STTR sur Badeaux. Des gens qui prennent le transport en commun.

Un chauffeur d'autobus consciencieux

Je tiens à féliciter sincèrement Monsieur Michel Cossette, chauffeur d'autobus à la Société de transport de Trois-Rivières (STTR).
Récemment, il conduisait l'autobus sur le circuit numéro 11. Je n'étais pas dans cet autobus, j'étais dans la 6 en direction du secteur Cap-de-la-Madeleine. Alors que nous étions un peu avant le centre commercial Les Rivières, vers 18 h 10, j'entendis dans le système de télécommunication des chauffeurs un message disant qu'il fallait que la direction appelle la Ville pour faire ramasser un animal mort qui se trouvait juste à côté d'un abribus du boulevard Gene-H.-Kruger.
Une fois rendu à l'arrêt d'autobus du centre Les Rivières, je quittai mon siège et demandai au chauffeur le nom de son collègue qui venait de parler et de faire la demande pour ramasser la carcasse de l'animal. Il me dit qu'il s'appelait Michel, mais je n'avais pas son nom de famille. Un gros merci à mon ami et chauffeur d'autobus, Yannick St-Arnaud pour m'avoir dit de qui il s'agissait, exactement.
L'animal - d'après le message - ne semblait pas être dans la rue, mais bel et bien sur le trottoir.
Personnellement, j'ai toujours contacté les personnes qui sont responsables de ramasser les animaux blessés et/ou morts. Il y a quelques années à peine, les gens comme moi faisions rire de nous pleinement. Mais les choses ont changé, les gens sont plus responsables et sont plus consciencieux de l'environnement, etc..
J'envoie ce message non seulement au Nouvelliste, mais également à la STTR pour que ceux-ci transmettent à M. Cossette mes félicitations pour son geste.
Je me permets de mentionner que lorsque la SPA est fermée, c'est la Ville de Trois-Rivières elle-même qui prend en charge ce genre de choses. Il y a des personnes qui peuvent être jointes 24 heures sur 24.
J'entends encore certaines personnes qui me disent: «Pourquoi appeler pour faire ramasser un animal mort?» Ce n'est pas seulement une question de sécurité pour les personnes qui prennent ces rues, ces routes, etc.; c'est aussi une question de respect pour ces animaux blessés ou morts.
Malheureusement, lorsqu'on se rend aux États-Unis, ils n'ont aucune loi ni conscience et ne ramassent jamais les animaux morts sur les routes, ce qui fait qu'on voit toujours des dizaines d'animaux morts sur le bord des routes.
J'ai déjà contacté certaines autorités pour faire ramasser des animaux sur les routes et quel que soit l'État où j'étais, j'obtenais toujours la même réponse: ils sont désolés, ils ne ramassent pas les animaux blessés ou tués le long des voies de circulation. Aucune 
argumentation, c'est non, point à la ligne. Et si on appelle les SPCA, elles vous diront la même chose, que ce pays n'a aucune loi en cette matière. Personnellement, je trouve que ce n'est pas une question de législation, mais bien de conscience.
Le Québec possède cette conscience et n'a aucune peur de dépenser des fonds publics pour ramasser les animaux blessés ou morts. Bravo!
Bravo donc, Monsieur Cossette, pour le geste que vous avez posé. Au plaisir de vous féliciter en personne un jour, j'espère.
Sylvie Groleau
Trois-Rivières