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Prendre su’ nous autres!

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Je le sais, en bon français, l’expression n’existe probablement pas.

Mais je vais la prendre pareille aujourd’hui, pour nous demander de prendre une grande respiration par le nez. Avec la main sur le nombril. Question de bien ressentir ce qui se passe dans nos ventres ces jours-ci. La COVID et ses variants cochonnent la vie de nos familles. Nos amis. Du monde entier.

Nous avons attrapé l’écœurantite aigüe!

Nous pensions que les vaccins et le printemps nous éviteraient cette troisième vague.

Ben non!

Le chocolat de Pâques va avoir un petit goût de variant. La tire d’érable aussi.

En plus. La troisième vague arrive en même temps que les inondations au Québec! On braille d’un bord. Noyés de l’autre.

Dans la maison l’autre jour, la vieille me l’avait dit: «Va falloir prendre su’ nous autres». Elle a bien raison la vieille toryeuse!

Se retrousser les manches! Pas juste pour se faire vacciner, mais pour prendre notre courage à deux mains et reculer un peu avec nos désirs de liberté! Prendre su’ nous autres! Accepter de rester chez nous encore. Éviter les rassemblements pas nécessaires! Et les assouplissements d’enfants gâtés que le gouvernement va devoir nous retirer!

Nous sommes sur le bord d’un confinement plus sévère si nous ne comprenons pas le bon sens. Quand nos urgences déborderont de jeunes adultes qui étouffent. Et quand ce sera nos enfants qui seront branchés sur le respirateur, nous payerons le prix de nos libertés.

Prendre su’ nous autres! Condamnés à ça pour le moment.

Retourner dans nos tranchées. La guerre n’est pas terminée!

Nos ancêtres étaient à leurs casques! Nous autres, à nos masques chez nous!

C’est moins pire non?

Daniel O. Brouillette
Auteur
Saint-Narcisse