Justin Trudeau

Un lourd héritage pour nos enfants

Le Canada est en marche pour un futur très difficile au niveau des taxes et des impôts et de là, au niveau économique.
Le gros bon sens veut qu'un gouvernement puisse faire des déficits en période de récession (il a moins de revenus) et les liquide en période normale ou de prospérité.
Ce que Justin Trudeau fait actuellement, c'est d'encourir des déficits très importants quand l'économie va bien. Cet ancien professeur d'art dramatique change même le sens des mots et parle d'investissements quand il s'agit en réalité de dépenses d'épicerie.
Donc, pour payer l'épicerie, il y va avec un déficit de 28,5 milliards $, lequel va s'ajouter au déficit déjà accumulé de l'ordre de 640 milliards $. M. Trudeau n'a aucun plan pour sortir les finances publiques de cette situation.
Par ailleurs, vu le quasi-plein emploi aux É.-U., la Réserve fédérale américaine n'aura pas d'autre choix que de continuer à faire augmenter les taux d'intérêt si elle veut empêcher une inflation importante, laquelle est néfaste pour l'économie (les investisseurs ne peuvent prédire le coût de leurs projets et ceux qui vivent avec des pensions fixes ou ne sont pas en position pour obtenir des hausses de salaire, s'appauvrissent et ne font pas marcher l'économie).
Quand les taux américains augmentent, ceux des autres pays ont tendance à le faire aussi. Ainsi une hausse des taux d'intérêt voudra dire une augmentation des dépenses publiques fédérales qui se matérialisera au fur et à mesure que les obligations déjà émises viendront à échéance. Par ailleurs, qu'en sera-t-il quand l'économie ralentira et viendra en récession comme elle le fait périodiquement?
Ne pouvant se résoudre à réduire les dépenses, M. Trudeau pourrait alors chercher à s'en prendre en premier aux investisseurs en augmentant par exemple le taux d'inclusion des gains en capital. Il pourrait aussi chercher à augmenter l'impôt de récupération des pensions de sécurité de vieillesse, par exemple en diminuant le seuil de revenu à partir duquel cet impôt s'applique (73 756 $ actuellement) et/ou en augmentant le taux de cet impôt (15 % actuellement) quand le seuil est atteint.
Mais tout ceci serait largement insuffisant et M. Trudeau devra augmenter les impôts en général, la TPS et les autres taxes car à un moment donné, la hausse des taux d'intérêt et le ralentissement de l'économie ne lui donneront pas le choix.
Autrement dit, contrairement à ses belles paroles, M. Trudeau devra s'en prendre à la classe moyenne et même aux plus pauvres. Ces ponctions fiscales, combinées à l'endettement personnel très élevé des Canadiens et aux incertitudes concernant le commerce avec les É.-U., risquent d'être pénibles.
Justin Trudeau est en train de faire beaucoup de mal aux Canadiens, incluant les enfants avec qui il aime tant s'afficher et qui devront assumer son héritage empoisonné.
Michel Veilleux
Sainte-Monique