Jean-François Aubin
Jean-François Aubin

Un CV plus étoffé

En réaction à la lettre de Pierre Clouâtre intitulée «Pourquoi je vais voter pour le maire sortant», publiée dans notre édition du 19 octobre.

J’ai lu avec intérêt le texte de M. Clouâtre dans ces pages. Contrairement à lui, je vais faire confiance à M. Aubin. M. Clouâtre ne voit pas grand-chose dans les antécédents de M. Aubin qui le qualifie pour la mairie. Mais, pourtant, son CV se compare très avantageusement à celui que présentait M. Lévesque quand il a été élu. 

M. Lévesque avait été pilote de bateau et concessionnaire d’un restaurant Harvey’s. Rien de comparable au CV de M. Aubin, qui est professeur de cégep et compte vingt ans d’expérience en économie sociale. Je le vois comme une personne beaucoup plus rassembleuse, respectueuse de la démocratie.

Le maire sortant nous a donné tellement d’exemples de son mépris pour ceux qui ne pensent pas comme lui. Il est impossible de faire une liste exhaustive des conflits qu’il a entretenus: conflit avec le député Gabias, le ministre Lebel, l’Union des municipalités, les conseillers municipaux, ceux qu’il appelle les gens du boisé des Plateaux, les ex-employés d’Aleris... Plus récemment, conflit avec le maire de Québec... Sans compter les conflits avec des fonctionnaires importants, comme les vérificateurs et le greffier.

M. Lévesque déteste les institutions démocratiques. Ainsi, les médias propagent des fake news, font de la démagogie. Pas besoin de vérificateur, ni de comité sur l’éthique, ni de comité exécutif. Il se dit favorable au droit de manifester, mais n’a aucun respect pour les manifestants. 

L’avez-vous entendu déblatérer à la radio de Québec il y a quelques semaines, contre ceux qui s’opposent à l’oléoduc, qui ne se promènent pas en bicycle à pédales, contre les étudiants, encouragés selon lui par leurs grands-parents, qui ont tous des voitures et qui contestent une faible hausse des frais de scolarité?

M. Lévesque n’aime pas les consultations publiques. Selon lui, peu importe le projet, les gens vont voter contre. S’il y avait eu consultation publique sur le projet d’amphithéâtre, il croit que les gens se seraient opposés. Donc, il se vante de ses stratégies de contournement de la loi sur les consultations publiques. Pourquoi se donner la peine de défendre ses idées quand on peut les imposer?

Pierre Martin

Trois-Rivières