Une lumière au bout du tunnel religieux

OPINIONS / En réaction à la lettre de M. René Le Brodeur intitulée «De l’intelligence des religions», publiée dans notre édition du 17 juillet dernier.

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la projection futuriste que fait cet homme de la spiritualité.

Monsieur Le Brodeur n’y va pas de main morte à l’endroit de la conception populaire selon laquelle majoritairement, l’humain se fait encore de la religion.

En 2019, le culte en Dieu s’accompagne toujours de la même base, où on retrouve les temples, le clergé, la garde-robe de parade, l’inégalité homme-femme (voire un certain assujettissement), la police des mœurs, etc. Peu de gens se risquent à entrevoir et énoncer ce que pourrait être notre modus spirituel dans cinquante, soixante-quinze ou cent ans.

Il m’apparaît évident que le glas aura sonné pour les religions officielles d’aujourd’hui.

La pensée-guide pourrait bien ressembler à ce qu’en décrit le Shawiniganais à peu d’écarts près, c’est-à-dire une partie d’étude de l’Univers soupoudrée d’une libre réflexion de la destinée propre à chacun.

En bref, on sera loin du ciel et de l’enfer, des anges, des saints et du Dieu créateur. Rassurez-vous: ça ne fait pas mal et ce n’est pas dangereux.

Simple et humble constatation: la Terre ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan. Alors, la réflexion si peu scientifique qui s’impose nous force à voir le futur différent du présent et, pourquoi pas, un tantinet meilleur.

Roger Matteau

Shawinigan