Sous les pins centenaires, il m’arrive d’oublier que nous sommes dans un CHSLD. Ma mère aussi, me semble-t-il.

Résidence sous les pins

OPINIONS / Ma mère, qui a 94 ans, m’a demandé un jour de ne jamais l’envoyer dans un CHSLD. Elle était alors en meilleure forme et n’imaginait pas les difficultés du grand âge. J’avais bien compris sa demande, mais en avril dernier, il a pourtant fallu qu’elle s’installe à la résidence Cooke.

À ma première visite, j’avoue avoir été un peu saisie par la vétusté des lieux. C’est gris. C’est défraîchi. Mais heureusement, quelqu’un m’avait dit que je ne devais pas regarder la couleur des murs. Il avait raison.

Tout n’est pas rose, mais ce que je vois maintenant, ce sont des travailleurs bienveillants et dévoués malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils doivent faire face.

Et j’ignorais que derrière la résidence Cooke, il y a comme une petite forêt, une terrasse, des parasols rouges, des fleurs, des balançoires, un barbecue, de la musique et surtout de nombreux bénévoles, dont des enfants, qui servent de la limonade, des fraises, de la bière (0.5 alcool!), de la crème glacée… Sous les pins centenaires, il m’arrive d’oublier que nous sommes dans un CHSLD. Ma mère aussi, me semble-t-il.

Merci au personnel et aux bénévoles. Vous rendez plus douce la vie de vos résidents et celles de leurs familles.

Evelyne Trudel, fille de Charlotte Martin

Trois-Rivières