Yves Lévesque le soir des élections.

Une victoire aux allures de défaite pour Yves Lévesque

Certes, les opinions sont partagées à la suite des élections municipales de dimanche à Trois-Rivières.

Par exemple, bien que le maire va s’employer cette semaine à trouver toutes les raisons du monde de s’en réjouir, puisqu’il en est sorti vainqueur, ces élections, en raison du faible taux de participation des électeurs (47 %), sont ni plus ni moins l’illustration de sa défaite. Leçon d’humilité, s’il vous plaît!

C’est au maire, en premier lieu, à chercher par tous les moyens d’insuffler de la démocratie – de la participation citoyenne, de l’information étoffée – dans une municipalité alors qu’on sait tous que celui qu’ici nous avons, s’emploie à l’ignorer.

N’a-t-il pas refusé tout débat électoral véritable au cours de la campagne que nous venons de connaître ?

Quoi qu’il en soit, les plaques tectoniques dans les districts de la ville ont heureusement, elles, bougé. Et c’est peut-être parce qu’on en avait assez d’une certaine unanimité. 

En tout cas, réputés être du bord du maire, les conseillers Lefebvre, Lemieux, Noël, Landry et Dupont ont mordu la poussière. C’est à celles et ceux qui ont défait ceux-ci – et à tous les autres conseillers également – de voir maintenant à ce qu’une véritable démocratie s’installe en ville.

Au départ, trois choses: d’abord, qu’on télédiffuse les débats, les assemblées publiques; ensuite, qu’on fasse de ces assemblées de véritables forums d’échange avec les citoyens; et finalement, qu’on ré-adhère à l’Union de municipalités du Québec pour connaître les avis de cet organisme sur divers sujets.

Réjean Martin

Trois-Rivières