Une menace pour l’avortement

OPINIONS / Chez nos voisins américains, les anti-avortements sont parvenus à faire élire dans certains États des républicains partageant leur vue. Le résultat, on le connaît: une véritable régression pour les droits des femmes à disposer de leur corps. L’accès à l’avortement y est devenu encore plus difficile alors même qu’il était déjà ardu de trouver une clinique dans certaines régions.

On pourrait se dire que tout cela est loin de nous, mais c’est faux. Le droit à l’avortement est également menacé au Canada. En effet, le Parti conservateur entretient un double discours avec d’un côté, le lieutenant pour le Québec, Alain Rayes qui prétend ne pas vouloir rouvrir le débat et, d’un autre côté, son chef, Andrew Scheer, qui affirme vouloir laisser ses députés déposer un projet de loi pour interdire l’avortement. Autrement dit, un discours en français pour les Québécois et un discours en anglais pour les autres. Devinez lequel est le plus honnête!

Il faut vraiment nous prendre pour des idiots pour croire que l’on ne se rend pas compte de la collusion entre les anti-avortements et les conservateurs. En ce moment même, le groupe RightNow, qui s’oppose à l’avortement, affirme vouloir faire élire le maximum de députés conservateurs anti-avortement et ils mènent directement campagne à leurs côtés. Les conservateurs prétendent représenter les valeurs du Québec, mais alors que l’on vient juste de passer une loi sur la laïcité, les conservateurs ont un chef qui a été élu par la frange la plus religieuse de son parti. Cette droite religieuse qui souhaite justement interdire l’avortement au pays.

L’accès à l’avortement a été un combat de longue haleine mené par des femmes courageuses. Le 21 octobre, gardons-nous de croire qu’aucun recul n’est possible.

David Dubé, étudiant

Trois-Rivières

Un petit conseil...

Un conseil à ceux qui considèrent voter pour le PLC: quand vous rencontrerez un candidat libéral, posez-lui cette simple question: «Depuis qu’il est premier ministre, combien de fois Justin Trudeau a-t-il menti à la population?» Si le candidat vous répond aucune fois, c’est qu’il vous ment lui-même. Ça peut vous aider à ne pas refaire un horrible choix.

Michel Matte

Trois-Rivières