Un poste de triage des billots à Trois-Rivières aves des draveurs à l'oeuvre.

Rue des Draveurs, rue des travailleurs anonymes

L'auteur, Jean Roy, est historien et président de la Société d'histoire de Cap-de-la-Madeleine.
Manifestement, la Ville de Trois-Rivières n'a pas de comité de toponymie suffisamment étoffé pour étudier toutes les implications du changement d'un nom de rue.
Il est à se demander si on se souvient des raisons qui ont prévalu lorsqu'on a donné le nom d'avenue des Draveurs à cette voie.
Pour ma part, je la trouve bien nommée car elle rappelle le travail ardu et dangereux des milliers de travailleurs qui, sur la rivière Saint-Maurice, avec leurs gaffes, dirigeaient les billots soit vers la Wayagamack, soit vers la CIP. 
Le musée Boréalis, le musée des travailleurs anonymes, les a fait sortir de cet anonymat dans lequel on veut les replonger. Son conseil d'administration devrait manifester son désaccord.
Pour ma part, j'ai connu monsieur Audet alors qu'il était président du conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières, et je lui reconnais cette culture historique qui lui ferait refuser cette attribution. Cela aurait-il échappé à son fils? 
Non à l'impasse des Draveurs.