L’art public agrémente les balades dans le centre-ville et dans l’arrondissement historique. Par exemple, les personnages de l’artiste Annie Pelletier, qui enjolivent les niches de l’église Saint-James, voient des centaines de touristes et de résidents les prendre en photo.

Une année faste sur le plan culturel

L’auteure, Stella Montreuil, est présidente de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières et directrice générale de Ciné-Campus.

L’année 2018 constitue une année charnière, car elle commémore un nombre impressionnant d’anniversaires, témoignages d’une effervescence rare dans le domaine de la Culture.

Trois-Rivières est en effet le berceau de nombreux organismes culturels, ce qui démontre de belle façon son dynamisme. La plus ancienne troupe de théâtre amateur francophone du Canada, née chez nous, arbore fièrement ses quatre-vingt-dix-neuf ans; Ciné-Campus Trois-Rivières, le plus ancien ciné-club encore en fonction en Amérique du Nord souligne ses cinquante ans; l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, quarante ans; le Festival international de la poésie, trente-cinq; le Salon du livre de Trois-Rivières, trente; le FestiVoix, vingt-cinq; le Festival international de Danse Encore les atteindra l’an prochain; CULTUR3R a atteint ses vingt ans; les Sages Fous les souligneront en 2019; la Biennale internationale d’estampe contemporaine, dix ans; alors que le Cirque du Soleil à l’Amphithéâtre Cogeco file vers cinq ans.

Et ce n’est qu’un bref aperçu de ce qui rend la vie culturelle de notre région aussi intéressante; les ressources ne manquent pas, et je me fais un plaisir de mentionner des éléments qui rayonnent dans notre milieu: je cite entre autres le Musée Pierre-Boucher qui, année après année, nous offre gratuitement des expositions de haut niveau, tout comme le Centre d’exposition Raymond-Lasnier, la Galerie d’art du Parc et le Centre culturel Pauline-Julien.

Le Musée des Ursulines attire ceux qui circulent sur la magnifique rue du même nom, le Manoir Boucher-De Niverville sur la rue Bonaventure, un des rares édifices du régime français, sollicite l’attention du passant. Et que dire de Boréalis et du Musée POP, des institutions qui brillent hors de nos frontières.

Dans d’autres domaines tout aussi importants, de nombreuses chorales nous fredonnent des airs à l’année, le théâtre nous est proposé par deux troupes locales de qualité, Les Productions de la 42e rue nous ont ouvert la porte des comédies musicales, l’Orchestre POP remporte un beau succès et permet à des musiciens d’exercer leur art.

Une fois de plus à l’été 2018, le Cirque du Soleil a su conquérir les spectateurs à l’Amphithéâtre Cogeco, avec la présentation du spectacle «Juste une p’tite nuite» en hommage aux Colocs.

Trois-Rivières héberge aussi le Conservatoire de musique, qui nous a donné des artistes de renommée internationale, et encore en 2018, de talentueux musiciens se démarquent. Cette institution nous offre des concerts de la génération montante nous permettant d’apprécier leur savoir-faire.

Avez-vous déjà pris le temps d’observer l’art public sur notre territoire? Une belle opportunité de contempler la beauté. Les personnages qui enjolivent les niches de l’église Saint-James voient des centaines de touristes et de résidents les prendre en photos; ils peuvent aussi admirer le banc à Godro installé au parc Champlain, œuvre de sculpteurs de l’Atelier Silex, le Jardin des Ursulines en abrite également quelques-unes, tout comme Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Des exemples que nous avons sous les yeux, une occasion d’apprécier la vitalité de nos artistes.

Offrez-vous une promenade dans Trois-Rivières via les poèmes sur les maisons ou au parc portuaire, une originalité qui nous caractérise.

La danse représente une autre facette de cette énergie qui anime les gens qui la pratiquent, et ce, sous diverses formes: contemporaine, hip hop, sociale, classique, jazz… S’exprimer de façon positive, quelle belle avenue! La fierté se manifeste quand on voit l’équipe de District 5 se produire à Révolution. Notre cité se voit mise à l’honneur.

À Trois-Rivières, des lieux sont devenus synonymes de culture: je pense à la salle J.-A.-Thompson, dont l’architecture de la fin des années 1920 est appréciée autant des spectateurs que des artistes; au parc des Chenaux qui accueille pendant la saison estivale, chaque dimanche, des centaines de personnes pour un concert champêtre. L’île Saint-Quentin, magnifique lieu de villégiature, reçoit le lundi le Cinéma de l’Île, le mardi le Théâtre en plein air. On y trouve le plaisir de vivre la culture dans la nature.

Vous pouvez aisément le constater: la culture représente beaucoup pour notre région, elle rassemble les gens et crée l’unanimité par la créativité qui y est déployée. Dans tous les domaines, des personnes de talent s’investissent pour que nous puissions apprécier ce qu’elles créent et ainsi contribuer à notre mieux-être. Les opportunités abondent, et cette année 2018 en a témoigné à de multiples reprises.

À Trois-Rivières, nous avons la chance d’être à dix minutes de tout ce que je viens d’énumérer, nulle inquiétude pour se rendre à ces nombreuses activités.

Je suis fière des innombrables réalisations à notre actif dans cette ville d’histoire et de culture qu’est Trois-Rivières, bien plus qu’un slogan, une nourriture pour l’esprit, le cœur et le corps…

La culture se consomme sans modération, profitez-en!