Religion ou éthique?

Récemment, dans ces pages, il a été question de religion et d'athéisme. La religion, au Québec, a pris une chute vertigineuse, et c'est en grande partie de sa faute.
Elle est devenue obsolète par ses dogmes, ses croyances, ses interdits, etc. et s'est détruite elle-même. Difficile, si ce n'est impossible, de mettre sa raison de côté et de croire.
Il est évident que tout ce qui se rapporte à la religion a une origine humaine. La Bible: des récits écrits par des ignorants, à l'intention d'ignorants. Les miracles: une insulte à l'intelligence. Un dieu qui existerait de toute éternité et qui serait, de ce fait, un effet sans cause. Adam et Ève: Darwin, au secours! Tout, tout découle de l'imagination humaine.
On peut se poser la question: quelle est l'utilité, dans une société, de la religion? L'éthique et la morale pourraient facilement la remplacer.
Arthur Schopenhauer écrivait, au 19e siècle: «Si la religion n'existait pas, je ne craindrais pas de prendre une marche en ville. Mais si les lois et règlements étaient abolis, j'y penserais deux fois.»
Le libre arbitre est à la base de la religion. La volonté humaine serait absolument libre et ne serait jamais influencée de l'extérieur! Ceci est tout à fait ridicule!
Jean-Noël Lhuillier, dans son ouvrage Libre de penser et d'agir, mentionnait ceci: «Le caractère unique de chaque personne est un amalgame de son héritage génétique, des conditions de son développement, de son éducation, de son expérience personnelle dans l'environnement familial, social et culturel qui lui est propre.»
Tout ce qui compose un humain lui vient des autres, aussi bien physiquement que mentalement.
Et comme le disait Florian Cova, «nous agissons de la manière dont nous agissons à cause de ce que nous sommes. Pour être véritablement moralement responsables de ce que nous faisons, nous devons être véritablement moralement responsables de ce que nous sommes, ce qui implique qu'il faudrait que nous ayons causé ce que nous sommes, ce qui est impossible. Ne pouvant être véritablement moralement responsables de ce que nous sommes, nous ne pouvons être vraiment moralement responsables de ce que nous faisons.»
Dieu ne serait donc pas au courant de ça!
Maurice Milot
Trois-Rivières