Thierry Vandal: un niveau de retraite honteux!

On vient d'apprendre avec stupeur le montant de la retraite du président d'Hydro-Québec. C'est tout bonnement honteux. Quel diplôme donne droit à de telles retraites? Quel homme a cette valeur par rapport à ses contemporains?
C'est un PDG gâté et choyé par la vie. Il ne s'est pas tué à cette fonction privilégiée. Il n'a eu que des avantages de fonction et une carrière dorée sans problème. Par ces temps difficiles de récession économique, où les gens souffrent et se débattent dans des budgets toujours plus étriqués, c'est un réel affront.
Si vous prenez comme exemple une vingtaine de hauts dirigeants, avec une retraite moyenne indexée de plus ou moins 350 000 $, cela coûte 7 millions $ par mois. Voilà une dépense qui agit lourdement sur le budget.
Mais soyez conscient que rien ne changera. Pourquoi? Parce que ceux qui décident et qui accordent ces retraites faramineuses risquent un jour d'en profiter eux-mêmes. Monsieur Vandal a 52 ans, c'est pas le travail qui l'a outrancièrement usé; il pourrait être (s'il ne l'est déjà) millionnaire en trois ans de retraite.
C'est bouleversant, une insulte à l'intelligence humaine. Voilà des sources d'épargne pour nos gouvernants. Voilà ce qui agit négativement de façon insidieuse sur le budget. Il est temps de réviser tous ces barèmes de complaisance. Il faut ouvrir ce débat.
Si nous ne réagissons pas, notre complaisance devient de la complicité.
Denis Dumoulin
Nicolet