Savoir de quoi on parle

En réaction à la lettre de Réjean Martin intitulée «L'anarchiste des itinérants», publiée dans notre édition du 16 mars dernier.
Je suis bien peinée de voir qu'il existe encore tant d'ignorance au sujet du terme «anarchie».
Avant d'avancer de telles inepties, M. Réjean Martin aurait dû s'informer davantage au lieu de nous «garrocher» d'inutiles citations cinématographiques.
Mais puisqu'on est dans ce registre, voici quelques citations qui, je l'espère, parviendront à remettre les pendules à l'heure:
«Plus le pouvoir de l'État et de la bureaucratie augmente, plus l'affirmation de l'anarchie est nécessaire, seule et dernière défense de l'individu, c'est-à-dire de l'homme», disait l'historien, sociologue et théologien français Jacques Ellul.
Contrairement à la signification que lui prête M. Martin, voici ce qu'on peut lire sur l'anarchie quand on se donne la peine de chercher un peu sur Wikipedia: «Pour les anarchistes, l'anarchie est l'ordre social absolu, grâce notamment à la socialisation des moyens de production: contrairement à l'idée de possessions privées capitalisées, elle suggère celle de possessions individuelles ne garantissant aucun droit de propriété, notamment celle touchant l'accumulation de biens non utilisés. Cet ordre social s'appuie sur la liberté politique organisée autour de l'autogestion, du fédéralisme libertaire et de la démocratie directe. L'anarchie est donc organisée et structurée: c'est l'ordre moins le pouvoir.»
On peut être d'accord ou pas, mais encore faut-il savoir de quoi l'on parle, et je suis convaincue que M. Adis Simidzija savait très bien de quoi il parlait.
Chantal Garceau
Trois-Rivières