Yves Lévesque

Seize ans, c'est trop!

Le pouvoir corrompt. Trop souvent. On le sait. Pour éviter les excès et abus de pouvoir, les Américains ont la brillante idée de faire des mandats d'une durée de quatre ans pour un chef d'État.
Pour un maximum de deux mandats, soit de huit ans maximum au pouvoir. Ce qui laisse amplement le temps à l'élu de voir aux priorités, de réaliser les programmes et les promesses électorales. Ce laps de temps permet aussi de rafraîchir la démocratie, corriger les erreurs du passé, tout en favorisant l'émergence de nouvelles idées, de nouveaux programmes et de nouvelles orientations porteuses d'avenir.
Hélas, à Trois-Rivières, un maire s'agrippe désespérément au pouvoir. Depuis 16 ans, soit quatre mandats. C'est déjà trop! 
Et il en redemande un cinquième. Le pouvoir n'a peut-être pas corrompu Yves Lévesque mais le pouvoir l'a usé. À la corde. 
En perte de leadership et peu à l'écoute des citoyens, il s'est mis à dos plus de la moitié de la population. Il aurait perdu aux dernières élections si la lutte s'était faite à deux. Son règne fut trop souvent celui de la bisbille.
L'écoute des citoyens n'a jamais été son point fort. Pour preuve, l'affaire de l'étude des coûts cachés du futur colisée. Le maire Lévesque ne croit pas important d'informer les conseillers quand un rapport lui déplaît. Il opte pour l'opacité. Moins les gens en savent, plus il peut se frotter le nombril. 
Cette «entourloupette» et ce manque de transparence sont une insulte aux conseillers et à tous les Trifluviens. Ce geste est à l'antipode des principes de saine gestion municipale. C'est une faute grave. 
Pourtant, le lendemain de sa victoire du 4 novembre 2013, il avait affirmé son désir de travailler avec tous les conseillers élus. Fausse promesse.
Alors, lui redonner le pouvoir serait un affront au gros bon sens. De même que donner notre vote à des candidats opportunistes qui s'improvisent à la mairie, à la dernière minute. Ne gaspillons pas nos votes si nous souhaitons un renouveau.
Car un excellent candidat briguera la mairie. Jean-François Aubin peut reprendre le flambeau de la démocratie municipale. C'est un homme de bien, qui s'est impliqué activement dans le développement de Trois-Rivières, et ce, avant même d'être conseiller municipal. 
Il connaît bien la ville et tous ses dédales administratifs. Il sera à l'écoute des citoyens. Voter Aubin est le choix le plus logique qui s'impose, dans le contexte actuel. Ce que je ferai avec énergie et grande joie. 
Car une ville pour tous... c'est inspirant.
Jean-François Gaudette
Trois-Rivières