Pour pallier la pénurie de main-d’œuvre!

J’ai appris dernièrement que des employeurs de Québec, surtout du domaine de la restauration, sont prêts à tout pour trouver des employés. Il y a pénurie de main-d’œuvre dans la Vieille capitale, mais aussi dans d’autres villes.

Ainsi donc certains propriétaires de restaurants de Québec ont augmenté le salaire offert à leurs employés, passant de celui habituellement fixé à 12$ l’heure, soit le salaire minimum, à celui de 16$ pour travailler à titre de plongeur par exemple. Un propriétaire de restaurant mentionnait que c’était la seule façon d’attirer des candidats disposés à travailler, même si 16$ c’est très cher payé selon lui pour un employé qui fait la plonge.

Mais tant et aussi longtemps qu’on offrira des salaires de misères à 12$ à des gens disposés à travailler justement, la pénurie de main-d’oeuvre ira en grandissant. Même si on est plongeur ou commis dans un dépanneur, ou encore réceptionniste dans un hôtel, travailler à 12$ de l’heure en 2018 c’est inacceptable. 

Ainsi donc 15$ de l’heure devrait être le salaire minimum attribué aux travailleurs du Québec. Encore là, je trouve ce seuil encore trop bas, mais faut demeurer réaliste, semble t-il. Pour espérer payer, par exemple, un loyer mensuel, s’éclairer, se chauffer, en plus de se nourrir avec un salaire de 12$ de l’heure, c’est tout simplement irréaliste.

Alors, employeurs du domaine de la restauration ou de l’hôtellerie, montrez l’exemple et haussez vos salaires de quelques dollars. Vous trouverez ainsi une classe de travailleurs de qualité, des gens intéressés et qui offriront le meilleur d’eux-mêmes. 

Votre clientèle le remarquera et, au bout du compte, c’est vous qui en serez les grands gagnants. Et vous ferez ainsi un pied de nez à la pénurie de main-d’oeuvre.

Yvan Giguère
Saguenay