La Société canadienne d'hypothèques et de logement recense 13 500 places privées en soins assidus au Québec.

Qualité de vie

Ce mot est un appui à l'article de Danielle Hart paru dans le Nouvelliste du 30 juin. Mme Hart, que je suis heureuse de vous lire. Contente de voir que je ne suis pas la seule à penser de cette façon. Vivre de plus en plus vieux d'accord, mais avec une «qualité de vie».
Mes parents aussi sont atteints de cette terrible maladie qu'est l'Alzheimer. Mon père est décédé en février et ma mère est au CHSLD Cooke à Trois-Rivières. Elle a 86 ans et depuis février 2011, elle est placée à cause de sa maladie.
Sa qualité de vie? Aucune. Toute la journée, elle est assise dans sa chaise adaptée, une préposée doit la faire manger, du mou évidemment, elle a des couches, elle ne reconnaît aucun de ses quatre enfants, ni ses soeurs, elle a le regard fixe et «est dans son monde». Nous passons des après-midis avec elle et c'est déchirant de voir sa mère dans cet état. Elle ne nous reconnaît pas, mais moi je la connais et je l'aime.
Alors vivre vieux et comme ça, jamais; comme vous dites, «je préfère mourir jeune et avoir une qualité de vie que de mourir dans un CHSLD». Personne ne mérite de finir sa vie comme ça!
Louise Grenier
Trois-Rivières