Vite de la cohésion!

L'office... l'office, l'office local de tourisme. C'est en sifflotant la toune nationale de Charlebois que les résidants de Shawinigan commentent avec étonnement le brasse-camarade à leur Office de tourisme.
Décidément, tous les intéressés ne dansent pas en rond le même rigaudon. On y entre, on en sort à qui mieux mieux, comme dans un vrai moulin. Par adhésion, conviction, invitation, désignation, nomination, à l'entrée; par abandon, réflexion, démission, réorientation, défection, désertion, à la sortie.
À vrai dire, on ne semble pas s'y entendre comme des larrons en foire...Et pourtant, le meunier en chef récemment nommé a déjà beaucoup glané et moulu dans le champ des communications, avec une faucille bien affilée. On rapporte aussi que la directrice générale connaît bien la chanson et qu'elle occupe (semble-t-il) pas mal de place sur la piste à danser...
À moins que ce soit le type de farine qu'on y moud qui fasse problème? Il est vrai que certaines farines importées sont au goût du jour, mais habituellement les farines indigènes ont plus de parfum et leur saveur en est plus authentique. Il y a peut-être des minotiers invités au moulin qui ont des egos trop gros pour l'allure de la meunerie... L'endroit est-il trop exigu pour accommoder des gens de si grande réputation?
Force est de constater qu'au moulin du tourisme de «la plus meilleure ville» de Shawinigan, les violons semblent bien mal accordés. Comme le vent des «z'affaires» ne souffle pas tant que ça dans les ailes du moulin shawiniganais, des délais importants sont à prévoir dans la livraison d'une farine de bonne qualité. Pour le moment, il y a plus de plomb dans l'aile et le mécanisme de la meunerie grince à tout coup. Vivement que souffle un bon vent de cohésion!
Claude Parenteau
secteur Saint-Jean-des-Piles