Prévention des sinistres

Je ne suis pas un expert dans ces sujets. Simplement, j'ai assez vécu pour observer certains faits et en tirer des conclusions. Concernant les sinistres, limitons-nous à deux sortes: les verglas en hiver et les tornades en été. Au lieu de se complaire dans le mélo à chaque catastrophe, il vaudrait mille fois mieux chercher à les prévenir. Un premier moyen serait de cartographier le Québec pour ce qui est de la fréquence de ces fléaux.
On n'a qu'à prendre la carte des endroits touchés par le grand verglas de janvier 1998 (le pire des scénarios). Ceci fait, on s'apercevra vite que les troubles se concentraient au sud du fleuve jusque vers Trois-Rivières. Plus au nord, il n'y a pratiquement jamais rien. En hiver comme en été.
Si on regarde une carte géographique, on constate que le fleuve ne coule pas en ligne droite, mais bien du sud (autour de Montréal) au nord (vers Québec). Ce qui fait qu'il y a toujours quelques degrés de plus à Montréal par rapport à Québec. À mon avis, ce sont ces degrés excédentaires au sud qui font toute la différence. Il en faut peu pour que l'eau tombe en pluie verglaçante plutôt qu'en neige. Tout ceci est encore plus vrai pour des régions plus au sud comme la Montérégie. Si ce raisonnement est juste, il s'appliquerait aussi bien aux tornades pendant l'été.
Ensuite, que faire? Enterrer le filage électrique en commençant par les zones les plus à risques.
Les arbres cassés ne seraient pas un gros problème si les lignes électriques étaient sauves. Ils peuvent toujours attendre alors que le manque de courant est une épreuve très pénible, surtout pour les personnes âgées qui vivent souvent seules. Si on parvenait à enterrer seulement 50 % du filage (celui vers les maisons par exemple), en cas de sinistre, il resterait seulement 50 % de casse à réparer ce qui écourterait les pannes d'autant. Et cet avantage serait gagnant en hiver comme en été.
Il me semble que tout ceci mériterait une sérieuse réflexion et au moins un début d'action.
Jean Chatillon
Bécancour