Sports

Stanton reconduit dans ses fonctions pour 2018

Trois-Rivières — T.J. Stanton a du pain sur la planche pour relancer les Aigles de Trois-Rivières. Bonne nouvelle pour lui, il a la confiance de ses patrons.

Sans surprise, les Aigles ont confirmé mardi le retour de leur gérant ainsi que des adjoints Matthew Rusch (lanceurs) et Chris Torres (frappeurs). 

«Nous croyons que miser sur la stabilité dans le département des opérations baseball nous aidera à devenir une équipe gagnante. T.J. aura carte blanche pour confectionner une équipe à sa main tout en étant conscient que les résultats devront suivre», affirme le directeur général René Martin.

En effet, la première équipe concoctée par Stanton, l’an dernier, a grandement déçu les amateurs. Les Aigles ont de nouveau terminé la saison dans la cave du classement, mais contrairement à 2016, la formation sur le terrain portait sa signature, car il avait attiré la plupart des joueurs à Trois-Rivières. Ce n’était plus le club de ses prédécesseurs Pierre-Luc Laforest et Maxime Poulin.

«J’ai fait une grande évaluation de mon travail à la fin de l’été, à tenter d’expliquer ce qui a pu se passer pour que ça aille si mal», confie Stanton au Nouvelliste

«J’ai appris beaucoup de choses et je n’ai peut-être pas connecté comme il aurait fallu avec certains joueurs de l’équipe. La culture ici changera de façon radicale, car nous manquions de caractère. Je vis au Canada depuis quelques années et je recherche des gars avec l’attitude qu’on retrouve chez les hockeyeurs: la haine de perdre! Des gars comme Taylor Brennan et Ethan Elias avaient cette attitude.»

Stanton sera donc en quête de nouveaux leaders et de lanceurs. Cette fois, il ne veut pas se tromper, car il se sait sur un siège éjectable. Les dirigeants des Aigles auraient beaucoup de difficulté à négocier avec une cinquième saison perdante en six ans.

«J’ai cru un instant que je ne reviendrais pas, reconnaît T.J. Stanton. Dans le baseball indépendant, des contrats à long terme, ça n’existe pas. Je suis donc très heureux de recevoir ce vote de confiance.»

Le gérant a notamment cité le cas de l’ancien pilote des RedHawks de Fargo-Moorhead, dans l’Association américaine du baseball professionnel. Engagé par l’équipe en 1996, Douglas Simunic, un ancien espoir des Expos de Montréal, a été remercié par l’organisation l’été dernier, au bout de 22 saisons! «Non, personne n’est à l’abri...»

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CSAD: «Des menaces qui n'ont pas de sens»

Trois-Rivières — Pendant une dizaine d’années, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins a été le bébé d’Éric Myles. Même s’il parcourt aujourd’hui le monde dans son rôle de directeur exécutif du Comité olympique canadien, le fondateur garde un oeil sur la situation financière difficile du CSAD. Il exhorte la Commission scolaire Chemin-du-Roy de faire preuve de davantage de leadership afin de sauver le joyau sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Dans une entrevue exclusive avec Le Nouvelliste, l’ancien président du CSAD avoue être tombé de sa chaise lorsqu’il a pris connaissance des paroles du président de la Commission scolaire Chemin-du-Roy Claude Lessard la semaine dernière, qui a évoqué le souhait de l’organisme de se départir du CSAD et que sans aide supplémentaire de la Ville de Trois-Rivières, une partie du complexe pourrait fermer.

«Ce sont des menaces qui n’ont pas de bon sens. Si c’est réellement le cas, ce serait décevant comme vision et comme leadership. C’est alarmiste et je pense que c’est un choix dans la façon de négocier. Il y a cinq ans, c’était un des meilleurs modèles et soudainement, plus rien ne marche? Qu’est-ce qui s’est passé durant ces cinq années?», se demande celui qui a été président du CSAD jusqu’en 2010.

Pour Myles, c’est à la Commission scolaire de prendre les devants pour créer des ponts avec les autorités municipales, puisqu’elle est la propriétaire de l’endroit, alors que la Ville en est la locataire. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est que ces étiquettes s’envolent lors des discussions afin de trouver un solution durable et gagnante pour tous à long terme, plutôt que de demander de l’aide sur la place publique.

«Dans ton style de leadership, est-ce que tu repousses quand ça va bien et tu demandes de l’aide quand ça va mal? Il faut trouver comment travailler ensemble. Tu as besoin de développer un leadership rassembleur avec la Ville, mais aussi le Cégep, le Collège Laflèche et l’Université. Si tu ne fais que regarder ta part, ça ne fonctionne pas. Il faut arrêter de travailler chacun de son bord. Ce sont des fonds publics, tu ne peux pas faire comme si c’était ton entreprise privée.»

L’ancien directeur adjoint de l’Académie les Estacades estime qu’il faut revenir au modèle qui a permis de lancer une telle aventure et mené à la construction de quatre phases de ce complexe sportif, qui permet à des centaines d’élèves de l’institution scolaire voisine d’être inscrits dans des programmes Sport-études, ce qui ne représente que 25 % de sa clientèle totale.

«Le jeune, qu’il soit dans l’école ou dans un parc, c’est le même jeune, la même famille, le même payeur de taxes, rappelle Myles. Ce qui me rendait le plus fier, c’est que nous étions capables de trouver des solutions entre la Ville, la Commission scolaire et le monde des affaires – qui s’implique rarement dans le sport scolaire. Tous s’entendaient pour se séparer les risques et trouver des solutions selon les forces de chacun des partenaires. Ce modèle a été encensé partout.»

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Le sport régional en bref

Sport-hommage: c’est le temps de s’inscrire

Le 36e Gala Sport-Hommage Desjardins aura lieu le 13 janvier au Complexe sportif Alphonse-Desjardins et c’est déjà l’heure d’envoyer les candidatures au jury de sélection.

Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre, 16 h, pour suggérer une ou des candidatures.

Encore cette année, 21 catégories sont à l’enjeu. N’importe qui peut soumettre une candidature afin de souligner le rendement dans la dernière année des athlètes, entraîneurs, officiels, équipes sportives et administrateurs.

Il est possible de remplir les formulaires en ligne via le site web de l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Pour plus d’information: Anabel Plamondon (819 691-3075, poste 6580 ou anabel.plamondon@urlsmauricie.com). LOUIS-SIMON GAUTHIER

MONDIAL U-17: Beaucage retenu

Alex Beaucage est au nombre des 66 joueurs canadiens retenus pour le Défi mondial des moins de 17 ans, qui se tiendra dès le 5 novembre en Colombie-Britannique.

En plus du hockeyeur trifluvien, la Mauricie sera représenté par l’ex-pilote des Estacades et des Patriotes Gilles Bouchard.

Ce tournoi regroupe la crème des joueurs de hockey de ce groupe d’âge. Depuis sa création en 1986, plus de 1600 joueurs qui y ont participé ont ensuite été choisi au repêchage de la LNH, dont 13 des 16 derniers premiers choix au repêchage.

Depuis le début de la saison, Beaucage, choix de deuxième ronde des Huskies en juin, a amassé huit points dont deux buts en 10 matchs. STEVE TURCOTTE

Sports

Surfer sur la vague

Une semaine après avoir remporté l’une des victoires les plus spectaculaires du programme en dix ans, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières (4-1) sont en déplacement ce week-end, du côté de Longueuil.

Là-bas, ils ont rendez-vous avec les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit (3-2). Un gain assurerait pratiquement les Trifluviens de la présentation d’un match éliminatoire à domicile. Mais l’entraîneur-chef François Dussault refuse de se projeter aussi loin dans l’avenir.

Il avait d’ailleurs réservé un programme d’entraînement assez étoffé à ses protégés cette semaine. En pleine relâche, de surcroît! Pas question de se pavaner malgré la fiche positive du club et la victoire émotive de samedi dernier, contre Valleyfield au Stade Diablos.

«Aucun joueur n’avait vécu quelque chose de semblable dans cet uniforme alors c’est normal d’avoir célébré cette victoire. Par contre, ils devaient s’attendre à un retour au sérieux cette semaine aux pratiques et ils ont vraiment bien répondu.»

Qui plus est, Dussault mise sur un alignement en relative bonne santé. Un aspect crucial alors que s’amorce la septième fin de semaine d’activités dans la ligue de football collégial, division 2.

Les Diablos disputeront un deuxième match en après-midi en six sorties. Parions qu’ils préfèrent oublier le premier, une défaite – leur seule jusqu’ici – de 47-11 sur John Abbott le 23 septembre. «Les Lynx sont très athlétiques. Si leur offensive a le ballon, ils peuvent réaliser de gros jeux. Le quart-arrière [Anthony Robichaud] a déjà 15 passes de touché cette année.»

Chez les Diablos, le quart Charles Cossette devra sans doute négocier avec le blitz de la défensive longueuilloise. «Quand la pression arrive à sept ou huit joueurs, il faut trouver les trous, le receveur disponible. Ce sera un bon défi pour nous», affirme Dussault.

Édouard-Montpetit a subi ses deux défaites de l’année devant Valleyfield et Lionel-Groulx, les champions de 2016. Défaits 33-23 en ouverture de saison contre eux, ils avaient inscrit 21 points dans la deuxième portion du match. Ils sont donc capables de rivaliser avec les meilleurs. 

«Ils ont eu des hauts et des bas et dans cette ligue, on ne peut prendre aucun adversaire à la légère. L’année dernière, nous sommes entrés en séries sur une triple égalité au classement», rappelle le pilote en chef, dont l’équipe jouera son ultime match local en saison régulière le 21 octobre, face à Lionel-Groulx. La campagne prendra fin la semaine suivante, à Thetford Mines, avant le début des matchs éliminatoires le 4 novembre.

Sports

Draveurs: courte défaite à Thetford

En visite à Thetford Mines, les Draveurs de Trois-Rivières n’ont pas été en mesure de résister à une poussée tardive de l’Assurancia vendredi soir. Ils se sont inclinés 3-2.

C’est Sébastien Courcelles qui a donné la victoire aux locaux en battant le gardien Marc-Antoine Gélinas en avantage numérique alors qu’il restait moins de trois minutes en troisième période. Gélinas a fait face à 32 lancers dans cette rencontre.

Pour la troupe d’Alain Côté, Jérémy Vigneault-Bélanger a été le premier à s’inscrire à la marque, en désavantage numérique de surcroît, en première période. Jean-Michel Daoust a enfilé deux buts par la suite pour donner l’avance à l’Assurancia, mais Antoine Houde-Caron a ramené les deux équipes à la case départ avant la fin du deuxième engagement.

«C’est dommage parce qu’on aurait dû sortir d’ici avec au moins un point. Nous avons été malchanceux sur un des buts, la rondelle est montée dans les airs et nous l’avons perdue de vue. Elle est retombée derrière Gélinas. On a ouvert la porte en troisième avec des punitions qui leur ont permis d’obtenir de bons tirs. Je suis déçu du résultat, mais pas de l’effort des gars», a mentionné l’entraîneur des Trifluviens.

Il s’agissait du seul match des Draveurs ce week-end.

Une petite revanche pour les Estacades

Il n’y avait pas de trophée à l’enjeu, mais la victoire fera du bien aux Estacades. 

Vendredi soir à domicile, ils l’ont emporté 3-1 face au Blizzard du Séminaire Saint-François, la même équipe qui avait eu raison des Trifluviens la saison dernière en finale de la Coupe Jimmy Ferrari. 

Avec ce gain, les Estacades ont mis un terme à une séquence de neuf victoires consécutives du Blizzard cette saison.

Zackary Daneau a marqué à deux occasions en deuxième période pour permettre à la troupe de Frédéric Lavoie de signer ce gain. 

Mavrik Bourque a été l’autre marqueur pour les locaux. 

La victoire est allée à la fiche de William Grimard, qui a réalisé 22 arrêts.

Sports

La vie après Carrie-Ann

Trois-Rivières — Comment remplacer l’irremplaçable? C’est la question qu’on se pose chez les Diablos de Trois-Rivières à l’aube du début de la saison au basketball féminin division 1. C’est le début d’une nouvelle ère chez les Rouges, celle sans Carrie-Ann Auger.

En effet, on ne remplace pas la meilleure joueuse de l’histoire d’un programme en claquant des doigts. La petite meneuse avait dominé le circuit la saison dernière en plus de remporter le championnat des marqueuses et le titre de joueuse par excellence au Québec. Partie pour l’Université Laval, il est maintenant le temps de tourner la page pour les Rouges.

«On fait notre possible de ne pas parler de Carrie-Ann», lance d’entrée de jeu l’entraîneur Faisal Docter, qui ne veut surtout pas mettre de pression supplémentaire sur son jeune groupe de joueuses à l’approche du lancement de la saison, vendredi soir.

«Maintenant, c’est tout le monde qui devra contribuer. Les autres équipes ne pourront pas juste se dire qu’elles doivent arrêter une fille, elles devront toutes nous arrêter. C’est un point positif», ajoute la vétérante Justine Laneuville, qui obtiendra ainsi plus de responsabilités.

«On va miser sur la défensive, comme chaque année, mais c’est encore plus vrai cette année. On va devoir trouver une nouvelle manière de marquer sans passer la balle à Carrie-Ann.»

Mais l’ombre d’Auger risque de planer sur l’équipe cette saison, surtout qu’une gigantesque photo d’elle a été installée dans le gymnase du pavillon des Sciences. Docter – qui a perdu trois partantes de la dernière saison - avait tout de même préparé la relève et espérait avoir un groupe capable de livrer bataille. C’était jusqu’à ce que le ciel lui tombe sur la tête. Les Diablos ont en effet perdu les services de Charlie Guillemette et de Fredlaine Verrier, qui ont subi une déchirure du ligament antérieur croisé du genou durant le camp d’entraînement. Elles ne verront pas d’action lors de la prochaine saison.

«Nos cinq meilleures marqueuses de l’année passée ne sont plus dans la formation. Mais il nous reste un bon groupe de recrues, des vétérantes qui sont bonnes en défensive et qui acceptent leur rôle. Je pourrais sortir tous les clichés, mais la réalité, c’est que d’autres joueuses devront élever leur jeu d’un cran», souligne Docter.

Parmi les vétérantes de retour, on retrouve aussi Fredlyne Verrier, qui devra occuper le rôle de sa sœur sous le panier. Mais ce sera aux sept recrues de l’équipe de s’imposer, et ce, beaucoup plus rapidement que prévu. Le pilote tient en haute estime Meredith Bélanger, une ancienne du Séminaire St-Joseph, et Jasmine Martel, de Sorel-Tracy, deux joueuses qui ont choisi l’institution trifluvienne malgré plusieurs offres ailleurs en province.

«On aurait aimé leur donner la chance d’évoluer derrière Charlie pour les aider. C’est plate pour les deux filles qui sont blessées à leur dernière année avec nous, mais les nouvelles veulent jouer. Nous ne sommes pas les seules dans cette position. J’étais fier des matchs joués en présaison. Ce n’est pas toujours constant, mais l’absence des deux filles d’expérience va accélérer leur développement.»

Comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les puissantes Nomades de Montmorency qui seront les premières adversaires des Diablos. La victoire risque d’attendre, mais ce qu’espère Docter, c’est de voir certaines de ses joueuses se lever et occuper le rôle de leader laissé vacant par l’absence des cinq meilleures marqueuses de la dernière saison.

«Est-ce qu’on est prêt pour demain soir? Non. Est-ce que Montmorency le sera? Non plus. On n’a absolument rien à perdre. On va être chez Momo et quand on regarde notre fiche là-bas… je n’ai jamais connu la victoire à Momo, peu importe si Carrie-Ann était là ou non.»

Hockey

Un premier but et la première étoile

À son deuxième match dans la Ligue nationale avec les Predators de Nashville, Samuel Girard a marqué son premier but jeudi, devant les membres de sa famille en prime.

« Un moment incroyable », a lancé la Tornade de Roberval à la foule après avoir reçu la première étoile de la rencontre et une deuxième victoire en deux matchs, cette fois au compte de 4-1 sur les Stars de Dallas. 

Après une mise en jeu dans le territoire adverse, le Robervalois a dégainé après avoir reçu la passe de l’ancien du Canadien P.K. Subban pour battre le gardien Ben Bishop au-dessus de l’épaule droite pour créer l’égalité 1-1. Captés par la caméra de la station Fox au Tennessee, les membres de la famille de Girard, qui passent la semaine à Nashville pour ses débuts dans la Ligue nationale, ont manifesté leur joie, dont son père Tony, qui semblait très ému par le moment privilégié. Nul besoin de rappeler que la famille Girard est tissée très serré.

Cataractes

Charlie Roy écope d'une suspension de 15 matchs

Trois-Rivières — Charlie Roy n’est pas tombé en bas de sa chaise mardi matin quand il a appris que le préfet de discipline de la LHJMQ, Raymond Bolduc, l’avait suspendu pour 15 matchs en raison de son comportement samedi dernier au Colisée des Bois-Francs.

Le vétéran de 20 ans des Cataractes de Shawinigan a atteint Maxime Comtois d’un coup de poing alors que la vedette des Tigres de Victoriaville était étendue, sans défense, sur la glace. Comtois, qui venait de perdre son casque protecteur quelques instants avant d’être atteint au visage, a subi une commotion cérébrale. 

«Après avoir parlé à Martin (Mondou), je m’attendais à une sanction entre 10 et 15 matchs. Je dois assumer les conséquences de mon geste. Je me sens mal pour ce qui s’est passé. Je pense beaucoup à Maxime. La priorité, c’est sa santé. Je lui ai parlé dimanche matin pour m’excuser, et j’étais content de savoir qu’il se sentait bien. J’espère le revoir sur la glace rapidement.»

Roy, un petit défenseur, n’est pas réputé pour jouer les matamores. Il dit avoir simplement mal réagi dans le feu de l’action. 

«Ceux qui ont vu la vidéo savent que j’ai reçu le premier coup de point au visage. Quand ça s’est passé, les fils se sont touchés. J’ai répliqué et quand je l’ai fait, je n’ai pas vu que Maxime n’avait plus son casque. Ceci dit, ça n’enlève pas que j’ai posé un geste qui n’a pas sa place. J’accepte le verdict de la ligue.»

La situation place les Cataractes dans le pétrin. Parce qu’il a 20 ans, les Cataractes ne peuvent le remplacer dans la formation par un joueur du même âge. Arrivé à Shawinigan il y a deux semaines pour solidifier la brigade défensive, Roy venait d’aider les Cataractes à mériter leurs deux premières victoires de la saison, face aux Tigres. Sa suspension va créer un trou. 

«J’en suis conscient. Il n’y a jamais de bon timing pour écoper d’une suspension mais il est vrai que ça fragilise l’équipe. Je m’en veux», répète-t-il.

Roy ne montera évidemment pas à bord de l’autobus qui va mener les Cataractes vers les Maritimes vers une séquence de trois matchs. Il va en profiter pour aller passer quelques jours chez lui. La semaine prochaine, il devrait reprendre l’entraînement avec ses coéquipiers, en attente de la date du 24 novembre qui va le délivrer de cette lourde sanction.

 Pendant ce temps, Daniel Renaud devra apprendre à composer avec seulement deux vétérans de 20 ans dans l’alignement. C’est Samuel Blier et Vasily Glotov qui vont être privilégiés à court terme. Laissé de côté au cours des deux derniers matchs, Cam Askew devra vraisemblablement être patient. 

Sports

Heidi Levasseur maintient le cap

Trois-Rivières — Ce n’est plus une question de savoir si elle réalisera son rêve, mais quand elle le fera. Dans un monde idéal, Heidi Levasseur entreprendra la traversée de l’océan Atlantique en décembre 2018.

Ça lui laisse encore plusieurs mois pour amasser l’argent nécessaire, mais aussi pour recruter les bonnes personnes. Par contre, dans son cas, le plus vite sera le mieux.

«Je planche sur ce projet depuis trois ans et ça vient avec une immense logistique. Je n’ai jamais atteint un défi de cette envergure auparavant.»

Ce défi a un prix: environ un million $!

Repenser l’itinéraire

Depuis 2009, la Sirène du Québec a réalisé une dizaine de défis sur le fleuve Saint-Laurent, la rivière Saint-Maurice, la rivière des Outaouais, le lac Saint-Jean et la rivière Saguenay.

L’océan Atlantique, on en convient, constitue une autre paire de manches. La célèbre nageuse entrerait d’ailleurs dans l’histoire si elle atteint son objectif en devenant la première femme à rallier deux continents en traversant l’Atlantique.

Si, au départ, le plan prévoyait de nager la distance entre la côte est américaine et La Rochelle, en France, Heidi Levasseur a changé son fusil d’épaule et reluque désormais une traversée entre le Sénégal (Afrique) et le Brésil (Amérique du Sud). Une balade oscillant entre 3000 et 3500 km, pour un périple de quatre à six mois.

«Si j’ai bien calculé, je nagerais environ 25 km par jour, huit heures au quotidien et avec au moins une journée de congé par semaine.»

Benoît Lecomte, premier homme à traverser l’Atlantique à la nage et sans planche en 1998, lui a prodigé de précieux conseils.

Trouver son capitaine

Heidi Levasseur revient d’un voyage d’un mois en France, où elle a rencontré plusieurs dignitaires qui, espère-t-elle, lui ouvriront des portes du monde des commandites et de la navigation.

Elle s’est déjà entretenue avec quelques capitaines de bateau, habitués à la navigation océanique. «J’ai quelques candidats pour le recrutement. Ça prend un esprit d’expédition très développé et beaucoup de patience. C’est une odyssée hors-norme par rapport à ce qu’ils ont expérimenté auparavant.»

Trouver la perle rare n’est pas une tâche facile. Il faudra d’ailleurs penser à rémunérer ce capitaine et un possible assistant. «J’ai eu de la chance dans mes expéditions précédentes avec de bons navigateurs et une armée de bénévoles. Ce sera différent au milieu de l’Atlantique.»

Huit personnes devraient accompagner la marathonienne de l’eau dans son périple, dont un thérapeute et un médecin. Deux caméramans se joindront également à l’équipe, en plus d’un mécanicien.

Du million de dollars estimé pour entreprendre l’aventure, une partie du budget ira dans l’achat d’un voilier ou d’un catamaran. «Le type de bateau dépendra en grande partie du capitaine que nous trouverons», explique Heidi Levasseur.

Tout dépendra aussi de la campagne de sociofinancement, qu’elle tente actuellement de mettre en marche. «Nous sommes encore en démarchage et on regarde davantage du côté de la France. Je suis un peu déçue de le dire, mais au Québec, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. J’espère encore dénicher un mécène ou un gros commanditaire. Sinon, il y a une alternative, qui inclut entre autres des spectacles-bénéfices.»

Connaître les animaux marins

La préparation d’une telle traversée nécessite certaines connaissances, entre autres du fond marin de l’océan. Les méduses et les requins sont les animaux les plus à craindre, bien que les deuxièmes s’attaquent rarement aux êtres humains.

«Les méduses sont les plus dangereuses car les brûlures peuvent être mortelles. J’aurai une combinaison qui cache complètement ma peau. Pour ce qui est des requins, nous aurons des bracelets produisant des champs électromagnétiques et un liquide répulsif. J’éviterai aussi de nager dans l’eau à la lever et au coucher du soleil, quand ils se nourrissent.»

Aucun doute, la préparation d’Heidi Levasseur va bon train. Elle sollicitera des rencontres avec certains ministères au cours des prochaines semaines afin de faire avancer son projet.

Sports

Les Draveurs se passeront de Cousineau

Trois-Rivières — La saison du gardien Marco Cousineau avec les Draveurs de Trois-Rivières aura été de courte durée. Le gardien ne serait plus le bienvenu dans l’entourage de l’organisation après une virulente prise de bec avec plusieurs joueurs lors du deuxième match de l’équipe.

Selon ce qui a été permis d’apprendre, un fort désaccord aurait éclaté entre la deuxième et la troisième période de la rencontre qui été remportée 7-5 par les Draveurs face aux Éperviers de Sorel-Tracy. Cousineau n’était d’ailleurs pas devant le filet de l’équipe en troisième période, remplacé par Marc-Antoine Gélinas.

Le pilote de l’équipe Alain Côté ne s’en cache pas, il sera difficile pour lui de ramener Cousineau dans le giron de l’équipe avant un bon moment, s’il est en mesure de le faire un jour. 

«Je ne pouvais accepter son comportement. On verra si un jour il sera de retour, mais pour l’instant, je ne suis pas tenté de le ramener. C’était la seule conclusion possible, parce que personne ne peut être plus gros que l’équipe», a expliqué Côté, qui a préféré ne pas entrer dans le vif de la discussion.

La situation est d’autant plus frustrante pour les Draveurs puisqu’ils avaient mis tous leurs oeufs dans le même panier en faisant confiance à Cousineau pour la prochaine saison, plutôt que de choisir le gardien Adam Russo lors du repêchage de dissolution des Prédateurs de Laval. 

De plus, il ne s’agit pas de la première fois qu’un conflit éclate entre lui et ses coéquipiers. L’an dernier, il avait dû s’absenter d’un match en pleine course des séries pour des raisons liées à son travail. Une absence qui était planifiée, mais qui avait dérangé l’équipe. Cousineau n’avait pas été habillé lors des quatre dernières sorties de la formation trifluvienne.

C’est donc Marc-Antoine Gélinas qui obtiendra le filet pour la suite de la saison, lui qui a très bien fait à son premier match complet vendredi dernier à Thetford Mines. Victime d’un grave accident de VTT en janvier 2015, le gardien ne devait plus jamais jouer au hockey. Il continue de déjouer les pronostics.

«Il a une bonne attitude et il a beaucoup gagné en maturité. Avant sa blessure, il était très bon, mais quand il est revenu, personne n’y croyait. Il a gagné sa place au camp suivant, mais c’est sûr qu’il était fragile. Il a pris de l’expérience depuis et il connaît la ligue», mentionne Côté, qui comptera sur Alex Bitsakis comme second.

«À long terme, ce n’est pas dit qu’il n’y aura pas une transaction, mais c’est très difficile de faire un échange à ce moment de la saison, surtout à six équipes dans la circuit. On a parlé de Russo, mais il s’est fait sortir vendredi et n’a pas joué samedi. C’est ça la ligue, ça joue au hockey pas à peu près. Je ne crois pas que le gardien fait la différence.»

Bergeron s’entraîne

Il y aura un visage bien connu sur la patinoire du Colisée mercredi soir puisque Marc-André Bergeron pratiquera avec les Draveurs. Le défenseur trifluvien espère obtenir un contrat en Europe cet hiver et ainsi avoir une chance d’obtenir un casier dans le vestiaire d’Équipe Canada aux Jeux olympiques. Mais une chose est certaine, si jamais Bergeron veut disputer un ou deux matchs avec les Draveurs, la porte sera grande ouverte.

«Je sais qu’il a des projets futurs, mais c’est cool qu’il vienne patiner avec nous. Il nous appartient. Si jamais il veut jouer quelques matchs avec nous avant de partir, ce sera le fun pour les gens de la place. Ils seraient contents de le voir», conclut Côté.