Saint-Mathieu-du-Parc regorge de lacs et de forêts. À nous tous et à nos autorités institutionnelles d'en prendre un soin jaloux.

Un virage nécessaire 

Nous entendons souvent le vocable «développement durable». Il est entré dans notre vocabulaire, au même titre que: «Comment allez-vous?».
Justement, comment va notre planète? N'est-ce pas celle-ci également qui se doit, pour nous, pour elle-même, d'aller bien? Ou est-ce le développement qui se doit d'aller bien, de durer? Et comme aurait dit notre légendaire Séraphin: «Pas de planète, pas de développement, pas de développement, pas de planète!» 
En empruntant la logique de l'avaricieux, nous voyons bien que le développement industriel est assujetti à la survie, à la vie même de la planète, cette planète que nous malmenons sans bon sens, dans toutes les directions, dans tous les sens, dans l'air, dans la terre, dans l'eau.
Avec l'augmentation obsessive du produit national brut, nous nous comportons comme des brutes insatiables envers la terre nourricière et bientôt, nous serons pris en souricière, si nous ne le sommes pas déjà, entre l'écorce et l'arbre, s'il en existe alors encore sur terre...
Avec ce discours, voilà que les messagers de cet acabit, de cet ordre, sont accusés d'annonceurs de catastrophes, de Bonhommes Sept Heures pour faire peur au monde! Laissez-moi vous raconter cet incident. 
Un signal d'alarme clignote au cadran de la voiture. Pour ne pas troubler sa quiétude, le chauffeur arrête le long de la route et enlève le fusible qui protégeait cet indicateur qui devient alors inopérant. Puis, il poursuit sa route, en oubliant ce signalement.
Et nous, faisons-nous de même avec les signaleurs d'alertes? Il y a un virage à faire, là, devant, avant le mur.
Saint-Mathieu-du-Parc regorge de lacs et de forêts. À nous tous et à nos autorités institutionnelles d'en prendre un soin jaloux.
Émile Simard
Saint-Mathieu-du-Parc