Sports

Dominic Therrien rêve toujours à un stade gratuit pour les futurs Expos

Trois-Rivières — L’article consacré à une possible expansion dans le baseball majeur dans Baseball America a remis sur la place publique ces derniers jours le projet de ressusciter les Expos. Et ce n’est pas Dominic Therrien qui va s’en plaindre.

L’ex-joueur de baseball professionnel, devenu avocat spécialisé dans l’immigration, rêve comme bien des amateurs à un retour des Ligues majeures dans la métropole. Therrien refuse de s’emballer, mais il convient que la candidature de Montréal a pris du momentum. 

«C’est la Bible du baseball qui publie un article fouillé, il faut y porter attention. Il y a un élan à Montréal en ce qui concerne le baseball, qui n’était pas là il y a quelques années. Maintenant, est-ce que ça va se traduire par le retour des Expos? Je ne sais pas. C’est un projet compliqué, ça mêle la finance, la politique, des entreprises privées, etc. Tout ce que je peux dire c’est que je souhaite que ça fonctionne.»

Si, au Québec, les fans de baseball sont sur le gros nerf avec ce vent d’optimisme, ils doivent se préparer à de l’opposition quand viendra le temps d’aborder le sujet du financement d’un nouveau stade de baseball. 

La levée de boucliers est déjà amorcée pour certains qui ne veulent rien savoir d’un nouveau domicile pour des multimillionnaires payés par les deniers des contribuables. C’est là que la solution proposée par Therrien de financer ce stade par un programme temporaire d’immigrants/investisseurs risque fort d’alimenter les conversations puisqu’il permettrait la concrétisation du projet sans un financement public.

Therrien a avancé l’idée en 2014 de modifier l’actuel Programme des immigrants-investisseurs s’adressant aux immigrants fortunés qui souhaitent s’installer au Québec. Actuellement, ce programme offre un statut de résident permanent aux immigrants qui acceptent de prêter au gouvernement du Québec une somme de 800 000 $ sans intérêt pendant cinq ans. 

L’offre ne suffit pas à la demande pour ces places qui sont octroyées par tirage au sort. Ce que voudrait mettre en place Therrien, c’est un mécanisme prévoyant une alternative pour ceux qui ne gagnent pas à cette loterie. En offrant 620 places supplémentaires au cours des trois prochaines années, au coût direct de 275 000 $ par personne, on obtiendrait 500 millions $, la somme prévue par l’étude de faisabilité d’Ernst & Young en 2013 pour l’érection d’un stade de 35 000 places. 

«Il y a des précédents dans le sport professionnel. Orlando a financé son stade de la MLS avec une formule semblable, l’aréna de Brooklyn où jouent les Islanders de New York a aussi été bâti de cette façon», rappelle Therrien. «C’est une solution pour ne pas impliquer les contribuables. J’en parle depuis 2014 et personne n’a encore réussi à trouver une faille majeure dans ce plan. Ça prouve que ce n’est pas farfelu.»

Therrien confie d’ailleurs avoir eu la chance de rencontrer le maire de Montréal Denis Coderre pour lui exposer son plan. Depuis deux ans, ce dernier a d’ailleurs plusieurs fois cité cette idée comme une avenue possible pour le financement d’un stade. Il l’a répété cette semaine au micro de Paul Arcand. «Or, 

M. Coderre est un ancien ministre de l’Immigration, alors il est bien placé pour savoir comment fonctionne ce programme. C’est une autre preuve que le concept est crédible.»

Pour le reste, Therrien refuse d’en dévoiler davantage. Pas question pour lui de confirmer ou d’infirmer s’il a aussi discuté avec les hommes d’affaires qui deviendraient actionnaires des Expos. La famille Bronfman serait au nombre des investisseurs, tout comme Mich Garber. 

Therrien consent du bout des lèvres qu’il aimerait s’impliquer plus activement dans l’aventure si jamais ces derniers le voient comme un actif. Mais il ne veut pas faire dévier la conversation sur lui. «Tout ce que je peux dire, c’est que je ne suis pas dans le secret des dieux.»

«J’y crois vraiment»

Therrien ne souhaite pas plus s’avancer sur les chances réelles que Montréal effectue un retour sur la carte du baseball majeur. Trop risqué à son goût. Ça ne veut pas dire qu’il n’y croit pas. 

«Au contraire, j’y crois vraiment. Le projet d’expansion implique des changements importants dans le baseball mais ce sport très traditionnel par le passé a fait plusieurs changements depuis 20 ans. Et ces changements comme le format des séries et les matchs intraligue ont plu aux fans. Avec la nouvelle façon de consommer le sport, je crois que les gens qui mènent le baseball sont à l’affût de tout ça. Et avec tous les efforts faits à Montréal ces dernières années pour remplir le stade lors de matchs préparatoires, notre nom sort de plus en plus.»

Reste quand même qu’il faudrait réunir environ deux milliards $ selon les estimations de Therrien pour avoir le privilège de percer à nouveau ce grand cercle. Le jeu en vaut-il la chandelle? 

«Pour moi, ça ne fait aucun doute. Selon Baseball America, Montréal serait dans la même division que Toronto, New York et Boston. Je ne vois pas comment on aurait du mal à remplir le stade pour ces matchs. Une équipe avec une masse salariale de 100 millions $US, c’est 40 millions $US dans la poche des gouvernements en impôts. Faut ajouter les taxes sur tout ce qui sera vendu au stade, et sur le tourisme sportif que ça va engendrer. Économiquement, le montage tient la route si c’est bien géré.»

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«On a un deuxième Maurice Richard», selon le doc Mailloux

Trois-Rivières — C’est connu, Pierre Mailloux est un grand fan du boxeur Simon Kean. On en a encore eu la preuve, mercredi, alors qu’il a dressé des parallèles entre le pugiliste de Trois-Rivières et le hockeyeur Maurice Richard.

Trois-Rivières — C’est connu, Pierre Mailloux est un grand fan du boxeur Simon Kean. On en a encore eu la preuve, mercredi, alors qu’il a dressé des parallèles entre le pugiliste de Trois-Rivières et le hockeyeur Maurice Richard.

Invité à prendre la parole dans une conférence de presse annonçant l’organisation des Gants de bronze par le club Performance, le doc Mailloux a vanté la personnalité de celui qui est de plus en plus en vue dans la catégorie des poids lourds en Amérique du Nord.

«Il a le physique de l’emploi et il s’entraîne sérieusement. Je suis sûr qu’on a, à Trois-Rivières, un futur champion du monde et ce sera une belle vitrine pour la ville et le Canada français. J’ai à cœur ma nation. Simon, il a de la graine de champion et une grande capacité d’attraction.»

L’initiative du Performance de nommer les deux personnalités comme présidents d’honneur de l’événement n’est donc pas surprenante. «Maurice Richard n’était pas juste un bon joueur de hockey. Des grands athlètes, on en a eu en masse, mais pas avec une telle spontanéité. C’est là que Simon le rejoint.»

Le doc Mailloux souligne par le fait même la personnalité du protégé de Eye of the Tiger Management pour expliquer sa comparaison avec le célèbre numéro 9. «C’est un être d’une grande simplicité avec une qualité d’entregent. Il n’est pas l’athlète typique qu’on a dressé, à qui on chuchote quoi dire et quoi répondre en public.»

Sports

Mantha amorce en lion son ultime année dans la NCAA

Trois-Rivières — Peu importe le sport, les entraîneurs veulent que les athlètes les plus expérimentés fassent la différence dans leur équipe, qu’ils soient les meilleurs et incarnent des modèles autant dans la chambre qu’en situation de jeu. C’est exactement ce profil que reproduit le gardien Olivier Mantha en ce moment.

Le Latuquois de 24 ans, qui a entamé sa quatrième et ultime saison avec les Seasolves de l’Université de l’Alaska à Anchorage il y a quelques jours, a défrayé les manchettes sur la planète hockey de la NCAA.

Un arrêt spectaculaire aux dépens de l’attaquant finlandais Joel Janatuinen, en ouverture de campagne, s’est retrouvé sur les réseaux sociaux. Sur la séquence, Mantha plonge sur sa gauche pour priver le porte-couleurs des Hawks de l’Université du Dakota du Nord d’un but certain. Alors que la cage est béante, Mantha réussit à gober la rondelle dans sa grosse mitaine. Un vol en plein jour.

Si cet arrêt a fait jaser, la tenue générale de Mantha lors de ce week-end inaugural a tout autant impressionné. North Dakota, dont le programme de hockey se classe au septième rang aux États-Unis, est parvenu à battre de peine et de misère Anchorage, un club plus faible en quête d’une première participation aux séries depuis 2014.

Auteur de 74 arrêts, Olivier Mantha fut sans contredit le patineur le plus utile à son équipe contre les puissants Hawks. Il a conclu la fin de semaine avec un taux d’efficacité de ,948 et une moyenne de buts alloués de 1,90. Ses performances étincelantes lui ont valu le titre de gardien de la semaine dans la Western Collegiate Hockey Association (WCHA). Pour l’ancien des Dragons du Collège Laflèche, il s’agit d’un quatrième honneur de la sorte en autant d’années. Une bonne moyenne, considérant qu’il évolue au sein d’un programme moins compétitif et qu’il voit beaucoup, beaucoup de caoutchouc.

Dans les jours précédant ces faits d’armes, l’Alaska Dispatch News, le principal quotidien de l’État, avait publié un long article sur lui.

«On ne savait pas à quoi s’attendre contre une si bonne équipe et avec plusieurs nouvelles recrues mais au final, on a très bien joué», souligne Mantha, pas trop du genre à scruter les réseaux sociaux à la recherche des informations à son sujet.

«Mes amis s’en occupent», rigole le portier, qui semble toujours jouer son meilleur hockey lorsque l’enjeu est grand.

On peut penser entre autres à ses 53 tirs bloqués contre Penn State l’an passé ou à ses bonnes sorties face à Minnesota State. «J’avoue que ma motivation grossit dans ces situations. Ça tombe bien, ce sont souvent les matchs les plus suivis par les recruteurs! Mais il ne faut pas voir ça trop haut. Je ne suis pas invincible après tout.»

Non, et à 24 ans, le temps commence à presser pour celui qui souhaite encore d’évoluer chez les pros. Invité à un camp des Jets de Winnipeg en 2016, Mantha avait bon espoir de recevoir une autre invitation cet été, mais celle-ci n’est pas venue. Il s’était pourtant entretenu avec des recruteurs des Capitals de Washington et des Golden Knights de Vegas au printemps. 

«Ça aurait été le fun, mais ça n’a pas abouti. À mon âge, ce serait étonnant qu’on m’invite à un camp de développement. Sauf que je ferai tout ce que je peux pour connaître une bonne saison et attirer l’attention.»

Retour sur terre

Après un premier week-end prometteur, les Seawolves ont été ramenés à l’ordre en perdant deux matchs au Colorado, vendredi et samedi. L’altitude et un premier voyage pour plusieurs recrues expliquent en partie ces revers de 6-1 et 3-2, selon Mantha. «Depuis quatre ans, on a parfois tendance à s’écraser quand les choses commencent à mal aller et c’est ce qu’on doit éviter, surtout avec un club si jeune.»

Justement, l’entraîneur Matt Thomas a demandé à son gardien d’occuper un rôle plus important dans la chambre, même si les hommes masqués sont rarement considérés comme les plus à l’aise dans ce département. «Mais je comprends que mon rôle change en tant que senior. Ce n’est pas dans ma personnalité sauf que s’il faut guider les jeunes, je peux prendre cette place.»

Sports

À la mémoire d’André Ricard!

CHRONIQUE / Dans le cadre d’une journée complètement Estacades qui se tenait à l’aréna Roland-Rheault de Bécancour, alors que les cinq équipes de la Structure Estacades Mauricie, soit pee-wee AAA et pee-wee AAA relève, bantam AAA et bantam AAA relève ainsi que midget espoir étaient réunies, l’organisation en a profité pour rendre hommage à l’ancien président ANDRÉ RICARD qui nous a quittés il y a quelque temps pour un monde meilleur.

Rappelons que le disparu a présidé les hostilités du hockey mineur régional de 1998 à 2017, soit durant près de deux décennies. 

Et à travers ses 50 années de bénévolat, il a chapeauté plusieurs projets dont la Coupe Chrysler en 1998, le Défi hockey féminin chez les moins de 18 ans en 2001, l’Assemblée générale annuelle de Hockey Québec tenue en Mauricie en 2003, les matchs préparatoires du Championnat mondial junior en 2008 et les Championnats provinciaux en Mauricie de 2012, pour ne nommer que ceux-là. 

Afin de commémorer sa mémoire, tous les joueurs et joueuses de la région afficheront les initiales AR sur leur casque pour la saison 2017-2018. C’est un beau geste posé envers celui qui a marqué la scène du hockey mineur en Mauricie.

Sports

CSAD: «Des menaces qui n'ont pas de sens»

Trois-Rivières — Pendant une dizaine d’années, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins a été le bébé d’Éric Myles. Même s’il parcourt aujourd’hui le monde dans son rôle de directeur exécutif du Comité olympique canadien, le fondateur garde un oeil sur la situation financière difficile du CSAD. Il exhorte la Commission scolaire Chemin-du-Roy de faire preuve de davantage de leadership afin de sauver le joyau sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Dans une entrevue exclusive avec Le Nouvelliste, l’ancien président du CSAD avoue être tombé de sa chaise lorsqu’il a pris connaissance des paroles du président de la Commission scolaire Chemin-du-Roy Claude Lessard la semaine dernière, qui a évoqué le souhait de l’organisme de se départir du CSAD et que sans aide supplémentaire de la Ville de Trois-Rivières, une partie du complexe pourrait fermer.

«Ce sont des menaces qui n’ont pas de bon sens. Si c’est réellement le cas, ce serait décevant comme vision et comme leadership. C’est alarmiste et je pense que c’est un choix dans la façon de négocier. Il y a cinq ans, c’était un des meilleurs modèles et soudainement, plus rien ne marche? Qu’est-ce qui s’est passé durant ces cinq années?», se demande celui qui a été président du CSAD jusqu’en 2010.

Pour Myles, c’est à la Commission scolaire de prendre les devants pour créer des ponts avec les autorités municipales, puisqu’elle est la propriétaire de l’endroit, alors que la Ville en est la locataire. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est que ces étiquettes s’envolent lors des discussions afin de trouver un solution durable et gagnante pour tous à long terme, plutôt que de demander de l’aide sur la place publique.

«Dans ton style de leadership, est-ce que tu repousses quand ça va bien et tu demandes de l’aide quand ça va mal? Il faut trouver comment travailler ensemble. Tu as besoin de développer un leadership rassembleur avec la Ville, mais aussi le Cégep, le Collège Laflèche et l’Université. Si tu ne fais que regarder ta part, ça ne fonctionne pas. Il faut arrêter de travailler chacun de son bord. Ce sont des fonds publics, tu ne peux pas faire comme si c’était ton entreprise privée.»

L’ancien directeur adjoint de l’Académie les Estacades estime qu’il faut revenir au modèle qui a permis de lancer une telle aventure et mené à la construction de quatre phases de ce complexe sportif, qui permet à des centaines d’élèves de l’institution scolaire voisine d’être inscrits dans des programmes Sport-études, ce qui ne représente que 25 % de sa clientèle totale.

«Le jeune, qu’il soit dans l’école ou dans un parc, c’est le même jeune, la même famille, le même payeur de taxes, rappelle Myles. Ce qui me rendait le plus fier, c’est que nous étions capables de trouver des solutions entre la Ville, la Commission scolaire et le monde des affaires – qui s’implique rarement dans le sport scolaire. Tous s’entendaient pour se séparer les risques et trouver des solutions selon les forces de chacun des partenaires. Ce modèle a été encensé partout.»

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Le sport régional en bref

Sport-hommage: c’est le temps de s’inscrire

Le 36e Gala Sport-Hommage Desjardins aura lieu le 13 janvier au Complexe sportif Alphonse-Desjardins et c’est déjà l’heure d’envoyer les candidatures au jury de sélection.

Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre, 16 h, pour suggérer une ou des candidatures.

Encore cette année, 21 catégories sont à l’enjeu. N’importe qui peut soumettre une candidature afin de souligner le rendement dans la dernière année des athlètes, entraîneurs, officiels, équipes sportives et administrateurs.

Il est possible de remplir les formulaires en ligne via le site web de l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Pour plus d’information: Anabel Plamondon (819 691-3075, poste 6580 ou anabel.plamondon@urlsmauricie.com). LOUIS-SIMON GAUTHIER

MONDIAL U-17: Beaucage retenu

Alex Beaucage est au nombre des 66 joueurs canadiens retenus pour le Défi mondial des moins de 17 ans, qui se tiendra dès le 5 novembre en Colombie-Britannique.

En plus du hockeyeur trifluvien, la Mauricie sera représenté par l’ex-pilote des Estacades et des Patriotes Gilles Bouchard.

Ce tournoi regroupe la crème des joueurs de hockey de ce groupe d’âge. Depuis sa création en 1986, plus de 1600 joueurs qui y ont participé ont ensuite été choisi au repêchage de la LNH, dont 13 des 16 derniers premiers choix au repêchage.

Depuis le début de la saison, Beaucage, choix de deuxième ronde des Huskies en juin, a amassé huit points dont deux buts en 10 matchs. STEVE TURCOTTE

Sports

Ironman: Casaubon deuxième au monde

Trois-Rivières — Lors de ses deux premiers Mondiaux Ironman à Kona, Sarah Casaubon n’avait pas été en mesure de se classer dans le top 10. À sa troisième présence dans l’archipel hawaïen, elle monte sur la deuxième marche du podium!

La jeune trentenaire de Trois-Rivières a réalisé l’une des plus belles performances de sa vie d’athlète en étant sacrée vice-championne du Championnat mondial de Kona, samedi. Inscrite chez les 30-34 ans, elle a complété le Ironman (3,8 km de nage, 180,2 km de vélo et 42,195 km de course à pied) en 10 h 08 m, huit minutes derrière la gagnante.

Fidèle à ses chronos enregistrés à la nage, Casaubon a nettement amélioré son temps au vélo, retranchant environ une demi-heure par rapport à ce qu’elle avait livré il y a un an dans pareilles circonstances.

Son podium, elle le doit cependant à une irrésistible remontée pendant le marathon, l’ultime étape du Ironman. «J’ai su que j’étais cinquième après 10 km de course. Je ne voulais plus ralentir», témoignait la médaillée d’argent, qui a ainsi obtenu le meilleur classement dans sa catégorie parmi les nombreux athlètes de la région s’étant déplacés au milieu de l’océan Pacifique.

«Ma gestion de l’effort a fait la différence. C’est ma troisième année ici, je savais comment approcher la course, même s’il faisait très chaud, peut-être encore plus que d’habitude.»

Son entraîneure Isabelle Gagnon a tout suivi à distance. «Je suis tellement contente et fière de sa patience! Elle a su démontrer de la persévérance tout au long de l’année et durant toute la journée de samedi.»

Cette superbe performance de Casaubon s’inscrit dans une année déjà mémorable pour elle, après sa victoire au Ironman de Mont-Tremblant, au début de l’été. Dans des conditions «plus faciles» qu’à Kona, la Trifluvienne avait parcouru la distance avec un chrono 20 minutes plus rapide que celui de samedi.

«Ça aura valu la peine de déployer autant d’énergie sur le vélo», a-t-elle conclu en souriant, alors qu’elle s’apprêtait à vivre la cérémonie du podium, plus tard dimanche.

D’autres athlètes

Une grande délégation de triathlètes de la région s’était donné rendez-vous à Kona. Pour son baptême de feu à la compétition, Antoine Matteau, de Shawinigan, a pris le 23e rang des 25-29 ans en vertu d’un excellent chrono de 9 h 44 m. Non loin derrière, Victor Larocque a fini 27e.

Judy-Ann Parke (35-39 ans) a franchi le fil d’arrivée en 62e position de son groupe d’âge tandis que Gladémir Lacombe (40-44 ans) a fini 160e. Steve Plante de Nicolet (50-54 ans) s’est classé 88e.

Trois athlètes concourraient chez les 60-64 ans. Luc Grondin a pris le dixième échelon chez les hommes alors que Bernard Vallée a terminé 41e. 

Finalement, Lise Proulx s’est classée au sein du top 10.


Sports

Les Estacades ont leurs Sedin

Les Estacades comptent eux aussi sur leurs frères Sedin.

La seule façon de différencier Yohan et Danick Béland, au premier coup d’œil, c’est en regardant leurs souliers.

«Je suis un peu plus grand que Danick, peut-être un demi pouce. On ne place pas nos cheveux du même côté non plus», précise Yohan qui, avec son frère, complète un duo de jumeaux au sein de l’équipe football des Estacades benjamins.

Les Bédard sont arrivés à l’Académie en septembre, après un an au Séminaire Saint-Joseph. Les deux pratiquent le football et forment un redoutable tandem en offensive pour leur formation.

Si Yohan évolue à la position de porteur de ballon, Danick veille à sa protection comme centre-arrière et receveur de passe. Il effectue donc les blocs pour guider son frère quand celui-ci court avec le ballon. C’est aussi ça, l’amour fraternel...

Mais pour leurs entraîneurs, ça peut devenir un vrai casse-tête. «Une chance que Yohan porte des souliers verts, sinon j’ignore comment je pourrais les identifier», convient Dominic Baril, avec un sourire en coin.

«J’espère qu’ils vont continuer dans le football car ils ont du talent.»

Pour Yohan, aucun doute sur ses ambitions: il souhaite jouer le plus longtemps possible. Danick, par contre, est inscrit dans le programme Sport-études hockey. C’est donc Yohan qui passe le plus de temps sur un terrain de football, pendant que son frère poursuit son développement sur la patinoire.

«Il a sûrement plus de connaissances football que moi à cause de ça, concède Danick. De mon côté, j’aurai des choix à faire car je vise de jouer à un bon niveau au hockey.»

Voilà, ils ne sont pas identiques, nos deux jumeaux. Ils ont aussi leur caractère distinct. «Danick est plus arrogant, il se fait provoquer plus facilement», propose Yohan, sous le regard approbateur du frangin, qui laisse néanmoins deviner que Yohan a sans doute ses petits défauts, lui aussi!

Ceci-dit, les Béland adorent le football, un sport qui leur permet «de veiller l’un sur l’autre.»

Ça arrive parfois que l’un des deux gars termine la phrase commencée par l’autre. Ils peuvent aussi ressentir les émotions du jumeau, même à distance. «Je sais quand il a un problème ou s’il a de la peine, de la colère. Je ressens ça moi aussi», témoigne Danick. Ce phénomène se produit souvent chez les jumeaux.

Au sein de l’équipe de football, leur présence est un plus pour l’attaque. «Tout le monde nous appelle les jumeaux, tout simplement, relatent-ils. Nos coéquipiers ont encore de la difficulté à nous reconnaître alors ils ne prennent pas de chance!»

Heureusement, leurs parents n’ont pas ce problème! «Non, eux, ils nous reconnaissent facilement...»

Les Estacades benjamins occupent le premier rang de la ligue régionale, devant le Séminaire Saint-Joseph et l’école Des Pionniers. Ils joueront leur dernier match de la saison le 21 octobre.

Sports

Surfer sur la vague

Une semaine après avoir remporté l’une des victoires les plus spectaculaires du programme en dix ans, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières (4-1) sont en déplacement ce week-end, du côté de Longueuil.

Là-bas, ils ont rendez-vous avec les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit (3-2). Un gain assurerait pratiquement les Trifluviens de la présentation d’un match éliminatoire à domicile. Mais l’entraîneur-chef François Dussault refuse de se projeter aussi loin dans l’avenir.

Il avait d’ailleurs réservé un programme d’entraînement assez étoffé à ses protégés cette semaine. En pleine relâche, de surcroît! Pas question de se pavaner malgré la fiche positive du club et la victoire émotive de samedi dernier, contre Valleyfield au Stade Diablos.

«Aucun joueur n’avait vécu quelque chose de semblable dans cet uniforme alors c’est normal d’avoir célébré cette victoire. Par contre, ils devaient s’attendre à un retour au sérieux cette semaine aux pratiques et ils ont vraiment bien répondu.»

Qui plus est, Dussault mise sur un alignement en relative bonne santé. Un aspect crucial alors que s’amorce la septième fin de semaine d’activités dans la ligue de football collégial, division 2.

Les Diablos disputeront un deuxième match en après-midi en six sorties. Parions qu’ils préfèrent oublier le premier, une défaite – leur seule jusqu’ici – de 47-11 sur John Abbott le 23 septembre. «Les Lynx sont très athlétiques. Si leur offensive a le ballon, ils peuvent réaliser de gros jeux. Le quart-arrière [Anthony Robichaud] a déjà 15 passes de touché cette année.»

Chez les Diablos, le quart Charles Cossette devra sans doute négocier avec le blitz de la défensive longueuilloise. «Quand la pression arrive à sept ou huit joueurs, il faut trouver les trous, le receveur disponible. Ce sera un bon défi pour nous», affirme Dussault.

Édouard-Montpetit a subi ses deux défaites de l’année devant Valleyfield et Lionel-Groulx, les champions de 2016. Défaits 33-23 en ouverture de saison contre eux, ils avaient inscrit 21 points dans la deuxième portion du match. Ils sont donc capables de rivaliser avec les meilleurs. 

«Ils ont eu des hauts et des bas et dans cette ligue, on ne peut prendre aucun adversaire à la légère. L’année dernière, nous sommes entrés en séries sur une triple égalité au classement», rappelle le pilote en chef, dont l’équipe jouera son ultime match local en saison régulière le 21 octobre, face à Lionel-Groulx. La campagne prendra fin la semaine suivante, à Thetford Mines, avant le début des matchs éliminatoires le 4 novembre.

Cataractes

Les Cataractes doivent oublier Brandon Gignac

Trois-Rivières — Autre tuile sur la tête des Cataractes, Brandon Gignac ne sera pas de retour comme vétéran de 20 ans.

Tom Fitzgerald, de l’organisation des Devils du New Jersey, a informé Martin Mondou mercredi soir qu’il pouvait oublier ce marchand de vitesse, même s’il avait été laissé de côté dans deux des trois matchs disputés jusqu’ici par le club-école dans la Ligue américaine basé à Binghampton.

Le plan initial était pourtant de renvoyer Gignac disputer une cinquième saison dans la LHJMQ, après lui avoir permis de goûter à l’aventure professionnelle pendant quelques semaines. Plan qui a pris le bord il y a quelques heures.

«Ça fait deux fois en deux ans que ça m’arrive. L’an dernier, les Sénateurs devaient nous retourner Gabriel Gagné mais il n’est jamais revenu. C’est le même scénario dans le cas de Gignac. C’est un coup dur», explique le directeur-gérant. 

«Bien sûr, avec ce qui est arrivé avec Anthony Beauvillier la saison dernière, puis ce que vit actuellement Samuel Girard, on peut dire que le développement se fait de la bonne façon chez nous. Ce bout-là, c’est flatteur. Mais reste que dans la réalité du hockey junior, perdre d’aussi gros morceaux en si peu de temps, ça change les données.»

En 242 matchs dans le circuit Courteau ce choix de deuxième ronde a produit 177 points. Gignac a été un choix de troisième ronde des Devils en 2016.

Face aux Screaming Eagles

Les Cataractes amorcent leur périple de trois matchs dans les Maritimes jeudi soir face aux Screaming Eagles du Cap-Breton. 

Ils visiteront ensuite les Islanders de Charlottetown samedi, avant de se mesurer aux surprenants Wildcats de Moncton dimanche.