Pierre Karl Péladeau

Union fatale

L'enjeu numéro 1 de cette campagne électorale et ultimement de cette élection est la souveraineté. L'arrivée d'un Pierre Karl Péladeau a chamboulé radicalement l'agenda du Parti québécois. Il est vrai que c'est toute une prise qu'a fait le PQ. Au Québec, on est des grands émotifs. On dirait que depuis quelques jours, tout le Québec est hypnotisé.
La seule raison de la venue de PKP en politique, c'est de faire un pays. Il se voit déjà négociateur en chef de la séparation du Québec. Il met la charrue avant les boeufs!
L'évocation d'un troisième référendum provoque beaucoup d'inquiétude chez les Québécois, d'autant plus que l'appui à la souveraineté se situe à 40 %. À voir aller les choses, ce n'est plus la première ministre qui contrôle l'agenda électoral pour le PQ, mais bien monsieur Péladeau.
Quoi qu'on en dise, fondamentalement, le Parti québécois est encore un parti collé aux syndicats, aux artistes, aux écolos et sa plateforme, au lancement de la campagne, était basée notamment sur la Charte et la langue, deux aspects complètement évacués à ce moment-ci.
Le gouvernement actuel a complètement dévié des véritables besoins (des vraies affaires) des quelque 8 millions de Québécois. Si madame Marois avait mis autant de détermination à parler d'économie, d'emplois que de souveraineté durant les derniers 18 mois, le Québec ne s'en porterait que mieux aujourd'hui. Le vérificateur général a dit dans son rapport que le Québec a un déficit plus gros que prévu et on va atteindre l'équilibre budgétaire uniquement en faisant des compressions dans les programmes sociaux (santé, éducation, etc). Et le boss du Conseil du trésor continue de dire que tout va bien, que tout est beau au Québec.
Au lieu de parler d'emplois, (le Québec a d'ailleurs perdu 26 000 emplois en février), le gouvernement péquiste met la faute sur les autres, et le dernier en lice c'est le «méchant» gouvernement fédéral. Saviez-vous que la péréquation versée au Québec se chiffre à 9 milliards et que les transferts globaux du fédéral à Québec ont passé de 12,5 milliards à 19 milliards ces dernières années? Et nos dirigeants actuels, nos élus, plancheraient dans la prochaine année, si évidement le PQ est reporté au pouvoir, sur la question d'un troisième référendum sur la souveraineté du Québec!
Allez demander à un travailleur qui a perdu son emploi si la souveraineté du Québec est la chose la plus importante pour lui. Ben voyons donc! Est-ce qu'on peut revenir sur ce qui préoccupe l'ensemble des payeurs de taxes au Québec? En faisant notre croix dans l'urne, le 7 avril, le choix qui s'offrira à nous sera celui-ci: oui à l'économie, l'emploi, la santé, l'éducation ou oui à la souveraineté.
André Gendron
secteur Shawinigan-Sud