Sports

Surfer sur la vague

Une semaine après avoir remporté l’une des victoires les plus spectaculaires du programme en dix ans, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières (4-1) sont en déplacement ce week-end, du côté de Longueuil.

Là-bas, ils ont rendez-vous avec les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit (3-2). Un gain assurerait pratiquement les Trifluviens de la présentation d’un match éliminatoire à domicile. Mais l’entraîneur-chef François Dussault refuse de se projeter aussi loin dans l’avenir.

Il avait d’ailleurs réservé un programme d’entraînement assez étoffé à ses protégés cette semaine. En pleine relâche, de surcroît! Pas question de se pavaner malgré la fiche positive du club et la victoire émotive de samedi dernier, contre Valleyfield au Stade Diablos.

«Aucun joueur n’avait vécu quelque chose de semblable dans cet uniforme alors c’est normal d’avoir célébré cette victoire. Par contre, ils devaient s’attendre à un retour au sérieux cette semaine aux pratiques et ils ont vraiment bien répondu.»

Qui plus est, Dussault mise sur un alignement en relative bonne santé. Un aspect crucial alors que s’amorce la septième fin de semaine d’activités dans la ligue de football collégial, division 2.

Les Diablos disputeront un deuxième match en après-midi en six sorties. Parions qu’ils préfèrent oublier le premier, une défaite – leur seule jusqu’ici – de 47-11 sur John Abbott le 23 septembre. «Les Lynx sont très athlétiques. Si leur offensive a le ballon, ils peuvent réaliser de gros jeux. Le quart-arrière [Anthony Robichaud] a déjà 15 passes de touché cette année.»

Chez les Diablos, le quart Charles Cossette devra sans doute négocier avec le blitz de la défensive longueuilloise. «Quand la pression arrive à sept ou huit joueurs, il faut trouver les trous, le receveur disponible. Ce sera un bon défi pour nous», affirme Dussault.

Édouard-Montpetit a subi ses deux défaites de l’année devant Valleyfield et Lionel-Groulx, les champions de 2016. Défaits 33-23 en ouverture de saison contre eux, ils avaient inscrit 21 points dans la deuxième portion du match. Ils sont donc capables de rivaliser avec les meilleurs. 

«Ils ont eu des hauts et des bas et dans cette ligue, on ne peut prendre aucun adversaire à la légère. L’année dernière, nous sommes entrés en séries sur une triple égalité au classement», rappelle le pilote en chef, dont l’équipe jouera son ultime match local en saison régulière le 21 octobre, face à Lionel-Groulx. La campagne prendra fin la semaine suivante, à Thetford Mines, avant le début des matchs éliminatoires le 4 novembre.

Sports

Draveurs: courte défaite à Thetford

En visite à Thetford Mines, les Draveurs de Trois-Rivières n’ont pas été en mesure de résister à une poussée tardive de l’Assurancia vendredi soir. Ils se sont inclinés 3-2.

C’est Sébastien Courcelles qui a donné la victoire aux locaux en battant le gardien Marc-Antoine Gélinas en avantage numérique alors qu’il restait moins de trois minutes en troisième période. Gélinas a fait face à 32 lancers dans cette rencontre.

Pour la troupe d’Alain Côté, Jérémy Vigneault-Bélanger a été le premier à s’inscrire à la marque, en désavantage numérique de surcroît, en première période. Jean-Michel Daoust a enfilé deux buts par la suite pour donner l’avance à l’Assurancia, mais Antoine Houde-Caron a ramené les deux équipes à la case départ avant la fin du deuxième engagement.

«C’est dommage parce qu’on aurait dû sortir d’ici avec au moins un point. Nous avons été malchanceux sur un des buts, la rondelle est montée dans les airs et nous l’avons perdue de vue. Elle est retombée derrière Gélinas. On a ouvert la porte en troisième avec des punitions qui leur ont permis d’obtenir de bons tirs. Je suis déçu du résultat, mais pas de l’effort des gars», a mentionné l’entraîneur des Trifluviens.

Il s’agissait du seul match des Draveurs ce week-end.

Une petite revanche pour les Estacades

Il n’y avait pas de trophée à l’enjeu, mais la victoire fera du bien aux Estacades. 

Vendredi soir à domicile, ils l’ont emporté 3-1 face au Blizzard du Séminaire Saint-François, la même équipe qui avait eu raison des Trifluviens la saison dernière en finale de la Coupe Jimmy Ferrari. 

Avec ce gain, les Estacades ont mis un terme à une séquence de neuf victoires consécutives du Blizzard cette saison.

Zackary Daneau a marqué à deux occasions en deuxième période pour permettre à la troupe de Frédéric Lavoie de signer ce gain. 

Mavrik Bourque a été l’autre marqueur pour les locaux. 

La victoire est allée à la fiche de William Grimard, qui a réalisé 22 arrêts.

Sports

La vie après Carrie-Ann

Trois-Rivières — Comment remplacer l’irremplaçable? C’est la question qu’on se pose chez les Diablos de Trois-Rivières à l’aube du début de la saison au basketball féminin division 1. C’est le début d’une nouvelle ère chez les Rouges, celle sans Carrie-Ann Auger.

En effet, on ne remplace pas la meilleure joueuse de l’histoire d’un programme en claquant des doigts. La petite meneuse avait dominé le circuit la saison dernière en plus de remporter le championnat des marqueuses et le titre de joueuse par excellence au Québec. Partie pour l’Université Laval, il est maintenant le temps de tourner la page pour les Rouges.

«On fait notre possible de ne pas parler de Carrie-Ann», lance d’entrée de jeu l’entraîneur Faisal Docter, qui ne veut surtout pas mettre de pression supplémentaire sur son jeune groupe de joueuses à l’approche du lancement de la saison, vendredi soir.

«Maintenant, c’est tout le monde qui devra contribuer. Les autres équipes ne pourront pas juste se dire qu’elles doivent arrêter une fille, elles devront toutes nous arrêter. C’est un point positif», ajoute la vétérante Justine Laneuville, qui obtiendra ainsi plus de responsabilités.

«On va miser sur la défensive, comme chaque année, mais c’est encore plus vrai cette année. On va devoir trouver une nouvelle manière de marquer sans passer la balle à Carrie-Ann.»

Mais l’ombre d’Auger risque de planer sur l’équipe cette saison, surtout qu’une gigantesque photo d’elle a été installée dans le gymnase du pavillon des Sciences. Docter – qui a perdu trois partantes de la dernière saison - avait tout de même préparé la relève et espérait avoir un groupe capable de livrer bataille. C’était jusqu’à ce que le ciel lui tombe sur la tête. Les Diablos ont en effet perdu les services de Charlie Guillemette et de Fredlaine Verrier, qui ont subi une déchirure du ligament antérieur croisé du genou durant le camp d’entraînement. Elles ne verront pas d’action lors de la prochaine saison.

«Nos cinq meilleures marqueuses de l’année passée ne sont plus dans la formation. Mais il nous reste un bon groupe de recrues, des vétérantes qui sont bonnes en défensive et qui acceptent leur rôle. Je pourrais sortir tous les clichés, mais la réalité, c’est que d’autres joueuses devront élever leur jeu d’un cran», souligne Docter.

Parmi les vétérantes de retour, on retrouve aussi Fredlyne Verrier, qui devra occuper le rôle de sa sœur sous le panier. Mais ce sera aux sept recrues de l’équipe de s’imposer, et ce, beaucoup plus rapidement que prévu. Le pilote tient en haute estime Meredith Bélanger, une ancienne du Séminaire St-Joseph, et Jasmine Martel, de Sorel-Tracy, deux joueuses qui ont choisi l’institution trifluvienne malgré plusieurs offres ailleurs en province.

«On aurait aimé leur donner la chance d’évoluer derrière Charlie pour les aider. C’est plate pour les deux filles qui sont blessées à leur dernière année avec nous, mais les nouvelles veulent jouer. Nous ne sommes pas les seules dans cette position. J’étais fier des matchs joués en présaison. Ce n’est pas toujours constant, mais l’absence des deux filles d’expérience va accélérer leur développement.»

Comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les puissantes Nomades de Montmorency qui seront les premières adversaires des Diablos. La victoire risque d’attendre, mais ce qu’espère Docter, c’est de voir certaines de ses joueuses se lever et occuper le rôle de leader laissé vacant par l’absence des cinq meilleures marqueuses de la dernière saison.

«Est-ce qu’on est prêt pour demain soir? Non. Est-ce que Montmorency le sera? Non plus. On n’a absolument rien à perdre. On va être chez Momo et quand on regarde notre fiche là-bas… je n’ai jamais connu la victoire à Momo, peu importe si Carrie-Ann était là ou non.»

Hockey

Un premier but et la première étoile

À son deuxième match dans la Ligue nationale avec les Predators de Nashville, Samuel Girard a marqué son premier but jeudi, devant les membres de sa famille en prime.

« Un moment incroyable », a lancé la Tornade de Roberval à la foule après avoir reçu la première étoile de la rencontre et une deuxième victoire en deux matchs, cette fois au compte de 4-1 sur les Stars de Dallas. 

Après une mise en jeu dans le territoire adverse, le Robervalois a dégainé après avoir reçu la passe de l’ancien du Canadien P.K. Subban pour battre le gardien Ben Bishop au-dessus de l’épaule droite pour créer l’égalité 1-1. Captés par la caméra de la station Fox au Tennessee, les membres de la famille de Girard, qui passent la semaine à Nashville pour ses débuts dans la Ligue nationale, ont manifesté leur joie, dont son père Tony, qui semblait très ému par le moment privilégié. Nul besoin de rappeler que la famille Girard est tissée très serré.

Sports

Une journée de rêve pour les Girard

(Trois-Rivières) Samuel Girard s’est assuré que cette première journée officielle dans la LNH soit aussi grisante pour les siens que pour lui.

La famille tricotée serrée de Roberval était ensemble mardi à Nashville, où la vedette des Cataractes a disputé un premier match en saison régulière dans le maillot des Predators, qui en ont fait un savant choix de deuxième ronde au repêchage de 2016. Entourés de leurs quatre enfants et de quelques proches, Tony et Guylaine Girard ont vécu de grandes émotions.

«Une journée de rêve. C’est pas mal ça qui résume le mieux ces dernières heures. C’est fou raide ici!», lance le papa, qui confie que la recrue de 19 ans avait tout programmé pour son clan. 

«Il avait préparé les billets d’avion pour tout le monde. Trois suites nous attendaient à l’hôtel. Après l’avoir serré dans mes bras, je lui ai dit que c’était trop, que nous pouvions être plus cordés que ça! Il a refusé, disant que c’était une façon de nous remercier d’avoir fait le voyage pour vivre ça avec lui. Il est comme ça, Samuel. C’est un garçon qui est très reconnaissant.»

Chaque famille dont un rejeton touche à la LNH vit quelque chose de grandiose. Pour les Girard, c’est peut-être encore plus spécial, considérant tous les sacrifices familiaux consentis pour permettre au plus talentueux du groupe de réaliser son rêve. 

«Tout notre monde est très fier en ce moment. On a soupé dans le salon VIP des Predators, plusieurs joueurs sont venus nous serrer la main et nous parler en bien de Samuel. P.K. Subban a été l’un des plus gentils, il a pris le temps de faire des photos avec nous tous. Tu vois que les Predators prennent soin de tous les détails. C’était très impressionnant.»

La famille du jeune surdoué a ensuite pris place dans les gradins. Elle a vu son héros être coupable d’un but des Flyers. Une séquence qui lui a mis le feu au derrière! Quelques minutes plus tard, il amassait son premier point en carrière. En fin de soirée, c’est avec le titre de troisième étoile du match qu’il a quitté la surface de jeu. 

«Il était fébrile en début de match, ça paraissait. Il a commencé le match tranquillement. Mais plus ça avançait, plus il prenait son rythme. Il a fait deux-trois spinoramas, la foule a scandé son nom, c’était incroyable», lance Tony Girard. «Quand il a obtenu sa passe, j’ai été incapable de me lever pour applaudir. Les émotions du dernier mois ont pris le dessus, je me suis mis à pleurer. Je venais de réaliser qu’il était rendu là où il a tant rêvé d’aller. Ça m’a fait du bien, j’ai pu dormir comme un bébé pour la première fois depuis plusieurs semaines!»

Sports

Le CSAD a besoin d’une nouvelle surface

Non seulement le Complexe sportif Alphonse-Desjardins est-il aux prises avec d’importants déboires financiers, mais le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy Claude Lessard a révélé en conférence de presse mercredi une nouvelle qui pourrait avoir un impact pour des milliers de personnes. Sans nouvelle surface synthétique, d’une valeur d’un million de dollars, le terrain de soccer intérieur du CSAD devra être fermé.

Après 10 ans d’utilisation, la surface synthétique a atteint sa limite de vie utile alors que le CSAD enregistre un record d’affluence, selon son directeur général David Labrecque. L’endroit est non seulement utilisé par les joueurs de soccer, mais aussi pour le baseball, le golf, l’ultimate frisbee et le football, autant par les élèves des programmes Sport-études de l’Académie les Estacades que par les clubs civils ainsi que le grand public. 

Or, depuis plusieurs mois, la surface a changé de couleur pour devenir plus sombre, et lorsqu’un joueur fait une chute au sol, son corps et ses vêtements deviennent noirs, soit la couleur des granules qui forment le coussin absorbant.

«La durée de vie normale est autour de 10 à 12 ans. Ce qu’on a constaté en faisant faire des études sur la durée de vie restante, c’est que la granule de caoutchouc a commencé son processus d’assèchement. C’est ce qui explique que les joueurs qui tombent sortent tout noir», explique Labrecque, bien au fait de cette situation décriée par plusieurs joueurs.

Des parents se sont aussi inquiétés quant à l’aspect sécurité. Non seulement une surface usée peut favoriser les blessures lorsque le coussin absorbant disparaît – c’est la raison pour laquelle le terrain de soccer de l’UQTR a été condamné –, mais cette substance de couleur noire leur faisait craindre le pire pour la santé de leur enfant.

«Nous n’avons pas eu d’indications à cet effet par les experts», indique le directeur général en ajoutant que la surface est sécuritaire pour le jeu.

Une nouvelle surface

Au terme d’une étude commandée par le CSAD, deux options se présentaient afin de régler ce problème. C’est finalement celle dont le coût pourrait atteindre le million de dollars qui a été retenue.

«On aurait pu retirer et remplacer toutes les granules, mais la fibre (du gazon) est usée et sa durée de vie ne justifie pas qu’on ne change que la granule. On a fait le tour de toutes les hypothèses, mais la solution intelligente, c’est de changer la surface.»

Une décision qu’approuve le président de l’Association régionale de soccer de la Mauricie, André Mercier.

«La surface est maganée. Ce n’est pas le tapis le problème, c’est ce qu’il y a à l’intérieur. C’est sûr qu’ils doivent la refaire, ils n’ont pas le choix. Depuis deux ans, les enfants sortent noirs.»

Ce dernier estime que ce ne sont pas le nombre de matchs disputés sur le terrain qui ont accéléré la dégradation du terrain, mais plutôt un problème d’aération. Le CSAD a d’ailleurs corrigé la situation dans les dernières années.

«Ils font beaucoup d’expositions, rappelle Mercier. Ça ne sert pas qu’au soccer. Si ça servait uniquement à ça, je ne pense pas qu’on aurait besoin de le changer. Avec tous ces événements, ça se magane plus vite. On demande à nos jeunes de ne pas apporter de breuvages sucrés sur le terrain parce que ce n’est pas bon si ça se retrouve sur la surface. Dans les événements, tout le monde de l’extérieur marche sur la surface et tout se retrouve dedans.»

Labrecque rappelle toutefois qu’avec la situation financière du CSAD, ce type d’expositions permet d’amener de l’eau au moulin. 

«Dans le contrat du fabricant, on ne recommande pas de tenir des expositions, surtout de véhicules à moteur. Mais quand on a ce type d’exposition, le lendemain, on procède à un nettoyage complet. Il faut générer des revenus à l’aide d’activités».

La question monétaire risque d’ailleurs d’être au centre des discussions quant au remplacement de la surface synthétique, puisque les programmes du gouvernement en termes d’infrastructures sportives permettraient de subventionner le nouveau terrain à la hauteur de 500 000 $. Le dossier est maintenant dans les mains de la Commission scolaire, qui le soumettra au gouvernement. 

«Il faut trouver 500 000 $, conclut Labrecque. On espère être en mesure de procéder au remplacement en 2019.»

Cataractes

Cataractes: Charlie Roy accepte la suspension de 15 matchs imposée par la LHJMQ

Trois-Rivières — Charlie Roy n’est pas tombé en bas de sa chaise mardi matin quand il a appris que le préfet de discipline de la LHJMQ, Raymond Bolduc, l’avait suspendu pour 15 matchs en raison de son comportement samedi dernier au Colisée des Bois-Francs.

Le vétéran de 20 ans des Cataractes de Shawinigan a atteint Maxime Comtois d’un coup de poing alors que la vedette des Tigres de Victoriaville était étendue, sans défense, sur la glace. Comtois, qui venait de perdre son casque protecteur quelques instants avant d’être atteint au visage, a subi une commotion cérébrale. 

«Après avoir parlé à Martin (Mondou), je m’attendais à une sanction entre 10 et 15 matchs. Je dois assumer les conséquences de mon geste. Je me sens mal pour ce qui s’est passé. Je pense beaucoup à Maxime. La priorité, c’est sa santé. Je lui ai parlé dimanche matin pour m’excuser, et j’étais content de savoir qu’il se sentait bien. J’espère le revoir sur la glace rapidement.»

Roy, un petit défenseur, n’est pas réputé pour jouer les matamores. Il dit avoir simplement mal réagi dans le feu de l’action. 

«Ceux qui ont vu la vidéo savent que j’ai reçu le premier coup de point au visage. Quand ça s’est passé, les fils se sont touchés. J’ai répliqué et quand je l’ai fait, je n’ai pas vu que Maxime n’avait plus son casque. Ceci dit, ça n’enlève pas que j’ai posé un geste qui n’a pas sa place. J’accepte le verdict de la ligue.»

La situation place les Cataractes dans le pétrin. Parce qu’il a 20 ans, les Cataractes ne peuvent le remplacer dans la formation par un joueur du même âge. Arrivé à Shawinigan il y a deux semaines pour solidifier la brigade défensive, Roy venait d’aider les Cataractes à mériter leurs deux premières victoires de la saison, face aux Tigres. Sa suspension va créer un trou. 

«J’en suis conscient. Il n’y a jamais de bon timing pour écoper d’une suspension mais il est vrai que ça fragilise l’équipe. Je m’en veux», répète-t-il.

Roy ne montera évidemment pas à bord de l’autobus qui va mener les Cataractes vers les Maritimes vers une séquence de trois matchs. Il va en profiter pour aller passer quelques jours chez lui. La semaine prochaine, il devrait reprendre l’entraînement avec ses coéquipiers, en attente de la date du 24 novembre qui va le délivrer de cette lourde sanction.

 Pendant ce temps, Daniel Renaud devra apprendre à composer avec seulement deux vétérans de 20 ans dans l’alignement. C’est Samuel Blier et Vasily Glotov qui vont être privilégiés à court terme. Laissé de côté au cours des deux derniers matchs, Cam Askew devra vraisemblablement être patient. 







Sports

Heidi Levasseur maintient le cap

Trois-Rivières — Ce n’est plus une question de savoir si elle réalisera son rêve, mais quand elle le fera. Dans un monde idéal, Heidi Levasseur entreprendra la traversée de l’océan Atlantique en décembre 2018.

Ça lui laisse encore plusieurs mois pour amasser l’argent nécessaire, mais aussi pour recruter les bonnes personnes. Par contre, dans son cas, le plus vite sera le mieux.

«Je planche sur ce projet depuis trois ans et ça vient avec une immense logistique. Je n’ai jamais atteint un défi de cette envergure auparavant.»

Ce défi a un prix: environ un million $!

Repenser l’itinéraire

Depuis 2009, la Sirène du Québec a réalisé une dizaine de défis sur le fleuve Saint-Laurent, la rivière Saint-Maurice, la rivière des Outaouais, le lac Saint-Jean et la rivière Saguenay.

L’océan Atlantique, on en convient, constitue une autre paire de manches. La célèbre nageuse entrerait d’ailleurs dans l’histoire si elle atteint son objectif en devenant la première femme à rallier deux continents en traversant l’Atlantique.

Si, au départ, le plan prévoyait de nager la distance entre la côte est américaine et La Rochelle, en France, Heidi Levasseur a changé son fusil d’épaule et reluque désormais une traversée entre le Sénégal (Afrique) et le Brésil (Amérique du Sud). Une balade oscillant entre 3000 et 3500 km, pour un périple de quatre à six mois.

«Si j’ai bien calculé, je nagerais environ 25 km par jour, huit heures au quotidien et avec au moins une journée de congé par semaine.»

Benoît Lecomte, premier homme à traverser l’Atlantique à la nage et sans planche en 1998, lui a prodigé de précieux conseils.

Trouver son capitaine

Heidi Levasseur revient d’un voyage d’un mois en France, où elle a rencontré plusieurs dignitaires qui, espère-t-elle, lui ouvriront des portes du monde des commandites et de la navigation.

Elle s’est déjà entretenue avec quelques capitaines de bateau, habitués à la navigation océanique. «J’ai quelques candidats pour le recrutement. Ça prend un esprit d’expédition très développé et beaucoup de patience. C’est une odyssée hors-norme par rapport à ce qu’ils ont expérimenté auparavant.»

Trouver la perle rare n’est pas une tâche facile. Il faudra d’ailleurs penser à rémunérer ce capitaine et un possible assistant. «J’ai eu de la chance dans mes expéditions précédentes avec de bons navigateurs et une armée de bénévoles. Ce sera différent au milieu de l’Atlantique.»

Huit personnes devraient accompagner la marathonienne de l’eau dans son périple, dont un thérapeute et un médecin. Deux caméramans se joindront également à l’équipe, en plus d’un mécanicien.

Du million de dollars estimé pour entreprendre l’aventure, une partie du budget ira dans l’achat d’un voilier ou d’un catamaran. «Le type de bateau dépendra en grande partie du capitaine que nous trouverons», explique Heidi Levasseur.

Tout dépendra aussi de la campagne de sociofinancement, qu’elle tente actuellement de mettre en marche. «Nous sommes encore en démarchage et on regarde davantage du côté de la France. Je suis un peu déçue de le dire, mais au Québec, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. J’espère encore dénicher un mécène ou un gros commanditaire. Sinon, il y a une alternative, qui inclut entre autres des spectacles-bénéfices.»

Connaître les animaux marins

La préparation d’une telle traversée nécessite certaines connaissances, entre autres du fond marin de l’océan. Les méduses et les requins sont les animaux les plus à craindre, bien que les deuxièmes s’attaquent rarement aux êtres humains.

«Les méduses sont les plus dangereuses car les brûlures peuvent être mortelles. J’aurai une combinaison qui cache complètement ma peau. Pour ce qui est des requins, nous aurons des bracelets produisant des champs électromagnétiques et un liquide répulsif. J’éviterai aussi de nager dans l’eau à la lever et au coucher du soleil, quand ils se nourrissent.»

Aucun doute, la préparation d’Heidi Levasseur va bon train. Elle sollicitera des rencontres avec certains ministères au cours des prochaines semaines afin de faire avancer son projet.

Sports

Le hockey régional en bref

Patriotes: deux en deux contre Nipissing

Trois-Rivières — Les Patriotes de l’UQTR ont réussi leur rentrée à domicile en défaisant, deux fois plutôt qu’une, les Lakers de l’Université Nipissing, vendredi et samedi au Colisée de Trois-Rivières.

Après un gain durement arraché de 4-3 en prolongation la veille, les hommes de Marc-Étienne Hubert n’ont laissé aucune chance aux visiteurs en s’imposant cette fois par la marque de 5-1 samedi.

Pierre-Maxime Poudrier, avec un doublé en avantage numérique, Alexandre Leclerc et Christophe Boivin, lui aussi avec un homme en plus, ont fait scintiller la lumière rouge chez les Trifluviens.

Le gardien des Lakers Brent Moran a vu beaucoup de caoutchouc au cours de l’après-midi, lui qui a fait face à 48 lancers. À l’autre bout de la patinoire, son vis-à-vis Alexandre Bélanger a probablement rassuré beaucoup de monde en y allant d’une performance inspirante de 36 arrêts.

Par ailleurs, la rencontre de samedi a de nouveau été l’occasion d’admirer le travail du trio de Mathieu Lemay, Pierre-Maxime Poudrier et Christophe Boivin, qui a terminé sa journée de travail avec un cumulatif de six points.

Estacades: défaite en prolongation

Trois-Rivières — Les Estacades ont eu leurs chances mais n’ont pu capitaliser, dimanche contre le Collège Esther-Blondin, si bien qu’ils se sont inclinés 2-1 en prolongation.

Mavrik Bourque, avec son cinquième filet de la saison, a été le seul marqueur pour Trois-Rivières. Zachary Beauregard, avec un doublé, a procuré la victoire aux locaux dans ce match présenté à Saint-Jacques, dans Lanaudière.

«On aurait pu inscrire davantage de buts en première et en deuxième période tandis que la troisième leur a appartenu», analysait l’entraîneur Frédéric Lavoie. «On a encore eu la preuve en fin de semaine qu’il y a une belle parité dans la Ligue de hockey midget AAA.»

Sports

Crise diplomatique à l’horizon

Ça sent la crise diplomatique à plein nez. La prochaine édition d’Équipe Canada junior pourrait ne miser sur aucun joueur de la LHJMQ!

Parent pauvre des trois circuits canadiens quand vient le temps de confectionner cette équipe nationale, la LHJMQ a quand même toujours eu au moins un représentant. Cette fois par contre, il n’y a eu que deux de ses représentants invités au camp estival. Deux sur 41 laissez-passer! Et ces deux surdoués, Samuel Girard et Pierre-Luc Dubois, ont réussi jusqu’à maintenant à s’accrocher à un poste dans la LNH à 19 ans. 

«Il peut encore se passer bien des choses d’ici à la sélection finale de l’équipe», mentionne le commissaire Gilles Courteau, conscient que c’est un sujet sensible au Québec. «Girard et Dubois pourraient revenir junior, par exemple. L’absence des joueurs qui seront encore dans la LNH ouvrira la porte à d’autres joueurs. Je suis convaincu qu’il y aura au moins un joueur de la LHJMQ au sein de l’équipe. Impossible qu’on soit blanchi», tranche-t-il.

Même s’il y a un ou deux joueurs qui se faufilent dans l’équipe qui sera assemblée pour une deuxième année d’affilée par Dominique Ducharme et Joël Bouchard, ça reste bien mince comme contribution si on compare aux effectifs de l’Ontario et de l’Ouest. 

Il fut un temps où on expliquait cet écart par les résultats au tournoi de la Coupe Memorial. Si les champions de la LHJMQ n’arrivaient pas à s’imposer au championnat de fin de saison, c’était un signe évident que notre hockey était inférieur aux deux autres ligues, non? Depuis que les Prédateurs de Granby ont mis fin à une longue disette en 1996, il faut chercher ailleurs. Au cours des 22 dernières campagnes, ce tournoi a été gagné sept fois par les champions de la LHJMQ.

Il n’y a pourtant pas de tendance à la hausse dans les effectifs d’Équipe Canada junior durant cette période. Pour plusieurs, c’est la preuve qu’il y a discrimination. Courteau, qui veille aux intérêts de la LHJMQ depuis plus de trois décennies, jure que c’est un mythe. «À mon arrivée en poste, j’ai monté au front, j’ai posé bien des questions. Je n’ai rien trouvé de problématique. Quand tu es impliqué de près, tu vois que tout est fait de la bonne façon. Les entraîneurs choisissent les meilleurs éléments à leurs yeux, en fonction de gagner le championnat. C’est la seule chose qui motive les décisions», affirme Courteau.

Bien sûr, ce dernier sait compter. Il ne peut nier que son circuit est celui – et de loin – qui produit le moins de joueurs pour Équipe Canada junior. Une partie des raisons vient peut-être de quelques rendez-vous manqués, confie-t-il. «Pour une raison ou pour une autre, chaque fois que nous avons eu un groupe important au sein de l’équipe, le Canada n’a pas été en mesure de ramener la médaille d’or», rappelle Courteau. «Disons que ça aurait pu aider nos joueurs si le scénario avait été différent. Espérons que cette tendance va virer de côté la prochaine fois que ça va se produire. Au dernier championnat du monde des moins de 18 ans, nos gars ont très bien performé et le capitaine était Joe Veleno. C’est prometteur pour le futur.»

Peut-être à moyen terme. Vrai que la cuvée des joueurs de 16 et 17 ans dans le circuit semble solide. On verra bien. En attendant, Courteau aura bien des micros sous le nez en décembre prochain si jamais son circuit est, pour la première fois de l’histoire, tristement blanchi.