Une pétition contre le passage de l'oléoduc Énergie Est a été déposée à la greffière de la Ville de Trois-Rivières lundi matin.

Une pétition contre l'oléoduc 

Une pétition contre le passage de l'oléoduc Énergie Est a été déposée à la greffière de la Ville de Trois-Rivières lundi matin. Cette pétition est le fruit d'un été de travail à aborder les citoyens dans les fêtes de district et par le porte-à-porte. Elle a permis à ces derniers d'exprimer leur désaccord à ce pipeline par cette démarche démocratique. Plus encore, elle a permis aux bénévoles d'aller vers les citoyens et leur fournir de l'information importante en rapport avec le possible passage de l'oléoduc dans Trois-Rivières et sous le Saint-Maurice, en amont de notre principale prise d'eau potable.
Plus de 5000 signatures ont été recueillies en seulement trois mois. Le but principal de cet exercice est de demander au conseil de ville de se joindre aux centaines de municipalités québécoises qui s'opposent au passage de l'oléoduc Énergie Est, par voie de résolution.
Comme avec le dossier sur la fluoration, il y a des conseillers et conseillères qui vont la rejeter du revers de la main, seulement pour suivre le maire Lévesque, pour une raison politique et non pour le bien-être de la population et de son eau potable.
Je pense entre autres à la conseillère de mon district, Joan Lefebvre, qui, à l'époque, ne voulait rien entendre des citoyens qui n'en voulaient pas de la fluoration dans leur eau potable. Elle n'a fait que suivre le maire. 
Mme Lefebvre croit maintenant que seul le fédéral est responsable du dossier des oléoducs et que la ville n'y peut rien. Il faut savoir que les municipalités sont responsables de l'approvisionnement en eau potable sur leur territoire, et donc de sa qualité. De ce fait, des centaines de municipalités se sont opposées au passage de cet oléoduc.
Contrairement à ce que Mme Lefebvre peut penser, les élus sont imputables de leurs gestes et des choix qu'ils font. Dans une vraie démocratie, les citoyens s'expriment. À Trois-Rivières, le maire actuel décide, les conseillers suiveurs suivent, ainsi les décisions sont prises.
Dans le dossier de l'oléoduc, Mme Lefebvre, vous avez une chance, que vous devriez saisir pour une fois, de démontrer que vous êtes capable de respecter le choix de vos concitoyens. Devez-vous absolument suivre le maire Lévesque, malgré ses choix absurdes de mettre en danger l'eau potable?
Vous dites que vous êtes proche de vos concitoyens. Ils auront les yeux rivés sur vous au prochain conseil de ville, le 2 octobre. Votre choix de respecter ou non la pétition devrait faire toute la différence dans votre campagne électorale, car nous nous souviendrons de vous le 5 novembre prochain.
Christiane Bernier
Trois-Rivières