La Porte sainte de Québec.

Portes saintes d'antan

Dans mon temps, dans chaque église, il y avait non seulement une seule porte, mais plusieurs qui ouvraient, toutes, sur la miséricorde du Christ: les portes des confessionnaux. Pécheurs que nous étions alors, il fallait les franchir périodiquement, car aucune ne nous accordait l'indulgence plénière. Plénière, le mot le dit, c'est définitif, bon pour toujours.
Aujourd'hui, dans la plupart de nos églises, ces impressionnants confessionnaux ont été «convertis» en armoires fourre-tout. On n'arrête pas le progrès! Maintenant, pour bénéficier d'une indulgence plénière, au lieu de nous agenouiller dans la pénombre, il suffira de franchir, la tête haute, une fois, la seule Porte sainte.
Jean Panneton
prêtre
Trois-Rivières