Pourquoi pas une «méga-serre-communautaire-intergénérationnelle» à Trois-Rivières!
Pourquoi pas une «méga-serre-communautaire-intergénérationnelle» à Trois-Rivières!

Un rêve pour Trois-Rivières

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / Trifluviennes et trifluviens, les derniers mois furent difficiles pour notre ville. Les effets de la COVID-19; la piste cyclable de l’apocalypse; le très lent «ramassage» de meubles abandonnés après le 1er juillet; un déversement qui nous a mis «sur la mappe»; et un système d’alerte au fonctionnement douteux pendant l’épisode de l’incendie chez Somavrac.

Bien que, comme tout le monde, je sois d’avis qu’il est nécessaire de mettre en place des solutions aux problèmes mentionnés précédemment, je considère qu’il serait aussi pertinent d’établir un projet collectif positif et irrésistible qui saura nous faire rêver, afin de nous redonner la fierté d’être Trifluvien.

Dernièrement, l’achat local et l’agriculture urbaine ont été des sujets qui ont provoqué un intérêt de la part d’une bonne majorité de la population. Or, l’hiver sévit dans notre ville pendant une bonne partie de l’année et tout le monde n’a pas la possibilité d’avoir sa propre serre.

Je propose donc que notre Trifluvie se dote d’une «méga-serre-communautaire-intergénérationnelle (MSCI)». Oui, le nom est exagérément long pour que vous vous en rappeliez. Le projet serait l’équivalent agricole de l’Amphithéâtre Cogeco. Le concept est simple. Il faudrait bâtir une serre géante dans un emplacement central. Un exemple d’un tel endroit pourrait être le parc de l’Exposition.

Les citoyens auraient l’occasion de cultiver leurs fruits et légumes à longueur d’année. De plus, des partenariats pourraient être conclus avec les institutions d’éducation et les résidences pour personnes âgées avoisinantes afin de créer des projets où les différentes générations pourraient collaborer. Il serait même possible de voir l’Université et les collèges y faire des projets scolaires.

De même, il serait aussi pertinent que le compost utilisé dans la serre soit fait à partir de matières organiques provenant de notre ville. Ce qui serait un merveilleux exemple d’économie circulaire.

Des exemples similaires, si nous excluons le critère de la taille, existent déjà avec la serre Emily-De Witt à Montréal ou la serre de l’école primaire Louis-de-France.

Bien que cette vision d’avenir concerne Trois-Rivières, il serait aussi une bonne chose que les autres villes de la Mauricie s’inspirent de cette idée qui s’inscrit dans le concept de durabilité des régions. De même, si vous avez des idées concernant des projets de rêve pour Trois-Rivières, je vous invite à faire comme moi et partager celles-ci avec la population. Dans la situation actuelle, je crois qu’il est nécessaire d’apporter un peu d’espoir dans l’esprit des gens…

Alexandre Gervais,
Trois-Rivières