Vivre et laisser vivre

Comme elles sont bien dites les paroles utilisées par Mme Hélène Arseneault dans sa lettre parue dans Le Nouvelliste du 16 septembre 2016 sous le titre de «Laissez-nous croire en paix».
Optons pour le «vivre et laisser vivre». Il y a le fanatisme politique et le fanatisme religieux également. On a droit de posséder nos convictions, mais il n'est pas nécessaire de les imposer aux autres, qu'on soit athées ou croyants.
Drôle de société dans laquelle nous vivons. Dans ma prime jeunesse, on m'a enseigné qu'il y avait trois sujets sur lesquels je ne devais pas discuter avec qui que ce soit, c'est-à-dire l'argent, le sexe et la religion. 
De nos jours, c'est «bar ouvert», on discute de n'importe quoi avec n'importe qui et n'importe quand. 
Liberté d'expression, dira-t-on. On ne parle pas de respect ni de discrétion, il n'y a aucune limite, tout est cool.
Récemment, dans une salle d'attente, j'ai été à l'écoute d'un homme qui m'a raconté toute sa vie dans l'espace de dix minutes et j'ai eu le bonheur de connaître tous les membres de sa famille à partir de ses grands-parents jusqu'à ses petits-enfants.
Dans un autre ordre d'idées, j'ai dû faire quelques nouvelles acquisitions et on m'a dit «je ne veux pas être indiscret, mais... combien tout cela t'a coûté?» Heureusement que ce n'était pas son intention d'être indiscret! 
Sans oublier une conversation dans un salon où un quidam s'est glorifié de ses performances sexuelles malgré son âge avancé. 
Laissons passer la religion, tout a été dit. Nous sommes allés aux extrêmes, espérons que le balancier nous ramènera au centre et que nous serons mieux équilibrés et plus civilisés.
Jocelyne Bruneau
Trois-Rivières