La prison de Trois-Rivières.

Une contribution pour les détenus?

Cette lettre d'opinion pourrait bien s'adresser au nouveau ministre fédéral régional ainsi qu'à notre député provincial.
Une nouvelle récente nous révélait qu'un détenu dans une prison soit provinciale ou fédérale coûtait à la société pas moins de 115 000 $ annuellement et que ceux-ci demandaient une augmentation de salaire lorsqu'ils effectuaient des travaux à l'intérieur.
J'ai alors entrpris de faire une petite recherche qui m'a révélé que lorsqu'un jeune est pris en charge par la DPJ dans un centre jeunesse, une contribution parentale basée sur le revenu familial est alors exigée pour défrayer le coût d'hébergement de ce jeune.
Il y a là, à mon sens, une incongruité monstrueuse et un grave manque d'équité. Pourquoi ne pas exiger la même contribution de la part de détenus qui, peut-on en conclure pour la plupart, se sont même enrichis par le geste qui les a envoyés en prison? 
Comment peut-on, comme société, justifier de faire payer des familles qui peinent à accepter qu'un ou une de leurs enfants - qui dans la plupart des cas n'ont pas commis de crimes aussi graves que certains détenus - pour en fait le même ou quasiment le même type d'hébergement? Et en même temps payer des centaines de milliers de dollars pour héberger des prisonniers de droit commun? 
Pourquoi ne pas exiger le plein dévoilement de la situation financière d'un détenu et de faire cumuler une peine de prison assortie d'une contribution financière dite d'hébergement?
À nos deux députés interpellés au tout début, je demande une réflexion et possiblement une réponse à cette iniquité.
Jacques A. Dion
Trois-Rivières