Une mère et sa fille de 10 ans ont perdu la vie dans une collision sur la route 155 à La Tuque pendant la période des Fêtes.

Pour améliorer la 155

Lettre adressée au ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Laurent Lessard.
Je suis un technicien en génie civil de 35 ans d'expérience dans la mécanique des sols ayant travaillé sur les réseaux routiers et la construction des lignes à haute tension. 
Tout ça pour vous dire que j'ai traversé le Québec de long en large pendant plusieurs années.
J'ai connu la route 155 à l'époque où il y avait 90 milles de gravier entre La Tuque et le lac Saint-Jean.
Cette route, je ne la connais pas comme les camionneurs qui l'empruntent depuis des dizaines d'années, mais je l'ai empruntée quelques centaines de fois. J'ai constaté les investissements judicieux qui l'ont rendue plus sécuritaire. 
Chaque année, il y a une augmentation de véhicules sur les routes du Québec, il y a donc encore des zones où il faut faire plus.
Toutefois, là où il y a eu des accidents mortels, c'est où on remarquait des déviations ou des dénivellations. Par exemple, une longue courbe surmontée d'une colline. 
En période où il neige et où la température avoisine le point de congélation, la chaussée devient une vraie patinoire; il devient impossible de redresser un véhicule, dans la section où les accidents se produisent.
Je me souviens que cette section de route était plus facile à évaluer de nuit, parce que s'il y avait un véhicule qui arrivait en sens inverse, c'était les lumières qui donnaient le signal de danger.
Si la chaussée en direction sud était élargie à deux voies, avec une signalisation appropriée qui élimine le dépassement sur ce tronçon, ajouté à une coupe de quelques mètres de végétation dans la colline, ce serait déjà beaucoup mieux et ça se paierait tout seul, si on pense aux conséquences des accidents coûteux humainement et financièrement.
Merci de votre délicate attention, monsieur le ministre.
André Mainguy
Longueuil