Sports

Draveurs: courte défaite à Thetford

En visite à Thetford Mines, les Draveurs de Trois-Rivières n’ont pas été en mesure de résister à une poussée tardive de l’Assurancia vendredi soir. Ils se sont inclinés 3-2.

C’est Sébastien Courcelles qui a donné la victoire aux locaux en battant le gardien Marc-Antoine Gélinas en avantage numérique alors qu’il restait moins de trois minutes en troisième période. Gélinas a fait face à 32 lancers dans cette rencontre.

Pour la troupe d’Alain Côté, Jérémy Vigneault-Bélanger a été le premier à s’inscrire à la marque, en désavantage numérique de surcroît, en première période. Jean-Michel Daoust a enfilé deux buts par la suite pour donner l’avance à l’Assurancia, mais Antoine Houde-Caron a ramené les deux équipes à la case départ avant la fin du deuxième engagement.

«C’est dommage parce qu’on aurait dû sortir d’ici avec au moins un point. Nous avons été malchanceux sur un des buts, la rondelle est montée dans les airs et nous l’avons perdue de vue. Elle est retombée derrière Gélinas. On a ouvert la porte en troisième avec des punitions qui leur ont permis d’obtenir de bons tirs. Je suis déçu du résultat, mais pas de l’effort des gars», a mentionné l’entraîneur des Trifluviens.

Il s’agissait du seul match des Draveurs ce week-end.

Une petite revanche pour les Estacades

Il n’y avait pas de trophée à l’enjeu, mais la victoire fera du bien aux Estacades. 

Vendredi soir à domicile, ils l’ont emporté 3-1 face au Blizzard du Séminaire Saint-François, la même équipe qui avait eu raison des Trifluviens la saison dernière en finale de la Coupe Jimmy Ferrari. 

Avec ce gain, les Estacades ont mis un terme à une séquence de neuf victoires consécutives du Blizzard cette saison.

Zackary Daneau a marqué à deux occasions en deuxième période pour permettre à la troupe de Frédéric Lavoie de signer ce gain. 

Mavrik Bourque a été l’autre marqueur pour les locaux. 

La victoire est allée à la fiche de William Grimard, qui a réalisé 22 arrêts.

Sports

La vie après Carrie-Ann

Trois-Rivières — Comment remplacer l’irremplaçable? C’est la question qu’on se pose chez les Diablos de Trois-Rivières à l’aube du début de la saison au basketball féminin division 1. C’est le début d’une nouvelle ère chez les Rouges, celle sans Carrie-Ann Auger.

En effet, on ne remplace pas la meilleure joueuse de l’histoire d’un programme en claquant des doigts. La petite meneuse avait dominé le circuit la saison dernière en plus de remporter le championnat des marqueuses et le titre de joueuse par excellence au Québec. Partie pour l’Université Laval, il est maintenant le temps de tourner la page pour les Rouges.

«On fait notre possible de ne pas parler de Carrie-Ann», lance d’entrée de jeu l’entraîneur Faisal Docter, qui ne veut surtout pas mettre de pression supplémentaire sur son jeune groupe de joueuses à l’approche du lancement de la saison, vendredi soir.

«Maintenant, c’est tout le monde qui devra contribuer. Les autres équipes ne pourront pas juste se dire qu’elles doivent arrêter une fille, elles devront toutes nous arrêter. C’est un point positif», ajoute la vétérante Justine Laneuville, qui obtiendra ainsi plus de responsabilités.

«On va miser sur la défensive, comme chaque année, mais c’est encore plus vrai cette année. On va devoir trouver une nouvelle manière de marquer sans passer la balle à Carrie-Ann.»

Mais l’ombre d’Auger risque de planer sur l’équipe cette saison, surtout qu’une gigantesque photo d’elle a été installée dans le gymnase du pavillon des Sciences. Docter – qui a perdu trois partantes de la dernière saison - avait tout de même préparé la relève et espérait avoir un groupe capable de livrer bataille. C’était jusqu’à ce que le ciel lui tombe sur la tête. Les Diablos ont en effet perdu les services de Charlie Guillemette et de Fredlaine Verrier, qui ont subi une déchirure du ligament antérieur croisé du genou durant le camp d’entraînement. Elles ne verront pas d’action lors de la prochaine saison.

«Nos cinq meilleures marqueuses de l’année passée ne sont plus dans la formation. Mais il nous reste un bon groupe de recrues, des vétérantes qui sont bonnes en défensive et qui acceptent leur rôle. Je pourrais sortir tous les clichés, mais la réalité, c’est que d’autres joueuses devront élever leur jeu d’un cran», souligne Docter.

Parmi les vétérantes de retour, on retrouve aussi Fredlyne Verrier, qui devra occuper le rôle de sa sœur sous le panier. Mais ce sera aux sept recrues de l’équipe de s’imposer, et ce, beaucoup plus rapidement que prévu. Le pilote tient en haute estime Meredith Bélanger, une ancienne du Séminaire St-Joseph, et Jasmine Martel, de Sorel-Tracy, deux joueuses qui ont choisi l’institution trifluvienne malgré plusieurs offres ailleurs en province.

«On aurait aimé leur donner la chance d’évoluer derrière Charlie pour les aider. C’est plate pour les deux filles qui sont blessées à leur dernière année avec nous, mais les nouvelles veulent jouer. Nous ne sommes pas les seules dans cette position. J’étais fier des matchs joués en présaison. Ce n’est pas toujours constant, mais l’absence des deux filles d’expérience va accélérer leur développement.»

Comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les puissantes Nomades de Montmorency qui seront les premières adversaires des Diablos. La victoire risque d’attendre, mais ce qu’espère Docter, c’est de voir certaines de ses joueuses se lever et occuper le rôle de leader laissé vacant par l’absence des cinq meilleures marqueuses de la dernière saison.

«Est-ce qu’on est prêt pour demain soir? Non. Est-ce que Montmorency le sera? Non plus. On n’a absolument rien à perdre. On va être chez Momo et quand on regarde notre fiche là-bas… je n’ai jamais connu la victoire à Momo, peu importe si Carrie-Ann était là ou non.»

Hockey

Un premier but et la première étoile

À son deuxième match dans la Ligue nationale avec les Predators de Nashville, Samuel Girard a marqué son premier but jeudi, devant les membres de sa famille en prime.

« Un moment incroyable », a lancé la Tornade de Roberval à la foule après avoir reçu la première étoile de la rencontre et une deuxième victoire en deux matchs, cette fois au compte de 4-1 sur les Stars de Dallas. 

Après une mise en jeu dans le territoire adverse, le Robervalois a dégainé après avoir reçu la passe de l’ancien du Canadien P.K. Subban pour battre le gardien Ben Bishop au-dessus de l’épaule droite pour créer l’égalité 1-1. Captés par la caméra de la station Fox au Tennessee, les membres de la famille de Girard, qui passent la semaine à Nashville pour ses débuts dans la Ligue nationale, ont manifesté leur joie, dont son père Tony, qui semblait très ému par le moment privilégié. Nul besoin de rappeler que la famille Girard est tissée très serré.

Sports

Une journée de rêve pour les Girard

(Trois-Rivières) Samuel Girard s’est assuré que cette première journée officielle dans la LNH soit aussi grisante pour les siens que pour lui.

La famille tricotée serrée de Roberval était ensemble mardi à Nashville, où la vedette des Cataractes a disputé un premier match en saison régulière dans le maillot des Predators, qui en ont fait un savant choix de deuxième ronde au repêchage de 2016. Entourés de leurs quatre enfants et de quelques proches, Tony et Guylaine Girard ont vécu de grandes émotions.

«Une journée de rêve. C’est pas mal ça qui résume le mieux ces dernières heures. C’est fou raide ici!», lance le papa, qui confie que la recrue de 19 ans avait tout programmé pour son clan. 

«Il avait préparé les billets d’avion pour tout le monde. Trois suites nous attendaient à l’hôtel. Après l’avoir serré dans mes bras, je lui ai dit que c’était trop, que nous pouvions être plus cordés que ça! Il a refusé, disant que c’était une façon de nous remercier d’avoir fait le voyage pour vivre ça avec lui. Il est comme ça, Samuel. C’est un garçon qui est très reconnaissant.»

Chaque famille dont un rejeton touche à la LNH vit quelque chose de grandiose. Pour les Girard, c’est peut-être encore plus spécial, considérant tous les sacrifices familiaux consentis pour permettre au plus talentueux du groupe de réaliser son rêve. 

«Tout notre monde est très fier en ce moment. On a soupé dans le salon VIP des Predators, plusieurs joueurs sont venus nous serrer la main et nous parler en bien de Samuel. P.K. Subban a été l’un des plus gentils, il a pris le temps de faire des photos avec nous tous. Tu vois que les Predators prennent soin de tous les détails. C’était très impressionnant.»

La famille du jeune surdoué a ensuite pris place dans les gradins. Elle a vu son héros être coupable d’un but des Flyers. Une séquence qui lui a mis le feu au derrière! Quelques minutes plus tard, il amassait son premier point en carrière. En fin de soirée, c’est avec le titre de troisième étoile du match qu’il a quitté la surface de jeu. 

«Il était fébrile en début de match, ça paraissait. Il a commencé le match tranquillement. Mais plus ça avançait, plus il prenait son rythme. Il a fait deux-trois spinoramas, la foule a scandé son nom, c’était incroyable», lance Tony Girard. «Quand il a obtenu sa passe, j’ai été incapable de me lever pour applaudir. Les émotions du dernier mois ont pris le dessus, je me suis mis à pleurer. Je venais de réaliser qu’il était rendu là où il a tant rêvé d’aller. Ça m’a fait du bien, j’ai pu dormir comme un bébé pour la première fois depuis plusieurs semaines!»

Sports

Le CSAD a besoin d’une nouvelle surface

Non seulement le Complexe sportif Alphonse-Desjardins est-il aux prises avec d’importants déboires financiers, mais le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy Claude Lessard a révélé en conférence de presse mercredi une nouvelle qui pourrait avoir un impact pour des milliers de personnes. Sans nouvelle surface synthétique, d’une valeur d’un million de dollars, le terrain de soccer intérieur du CSAD devra être fermé.

Après 10 ans d’utilisation, la surface synthétique a atteint sa limite de vie utile alors que le CSAD enregistre un record d’affluence, selon son directeur général David Labrecque. L’endroit est non seulement utilisé par les joueurs de soccer, mais aussi pour le baseball, le golf, l’ultimate frisbee et le football, autant par les élèves des programmes Sport-études de l’Académie les Estacades que par les clubs civils ainsi que le grand public. 

Or, depuis plusieurs mois, la surface a changé de couleur pour devenir plus sombre, et lorsqu’un joueur fait une chute au sol, son corps et ses vêtements deviennent noirs, soit la couleur des granules qui forment le coussin absorbant.

«La durée de vie normale est autour de 10 à 12 ans. Ce qu’on a constaté en faisant faire des études sur la durée de vie restante, c’est que la granule de caoutchouc a commencé son processus d’assèchement. C’est ce qui explique que les joueurs qui tombent sortent tout noir», explique Labrecque, bien au fait de cette situation décriée par plusieurs joueurs.

Des parents se sont aussi inquiétés quant à l’aspect sécurité. Non seulement une surface usée peut favoriser les blessures lorsque le coussin absorbant disparaît – c’est la raison pour laquelle le terrain de soccer de l’UQTR a été condamné –, mais cette substance de couleur noire leur faisait craindre le pire pour la santé de leur enfant.

«Nous n’avons pas eu d’indications à cet effet par les experts», indique le directeur général en ajoutant que la surface est sécuritaire pour le jeu.

Une nouvelle surface

Au terme d’une étude commandée par le CSAD, deux options se présentaient afin de régler ce problème. C’est finalement celle dont le coût pourrait atteindre le million de dollars qui a été retenue.

«On aurait pu retirer et remplacer toutes les granules, mais la fibre (du gazon) est usée et sa durée de vie ne justifie pas qu’on ne change que la granule. On a fait le tour de toutes les hypothèses, mais la solution intelligente, c’est de changer la surface.»

Une décision qu’approuve le président de l’Association régionale de soccer de la Mauricie, André Mercier.

«La surface est maganée. Ce n’est pas le tapis le problème, c’est ce qu’il y a à l’intérieur. C’est sûr qu’ils doivent la refaire, ils n’ont pas le choix. Depuis deux ans, les enfants sortent noirs.»

Ce dernier estime que ce ne sont pas le nombre de matchs disputés sur le terrain qui ont accéléré la dégradation du terrain, mais plutôt un problème d’aération. Le CSAD a d’ailleurs corrigé la situation dans les dernières années.

«Ils font beaucoup d’expositions, rappelle Mercier. Ça ne sert pas qu’au soccer. Si ça servait uniquement à ça, je ne pense pas qu’on aurait besoin de le changer. Avec tous ces événements, ça se magane plus vite. On demande à nos jeunes de ne pas apporter de breuvages sucrés sur le terrain parce que ce n’est pas bon si ça se retrouve sur la surface. Dans les événements, tout le monde de l’extérieur marche sur la surface et tout se retrouve dedans.»

Labrecque rappelle toutefois qu’avec la situation financière du CSAD, ce type d’expositions permet d’amener de l’eau au moulin. 

«Dans le contrat du fabricant, on ne recommande pas de tenir des expositions, surtout de véhicules à moteur. Mais quand on a ce type d’exposition, le lendemain, on procède à un nettoyage complet. Il faut générer des revenus à l’aide d’activités».

La question monétaire risque d’ailleurs d’être au centre des discussions quant au remplacement de la surface synthétique, puisque les programmes du gouvernement en termes d’infrastructures sportives permettraient de subventionner le nouveau terrain à la hauteur de 500 000 $. Le dossier est maintenant dans les mains de la Commission scolaire, qui le soumettra au gouvernement. 

«Il faut trouver 500 000 $, conclut Labrecque. On espère être en mesure de procéder au remplacement en 2019.»

Sports

Soirée mémorable pour Debbie Savoy-Morel!

CHRONIQUE / Braquons les projecteurs sur la Mauricienne DEBBIE SAVOY-MOREL qui a signé un doublé, pour ne pas dire un albatros, au rayon des honneurs individuels en cette fin de saison sur la planète golf.

D’abord, Savoy-Morel a reçu le titre de «Professionnelle de l’année au Canada» par Callaway Golf pour ensuite faire son entrée dans le club sélect du Panthéon de Golf Québec.

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Lors de son intronisation réunissant quelque 250 convives au club Le Mirage (son deuxième chez-soi) où elle est en poste depuis les dix dernières années, des meneurs du golf québécois, des professionnels, des membres de l’équipe du Mirage (l’ex-Mauricien RENÉ NOËL en tête), de nombreux amis, dont plusieurs de la région, ainsi que les membres de sa famille ont assisté à l’événement. Il va sans dire que la battante Savoy-Morel est passée par toute la gamme des émotions. Dans un message sur vidéo directement de Las Vegas, CÉLINE DION a remercié la grande Debbie pour lui avoir enseigné le golf et inculqué sa passion pour ce sport.

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Quelques fleurons de la célèbre golfeuse dont la carrière de golfeuse professionnelle a pris son envol en 1993, soit il y a 25 ans... Nommée à quelques reprises dans le top 10 des meilleurs golfeurs au Canada... Élue «Personnalité de l’année» en 2002 par l’Association des pros du Québec... Athlète de l’année en 1976 et 1978 en Mauricie... Intronisée au Temple de la renommée des sports de la Mauricie en 2010... Première femme au Canada dans la chaise de professionnelle en titre d’un club de golf de 36 trous, et j’en passe.

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Pleins feux sur cette personnalité sportive attachante, dotée d’un grand charisme et pour qui j’ai la plus grande estime!

Sports

Soirée enrageante

ANALYSE / Si vous êtes un partisan du Canadien, c’est une soirée à oublier. Et pas seulement parce que votre club a subi une troisième défaite en quatre matchs depuis le début de la saison.

Voyez-vous, l’un des joueurs qui ont coulé les Glorieux mardi se nomme Alex Debrincat, un jeune homme de 19 ans au talent offensif de magicien. Ce Debrincat, qui a terrorisé les gardiens dans le junior, le Canadien aurait pu l’enrôler au repêchage de 2016. 

Il était toujours dans les gradins en deuxième ronde. Le Canadien y détenait deux sélections, qu’ils ont échangées sur le parquet pour s’offrir Andre Shaw. Les Hawks, avec l’un des deux choix offerts par Marc Bergevin, ont donc mis le grappin sur Debrincat… Assez ironique de voir que c’est à Montréal que Debrincat a marqué son premier but dans la LNH. Le premier de plusieurs, assurément. 

Évidemment, impossible de savoir si Timmins aurait fait le même choix que les Hawks, si Bergevin ne l’avait pas privé de parole au deuxième tour. Ce qu’on sait par contre, c’est que l’un de ces deux choix devait servir à enrôler Samuel Girard, qui a fait ses débuts dans la LNH mardi soir à Nashville. 

Fallait voir la mine de Timmins après le repêchage à Buffalo, quand il a été pressé de questions sur le fait qu’il ne semblait pas très porté sur le talent québécois. Avec une franchise un peu étonnante, le gourou du recrutement chez le Canadien avait laissé filtrer que la décision de Bergevin l’avait empêché de suivre son plan concernant la Tornade de Roberval.

Comme Debrincat, Girard a noirci la feuille de pointage mardi. Une passe sur le filet de Filip Forsberg, alors que les Predators tentaient de rattraper les Flyers en fin de match. Facile de l’imaginer dans quelques années réussir ce genre de jeux à répétition.

Ce qui nous ramène à l’inévitable équation: Shaw ou Debrincat et Girard? Même en enlevant de l’équation Debrincat, ça reste une très mauvaise transaction concoctée par Marc Bergevin. Elle paraît encore plus mal dans le contexte où le maillon faible de son équipe est justement du côté gauche de sa défensive…

Sports

Martin Mondou à la défense de Daniel Renaud

(Trois-Rivières) Daniel Renaud peut dormir en paix, son emploi n’est pas menacé. Même si ses Cataractes ont perdu leurs huit premiers matchs, le pilote recrue compte sur l’appui de son patron Martin Mondou.

«Mon entraîneur n’est aucunement en danger. Oui, ce sont huit défaites, mais nous sommes passés proche quelques fois. Notre gardien numéro un connaît un départ difficile, nos unités spéciales nous ont aussi coûté cher jusqu’à maintenant. Nous savons sur quoi il faut travailler», lance le directeur-gérant des Cataractes. 

Il y a quatre automnes jour pour jour, les Shawiniganais étaient plongés dans une tempête semblable. 

Martin Bernard avait perdu ses 11 premiers matchs à la barre de l’équipe. Mondou était resté derrière son entraîneur-chef et il n’a pas changé d’approche avec Renaud, même si ce dernier en est à ses premiers pas comme pilote, toutes ligues confondues. 

«Je le regarde travailler au quotidien, je vois sa structure et ses réactions dans le feu de l’action. Je ne peux pas dire que son inexpérience est un facteur de nos insuccès. Tout est mis en œuvre pour placer l’équipe sur les rails.»

Mondou n’exclut toutefois pas d’autres changements à l’alignement après l’arrivée du vétéran de 20 ans Charlie Roy la semaine passée. 

«Nous sommes à l’étape de passer des messages à certains joueurs», convient le directeur-gérant.

Tassé par la transaction parachutant Roy en Mauricie, Samuel Blier est d’ailleurs toujours dans l’entourage de l’équipe et Mondou révèle qu’il pourrait réintégrer la formation. 

«On dispose de quatre joueurs de 20 ans actuellement, les règlements nous permettent une certaine rotation si on le désire. Alors il y a de fortes chances que Sam (Blier) soit utilisé en fin de semaine.»

Dans le rayon des vétérans de 20 ans, les Cataractes sont toujours sans nouvelle de Brandon Gignac, présentement avec le club-école des Devils à Binghampton dans la Ligue américaine. Au premier match de l’équipe la semaine dernière, Gignac a été laissé de côté, un signe qu’il pourrait être cédé aux Cataractes dans un avenir pas si lointain. 

Sports

Temple de la renommée: quatre nouveaux membres parmi les immortels en Mauricie

Trois-Rivières - Le Temple de la renommée sportive de la Mauricie a frappé un grand coup pour célébrer son 35e anniversaire, samedi au Club de golf Du Moulin.

Quatre nouveaux membres ont fait leur entrée dans le club sélect des grands sportifs de notre région: Ghislain Arseneault (tir à l’arc), Michel Boucher (hockey), Pierre Laquerre (taekwondo ITF) ainsi que Justine L’Heureux (patinage de vitesse longue piste).

35 ans, 135 intronisés

La classe de 2017 a ainsi accueilli quatre représentants de sports différents et la 12e femme de l’histoire du Temple. Tous seront officiellement intronisés le 13 janvier, lors du Gala Sport-hommage Desjardins au Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Plus d’une centaine de personnes ont participé à la cérémonie, un record pour la formule de style banquet.

Ghislain Arseneault

Ce juge en tir à l’arc aura laissé sa marque dans le paysage de sa discipline autant sur les scènes provinciale et nationale qu’internationale. Président du Comité des juges de la Fédération canadienne des archers pendant près de 15 ans, il a officié lors de 15 championnats canadiens, en plus de former une relève au niveau mondial grâce à des formations.

«Notre programme canadien a fait ses preuves à travers le monde», expliquait le premier intronisé de la journée, très ému.

Celui qui a cumulé les honneurs individuels durant sa carrière a livré un puissant message contre le dopage et la corruption dans le sport. Un discours qui lui a valu de chaleureux applaudissements.

Michel Boucher

C’est le cas de le dire, le recruteur du Lightning de Tampa Bay a touché à tout dans le monde du hockey: joueur, entraîneur, enseignant, organisateur, directeur-gérant, analyste, conférencier.

Issu d’un milieu modeste sur la réserve amérindienne de Wendake, Michel Boucher a vécu un an à Detroit avant de s’établir à Trois-Rivières, sa ville d’adoption qu’il n’a jamais quittée.

Après avoir été présenté par sa fille Marie-Christine, l’homme-orchestre a pris le micro devant l’audience, touché par cette reconnaissance. Déjà membre du Temple de la renommée sportive de l’Université Ottawa, Michel Boucher boucle la boucle en recevant l’ultime hommage de ceux avec qui il aura travaillé pendant une bonne partie de sa vie.

Quelques minutes plus tard, le président du Temple de la renommée René Marcil, qui fut son ailier droit à l’époque où il jouait chez les Patriotes de l’UQTR, lui remettait sa plaque commémorative. Une passe qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Pierre Laquerre

Discipline méconnue au Québec, le taekwondo ITF mise sur un grand ambassadeur en la personne de Pierre Laquerre.

L’entraîneur était absent de la cérémonie de samedi en raison d’une compétition en Irlande, c’est donc par le biais de la vidéo qu’il a remercié les membres du jury du Temple de la renommée de la Mauricie pour son entrée au panthéon.

Or, cette cérémonie tombait à point puisque Pierre Laquerre a reçu, il y a moins d’une semaine, le neuvième dan et le titre de Grand Maître pour l’ensemble de son œuvre. À peine une quinzaine de personnes dans le monde ont cette distinction.

Membre du comité canadien de sélection des entraîneurs nationaux et directeur technique de la Fédération canadienne de taekwondo depuis 2003, il siège aussi sur le comité technique de la Fédération internationale depuis plus de deux ans.

Justine L’Heureux

À 28 ans, la patineuse de Saint-Tite devient la plus jeune intronisée du Temple, elle qui s’est retirée de la compétition en 2010 au terme d’une courte mais brillante carrière.

À ce jour, elle est encore la seule athlète de la région à avoir pris part à des compétitions internationales en patinage de vitesse longue piste (deuxième aux Mondiaux junior en Chine en 2008, entre autres).

Son entraîneure Josée Bédard, des Étoiles filantes de Normandie, a amusé l’assistance en décrivant le petit bout de femme que Justine était quand elle a posé les patins pour la première fois au club, vers l’âge de 3 ans!

«Au fil des années, sa joie de vivre débordante m’aura presque achevée. Justine parle sans arrêt, elle est épuisante! Mais aussi tellement attachante et charmante. Elle a marqué ma vie et a fait de moi une meilleure entraîneure.»

Reconnaissante, l’athlète a par la suite enchaîné en remerciant ses proches, dont ses parents, qui l’ont toujours accompagnée dans ses décisions, même lorsqu’elle a choisi d’accrocher ses patins au début de la vingtaine, alors qu’elle figurait parmi les espoirs olympiques.

Justine L’Heureux partage désormais son temps entre sa Mauricie natale et la région d’Albertville, en France, où elle réside six mois par année en travaillant dans l’industrie touristique.

De la grande visite

En plus de nombreux anciens intronisés, certaines personnalités connues des milieux sportif et culturel ont assisté à la cérémonie au Du Moulin.

Le chanteur Roch Voisine, qui a joué sous les ordres de Michel Boucher chez les Gee Gees d’Ottawa, a notamment répondu à l’invitation, tout comme le directeur général adjoint du Lightning de Tampa Bay, Julien Brisebois, ainsi que le vice-président Communications du Canadien Donald Beauchamp. L’ex-pilote des Patriotes Dany Dubé était aussi présent.

Sports

Un deuxième gain pour les Cataractes

Les Cataractes ont balayé les honneurs du programme double qui les opposait aux Tigres de Victoriaville cette fin de semaine.

Après avoir offert une première victoire à leur entraîneur-chef Daniel Renaud vendredi soir, les Shawiniganais ont de nouveau renversé les Tigres 24 heures plus tard, cette fois par la marque de 4-2 au Colisée Desjardins.

Choisis les première et deuxième étoiles vendredi soir, Mikhail Denisov et Samuel Blier ont repris les mêmes chaises samedi. Le premier a fourni 32 arrêts aux Cataractes, alors que le second a amassé deux points dont un but. 

L’avantage numérique a, de son côté, trouvé une façon de se faire remarquer pour les bonnes raisons avec une production de deux buts. Outre Blier, Tommy Cardinal, Samuel Asselin et Antoine Demers ont aussi marqué aux dépens de Tristan Côté-Cazenave, qui n’a fait face qu’à 22 tirs.

«C’est cliché, mais tu vas avoir du succès quand tes meilleurs vont être les meilleurs. Or Denisov a connu un excellent week-end, alors que Blier a de nouveau inspiré ses coéquipiers en jouant avec entrain à chacune de ses présences. C’est un gars qui aurait pu abandonner la semaine dernière. Au contraire, il a redoublé d’efforts», fait valoir Renaud. «Nous sommes satisfaits de l’effort. Il y a une différence entre former un groupe et une équipe. Nous sommes en train de devenir une équipe. Plusieurs signes nous le font croire», ajoute-t-il.

Collectivement, le jeu de puissance a commencé à ressembler… à un jeu de puissance ce week-end. Deux filets ont été produits dans cette facette du jeu. «On réussissait à se fabriquer des chances en avant. Cette fois, on a capitalisé. C’est un enchaînement qui produit ça. Les gars jouent mieux, ils sont excités de sauter sur la glace au lieu d’être stressés… Il y a une évolution.»

Les Cataractes vont mettre le cap sur les Maritimes en début de semaine, où trois matchs ont été programmés. Renaud ne crache pas sur cette expérience, bien au contraire. «Plus ce voyage arrive tôt dans la saison, mieux c’est à mon goût dans la construction d’une équipe. On peut vraiment se servir de cette semaine-là pour produire de belles choses. J’ai hâte!»

Ce voyage risque fort de se faire sans le vétéran de 20 ans Charlie Roy, expulsé du match de samedi. Roy a frappé Maxime Comtois au visage avec son gant alors que la vedette des Tigres était sans défense, sur la glace, et qu’il avait perdu son casque protecteur. Pour le moment, Roy a été suspendu indéfiniment. 

«Ça s’est produit dans le feu de l’action. Charlie n’est pas un joueur salaud, il n’a pas d’historique en suspension. Il a pris l’initiative d’appeler Maxime pour s’excuser ce matin, il se sent mal. Mais bon, il est vrai qu’il a posé un geste qu’il n’aurait pas dû poser.»