead. 

Sept jours plus tard, c’est à Sudbury que les Patriotes se rendront pour se mesurer aux Voyageurs de l’Université Laurentienne à deux occasions. Puis, lors des deux week-ends suivants, ce sont les Golden Gaels de Queen’s qui s’arrêteront en Mauricie pour disputer deux matchs. 

Cette séquence se terminera face aux Paladins du Collège militaire royal, que la troupe de Marc-Étienne Hubert affrontera lors de trois matchs consécutifs du 10 au 17 novembre. Bref, lors de leurs 12 premières parties de la saison, les Patriotes n’auront vu que six équipes.

Hubert avait d’ailleurs préparé le coup en organisant trois programmes doubles lors des rencontres préparatoires. Dans les trois cas, les Patriotes ont remporté un des deux matchs de la fin de semaine.

«Historiquement et dans tous les sports, c’est difficile d’aller chercher les deux matchs. On se divise souvent les honneurs. Il faut en être conscient et s’assurer de bien diviser la fin de semaine par périodes, et ne pas voir ça qu’en termes de matchs. C’est pourquoi on a joué trois programmes doubles durant les matchs préparatoires.»

Une telle série de programmes doubles n’est certainement pas l’idéal pour une jeune équipe bourrée de recrues comme le sont les Patriotes cette saison. Comment savoir, par exemple, comment un joueur réagira lorsqu’il fera face une journée à une équipe de tête et le lendemain à une formation de bas de classement.

«Je ne me suis pas rendu là dans mon analyse parce qu’on a beaucoup de choses à mettre en place avec l’équipe qu’on est concentré sur notre processus. On doit y aller une période à la fois. Mais effectivement, ça ne nous aide pas à mieux connaître notre équipe.»

Les Patriotes ont amorcé leur saison régulière samedi dernier avec un revers de 3-0 face aux Redmen de McGill. Une première sortie satisfaisante aux yeux d’Hubert, qui s’attend à ce que son équipe ait déjà davantage de cohésion lors de leur deuxième match. 

«Je suis fier de la façon dont nous avons joué, de manière intense et avec concentration. C’est dommage que nous n’ayons pas joué deux matchs lors du week-end parce qu’on aurait été très bons dès le lendemain. On progresse bien ensemble. Nous avons des joueurs avec beaucoup de millage et qui ont eu de bons entraîneurs. Nous sommes donc arrivés avec un plan de match qui n’a rien de nouveau pour les gars. Il faut que la cohésion et la chimie s’installent et que tout le monde tombe dans son rôle.»

La tâche ne sera pas plus facile pour les Lakers, qui disputeront leurs deux premières parties de la saison à Trois-Rivières. De plus, les Patriotes retrouveront Jason Lavallée, qui disputera son premier match de la saison. Blessés, Olivier Caouette et Gabriel Slight devraient aussi voir de l’action.

«C’est un couteau à double tranchant de jouer contre les Lakers parce qu’ils connaissent de bons matchs contre nous. Dans les dernières années, on a gagné des matchs grâce à notre talent, parce que les Lakers travaillent fort et n’abandonnent pas. On devra donc être très bons dans notre nouveau plan de match.»

Hockey

Un premier but et la première étoile

À son deuxième match dans la Ligue nationale avec les Predators de Nashville, Samuel Girard a marqué son premier but jeudi, devant les membres de sa famille en prime.

« Un moment incroyable », a lancé la Tornade de Roberval à la foule après avoir reçu la première étoile de la rencontre et une deuxième victoire en deux matchs, cette fois au compte de 4-1 sur les Stars de Dallas. 

Après une mise en jeu dans le territoire adverse, le Robervalois a dégainé après avoir reçu la passe de l’ancien du Canadien P.K. Subban pour battre le gardien Ben Bishop au-dessus de l’épaule droite pour créer l’égalité 1-1. Captés par la caméra de la station Fox au Tennessee, les membres de la famille de Girard, qui passent la semaine à Nashville pour ses débuts dans la Ligue nationale, ont manifesté leur joie, dont son père Tony, qui semblait très ému par le moment privilégié. Nul besoin de rappeler que la famille Girard est tissée très serré.

Cataractes

Charlie Roy écope d'une suspension de 15 matchs

Trois-Rivières — Charlie Roy n’est pas tombé en bas de sa chaise mardi matin quand il a appris que le préfet de discipline de la LHJMQ, Raymond Bolduc, l’avait suspendu pour 15 matchs en raison de son comportement samedi dernier au Colisée des Bois-Francs.

Le vétéran de 20 ans des Cataractes de Shawinigan a atteint Maxime Comtois d’un coup de poing alors que la vedette des Tigres de Victoriaville était étendue, sans défense, sur la glace. Comtois, qui venait de perdre son casque protecteur quelques instants avant d’être atteint au visage, a subi une commotion cérébrale. 

«Après avoir parlé à Martin (Mondou), je m’attendais à une sanction entre 10 et 15 matchs. Je dois assumer les conséquences de mon geste. Je me sens mal pour ce qui s’est passé. Je pense beaucoup à Maxime. La priorité, c’est sa santé. Je lui ai parlé dimanche matin pour m’excuser, et j’étais content de savoir qu’il se sentait bien. J’espère le revoir sur la glace rapidement.»

Roy, un petit défenseur, n’est pas réputé pour jouer les matamores. Il dit avoir simplement mal réagi dans le feu de l’action. 

«Ceux qui ont vu la vidéo savent que j’ai reçu le premier coup de point au visage. Quand ça s’est passé, les fils se sont touchés. J’ai répliqué et quand je l’ai fait, je n’ai pas vu que Maxime n’avait plus son casque. Ceci dit, ça n’enlève pas que j’ai posé un geste qui n’a pas sa place. J’accepte le verdict de la ligue.»

La situation place les Cataractes dans le pétrin. Parce qu’il a 20 ans, les Cataractes ne peuvent le remplacer dans la formation par un joueur du même âge. Arrivé à Shawinigan il y a deux semaines pour solidifier la brigade défensive, Roy venait d’aider les Cataractes à mériter leurs deux premières victoires de la saison, face aux Tigres. Sa suspension va créer un trou. 

«J’en suis conscient. Il n’y a jamais de bon timing pour écoper d’une suspension mais il est vrai que ça fragilise l’équipe. Je m’en veux», répète-t-il.

Roy ne montera évidemment pas à bord de l’autobus qui va mener les Cataractes vers les Maritimes vers une séquence de trois matchs. Il va en profiter pour aller passer quelques jours chez lui. La semaine prochaine, il devrait reprendre l’entraînement avec ses coéquipiers, en attente de la date du 24 novembre qui va le délivrer de cette lourde sanction.

 Pendant ce temps, Daniel Renaud devra apprendre à composer avec seulement deux vétérans de 20 ans dans l’alignement. C’est Samuel Blier et Vasily Glotov qui vont être privilégiés à court terme. Laissé de côté au cours des deux derniers matchs, Cam Askew devra vraisemblablement être patient.