Yvon Boivin

Yvon Boivin a été victime d'ingratitude

Je ne connais pas personnellement Yvon Boivin, mais j'ai suivi ses actions dans Le Nouvelliste concernant les dossiers de la pyrrhotite et je l'admirais beaucoup.
À ce que je sache, il a été parmi les premiers qui ont vécu ce problème qui a été réglé dans son cas. Il aurait pu se croiser les bras et laisser les autres se débrouiller. Ce ne fut pas le cas; il s'est tourné vers son prochain et a fait profiter une multitude de gens de son expertise. Il voulait en faire davantage pour pousser ces dossiers encore plus loin en allant les débattre à Ottawa, ce qu'il aurait pu accomplir avec succès et non seulement pour la pyrrhotite, mais l'économie, etc. Mais on en a peu parlé parce qu'on lui a collé une seule étiquette. 
Le sort et la démocratie en ont décidé autrement. En toute humilité, il a admis sa défaite. On peut comprendre qu'il soit amèrement déçu. Il s'est vidé le coeur et il a bien fait. Certains ont déploré le fait qu'il ait réagi avec ses émotions. Qu'y a-t-il de mal à ça?  N'est-ce pas ce qu'on reprochait à Stephen Harper, de ne pas avoir d'émotions? Monsieur Boivin n'est pas un robot et il a mis tout son coeur et son énergie à défendre les autres et la reconnaissance était absente lorsque son tour est venu de demander de l'aide qui lui a été refusée par des ingrats.
Rares sont les personnes qui, comme monsieur Boivin, sont prêtes à s'oublier pour venir en aide aux autres, tellement qu'on publie souvent dans les journaux des chroniques honorant le bénévolat de certains citoyens et citoyennes comme étant un fait inusité.
Il y a un vieil adage qui dit: «si tu rends service à une personne, oublie-le, car si tu ne l'oublies pas, elle, elle l'oubliera». Triste réalité.
Jocelyne Bruneau
Trois-Rivières