Tout à fait désolant!

Mercredi soir dernier, sur une des artères les plus fréquentées de Trois-Rivières (angle des Forges et des Récollets) j'ai eu l'occasion de voir un grand moment d'improvisation.
Un voiture de police, tous gyrophares ouverts, précède un groupe de cyclistes. Des cyclistes (non identifiés à aucun service d'ordre) bloquent alors la voie aux automobilistes. Présumant que le cortège était déjà passé, les cyclistes «policiers d'un jour», s'écartent. Je commence donc à avancer et, oups... un vélo passe!... Oups... il en reste un deuxième... et oups!... passe une voiture de queue sur laquelle je ne vois aucune identification. De toute beauté!
Le lendemain j'apprends par le Nouvelliste que ce groupe de cyclistes voulait entre autres «sensibiliser les usagers de la route à l'importance de son partage». Comment peut-on prétendre lancer un message de partage de la route alors qu'on se l'approprie? Ce soir-là, désolé, vous n'avez rien partagé avec les automobilistes... sauf peut-être leur incompréhension et leur frustration.
Je suis cycliste depuis des décennies. Je crois beaucoup aux activités de sensibilisation parce qu'elles sont plus que nécessaires et qu'elles doivent être récurrentes. Mais, je crois aussi que ce que j'ai vu ce mercredi soir était, à mon sens, improvisé, en contradiction avec l'objectif visé, peu efficace, voire dangereux.
André Labrecque
Trois-Rivières