Qui défendra le mieux notre langue?

À entendre certains, il n'y a pas de problèmes avec la survie du français au Québec. Pourtant, en 2014, le 2 % de francophones que nous sommes en Amérique du Nord est toujours entouré d'un bassin de 320 millions d'anglophones et, pression démographique oblige, le français se bat toujours pour sa survie surtout que la langue du commerce est maintenant l'anglais.
Le français régresse au Canada, selon des statistiques réalisées en 2011, comptant maintenant 21,7 % de la population totale du Canada alors qu'il était près de 25 % il y a quelques décennies.
Au Québec, le nombre de Québécois parlant uniquement le français est passé de 75,1 % à 72,8 % entre 2007 et 2012 et c'était la même proportion entre 2001 et 2006. Ce n'est pas tant en région qu'on s'en rend compte, mais surtout dans notre métropole, Montréal. On n'a qu'à se promener sur la rue Sainte-Catherine ou entrer dans une boutique pour n'entendre que de l'anglais. Souvent, on a même l'impression que s'adresser en français à un vendeur relève de la défiance.
J'ai vécu un incident l'année passée à une guérite de stationnement de l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau. Je me suis fait accueillir en anglais seulement par le préposé et lorsque j'ai demandé qu'on me parle en français on m'a répondu en anglais «Be gone!» (Disparaît).
À mon avis, cela reflète bien la mentalité de certains anglophones au Québec qui se disent au Canada et non au Québec et ne veulent rien savoir du français.
D'ailleurs, on attribue une part de la baisse du français au Québec au faible degré d'incitation du précédent gouvernement libéral vis-à-vis les nouveaux immigrants à apprendre le français comme langue de communication sociale.
À part Jean Lesage qui était un fier défenseur de la langue française, les gouvernements libéraux se sont toujours un peu fait tirer l'oreille pour défendre la survie du français au Québec. Il semble que pour eux, ce n'est pas une priorité et selon eux les gens qui s'en inquiètent se font des peurs pour rien.
Il est important qu'un gouvernement ait une politique linguistique définie et qu'il y accorde une priorité surtout en situation de survie. Si on est trop complaisant envers notre situation linguistique celui qui est le plus gros et le plus pesant finira, à moyen ou à long terme, par prendre toute la place.
Alors, d'après vous, quel parti est le mieux placé pour défendre sans complaisance et avec fierté notre langue française au Québec? Je vous laisse le soin d'y réfléchir et d'y répondre.
James Mcdonald
Notre-Dame-du-Mont-Carmel