L’Observatoire de Champlain.

Quand il y en a pour trois, il y en a pour…

OPINIONS / En réaction à l’éditorial de Martin Francoeur intitulé «Une belle occasion pour Sonia LeBel», publié le 17 mai dernier.

M. Francoeur, votre éditorial à propos du dossier de l’Observatoire de Champlain et du travail de Mme LeBel quant à son avenir est plus que pertinent. Je souhaite cependant apporter quelques précisions sur notre collaboration pour son volet touristique, mais surtout comprendre votre conclusion à ce sujet.

Dans votre éditorial, vous mentionnez: «Et clairement, ce regroupement n’a pas les moyens de faire marcher adéquatement un éventuel observatoire tout neuf». Je comprends que l’adverbe «clairement» est très en vogue actuellement dans la langue populaire. Mais qu’y a-t-il de si clair à ce que l’on ne puisse pas assurer le fonctionnement de ce site?

Les organismes qui gèrent les sites du Vieux presbytère de Batiscan, du Domaine seigneurial Sainte-Anne et du Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac travaillent en partenariat depuis 1999. Il s’agit bien de trois organismes indépendants, légalement constitués et gouvernés par autant de conseils d’administration, qui ont choisi ce mode de fonctionnement afin de mettre en commun leurs ressources. La direction régionale du ministère de la Culture et des Communications reconnaît d’ailleurs les avantages de ce partenariat et souhaiterait que d’autres institutions muséales puissent en reproduire le modèle.

Au fil des ans, ce partenariat a permis d’établir de nouvelles collaborations. Entre autres, nous collaborons avec les différentes fabriques à l’ouverture au grand public en saison estivale des églises de Sainte-Anne-de-la-Pérade – incluant la crypte –, de Batiscan, de Champlain et de Pointe-du-Lac. Nous collaborons également avec la SDE de Sainte-Anne-de-la-Pérade pour l’organisation du symposium Des fleurs et des jardins qui en est à sa 16e édition cette année. Depuis trois ans, les municipalités de Champlain, de Batiscan et de Sainte-Anne-de-la-Pérade nous ont confié la coordination de la mise en valeur du Chemin du Roy sur le territoire de la MRC des Chenaux.

Enfin, comme vous le savez, depuis également trois ans, nous travaillons avec le Cégep de Trois-Rivières et sa Fondation à l’ouverture grand public de l’Observatoire pendant l’été. Au cours de cette période, cette collaboration a permis à l’Observatoire d’établir des records tant sur le plan de la fréquentation que sur celui des revenus. Il faut cependant noter que, puisque le site comprend également un volet scientifique, ses opérations estivales ne seraient pas possibles sans la participation du Département de physique. Advenant la construction d’un nouvel observatoire, si le Cégep nous y invite, nous serons au rendez-vous. Quand il y en a pour trois, eh bien, il y en a pour plus.

Alain Bourbonnais

Directeur général

Vieux presbytère de Batiscan

Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac

Domaine seigneurial Sainte-Anne