Se mettre du côté de la personne qui souffre

En réaction à la lettre de Gérard Marier intitulée «Aide médicale à mourir: que choisir?», publiée dans notre édition du 24 septembre dernier.
Je ne cacherai pas que c'est avec crainte et tremblement que j'ai ouvert le texte de l'abbé Gérard Marier, «Aide médicale à mourir: que choisir?». Son approche m'a agréablement surpris; se mettre du côté de la personne qui souffre, essayer de percer ce qu'elle voit est un chemin plus long avant de parler, mais combien réconfortant pour la personne qui souffre.
Quand je lis des réflexions sur l'aide à mourir, la question qui me revient sans cesse est celle-ci: que dirait cette personne si elle savait que lorsque viendrait le temps de la décision, elle serait seule, personne pour l'accompagner, la rassurer, la caresser pour calmer sa peur et sa souffrance?
Il fut un temps où, nous les prêtres, pouvions avoir un discours «pieux» auprès des personnes souffrantes et mourantes; à quelque part, nous savions que nous ne serions pas seuls, une personne veillerait près de nous.
Aujourd'hui, nous ne sommes certains de rien; c'est bien qu'il en soit ainsi, car notre parole se fait plus humble, plus humaine, plus compatissante. C'est ce que je crois trouver chez Gérard avec sa réflexion sur l'aide à mourir.
Lionel Émard, prêtre
Yamaska