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Sauter la planète

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Récemment, j’assistais à une session de jeux de mes petits-enfants dont un petit bonhomme de trois ans. Celui-ci, ayant trouvé une télécommande de télévision dans un tiroir, s’amusait à pitonner. «Je fais sauter la planète», disait-il. Sauter la planète? Comment pouvait-il évoquer un tel langage, lui dont les parents sont reconnus comme pacifistes et n’ayant pas, à ma connaissance, de conversations de ce genre à la maison ou de télévision ouverte à longueur de journée?

Comment un petit bonhomme de trois ans peut-il ainsi se préoccuper de la planète sans trop comprendre la portée de ses paroles? Est-ce un signe que quelque chose ne va pas quelque part sur notre planète? Sans doute a-t-il raison sans le savoir que le futur qui l’attend risque d’être influencé par nos comportements actuels, par la pression que l’on exerce sur notre environnement. Il faut développer, consommer, construire, couvrir de béton notre environnement au nom du progrès disent les «promoteurs du mieux-être matériel».

Quel progrès? Pourtant, n’est-ce pas une qualité de vie axée sur les beautés de la nature que recherchent beaucoup de gens, surtout en temps de pandémie ? Combien de catastrophes faudra-t-il pour nous faire réaliser l’importance de prendre soin de notre environnement naturel et humain? Quelle limite faudra-t-il atteindre pour réaliser les effets de notre consommation sur les changements climatiques?

J’ose espérer que lorsque mes petits-enfants auront des enfants à leur tour, ceux-ci ne joueront pas à faire «sauter la planète», mais bien à «sauver la planète».

Jean Guilbert, Saint-Maurice