Un peu de compassion pour les animaux blessés

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
En allant faire une marche avec mes chiens tôt un matin, j’ai aperçu un animal en plein milieu d’une voie à une intersection dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Je me suis approchée et j’ai vu que c’était un jeune porc-épic encore vivant, mais incapable de bouger car son arrière-train avait été complètement écrasé par les roues d’une voiture. Je n’oublierai jamais la plante de ses petits pieds dodus tournés vers le ciel… pauvre bête.

Une voisine et son mari ont réussi à le mettre dans une boîte en carton et la voisine est venue me reconduire chez moi avec le porc-épic. A alors commencé une longue série d’appels téléphoniques et de consultations de sites pour trouver quelqu’un pour l’euthanasier. La SPA étant fermée, j’ai appelé le numéro d’urgence qui était celui de la Police de Trois-Rivières qui m’a dit ne pouvoir rien faire. J’ai ensuite appelé le vétérinaire le plus près de chez moi ayant une urgence 24 heures où on m’a dit qu’ils ne pouvaient pas euthanasier un animal sauvage. J’ai donc essayé le ministère de la Faune, mais comme les bureaux n’étaient pas encore ouverts, j’ai été transférée à SOS Braconnage. L’homme qui a répondu au téléphone m’a dit de «laisser la nature suivre son cours»! Ce n’était pas la nature qui lui avait broyé le dos à ce porc-épic et je n’allais tout de même pas le laisser crever de faim et de soif dans des douleurs atroces! C’est un être vivant, pas une plante en pot.

Malgré le refus du premier vétérinaire, j’ai décidé d’appeler mon vétérinaire habituel. À ma grande surprise, la vétérinaire de garde a accepté sans hésiter d’euthanasier le porc-épic. Je l’ai donc emmené là-bas et ils ont mis fin à ses souffrances, sans frais. Depuis, j’ai trouvé un refuge pour la faune: Cécropia à Saint-Alexis des Monts.

Si jamais vous trouvez un animal blessé, de grâce ne le laissez pas là à souffrir. Appelez la SPA Mauricie, un vétérinaire ou Cécropia. Et si le premier vétérinaire que vous appelez dit non, appelez-en un autre. Il y en a plusieurs à Trois-Rivières qui acceptent d’euthanasier les animaux sauvages blessés. De plus, selon un site d’actualités de Magog que j’ai consulté: «Bien que la réadaptation d’animaux sauvages soit une responsabilité provinciale, aucun programme d’aide financière ne supporte l’activité des rares refuges au Québec. Ces organismes doivent compter sur une équipe de bénévoles et la générosité du public.» Je trouve ça vraiment inconcevable que le gouvernement du Québec n’aide pas à financer ces refuges si cela relève de lui!

Danielle Hart
Trois-Rivières