Robert Aubin

Pour une intégration réussie!

L’auteur, Robert Aubin, est député fédéral de Trois-Rivières.

Le 20 octobre dernier, dans le cadre de la journée thématique sur l’immigration organisée par la Table de concertation sur l’immigration de Trois-Rivières, j’ai eu le plaisir de prendre la parole devant un auditoire aux allures des Nations Unies. Des immigrants, provenant des quatre coins du monde et envisageant de s’établir chez nous après leurs études, s’étaient réunis à l’UQTR pour s’informer des démarches à entreprendre pour faire de leur rêve une réalité.

Je savais, par le Service d’aide aux nouveaux arrivants (SANA), que Trois-Rivières avait connu une croissance importante au chapitre de l’immigration; cependant je ne savais pas dans quelle proportion et sous quelles formes.

Statistique Canada vient de publier les tout derniers chiffres du recensement de 2016 sur l’immigration et la citoyenneté. La circonscription de Trois-Rivières compte désormais 4140 immigrants pour une population totale de 110 515 personnes. Entre 2011 et 2016, 1265 immigrants de plus sont venus s’établir à Trois-Rivières, soit une moyenne d’un peu plus de 300 personnes par année.

La plus grosse cohorte provient d’Amérique du Sud, soit 1295 personnes, puis l’Afrique avec 1255 personnes, suivie de l’Europe avec 1005 personnes et c’est l’Asie qui ferme la marche avec 585 personnes.

Alors que les préjugés sont tenaces et trop souvent basés sur la méconnaissance, les dernières données de Statistiques Canada démontrent bien la nature de l’immigration au pays. Sur dix nouveaux arrivants, six sont des immigrants économiques à savoir des travailleurs qualifiés ou des investisseurs, trois sont des immigrants en vertu du programme de réunification familiale et une seule personne est un demandeur du statut de réfugié.

À l’heure où Trois-Rivières, comme tant d’autres villes importantes au Québec, souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, je me réjouis de voir que nos entreprises ouvrent leurs portes aux immigrants favorisant ainsi leur intégration et assurant la productivité et la croissance de nos fleurons régionaux.

À titre d’exemple, permettez que je cite les propos de Mme Francine Lemay, responsable du recrutement chez Marmen, lorsqu’elle dit: «le pire c’est de ne pas produire alors faire du recrutement à l’étranger est capital et cela fait partie de notre stratégie!» Je pourrais citer également Voltflex ou Ordivert qui trouvent de nombreux avantages à l’embauche d’immigrants.

Mon plaisir de voir la liste des entrepreneurs ouverts aux immigrants s’allonger est indéniable. Nous avons une immigration diversifiée, scolarisée et bien formée. On ne peut que souhaiter que le courant se poursuivre pour que notre développement économique et nos échanges culturels s’enrichissent.