Sports

Entre vous et moi

Soir de fête aux Estacades

Les ténors de la Fondation les Amis des Estacades (FLADE) ont souligné avec panache leurs noces d’argent lors d’une soirée festive, le vendredi 17 novembre, alors que des personnalités de toutes les couches de la société ont été honorées à titre d’ambassadeurs. L’événement aura permis de reconnaître la réussite d’anciens élèves dont le parcours fait rayonner les valeurs d’excellence de l’Académie.

Parmi les personnes honorées, le monde du sport a pris sa grosse part du gâteau avec les ex-olympiens MARIE-ÈVE NAULT, DAVE FROST, CARL BEAUMIER et RICHARD DOBBER JR, le directeur exécutif du comité olympique canadien ÉRIC MYLES, la championne du monde en canoë-kayak LAURENCE VINCENT-LAPOINTE, le juge de lignes dans la LNH MICHEL CORMIER JR, le joueur de baseball professionnel RAPHAËL GLADU, l’ex-joueur de tennis professionnel SIMON LAROSE et le réputé communicateur sportif CHARLES-ANTOINE SINOTTE.

Dans le rayon des autres ambassadeurs qui ont été envoyés sous les réflecteurs, mentionnons BERNARD MILETTE (président de la Fondation), CHANTAL MORIN (directrice de l’Académie), CLAUDIA CARON (Mattel, bureau de Hong Kong), DANY MARTIN (ex-directeur de l’Académie), MICHEL MORIN (ancien enseignant et ex-directeur à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy), FRANCE DESROCHERS (enseignante et directrice d’école), ÉRIC LANGEVIN (Le Nouvelliste et GP3R), GILLES LAPOINTE (Plante Sports), GAÉTAN LECLERC (neveu de Félix), GUYLAINE BEAUDOIN et SÉBASTIEN TURGEON (communications), FRANCIS DESROCHERS (entrepreneur) ainsi que FRANCINE BEAUDET, JANOT DOUCET, ÉRIC ST-PIERRE, JASMINE PAQUIN et ROGER LAVERGNE (monde des affaires).

Soit dit en passant

Le chanteur GAÉTAN LECLERC en a ému plusieurs, tout comme la prestation musicale des élèves de l’Académie qui ont grandement réjoui l’ensemble des participants... Par la magie de la vidéo, de beaux témoignages ont été livrés par CLAUDIA CARON en direct de Hong Kong, MICHEL MORIN du Danemark ainsi que FRANCINE BEAUDET et SIMON LAROSE... Le brillant communicateur SÉBASTIEN TURGEON a animé cette grande fête avec brio... Chapeau à MAUDE COSSETTE et à son groupe qui étaient à la fine pointe au sein du comité organisateur!

Sports

Harvey 21e au sprint de Ruka

Le fondeur québécois Alex Harvey a amorcé sa saison sur le circuit de la Coupe du monde en récoltant une 21e position au sprint de Ruka, en Finlande, vendredi.

Classé 13e au terme des qualifications, l’athlète de 29 ans a été éliminé lors de la ronde quart de finale de l’épreuve, qui a été remportée par le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo, suivi du compatriote Paal Goldberg et du Suédois Calle Halfvarsson.

«J’étais quand même très content de ce que j’ai fait en qualifications. Treizième, tôt comme ça, dans la saison, pour moi, c’est bien. J’avais des bonnes sensations, des bons skis, alors j’étais vraiment satisfait de cette qualification-là. C’est un sprint très court ici. Ça favorise beaucoup les sprinteurs purs. Un sprint de 2:45, c’est un peu court pour moi», a raconté au Soleil le natif de Saint-Ferréol-les Neiges.

De son propre aveu, Harvey se sent plus à l’aise lors de sprints faisant plus de trois minutes, comme ce fut le cas lors de sa victoire à Québec, au printemps.

«Deux minutes quarante-cinq, c’est un peu court pour moi. À Québec, quand j’ai gagné, c’était plus un sprint de 3:15 à 3:30. Dans les championnats du monde et les jeux olympiques, c’est aussi tour de ça, 3:15 à 3:30. Des fois, le petit 30 secondes de plus à la fin, c’est là que je peux me repositionner», a-t-il expliqué.

En quart de finale, de mauvaises décisions stratégiques ont ralenti Harvey, qui n’a pas été en mesure de réaliser le temps nécessaire pour accéder à la ronde demi-finale.

«C’est sûr que j’aurais aimé passer en demi-finale, parce que, comme c’est un mini tour ici, en fin de semaine, il y avait des secondes de bonification à aller chercher. Et plus tu avances, plus que tu vas en chercher. J’ai fait une ou deux erreurs au niveau tactique de positionnement. Je suis un petit peu rouillé à ce niveau-là. Il me manquait un petit peu d’instinct et de bonnes décisions rapides, mais c’est la première compétition de l’année», a-t-il rappelé.

Entouré de la même équipe technique que lors de la dernière saison, Alex Harvey a toutefois pu compter sur un équipement performant dans des conditions météorologiques complexes.

«Ce n’était pas la journée la plus évidente. Il neigeait, la piste était très molle. On avait vraiment un bon combo entre une bonne glisse et une bonne adhérence dans les montées. Si on prend par exemple, les femmes norvégiennes, elles ont terminé dans les soixantièmes. Elles, elles ont manqué leur coup», a-t-il noté.

La Coupe du monde de Ruka se poursuit samedi avec une course de 15km en style classique, l’épreuve de prédilection d’Harvey.

«C’est une plus longue distance et c’est là que les sprinteurs qui ont bien fait aujourd’hui vont plus glisser au classement. C’est aussi là qu’on va avoir une meilleure idée pour le classement du mini tour. Moi, le but, ça reste toujours de faire le top 10 pour le cumulatif du mini tour. Ça va passer par une bonne course samedi pour être en bonne position pour la journée de dimanche.»

Sports

Un Colisée surpeuplé pour les Patriotes

Trois-Rivières — Ça fait des lunes que le Colisée de Trois-Rivières n’a pas été rempli à pleine capacité. Vendredi soir, grâce à la Fondation Le Prix du Gros, les quelque 3000 sièges du vétuste aréna seront occupés en grande partie par des clubs de hockey mineur qui assisteront au match entre les Patriotes de l’UQTR et le Varsity Blues de Toronto.

Voilà une excellente occasion pour la formation trifluvienne, qui évolue normalement devant quelques centaines de personnes, de faire découvrir son produit à une toute nouvelle clientèle. 

«À ma première année comme joueur au printemps de l’an 2000, j’ai joué devant 2000 personnes en séries face à McGill. C’est incroyable à quel point nous étions crinqués pour ce match. Je pense qu’on aurait battu le Canadien ce soir-là», sourit le pilote Marc-Étienne Hubert. 

«On nous dit qu’il y aura encore plus de monde vendredi. Ça va être toute une expérience pour les joueurs. Je n’ai pas de misère à croire qu’ils auront tous un peu plus d’énergie à offrir.»

Du moins, pour ceux qui seront en uniforme. Car les derniers matchs de l’équipe ont été robustes à souhait. Résultat, les Patriotes seront privés de six joueurs (Mathieu Lemay, Gabriel Slight, Raphaël Maheux, Timothé Simard, Allan Caron et Nicholas Latulippe) suspendus, face aux Varsity Blues. 

Ajoutez à l’équation les trois blessés enfermés à la clinique, et vous avez une équipe qui devra se débrouiller sans la moitié de ses effectifs! «Certains devront jouer de plus grands rôles qu’à l’habitude. C’est une belle opportunité pour eux», convient Hubert, évidemment pas emballé par cette vague de suspensions. 

«Mais ce sont des mises en échec qui en sont la cause, pas une foire ou des gestes posés pour blesser. Évidemment, il y a quand même un examen de conscience à faire. La ligne est mince en robustesse et indiscipline, quand il s’agit de mise en échec. Ça reste notre boulot de la trouver et de la respecter», reconnaît Hubert, qui va lui aussi rater bien malgré lui le rendez-vous de vendredi soir. 

C’est que la réglementation du circuit ontarien prévoit une suspension automatique pour un pilote quand son équipe a collection huit inconduites de partie. C’est donc l’adjoint d’Hubert, Mathieu Gravel, qui dirigera l’équipe en compagnie d’Alexandre Mélançon.

Toronto n’est pas une puissance

La bonne nouvelle, c’est que les Patriotes n’affrontent pas une puissance du circuit universitaire ontarien. Toronto n’a enregistré que neuf points en 12 matchs depuis le début de la saison et elle a perdu huit de ses 10 derniers duels. Un seul club a une pire fiche dans la section Ouest. À l’inverse, malgré un début de saison en dents de scie, les Patriotes se bagarrent pour la tête de la division Est. «Ça ne veut pas dire qu’un match facile nous attend. Toronto a fait un bon recrutement durant l’été, cette équipe progresse. Compte tenu des circonstances, nous aurons à gérer de l’adversité, c’est sûr et certain.»

LHJMQ

Le projet Anthony Allepot

Shawinigan — Au cœur de cette folle séquence de 12 matchs en 23 jours, les Cataractes ont maintenant rendez-vous avec les Foreurs de Val-d’Or vendredi soir au Centre Gervais Auto.

Ce sera la première visite en Mauricie des Foreurs depuis qu’ils ont éliminé – à la surprise générale – les Shawiniganais en première ronde le printemps dernier.

Le visage de l’équipe de Mario Durocher a toutefois bien changé en l’espace de quelques mois. Le vieux routier pilote un club avec cinq joueurs de 16 ans et autant de 17 ans à bord. Du lot, deux recrues ont été formés en Mauricie, soit Anthony Allepot en Benjamin Dion.

Allepot représente un dossier intriguant. Voilà un jeune homme de 16 ans qui est passé directement de la LHPS au junior majeur. 

Fier produit des Panthères du CMI, le défenseur de 6’2’’ et 176 livres a été un choix de deuxième ronde au dernier encan de la LHJMQ. Qui aurait parié là-dessus trois ans plus tôt, alors qu’il n’avait pas été retenu au sein de la structure élite des Estacades? «La première fois que je l’ai vu, il jouait peewee CC. Je me suis tout de suite aperçu de son potentiel. Je ne connaissais pas son nom, ni ses parents. Il n’était pas très grand à l’époque. Mais il avait de beaux outils à sa disposition», se rappelle Francoeur. 

À l’époque, le jeune Allepot hésitait entre le basket-ball, la passion de son papa et de sa sœur, et le hockey. Après avoir rencontré Francoeur avec ses parents, il a choisi d’aller à contre-courant dans la famille! «Chapeau à lui, il a fait tous les efforts pour que ça fonctionne. Quand il s’est joint à nous, son contrôle de la rondelle était exécrable. Graduellement, il a pris confiance. Il ne s’est pas découragé car il partait de plus loin que les autres. C’est un bel exemple de ténacité. Son contrôle de la rondelle est rendu une de ses forces», constate Francoeur, qui lui prédit un bel avenir. «Il entre dans le moule des nouveaux défenseurs avec de l’agilité et de la vitesse. Mais il a 6’2’’. Il est impressionnant pour un gars de son gabarit. S’il continue de se développer, je crois qu’il sera repêché dans la LNH l’an prochain.»

Allepot a du millage à aller chercher d’ici là. Durocher voit les outils de son protégé. Il constate toutefois que la marche est haute entre le réseau scolaire et le circuit Courteau. «En termes de vitesse d’exécution et de compréhension du match, la différence est énorme. Je vois Anthony progresser tout au long de l’année. La clé dans son cas, c’est la patience. Sa vitesse et son contrôle de la rondelle sont impressionnants pour un gars de sa taille. Il y a beaucoup de choses à travailler autour. 

Je sais qu’il aimerait que l’apprentissage soit plus rapide, mais il faut accepter de laisser le temps faire son œuvre.»

Durocher trace un peu le même parallèle avec Benjamin Dion, qui défendait les couleurs des Estacades midget AAA la saison dernière. «Lui aussi, il a besoin d’un peu de temps pour prendre de la maturité physique. Il est en train de s’habituer au rythme du junior. Il a été impliqué dans une première bagarre hier (mercredi), il a bien fait ça. Quand il va prendre confiance, il sera un bel atout pour l’équipe.»

Les jeunes Foreurs flirtent actuellement avec la barre des ,500, au 12e rang du classement général. Ils ne sont toutefois qu’à cinq points de la sixième place, preuve de la parité installée dans la ligue. S’il n’en tenait qu’à lui, Durocher garderait ses vétérans en place pour guider les plus jeunes et tenterait même peut-être d’ajouter un ou deux éléments pour causer des surprises. Mais à l’écouter parler, on devine que ce n’est pas le plan de ses patrons. 

«Moi, je veux gagner. Mais la décision ne m’appartient pas. Ce que je sais par contre, c’est que c’est toujours mieux d’élever des jeunes dans la victoire plutôt dans la défaite, même si c’est plus dur à créer comme environnement. Même Sidney Crosby, à 16 ans, l’Océanic avait pris le soin de bien l’entourer…»

Hockey

Une victoire signée Guertin

Trois-Rivières — L’entraîneur des Draveurs, Alain Côté, avait mentionné plus tôt cette semaine vouloir que son attaque génère plus d’offensive. Mathieu Guertin a semblé avoir bien compris le message puisqu’il a inscrit trois buts guidant son équipe vers une victoire convaincante de 6-2 face à l’Assurancia de Thetford Mines.

Cette victoire a permis aux Trifluviens de mettre fin à une vilaine séquence de six défaites consécutives. 

Les deux formations se sont âprement disputé les vingt premières minutes de jeu en s’échangeant, coup sur coup, quatre buts rapides. C’est Alexandre Tremblay qui a ouvert la marque pour les visiteurs. Cependant, Mathieu Guertin n’a eu besoin que de 40 secondes pour assurer la réplique de son équipe. Benjamin Rubin a ensuite donné les devants aux Draveurs avant de voir l’ancien des Cataractes, Maxime Macenauer, remettre tout le monde à la case départ seulement 15 secondes plus tard. 

L’attaque des Draveurs a explosé en deuxième période alors que Mathieu Guertin a profité d’une échappée pour marquer son deuxième filet de la partie. Jonathan Bellemare et Marc-André Huot se sont également joints à la fête pour permettre aux Draveurs de retraiter au vestiaire avec une priorité de trois buts. 

Tôt en troisième période, Mathieu Guertin a complété son tour du chapeau. La troupe d’Alain Côté n’a plus jamais regardé derrière et a signé son quatrième gain de la saison.

Jonathan Oligny et Jérémy Vigneault-Bélanger ont bien paru en récoltant deux points dans la victoire. 

Pour sa part, le gardien Marc-Antoine Gélinas a été solide devant la cage des locaux, lui qui a repoussé 36 des 38 rondelles dirigées vers lui. 

Alain Côté était très satisfait du travail des siens. «Les joueurs ont été très bons. Ils travaillaient fort depuis le début de la saison, mais la rondelle ne rentrait pas. Nous étions dûs pour obtenir une victoire et c’était plaisant de revenir à la maison. Guertin et Huot ont connu un fort match pour nous.» 

De son côté, l’entraîneur de l’Assurancia, Bobby Baril, affirmait que son équipe venait de disputer sa pire rencontre de la saison.

«Saint-Georges n’avait pas gagné depuis 1937 et ils nous ont battus vendredi dernier, ce soir c’est au tour des Draveurs. Nous avons été mauvais dans tous les aspects du jeu. Heureusement, ça arrive à ce stade-ci de la saison, car je viens de relire les règlements et nous ne pouvons pas gagner le championnat en novembre. Nous n’avions aucune exécution ce soir.»

Les deux équipes se retrouveront dans moins de 24 heures alors que les Draveurs seront en visite au Centre Mario-Gosselin à Thetford Mines vendredi soir.

Canadien

Le CH récolte un point grâce à la défensive

NASHVILLE — La défensive du Canadien lui a permis d’obtenir un point, mais l’offensive est restée au neutre et la formation montréalaise a encaissé une cinquième défaite d’affilée, un revers de 3-2 en fusillade face aux Predators de Nashville.

Le gardien Antti Niemi effectuait un premier départ dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, tandis que le défenseur Jakub Jerabek avait été rappelé du Rocket de Laval pour disputer un premier match dans la LNH. Ils ont été impuissants face aux insuccès offensifs du Canadien, qui a inscrit seulement 15 buts à ses neuf derniers matchs, dont seulement trois à ses trois dernières sorties.

Les buts du Canadien (8-12-3) sont venus de défenseurs Jordie Benn et Joe Morrow, ce dernier avec 56 secondes à faire en temps réglementaire. Cependant, les canons offensifs du Tricolore sont restés discrets. 

«Même s’ils n’ont pas marqué, ils ont généré des occasions de marquer», a dit Claude Julien, au sujet du trio de Jonathan Drouin, Max Pacioretty et Alex Galchenyuk. «Ils ont mieux travaillé que la veille», a ajouté l’entraîneur-chef du Canadien en faisant allusion à la défaite de 3-1 face aux Stars, à Dallas.

Malgré sa ronflante moyenne de buts alloués de 6,67 et son taux d’efficacité de ,820 avant la rencontre, Niemi a bien fait à son premier départ avec une troisième équipe différente cette saison (Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride). Il a effectué 31 arrêts avant la fusillade. À l’autre bout de la patinoire, Rinne a repoussé 27 lancers

«Il a été très bon ce soir», a dit Julien au sujet de Niemi. «Il a réussi de gros arrêts. C’était bon d’avoir un gardien reposé pour nous donner une chance de gagner. On avait besoin d’une certaine énergie ce soir et il l’a procurée pour nous devant le filet.»

Le Canadien aurait pu ouvrir la marque tôt dans le match quand il a obtenu 65 secondes de jeu à 5-contre-3. Rinne a stoppé une déviation de Max Pacioretty à la suite d’une belle remise de Jonathan Drouin, mais les visiteurs ont été plutôt inefficaces pendant cet avantage numérique de deux joueurs.

Benn a permis au Tricolore d’ouvrir le pointage à 12:47, quand il a profité de beaucoup d’espace dans l’enclave et a surpris Rinne du côté du bâton.

Subban motivé

P.K. Subban était visiblement très motivé pour son deuxième match contre son ancienne formation. Lors de la première période seulement, il a distribué cinq mises en échec. Il a aussi permis aux siens de niveler les chances avant de retraiter au vestiaire, en avantage numérique avec moins de deux secondes à écouler au cadran.

Subban y est allé d’une belle montée et a contourné Pacioretty en entrée de zone avant de tenter une passe transversale. La rondelle a échappé aux défenseurs Jordie Benn et Brandon Davidson pour aboutir sur la lame du bâton de Ryan Johansen. Ce dernier a ensuite rejoint à contre-courant dans l’enclave Filip Forsberg , qui s’y est pris à deux reprises pour pousser le disque dans un filet ouvert.

Forsberg a donné les devants aux Predators après 3:16 de jeu en troisième période, encore une fois en avantage numérique. Les deux gardiens ont été solides par la suite et ce sont deux petites erreurs des Predators qui ont permis au Canadien de forcer la présentation d’un bris d’égalité.

Viktor Arvidsson a d’abord raté un filet désert après que Niemi eut été remplacé par un attaquant supplémentaire. Le défenseur Roman Josi a ensuite vu son dégagement être bloqué à la ligne bleue des locaux par Morrow. Le tir du défenseur s’est faufilé à travers la circulation et a surpris Rinne. Turris a finalement sauvé ses coéquipiers en fusillade.

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Canadien

Si Dany le dit...

COMMENTAIRE / Je voue un grand respect à l’analyste Dany Dubé. Je considère qu’il est le meilleur pour commenter l’actualité du hockey de la LNH au Québec, et ce, depuis plusieurs années. Non seulement a-t-il gardé ses réflexes aiguisés d’entraîneur quand on lui donne le micro, il est d’abord un excellent communicateur.

Or, s’il y a un concept que l’ancien pilote des Draveurs et des Patriotes a déjà expliqué à maintes et maintes reprises, c’est l’importance de diviser une période en de nombreux segments. Pour Dany, il est primordial de remporter les cinq premières et les cinq dernières minutes d’un engagement. Avec de multiples exemples pour exprimer sa rhétorique, difficile de le contredire là-dessus.

Le Canadien a d’ailleurs fait une démonstration éloquente de cet argumentaire, bien malgré lui mercredi, contre les Predators de P.K. Subban. Embourbés dans une triste léthargie offensive, les hommes de Claude Julien n’ont pas été capables d’arracher un but à leurs hôtes de Nashville dès la deuxième minute du match, alors qu’ils évoluaient pourtant à 5 contre 3!

Remarquez, ça paraît quand Shea Weber s’absente pour cause de blessure. Il n’y a personne derrière lui avec un tir aussi puissant et certainement pas non plus de coéquipiers dotés de son flair offensif à la ligne bleue. On a encore vu mercredi que Jeff Petry ne pouvait endosser ces responsabilités. Tout semble difficile pour le pauvre Jeff en ce pénible début de saison...

Ce qui nous ramène aux fameux segments de l’ami Dany. Oui, le Canadien a encore pris les devants dans un match, mais il a encaissé un but en fin de période. Il restait environ une seconde à jouer en fait. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y avait plus assez de temps au cadran pour allouer un deuxième but en moins d’une minute, comme c’est la norme cette année.

Les Predators ont par la suite pris les devants tôt en troisième, avant que Joe Morrow n’égalise la marque avec 56 secondes à jouer. Avouez-le, ça donne du poids à la théorie de Dany Dubé!

Mais au final, c’est une autre défaite pour le Canadien, malgré une bonne sortie du gardien Antti Niemi. Charles Hudon a aussi bien paru mercredi. On ne peut en dire autant du 67 et du 92... 

1-0 P.K.!

Aigles

Julio Martinez réapparaît

ANALYSE / Après être disparu des radars au mois d’août, Julio Martinez est de retour. L’ancien voltigeur des Aigles de Trois-Rivières se trouve à Haïti où il est sur le point d’obtenir la citoyenneté, une étape primordiale avant d’être en mesure de s’entendre avec une équipe du Baseball majeur. Mais à quoi peut s’attendre le jeune homme de 21 ans?

C’est la revue spécialisée Baseball America qui a été la première à s’entretenir avec Julio Pablo Martinez – son nom complet. Pourquoi est-il à Haïti lorsqu’on sait qu’il a fait défection au New Jersey, donc déjà en terre américaine, où il espère jouer prochainement. 

Fort possiblement parce qu’il est plus facile d’obtenir sa citoyenneté dans certains pays des Caraïbes – ¡Viva la corrupción! – qu’en terre de Donald Trump. Or, si Martinez espère être mis sous contrat par une équipe des majeures, il est obligatoire qu’il soit citoyen d’un autre pays que Cuba.

L’été dernier, les amateurs de baseball de la Ligue Can-Am ont pu apprécier le talent du jeune homme. 

Ce sera maintenant aux recruteurs du Baseball majeur de faire de même le 8 décembre, alors que Martinez fera l’étalage de ses habiletés lors d’une journée prévue à Santo Domingo en République dominicaine. C’est par la suite que s’amorceront les enchères.

Malheureusement pour lui, Martinez est né deux ans trop tard. Le Baseball majeur a apporté de sévères modifications à ses règlements quant à la signature d’espoirs internationaux. 

Terminée, l’époque des gigantesques bonis de signature de 31,5 et 25 M $ obtenus dans les dernières années par Yoan Moncada et Luis Robert. Les équipes doivent maintenant se plier à une limite rigide, plutôt que de dépenser et assumer les gigantesques pénalités reliées à leur décision. Dorénavant, les formations seront limitées à une somme entre 4,25 M$ et 6 M$ par année. La différence est majeure.

Ce n’est pas la seule brique qui tombe sur la tête de Martinez. Depuis deux ans, douze équipes ont dépassé le plafond alloué pour les espoirs internationaux. Pénalisées, elles n’auront que 300 000 $ à leur disposition afin de séduire Martinez. Son boni en sera inévitablement touché.

Est-ce que l’ancien des Aigles vaut les sommes obtenues par Moncada et Robert? Martinez est légèrement plus âgé que ses deux compatriotes et on le décrit comme un peu moins habile et doté d’une stature moins impressionnante. Mais son apparition sur le marché des joueurs autonomes a retenu l’attention et on le décrit comme l’un des meilleurs espoirs disponibles après Shohei Otani, le Babe Ruth japonais puisqu’il est tout aussi bon au monticule qu’au bâton. 

La signature de ce dernier aura d’ailleurs un impact sur le boni qu’obtiendra Martinez, tout comme la présence des 12 espoirs que les Braves d’Atlanta ont dû libérer cette semaine après avoir enfreint plusieurs règlements des signatures internationales du Baseball majeur.

Et les Aigles dans tout ça?

Lorsque Martinez apposera sa signature au bas d’un contrat du Baseball majeur, il deviendra le premier joueur cubain sous contrat avec une équipe nord-américaine à faire un tel geste. Même s’il s’est sauvé de Trois-Rivières, les Aigles détiennent toujours ses droits. Personne ne sait comment se réglera ce dossier.

Dans les divers médias qui ont abordé le cas, la question des droits de Martinez dans la Ligue Can-Am ne retient pas l’attention. On parle tout simplement que le voltigeur a quitté l’île, comme l’ont fait plusieurs vedettes dans le passé.

J’ai récemment discuté avec Michel Laplante, qui a mis sur pied cette collaboration Cuba-Ligue Can-Am. Il estime que les journalistes qui ont discuté avec Martinez à Haïti ont erré en n’abordant pas la question, en ajoutant que les excellentes performances du jeune voltigeur dans la Can-Am sont une bien meilleure base d’évaluation des capacités de Martinez que ce qu’il aurait pu faire dans la Serie Nacional de Béisbol.

À son avis, il est temps que le préjugé selon lequel les joueurs cubains sont maltraités sur l’île tombe. Tout ce que veut Cuba, c’est d’être compensé pour la perte de ses meilleurs atouts, ce que le Baseball majeur ne peut faire depuis 1962, embargo oblige.

Le Baseball majeur a toujours respecté les contrats signés par les joueurs dans d’autres circuits. C’est ce qui a permis aux Aigles d’obtenir quelques milliers de dollars lorsqu’un de leurs joueurs a fait le saut vers le baseball affilié. Les équipes du baseball indépendant peuvent demander la somme qu’elles désirent pour vendre le contrat du joueur en question. 

Techniquement, l’équipe qui s’entendra avec Martinez pourrait signer un chèque aux Aigles, avant que ceux-ci ne l’endossent et le donnent à la fédération cubaine. Mais il y a très peu de chance qu’une formation ose défier le gouvernement américain. À l’inverse, j’imagine mal les Aigles, ainsi que la Ligue Can-Am, tenir tête au Baseball majeur en ne laissant pas aller leur ancien voltigeur.

Le contrat qu’avait Martinez avec la fédération cubaine, qui lui permettait de quitter l’île en obligeant son retour, tiendra-t-il la route? Ce sera possiblement à la justice américaine de décider. On peut donc s’attendre à ce que ce dossier prenne des années à se régler. D’ici-là, Martinez sera peut-être dans les Ligues majeures, et, si c’est le cas, il sera connu à Trois-Rivières comme le meilleur joueur à avoir foulé la pelouse du Stade du parc de l’Exposition depuis l’époque de Ken Griffey.

Hockey

«Notre attaque doit en donner plus»

TROIS-RIVIÈRES — S’ils veulent stopper leur séquence de revers à six, les Draveurs de Trois-Rivières devront relever le niveau de jeu d’un gros cran jeudi soir au Colisée puisque ce sont les meneurs au classement général de la LNAH, l’Assurancia de Thetford Mines, qui débarquent au parc de l’Exposition.

L’équipe dirigée par Alain Côté ne performe pas à la hauteur des attentes depuis l’ouverture des barrières. Le pilote défie ses hommes de lui en donner plus. «Ça prend plus d’engagement, c’est clair. Il faut mieux jouer défensivement, c’est vrai, mais il faut surtout générer plus d’offensive», martèle Côté. «J’ai aimé notre jeu de puissance en fin de semaine dernière. Mais notre attaque doit en donner plus à forces égales.»

Dans une tentative de relancer ses canons Jonathan Bellemare et Nicolas Corbeil, Côté va les séparer jeudi soir. «Il faut provoquer des choses. Parfois, des nouvelles combinaisons, ça amène un peu de fraîcheur.»

Pas question toutefois de prolonger l’expérience de jouer à cinq défenseurs. Les Draveurs vont insérer Julien Gauthier dans l’alignement pour compléter leur brigade. «On l’a essayé, jouer à cinq défenseurs, et ce n’est pas concluant. Dès que tu en perds un, pour une raison ou pour une autre, tu es dans le trouble. On va opter pour plus de stabilité à la ligne bleue.»

Non, Jon Mirasty ne sera pas encore de la partie en fin de semaine. Le renommé bagarreur est disponible, mais les Draveurs n’ont tout simplement pas besoin de ses services en ce moment, alors que les équipes adverses ont de moins en moins de joueurs pour faire ce travail. «Il faut être logique dans ce dossier. Quand nous aurons besoin de lui, on n’hésitera pas à le faire venir.» 

LHJMQ

Cataractes: au pic et à la pelle

SHAWINIGAN — Pour se sortir de cette vilaine séquence de six revers d’affilée, les Cataractes ont décidé d’offrir un engagement collectif. Tout le monde a poussé dans la même direction mercredi soir face au Drakkar de Baie-Comeau et la récompense fut une victoire de 4-3 arrachée en prolongation devant 3400 personnes au Centre Gervais Auto.

C’est Jan Drozg qui a joué les héros avec un tir sur réception parfait, après avoir accepté une savante passe de Samuel Asselin. Une fin spectaculaire à un match de cols bleus. C’est au pic et à la pelle que les Shawiniganais ont gagné leur espace sur la glace. Dès la première mise en jeu, ils ont imposé le tempo. Les unités spéciales et le brio du gardien Justin Blanchette ont néanmoins permis au Drakkar de contrôler le pointage au tableau indicateur, même si les Cataractes ont réussi à placer 47 rondelles au filet. 

En déficit d’un but en troisième période, les Shawiniganais ont continué de pousser. Dans la dernière minute de jeu, Samuel Blier a créé l’égalité 3-3 avec un tir qui avait des yeux, décoché quelques pieds à l’intérieur de la ligne bleue ennemie. Une scène qui a mis la table pour une prolongation endiablée, où Drozg a procuré le point boni aux locaux.

Outre Drozg et Blier, Cameron Askew a enfilé deux buts, ce qui porte son total à 10. Mentionnons aussi les deux passes de Simon Benoît, encore une fois utilisé à profusion dans le champ arrière. 

«C’est vrai que je joue pas mal, des fois je dépasse même 30 minutes. Ceci dit je n’ai aucun problème avec ça! Quand je reviens au banc, je me prépare à retourner sur la glace, je sais que ça va revenir rapidement», sourit Benoît, en convenant que cette victoire fera du bien au moral des troupes. 

«Après six défaites, on sentait la tension dans le vestiaire. La victoire va faire descendre la pression un peu. Et puis cette victoire est attribuable à un effort d’équipe, alors c’est encore plus plaisant!»

Daniel Renaud relevait lui aussi la prestation globale de sa troupe. «Peu importe le résultat, c’est une belle performance. On met toujours l’accent sur le travail», rappelle-t-il. «Même quand le Drakkar a pris les devants, on a persévéré. On a mis du trafic près du filet. Quand tu fais ça, la rondelle finit toujours par rentrer.»

C’était le dernier match où les Cataractes étaient limités à deux joueurs de 20 ans dans l’alignement, puisque la suspension écopée par Charlie Roy est terminée. À partir de vendredi, plus question de se priver des services de Blier, Askew ou Vasily Glotov. 

«C’est sûr que ça fera une différence. Dans notre ligue, le gardien, les deux Européens et les trois vétérans de 20 ans doivent faire partie de ton noyau pour connaître du succès. En retombant à trois 20 ans dans l’alignement, ils pourront jouer l’esprit en paix. Pas évident de jouer avec un fusil sur la tempe», plaidait Renaud, qui semble vraiment encouragé par les dernières prestations de son club. 

«Nous sommes un club de séquences depuis le début de la saison. Espérons que cette victoire va en lancer une du bon bord. Avec ce que je vois présentement, il n’y a aucune raison pour empêcher ça.»

Dans l’autre vestiaire, Martin Bernard était moins jovial. Le Drakkar venait de gagner six de ses huit derniers matchs, mais il n’a pas paru très affamé en sol mauricien. 

«On n’a pas joué un gros match. Dès ce matin, je sentais les gars endormis. On les a réveillés, mais ils ont retombé une couple de fois dans un sommeil profond», soupirait Bernard, qui ne croit pas que ses jeunes joueurs ont sous-estimé leurs rivaux. «En tout cas, j’espère que ce n’est pas le cas. On était au pays des rêves, tout simplement. Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est une leçon pour notre équipe.»

Le prochain match des Cataractes est programmé pour vendredi, alors que les Foreurs de Val-d’Or s’arrêteront dans la ville de l’électricité.