Des étudiantes et étudiants du collectif La planète s’invite à l’université (UQTR) interpellent le nouveau maire de Trois-Rivières au sujet de l’environnement.

Un petit rappel au nouveau maire de Trois-Rivières

OPINIONS / À la suite de l’élection du nouveau maire de Trois-Rivières, le collectif La planète s’invite à l’Université – UQTR (LPSU-UQTR) tenait à réagir à ce changement au sein du conseil municipal dans un contexte d’urgence vis-à-vis des changements climatiques.

Des membres du collectif ont remis au maire élu un document contenant nos revendications ainsi que des témoignages de citoyens et citoyennes de Trois-Rivières recueillis à l’occasion du rassemblement de la semaine de la terre tenu le 27 avril dernier. Le collectif souhaite, par cette action, réitérer qu’il continuera à mettre de la pression sur tous les paliers de gouvernement et annoncer au nouveau maire que nous suivrons avec attention les travaux du conseil municipal.

Le collectif, qui a organisé la manifestation du 15 mars dernier, rassemblant plus de 800 personnes dans les rues de Trois-Rivières, tient à rappeler que le conseil municipal trifluvien a déclaré l’état d’urgence climatique à l’automne 2019. Dans ce contexte, si le thème de l’environnement a été abordé pendant la campagne, ce ne sont que de simples mesurettes qui ont toutefois été annoncées.

Puis, lors du discours du maire élu de Trois-Rivières, aucune mention de l’environnement et de la crise climatique n’a été faite. LPSU-UQTR déplore l’absence de la thématique d’autant plus que «nous avons remporté le pari du développement économique, le pari de la continuité» avec son élection. Cependant, il est clair, et les centaines de scientifiques qui sonnent l’alarme le répètent tous les jours, l’heure est à la rupture avec la manière de faire l’économie qui prédomine actuellement.

En ce sens, pour LPSU-UQTR, il est impératif de dépasser les logiques du développement durable qui permettent la construction de l’amphithéâtre, du CECI, du District 55 et du nouveau colisée. Ces projets sont le reflet d’une ville construite sans considération des enjeux sociaux et environnementaux de même que de l’échec des politiques de développement durable. En effet, ces projets entraînent, notamment, la gentrification des quartiers du centre-ville ainsi que l’augmentation des îlots de chaleur et du trafic automobile. Tout ça parce qu’il faudrait «revitaliser», «dynamiser», «développer» Trois-Rivières, et ce, au détriment de la justice climatique et sociale.

Les ressources et l’expertise existent afin d’établir des plans d’urbanisme fondés sur la justice sociale et climatique, nous avons donc besoin que l’environnement soit au centre de la volonté politique. Maintenant, espérons pouvoir travailler ensemble, les citoyens et citoyennes ainsi que le conseil municipal, avec l’objectif d’effectuer un virage dont nous pourrons être fiers à Trois-Rivières.

Axelle Bédard-Gagné

Audrey Jacques

Xavier St-Pierre

Natacha Pinsonneault

Francis Auclair-Dubois

Magali Boisvert

et les étudiantes et étudiants du collectif La planète s’invite à l’université — UQTR