S'il est possible de voir à Trois-Rivières des signes manifestes de ce phénomène de dématérialisation galopante, c'est bien du côté de Desjardins qu'il faut jeter un oeil.

Un paysage architectural sacré

S'il est possible de voir à Trois-Rivières des signes manifestes de ce phénomène de dématérialisation galopante, c'est bien du côté de Desjardins qu'il faut jeter un oeil. Combien de caisses fermées depuis plusieurs années qu'on avait pourtant construites avec des préoccupations esthétiques remarquables comme la caisse Saint-Philippe, rue Royale à deux pas du centre-ville, pour ne donner qu'un seul exemple?
La liquidation quasi complète du parc immobilier de notre immense coopérative se poursuit maintenant du côté des installations de ce qu'on nommait auparavant la Fédération, tout en haut du boulevard des Récollets qui voit depuis peu de l'affichage offrir des espaces de bureau par l'entremise d'Olymbec.
Moi, j'ai toujours apprécié d'apercevoir au sommet de cette immense butte cet édifice magnifique aux inspirations asiatiques indéniables. Peut-être est-ce le plus bel édifice de la Mauricie? En tout cas, on l'a agrandi de manière barbare il y a une vingtaine d'années sans que cela, heureusement, ne soit trop apparent...
Quoi qu'il en soit, étant donné que le tout est configuré d'une manière particulière, on peut espérer qu'on nous préserve pour des années encore que soit outragé un semblant de «paysage architectural» (passez-moi l'expression) faisant intégralement partie de notre patrimoine.
Du reste, ce mot, patrimoine, a-t-il toujours un sens?
Réjean Martin
Trois-Rivières