Photo: Stéphane Lessard entrevue avec Jean Boulet pour sa première année à titre de ministre.

Résidences pour personnes âgées: question au ministre Boulet

Lettre adressée au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet.

Les résidences privées pour aînés, à Trois-Rivières, ont peine à conserver leurs employés. Le roulement de personnel est tellement important qu’il n’est certainement pas facile d’en gérer le fonctionnement.

Ces résidences existent grâce à des investisseurs, qui prennent des risques financiers, dans le but tout à fait légitime d’en dégager un profit.

Il faut les en remercier et non les critiquer, car sans eux, il n’y aurait tout simplement pas de résidences pour les personnes âgées et la responsabilité serait transférée entièrement à l’État.

Alors où est le problème? Le problème, c’est que les coûts de fonctionnement augmentent beaucoup plus rapidement que la capacité de payer des résidents.

Les personnes qui y résident n’ont pas toutes d’importants régimes de retraite et ont très souvent des revenus modestes, qui font en sorte que les administrateurs sont incapables d’augmenter les loyers pour payer une des principales dépenses, soit les salaires des employés.

Donc, ces employés, préposés, personnel à l’entretien, etc. sont souvent tentés de changer d’employeur pour de meilleures conditions.

Voilà le problème. Monsieur Boulet, je me permets de vous soumettre une solution toute simple: modifier le crédit d’impôt pour maintien à domicile pour personnes âgées de plus de 70 ans de façon à augmenter la limite des dépenses admissibles et de modifier le niveau du revenu à partir duquel le crédit commence à diminuer, de manière à ce que les personnes ayant un revenu plus modeste reçoivent un crédit bonifié.

De cette façon, l’aide aux résidents augmentera et ainsi, ceux-ci seront en mesure de faire face aux augmentations du loyer. Les propriétaires pourront payer leurs employés pour qu’ils reçoivent un salaire à la mesure de leur mission.

M. Boulet, je vous soumets cette solution publiquement et j’aimerais avoir vos commentaires publiquement.

Jean-Robert Marion

Trois-Rivières