Une partie du débat est stérile

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / Alors qu’actuellement devant les tribunaux défilent les opposants et les prolaïcité en regard du port des signes religieux ostentatoires, il me semble qu’un seul principe devrait légitimer l’application de la loi 21, précisément pour les institutions d’enseignement.

Les institutions scolaires et universitaires ont la mission d’enseigner la vérité basée sur la science et un savoir. Puisque le signe ostentatoire religieux, non seulement ne représente pas la science et un savoir mais va à leur encontre, en toute logique, cette constatation est suffisante en elle-même pour justifier et autoriser l’interdiction du port des signes ostentatoires religieux, dans une Institution scolaire ou universitaire.

Regrettable que l’accent ne soit pas sur ce principe, pratiquement jamais évoqué, et qui pourtant, devrait être à la base du monde de l’éducation.

Freud a écrit qu’il y a une incompatibilité de droit entre la science et la religion.

Je trouve déplorable la perte de temps sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en cour, alors qu’un seul principe de base suffirait. Multiplier des réflexions inutiles et biaisées rend stérile une partie du débat.

Choquant aussi, parce que cela devient encore plus dispendieux avec les frais d’avocats et autres. Les institutions scolaires et universitaires ont la mission d’enseigner la vérité et ne peuvent se permettre d’accepter le port des signes ostentatoires qui affichent son contraire. Cela doit être prépondérant.

Andréa Richard
Trois-Rivières