Le premier ministre Justin Trudeau

Une année décevante

L'année qui vient de se terminer a été assez décevante pour ne pas dire déprimante en politique.Au Québec, nous avons poursuivi avec une succession de scandales et d'entourloupettes de toutes sortes. Gros spectacle de diversion depuis quelques jours avec l'annonce du retour de Pierre Moreau.
Sera-t-il le messie qui sauvera ce navire qui navigue dans le déni? Il ne pourra tout faire oublier.
Côté fédéral, notre premier ministre Selfie Trudeau, après un an au pouvoir, le soi-disant sauveur de la planète nous prouve chaque jour qu'il n'est qu'un mini PET. Pendant une heure, la semaine dernière, sourire aux lèvres, il nous a endormi avec des «On y travaille», «On fait des études» (déjà faites auparavant), en répondant aux questions du public. Mais jamais de vraies réponses et pendant ce temps, rien ne se fait. On voit que lui non plus, selon la tradition de la culture libérale, n'a pas de problème d'éthique avec ses dîners de financement. Et que dire des transferts en santé où il veut dicter aux provinces la façon de dépenser l'argent. Il offre des sympathies aux pays frappés par le terrorisme mais, pour rester politiquement correct, il refuse de parler d'islamisme ou de pointer les coupables.
J'aimerais citer Mario Dumont, qui écrit ceci: «Les intérêts du Québec sont mollement défendus par nos députés à Ottawa». J'ai fait des reproches sur le sujet au caucus néodémocrate issu de la vague orange dans le mandat précédent. Maintenant, les sièges du Québec se retrouvent majoritairement au Parti libéral, du côté du pouvoir. On ne les entend pas, on ne les voit pas. Les dossiers où la députation libérale de Justin Trudeau au Québec prend des allures de courant d'air s'accumulent.»
Il ajoute: «Des années 70 jusqu'au années 2000, il y avait sur la scène fédérale un caucus québécois. Aujourd'hui, il n'y a même pas de lieutenant québécois, Justin Trudeau s'investissant de ce titre. J'ai souvent écrit que le Bloc québécois n'avait plus raison d'exister. Si ça continue, je vais m'ennuyer d'un Bloc fort.» 
Voilà un propos juste de la part d'un politicien! Oui, il faut s'ennuyer du Bloc, le seul parti, au fédéral, qui défendait les droits du Québec et s'assurait que nous ayons notre mot à dire. Aujourd'hui, avec Justin, nous n'avons même pas droit au chapitre. C'est pourquoi j'appuie et encourage fortement la candidature de Martine Ouellet à la chefferie du parti. Elle a tout ce qu'il faut pour brasser la cage de ces fédéralistes mollassons pour qui, des Québécois, ça n'existe pas. On se demande même si la notion de Canadien existe, le premier ministre ayant affirmé au magazine Time que le Canada n'avait pas d'identité propre; nous sommes multiculturalistes... Au diable, les deux peuples fondateurs!
Mme Ouellet a du caractère et travaille très fort. Je ne vois donc pas pourquoi elle ne pourrait pas occuper la fonction de chef de parti tout en continuant de siéger à l'Assemblée nationale où elle a toujours fait un excellent travail pour les gens de sa circonscription.
J'espère que le début d'une nouvelle année donnera lieu à des examens de conscience de la part de nos dirigeants et que de bonnes résolutions seront prises pour le bien de tous et non seulement à des fins électoralistes.
Gaston Bouffard
Shawinigan