Sports

Mauro Biello ne sera pas de retour comme entraîneur-chef de l'Impact en 2018

Montréal — Mauro Biello ne sera pas de retour comme entraîneur-chef de l'Impact de Montréal en 2018, a annoncé le président Joey Saputo, lundi, lors du bilan de l'équipe.

Son équipe d'adjoints sera aussi remplacée.

Âgé de 45 ans, Biello en était à sa deuxième saison complète à la barre de l'Impact. Il avait hérité des responsabilités d'entraîneur-chef par intérim à la suite du congédiement de Frank Klopas en août 2015. La mention intérimaire avait été retirée à la fin de la saison.

Cette saison, l'Impact a compilé un dossier 11-17-6 et a terminé au neuvième rang dans l'Est. Le Bleu-blanc-noir a donc raté les éliminatoires de la MLS pour une première fois depuis 2014.

L'avenir de Biello à la tête de l'équipe était incertain en raison de la glissade de l'Impact en fin de saison. L'équipe a perdu neuf de ses 10 derniers matchs. Des rumeurs entourant l'avenir de Biello comme entraîneur-chef avaient fait surface en septembre, quand différents médias avaient rapporté qu'il serait remplacé par Alessandro Nesta à la fin de la saison.

Saputo avait nié avoir eu des contacts avec Nesta tôt en octobre, lors d'une conférence de presse entourant une prolongation de contrat accordée au milieu de terrain étoile Ignacio Piatti. Il avait toutefois indiqué qu'il discuterait de l'avenir du personnel d'entraîneurs une fois la saison terminée.

Biello a guidé l'Impact jusqu'en demi-finale de l'Est en 2015 et en finale de l'Est en 2016. L'Impact a perdu chaque fois en prolongation, contre le Crew de Columbus en 2015 et au Toronto FC l'automne dernier.

Il avait précédemment été entraîneur adjoint pendant quatre saisons et il a connu une brillante carrière de joueur avec l'Impact dans des championnats nord-américains inférieurs. Il a conclu sa carrière de joueur au premier rang du club au chapitre des matchs joués, des départs, des minutes jouées, des buts, des passes, des points, des buts vainqueurs et des tirs au but.

Sports

Petit miracle au stade Gilles-Doucet

TROIS-RIVIÈRES — «Je n’ai jamais vu une remontée comme celle-là depuis que je suis dans le football.»

Hugo Gélinas avait encore peine à y croire dimanche, 24 heures après l’une des victoires les plus spectaculaires acquises par une équipe du Vert et Or.

La formation benjamine de l’entraîneur-chef Hubert Godin a effacé un retard de 34 points (41-7) au début du troisième quart pour battre les Estacades 42-41. Cinq touchés en 19 minutes, rien de moins!

Le dernier majeur, inscrit par le quart-arrière Hubert Tremblay, a créé l’égalité alors qu’il ne restait plus de temps au cadran. Nolan Rivard s’est par la suite amené sur le terrain pour la transformation, qui a scellé l’issue du match, sous les cris de tous les joueurs locaux et de leurs parents et amis dans les estrades du stade Gilles-Doucet.

Il y avait d’ailleurs une bonne foule samedi pour ce premier match d’une série de trois au SSJ, alors que l’institution d’enseignement recevait plusieurs de ses anciens porte-couleurs.

Personne n’aurait cru à un tel scénario au début de la deuxième demie, quand les Estacades ont pris une avance de 41-7. Mais les revirements commis par les adolescents de Dominic Baril ont ouvert la voie aux locaux, qui avaient des choses à se faire pardonner après avoir perdu 38-0 contre ces mêmes Estacades plus tôt cette année.

«C’est une belle leçon pour nos jeunes», reconnaît Baril, qui a évidemment dû gérer l’émotion dans son vestiaire après la rencontre.

«Ça n’a pas été facile, j’en conviens! Durant la saison, nous n’avons pas eu beaucoup d’adversité, nous étions l’équipe à battre. Pour de nombreux joueurs, c’est une première défaite à vie au football et dans des conditions loin d’être évidentes.»

Les Estacades n’avaient toujours pas accordé de points cet automne avant que le Vert et Or ne réussisse un premier touché, samedi.

La saison régulière désormais chose du passé, une demi-finale mettra aux prises, le week-end prochain, le Vert et Or aux Gothics de l’école Des Pionniers. Le vainqueur de ce choc accédera à la finale, où il retrouvera les Estacades, qui auront ainsi deux semaines devant eux pour se préparer à cette ultime rencontre.

Sports

Les Diablos à court de ressources

Trois-Rivières — La chanteuse Marjo a connu un grand succès avec la pièce Les chats sauvages. Malheureusement pour les Diablos, le chat sauvage a été apprivoisé samedi soir à Trois-Rivières. Forcés de jouer la formation wildcat puisqu’ils étaient privés de leur deux quarts-arrières, les Diablos se sont inclinés par la marque de 49-14 face aux Nordiques de Lionel-Groulx.

Privé de Charles Cossette et Nicolas Trudel, blessés la semaine précédente contre Édouard-Montpetit, le personnel d’entraîneurs des Diablos a dû se rendre à l’évidence qu’il devrait adapter son cahier de jeux pour faire face à cette lourde épreuve. 

C’est ainsi que les Trifluviens ont adopté la formation wildcat (chat sauvage), où le quart-arrière est remplacé par deux porteurs de ballons et un receveur dans le champ arrière. Celui qui allait avoir la tâche de lancer quelques ballons ici et là, le receveur Jonathan Cantin, n’avait pas occupé le poste de quart depuis quatre ans, lorsqu’il était à l’école secondaire.

Or, les Diablos espéraient être en mesure de surprendre l’adversaire en début de match, avec une telle formation, mais les Nordiques étaient visiblement prêts pour ce scénario. Ils n’ont joué qu’avec un maraudeur dès le premier jeu.

«Je m’ennuie du bon vieux temps où il n’y avait pas de réseaux sociaux, que tout le monde n’était pas amis sur Facebook et que tout ne se savait pas. J’espérais avoir droit à deux séries avant qu’ils s’ajustent», a soupiré l’entraîneur-chef François Dussault après la rencontre.

À l’inverse, le jeu de passe des Nordiques fonctionnait comme sur des roulettes, particulièrement après que les Diablos eurent perdu deux demis de coin dans la rencontre. Même des receveurs ont dû évoluer en défensive pour les Rouges. 

Les visiteurs se sont emparés d’une avance de 14-0 au milieu du deuxième quart. Les Diablos ont répliqué quand Michaël Morin, d’un saut spectaculaire, a capté une passe de 15 verges de Cantin dans la zone des buts. Ç’a aura été la seule passe complétée pour le quart d’un soir.

«On a vu contre Édouard-Montpetit que si les Diablos avaient une lacune défensive, c’était par la passe. On a essayé d’exploiter ça. Mais on a dit aux gars que s’ils attrapaient le ballon, ils allaient devoir payer le prix. Ils ont livré la marchandise», a analysé le pilote des Nordiques, Éric Marier.

Les Nordiques ont porté un dur coup aux Trifluviens en complétant une passe de 30 verges 30 secondes avant la fin de la demie, puis ont ouvert le troisième quart avec un autre touché sur une course de 67 verges. 

Avec un pointage de 27-7, le match semblait hors de portée des locaux. Ça n’a pas empêché Patrice Gemme de terrasser la défensive des Nordiques pour inscrire un touché. Le porteur de ballon a été utilisé à profusion, 34 fois pour être précis, et a amassé 252 verges au sol, tout ça alors que les visiteurs pouvaient anticiper la course.

Félix Léger a aussi cumulé 42 verges dans ce match.

«Les gars se sont battus. Ce n’est pas évident de se retrouver dans cette situation et ils en étaient conscients. Mais dans la vie, tu vas faire face à de l’adversité. Quel genre d’individu veux-tu être? Celui qui trouve des excuses ou celui qui retrousse ses manches? Je n’ai rien de négatif à dire à cet égard. C’est très loin d’être fini et j’espère que mes gars vont avoir une excellente mémoire», a martelé Dussault.

Cette performance au sol n’a toutefois pas été suffisante pour amorcer une remontée devant les 1228 partisans réunis au stade Diablos. Les Nordiques ont ajouté deux autres majeurs pour s’assurer du gain, mais aussi d’un match à domicile en séries. Les Trifluviens devront donc se contenter du cinquième rang avec une semaine à faire à la saison.

Sports

Électriks: le comble de la malchance

Shawinigan - Un nouveau chapitre s’est écrit dans la saison bizarre et ponctuée de malchance des Électriks du Collège Shawinigan, dimanche sur le terrain des Cavaliers du Collège Champlain St-Lambert.

Capables du meilleur mais surtout du pire, les hommes de Guy Bergeron ont encaissé une défaite de 52-7 au terme d’un match qui aura vu deux autres joueurs tomber au combat dans des situations invraisemblables.

Si le pointage final indique une domination complète des Cavaliers, certaines statistiques confirment que les Shawiniganais ont été dans le coup, dans une certaine mesure.

À cinq reprises, ils ont réussi à transformer un quatrième essai et plusieurs verges à franchir en premier jeu, un excellent pourcentage d’efficacité qu’on ne voit pas souvent au football, peu importe le niveau. Le hic, c’est que dans trois de ces situations, les Électriks ont commis un revirement sur le jeu suivant. 

«Un match de fou, a résumé Bergeron plus tard dans la journée. Nous avons effectué toutes les erreurs possibles en un après-midi. Tu ne veux jamais terminer une rencontre avec près de 300 verges de pénalités.»

Il y a notamment eu huit infractions pour rudesse. «On les a toutes mérité.»

La partie avait bien mal commencé pour Shawinigan, qui a échappé le ballon dès le botté d’envoi. Par la suite, une blessure majeure subie par l’un des leaders de la défensive, Timothé Fortin-Pontbriand, a ramené à la surface de durs souvenirs pour la troupe. 

«Timothé a subi une hyperextension de la jambe. Un bête accident qui s’ajoute à une longue liste pour nous. Son genou est vraiment magané.»

En début de saison, une sérieuse blessure au pied à Justin Bruce avait aussi fait craindre le pire aux Électriks. Bruce ne reviendra pas au jeu en 2017 mais sa condition s’améliore de semaine en semaine. Quant à Fortin-Pontbriand, sa saison est également terminée.

Comme si ce n’était pas suffisant, Louis-André Pacarar est tombé au combat dimanche après être tombé... sur son casque. «Il courait lors d’un retour de botté et il a perdu son casque. Il a marché dessus et son visage a encaissé le choc. Il devra suivre le protocole des commotions cérébrales.»

Les Électriks ont encore une partie à disputer avant la fin de la saison. Elle aura lieu samedi, à Shawinigan, contre Ahuntsic.

Selon Bergeron, l’équipe peut se bâtir une confiance après la partie de dimanche. «Si on se tient loin des revirements, tout est permis.»

Sports

Les Draveurs perdent le match et St-Denis

Trois-Rivières — En manque d’essence, les Draveurs de Trois-Rivières n’ont été en mesure que de s’accrocher samedi après-midi dans un revers de 5-2 face aux Éperviers de Sorel-Tracy. La défaite pourrait toutefois s’avérer coûteuse puisque Frédéric St-Denis a subi une blessure qui pourrait le tenir hors de l’action pour un bon moment.

Le défenseur étoile a été frappé derrière le filet adverse en première période et c’est son épaule qui a encaissé le choc. St-Denis a quitté la patinoire en douleur et n’est pas revenu dans le match.

 «On ne sait pas exactement ce que c’est comme blessure, mais c’est au haut du corps, a spécifié l’entraîneur Alain Côté. J’ai discuté avec notre physiothérapeute et il risque d’être absent pour trois à quatre semaines. C’est dommage, mais en même temps nous sommes chanceux dans notre malchance puisque nous ne jouons qu’un match la semaine prochaine.»

Non seulement les Draveurs ont-ils perdu les services de St-Denis en première période, mais aussi ceux de l’arrière Jonathan Oligny, expulsé pour avoir fait une obstruction à partir du banc, une pénalité que Côté mettait davantage sur le compte de la malchance que du mauvais vouloir.

C’est donc avec quatre défenseurs que les Trifluviens ont terminé la rencontre. Les Sorelois en ont profité pour lancer 50 fois sur le gardien Marc-Antoine Gélinas, qui a encore une fois connu une excellente sortie. Après 20 minutes, les Draveurs avaient l’avance 2-1 grâce à des filets de Jonathan Bellemare et Benjamin Rubin.

Mais la fatigue est rapidement venue frapper la troupe d’Alain Côté dans ce match qui était disputé en après-midi. Les Éperviers ont enchaîné avec quatre buts sans réplique pour se sauver avec la rencontre. «Nous avons manqué d’énergie. Nous avons joué à Saint-Georges vendredi soir et nous nous sommes couchés à 3 h du matin. Même moi j’étais fatigué. Je ne pouvais donc pas en demander trop à mes joueurs.»

Le pilote estimait d’ailleurs que son équipe aurait pu mériter un meilleur sort puisque le cinquième filet des visiteurs a été marqué dans un filet désert. «Marc-Antoine a vraiment bien joué, surtout contre l’un des meilleurs jeux de puissance de la ligue. Il a même stoppé un lancer de punition. Je pense que le pointage n’indique pas l’allure du match, surtout contre une des meilleures équipes de la ligue et avec quatre défenseurs.»

Sports

Un plan parfait!

Chronique / Si vous êtes partisan du Canadien, vous devriez vous réjouir que Geoff Molson ait défendu le travail de son directeur-gérant Marc Bergevin cette semaine, malgré le début de saison lamentable de l’équipe.

Vrai, Molson semble vivre au pays des licornes. Il a vanté les performances globales d’une équipe qui a pourtant gagné trois petites rondes au printemps en cinq ans! Il a aussi insisté sur le respect dont jouit Marc Bergevin dans les cercles de la LNH. Sur ce point, on l’imagine très populaire en effet auprès de ses homologues depuis deux ans, lui qui a donné un ailier de premier trio (Sven Andrighetto) contre une caisse de rondelles, fourni deux choix de deuxième ronde (qui auraient pu devenir Samuel Girard et Alex DeBrincat) contre un joueur de quatrième trio (Andrew Shaw), et sacrifié un lauréat du trophé Norris (P.K. Subban) qui amorçait les meilleures années de sa carrière contre un défenseur sur la pente descendante (Shea Weber) lié à un contrat boulet. On comprend aussi qu’il doit être très copain avec les agents des Shaw, Emelin, Plekanec et Price, qui ont tous obtenu des contrats bien généreux pour leur tableau de chasse respectif.

Mais bon, les propos du grand patron trahissent un appui qui ne s’est pas encore effrité envers Bergevin, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle dans les circonstances. Car même si les défaites continuent de s’empiler, Molson devrait faire preuve de patience et attendre au moins jusqu’en décembre avant de songer à faire un grand ménage. Rendu là, son successeur aura le beau jeu pour amorcer un virage jeunesse, et ramasser l’un des trois ou quatre meilleurs espoirs qui seront disponibles au repêchage en juin prochain.

Ce scénario est plausible, croyez-moi. À moins que Carey Price ne se retransforme en sauveur, il est difficile de croire que cette équipe va soudaienement élever assez son jeu pour se frayer un chemin jusqu’en séries. Price peut jouer mieux, on ne peut le nier. Mais on ne peut en même temps oublier la qualité douteuse de la brigade défensive qui le protège. Dans la LNH, avec le niveau d’habiletés sur la glace, si tu donnes plus de temps et d’espace à tes rivaux, n’importe quel gardien devient de la chair à canon. Même l’Élu...

Non seulement cette défensive est poreuse, elle n’est pas non plus championne en relance. Le meilleur dans ce rayon est le petit Victor Mete, 19 ans et modeste choix de quatrième tour. Ça en dit long sur ceux qui l’entourent à la ligne bleue! Ce n’est pas un hasard si Max Pacioretty, Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk et Artturi Lehkonen connaissent des ratés depuis le début de la saison. La rondelle vient rarement sur leur palette en sortie de territoire. À propos, il y a encore des chrétiens dans la salle qui croient Marc Bergevin quand il dit que sa défense est meilleure que l’an dernier? Ceux qui vantaient Bergevin d’avoir sorti Subban pour amener un vrai leader comme Weber doivent aussi commencer à douter. Subban a sept points au compteur et montre un différentiel de +2. Weber n’a enregistré que deux points, et il est -3. Je vous glisse l’info, juste au cas où ça vous aurait échappé.

Un coup d’éclat?

Ce tableau, l’état-major du Canadien le connaît. Dès les rencontres préparatoires, on sentait que le Canadien ne disposait pas des mêmes armes que ses principaux rivaux dans la division. Les sept premiers matchs de la saison ont validé cette perception.

Avec plus de 8  millions $ comme espace sous le plafond salarial, Bergevin doit être très actif depuis le début de la saison. Si son alignement est intact, c’est qu’il n’arrive pas à réaliser un coup d’éclat qui pourrait transformer son club. Une transaction amenant un gros centre numéro un ou un vrai défenseur gaucher en mesure de compléter Weber pourrait effectivement changer les données. Mais pour ficeler ce genre de troc, ça prend des appâts attrayants. Pas sûr que Bergevin a ça sous la main.

Or avec le statu quo, le Canadien s’en va vraisemblablement dans le mur. On ne peut plus pointer du doigt un défenseur individualiste qui prenait trop de place dans la chambre. Ni un entraîneur bourru qui aurait perdu l’oreille de ses hommes.

Molson, qu’il le veuille ou non, devra tôt ou tard se pencher sur le travail de son homme de confiance. Bergevin ne s’est entouré que d’amis au profil semblable au sien, il a dilapidé bien des choix au repêchage ces dernières années pour des joueurs de soutien. Le développement des jeunes surdoués de l’organisation laisse à désirer. Malgré tout ça, personne, à part Michel Therrien, n’a perdu son job dans son country club.

Or les trous béants dans l’alignement, les fans les voient et la grogne est de plus en plus palpable. Quelques heures avant le match d’ouverture local, le Canadien tentait encore d’écouler plusieurs centaines de billets, du jamais vu en 15 ans. Si l’équipe ne se replace pas, un nouvel architecte sera bientôt réclamé par les partisans. Tant mieux si deux ou trois mois s’écoulent d’ici là. C’est un plan de match parfait pour avoir une chance de ramasser un jeune défenseur gaucher à haut potentiel comme Rasmus Dahlin ou encore une bombe offensive comme Andrei Svechnikov.

Football

Diablos: «Je sais qu’on est capable de gagner»

La dernière fois que les Diablos ont accueilli un match éliminatoire à Trois-Rivières, certains joueurs de l’édition actuelle de l’équipe commençaient à peine leur première année à l’école primaire. Une disette de dix ans qui pourrait prendre fin samedi soir si les Trifluviens venaient qu’à l’emporter face aux Nordiques de Lionel-Groulx. Mais pour signer la victoire, les Diablos devront avant tout se relever.

Le revers de 55-14 subi samedi dernier face aux Lynx du Cégep Édouard-Montpetit a laissé des traces chez les Rouges. Une contre-performance où rien ne fonctionnait et qui représentait un énorme contraste avec la sortie de la semaine précédente, où les hommes de François Dussault avaient battu la meilleure équipe au classement, le Noir et Or de Valleyfield.

«C’est cliché, mais il faut revenir aux bases. C’est ce qu’on n’a pas fait contre Édouard-Montpetit. Il faut plaquer, il faut bloquer et si tu ne le fais pas, peu importe le genre de joueur que tu as, tu ne gagneras pas», a rappelé l’entraîneur-chef.

Ce dernier espère que cette défaite aura été formatrice comme l’avait été la première de la saison, le 23 septembre contre John Abbott. Les Diablos avaient rebondi avec deux victoires consécutives.

«Il y a une longue liste de choses qui n’ont pas fonctionné la semaine dernière. C’est une vague, on apprend encore comment réagir après une grosse victoire ou une défaite. C’est une claque sur le museau, mais on apprend de ces leçons ensemble et on grandit ensemble. On a travaillé très fort cette semaine.»

Une revanche à prendre

Les Diablos connaissent bien les Nordiques. Les deux équipes s’étaient affrontées au premier tour éliminatoire l’an dernier, match où les Nordiques avaient eu l’ascendant en route vers le titre de la division 2. Une rivalité s’est installée. Or, l’enjeu sera important pour les deux formations, puisque l’équipe qui l’emportera s’assurera d’un match à domicile lors des éliminatoires.

«Ils nous ont sortis des séries, alors on a un cas à régler, lance le porteur de ballon Félix Léger. Je pense que la semaine dernière, c’est une erreur d’équipe, pas d’un seul individu. Nous avons manqué le rendez-vous. Dans la division 2, toutes les équipes sont battables et le match se joue le samedi soir. Personne ne doit être pris à la légère.»

La rencontre face à Édouard-Montpetit aura toutefois laissé des traces et plusieurs joueurs se retrouvent actuellement à l’infirmerie trifluvienne. Dussault gardera les doigts croisés jusqu’au botté d’envoi en espérant que certains seront de retour à temps pour ce duel.

«Les Nordiques sont une équipe au-dessus de leurs affaires, qui est championne et qui veut aller en division 1. Mais je sais qu’on est capable de gagner, je n’en ai aucun doute», conclut le chef d’orchestre.

Les Électriks en Montérégie

Après avoir profité d’une semaine de repos, les Électriks seront de retour au boulot ce samedi alors qu’ils affrontent les Cavaliers du Collège Champlain-St-Lambert. Cette saison, les Cavaliers montrent un dossier de trois victoires et trois défaites, bon pour le quatrième rang au classement. De leur côté, les Shawiniganais espèrent toujours décrocher une première victoire cette année, eux qui concluront leur calendrier régulier la semaine suivante à domicile.

Boxe

De la boxe et des projets structurants

La boxe gagne de plus en plus d’adeptes à La Tuque. Les clubs de boxe qui se sont multipliés dans les dernières semaines le prouvent. Au centre-ville de La Tuque, le club de boxe Les Guerriers du Ring de La Tuque a ouvert ses portes officiellement au début du mois et les projets ne manquent déjà pas pour le propriétaire Rocky Poulin et son équipe.

«Il y a définitivement un engouement. Pour faire de la boxe, c’est simple il faut quatre choses: de la paix, de l’amitié, du respect et du courage», a lancé d’entrée de jeu le directeur du club.

Le club qui compte déjà aux alentours de 70 membres offre évidemment toutes sortes de cours récréatifs pour les jeunes et moins jeunes, mais aussi des cours pour des groupes spécialisés.

«On s’implique beaucoup avec la communauté autochtone. On travaille avec le Foyer Mamo. On a donné des cours à la maison des jeunes aussi.»
L’équipe du club de boxe Les Guerriers du Ring s’implique également avec les jeunes en difficulté d’apprentissage avec les différentes écoles de La Tuque.

«Les jeunes viennent ici, on fait des ateliers de boxe évidemment, mais aussi de comportements. On travaille beaucoup plus avec les classes spécialisées, notamment avec les jeunes qui ont des problèmes de comportement. On les aide à se défouler pour qu’ils pensent à autre chose quand ils retournent à l’école... On demande du feedback aux enseignants pour s’ajuster. On veut qu’ils se défoulent sur le sac, pas à l’école», lance Poulin.

Changement positif


Ce dernier note d’ailleurs que des membres du personnel de l’école secondaire Champagnat ont été en mesure de remarquer un changement positif chez certains de ses protégés.

«Si on en sauve un, bien c’est un de sauvé. Celui-là va devenir un bel exemple à suivre pour les autres», insiste-t-il.

«On peut régler les problèmes de violence avec la boxe en travaillant le comportement et l’attitude. Il faut développer le respect et apprendre à gérer la colère entre autres.»

Pour l’entraîneur, qui a une trentaine de combats à son actif, la boxe c’est beaucoup plus qu’un simple sport. Pour lui, c’est une discipline d’entraînement et un encadrement de vie.

Rocky Poulin travaille sur l’ouverture d’une deuxième école de boxe, à Wemotaci.

Gala en préparation

Le club de boxe Les Guerriers du Ring de La Tuque, qui a déjà commencé à cumuler les médailles dans différents événements, prépare actuellement un gala de boxe qui pourrait avoir lieu au début de l’année 2018.

«Les gens s’entraînent ici de la même façon que les plus grands professionnels. Il faut être prêt pour monter dans le ring et aller se battre. Ce n’est pas donné à tout le monde de recevoir des coups et d’en donner», a mentionné Rocky Poulin.

«Si on a une perle rare qui se démarque, je vais l’amener au sommet. C’est définitif. Jusqu’à maintenant, il y a du très beau talent», conclut-il.

Boxe

Nouveau club de boxe à La Croche

Un club de boxe a ouvert ses portes récemment à La Croche, en Haute-Mauricie. Le propriétaire et entraîneur, Gary Doston, offre des services à toute la population et espère bien trouver une perle rare parmi les membres du Club de boxe Le Latuquois 2017.

«On a déjà une trentaine d’inscriptions et ça va très bien. Il y a un engouement pour la boxe. Il faut remonter vraiment loin pour trouver le dernier club de boxe qu’il y a eu ici à La Tuque. C’est au début des années 70», a-t-il lancé.

Le propriétaire est actuellement en campagne électorale. Il veut devenir le prochain conseiller municipal du district #2 à La Tuque, La Croche–Couronne rurale. Les heures d’ouverture ont été quelque peu réduites jusqu’au jour du scrutin, mais à compter du 8 novembre le club sera ouvert cinq jours par semaine. «C’est ouvert à tout le monde, de 5 ans à 90 ans. Pour l’instant, on parle de cours pour monsieur et madame Tout-le-monde. On veut y aller graduellement, mais à la minute qu’il va y avoir quelqu’un qui va se démarquer, on va être prêt. J’ai déjà des ententes», a lancé le propriétaire.

Gary Doston soutient avoir beaucoup de contacts dans le milieu et insiste à dire qu’il n’hésitera pas une seconde à pousser au sommet un boxeur qui se démarquerait du lot.

Sports

En vitesse

Des appuis de taille pour Bureau

BENOÎT BRUNET (analyste de hockey à RDS) et RON FOURNIER (Bonsoir les sportifs à Cogeco Média) ont uni leurs voix au cours des derniers jours afin que MARC BERGEVIN fasse appel à MARC BUREAU pour peaufiner les mises au jeu chez les joueurs de centre du CH. À noter que Bureau en est à sa 15e saison comme enseignant dans le cercle des mises au jeu. Un certain PATRICE BERGERON a été son premier élève chez le Titan d’Acadie-Bathurst. Depuis l’arrivée de GILLES BOUCHARD à la barre de Rouyn-Noranda dans la LHJMQ, l’ancien 28 du Canadien occupe cette chaise à temps partiel chez les Huskies. Bergeron et Bouchard sont de bonnes références en passant. Allô, monsieur Bergevin!

Louis-Marc Aubry sur la touche

LOUIS-MARC AUBRY, qui fonctionnait à plein régime avec la formation de Berlin de la division 1 en Allemagne, est sur la touche à la suite d’une blessure à une main. Le patineur trifluvien, qui était employé à toutes les sauces par le duo UWE KRUPP et CLÉMENT JODOIN, sera au rancart de quatre à six semaines.

Chez les gérants d’estrade

RENÉ TURNER commente en quelques lignes le couronnement des Patriotes de Sainte-Ursule dans la LBSAM. «Je me réjouis du championnat remporté par l’équipe de Sainte-Ursule contre la formation de Cap-de-la-Madeleine. D’anciens joueurs des Aigles de Saint-Paulin font maintenant partie de cette équipe au sein de laquelle ils ont joué un rôle très important dans ce grand triomphe. Et je tiens à les féliciter pour leur excellente performance.»

La Fondation Claude-Mongrain aux Cataractes

Pour une deuxième année consécutive, la bande à LOUIS BEAUDET de la Fondation Claude-Mongrain fera la remise de bourses à de jeunes athlètes de la région lors de la visite des Foreurs de Val-d’Or chez les Cataractes, le 24 novembre, au Centre Gervais Auto. L’occasion sera belle pour revoir dans le feu de l’action les patineurs ANTHONY ALLEPOT et NATHAN CYR-TROTTIER de Trois-Rivières ainsi que BENJAMIN DION de Gentilly dans le camp des Foreurs.

Les bonnes vieilles lames

YVES BOURDEAU, BOB GAUTHIER, GILLES LESIEUR, MICHEL MORIN, ANDRÉ BERTHIAUME, MICHEL LEMAY, JEAN-PIERRE CARPENTIER, PIERRE GENEST, JEAN-JACQUES YOUNG, GILLES MANSEAU, RÉJEAN LAMPRON et YVES GAGNON, alias le vieux routier de Saint-Prosper, tirent les marrons du feu chez les hockeyeurs boomers du mardi au Colisée. Du côté des officiels, le quatuor RÉJEAN MAILHOT, RICHARD NAULT, ALAIN LABRECQUE et ANDRÉ AUBRY se complète à merveille.

D’André Peterson à Éric Bégin

Bravo à ANDRÉ PETERSON qui a enregistré un chrono de 3:23:55 au Marathon de Victoria, en Colombie-Britannique! Il a ainsi mérité un laissez-passer pour le mythique Marathon de Boston en 2019.

Coach SERGE FORCIER a pris en charge les Vipers de Montpellier sur le Vieux Continent.

SAMUEL BLAIS, qui vient d’être rappelé par les Blues de St. Louis, est un client assidu de l’école de power skating de PIERRE AUBRY en saison estivale à l’aréna Jean-Guy-Talbot.

JACK ST-ONGE réalisera un rêve lors du tournoi de hockey atome qui porte son nom. En effet, son petit-fils MAXIME défendra les couleurs des Maroons de Lachine atome AA lors du tournoi prévu du 8 au 21 janvier, à Shawinigan.

MARC-ANDRÉ ROUETTE ne porte plus à terre depuis qu’il a joué son âge (80) au spectaculaire parcours du club Ki-8-Eb.

DANY DUBÉ tenterait l’expérience de JONATHAN DROUIN comme ailier et ALEX GALCHENYUK au poste de centre chez le Canadien. Et à l’instar de plusieurs experts, il considère que JOHN TAVARES a le profil parfait pour Montréal.

RENÉ CHASSÉ souligne que le club de golf Métabéroutin sera ouvert jusqu’au dimanche 5 novembre. Les inscriptions sont acceptées au 819 379-6660.

J’ai la nette impression qu’un franc-tireur de la trempe de MICHAEL CAMMALLERI aurait été d’une grande utilité chez le CH. Il nous en a donné un bel échantillon lors du match entre le Canadien et les Kings à L.A., mercredi.

Plusieurs anciens membres de l’organisation des Patriotes de l’UQTR étaient du match inaugural de la troupe de MARC-ÉTIENNE HUBERT. Il y avait, entre autres, JEAN BOIS, MARC GERVAIS, BOB PAGÉ, ANDRÉ AUBRY, ALAIN LABRECQUE, LOUIS BEAUDET, YVON DESPRÉS et DANIEL PAYETTE.

Soit dit en passant, l’édition 2017-2018 des Patriotes de l’UQTR compte dans ses rangs pas moins de 19 anciens patineurs de la LHJMQ.

Par les temps qui courent, je suis accro au téléroman policier District 31, où les punchs ne manquent pas, ainsi qu’aux séries éliminatoires du baseball majeur qui vont de surprise en surprise! Assisterons-nous à une Série mondiale entre les Dodgers et les Yankees? Ce serait du bonbon, si vous voulez mon avis.

L’ancien défenseur des Cataractes de Shawinigan ÉRIC BÉGIN devient le premier capitaine dans l’histoire du Formule Fitness de Bécancour dans la LHSAAAQ.

Club des as

À Grand-Mère, KEVEN CARBONNEAU a apposé sa signature au trou no 4 devant SAMUEL PROULX.

Au KI-8-Eb, YVES TRÉPANIER a enfilé son deuxième as en carrière au trou no 17 devant IRÈNE BEAUMIER (sa conjointe), GASTON FLAGEOLE et GERMAIN LEVAC.