Gabriel Nadeau-Dubois

Une convergence nécessaire des partis d'opposition

Lettre adressée à Gabriel Nadeau-Dubois, député de Gouin et co-porte-parole Québec Solidaire.
Monsieur,
il y a quelques années, j'ai eu le bonheur de vous rencontrer alors que je portais fièrement sur le coeur un petit carré rouge. J'ai eu aussi l'occasion de rencontrer deux autres leaders étudiants, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin. J'ai partagé, soutenu et expliqué votre projet commun à tous les trois et j'étais très optimiste envers votre engagement dans une cause qui tenait à coeur à Jean Lesage dans le temps où le Parti libéral était vraiment libéral.
J'ai regardé avec enthousiasme votre élection où, avec un appui de près de 70 %, vous avez reçu un mandat clair des électeurs de Gouin. J'ai aussi aimé vos propos qui, le 6 juin 2017, affirmaient que la désobéissance civile était justifiable. En effet, pour certains, la désobéissance civile est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique.
Votre position rejoint celle clairement mentionnée dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 24 juin 1793, où à l'article 35, il est clairement mentionné: «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs».
Malheureusement, avec le temps, les Québécois en sont venus à se taire et accepter l'inacceptable. Quelle tristesse!
Il serait plus que souhaitable que la population vote pour élire 125 personnes honnêtes et libres aux prochaines élections de 2018. Regardant la division du vote entre les partis d'opposition, il est clair que très rapidement vous devez, avec vos amis du Parti québécois, de la Coalition avenir Québec, d'Option nationale, offrir une véritable alternative. Il y va des intérêts supérieurs du Québec et du bien-être général de la population.
Cette convergence est souhaitée et urgente. Il est plus que nécessaire de créer une véritable «union nationale» de tous les partis d'opposition tant et aussi longtemps que le mode de scrutin actuel demeure en vigueur.
Il me ferait plaisir de vous entretenir pendant des heures quant aux méfaits de la conjoncture politique actuelle qui viendront causer des torts irréparables au tissu social qui faisait honneur aux Québécois.
Ghyslain Parent
Professeur titulaire
Département des sciences de l'éducation
Université du Québec à Trois-Rivières