Pas étonnant que Marine Le Pen et le Front National soient si populaires, selon l'auteur de cette lettre.

Populisme nationaliste versus élitisme mondialiste

Pendant les présidentielles américaines et françaises, nous avons beaucoup entendu parler de populisme. Ici, des journalistes de médias nationaux parlent péjorativement du populisme et du nationalisme. Que sont-ils?
Le populisme fait appel au peuple en opposant ses intérêts à ceux d'élite et autres groupes, accusés de priver la population de ses droits, de son identité et de sa liberté d'expression. C'est tout à fait positif et légitime, la population veut reprendre le contrôle de ses institutions démocratiques parce que trop d'élus confient l'exercice du pouvoir à une élite privilégiée, à des personnes jugées supérieures au peuple.
Cette élite politique bafoue le peuple avec les technocrates d'agences et de cabinets déconnectés de la réalité, avec les grandes fortunes et le financement occulte ou avec des groupes religieux faisant des revendications d'accommodements déraisonnables.
Le nationalisme reconnaît l'existence d'un État-nation pour chaque peuple et prend trois formes: l'ethnique de l'appartenance, le civique du droit du sol et celui d'une nation définie par une culture commune. Il dénonce la création d'une sorte d'État mondial sous l'effet de la mondialisation économique et de l'internationalisme d'extrême gauche. Il s'oppose au mondialisme qui veut en finir avec l'État-nation comme cadre d'administration politique et de référence identitaire.
Donc, le populisme est contre l'élitisme de l'establishment qui usurpe le pouvoir et le nationalisme s'oppose au mondialisme qui nie notre identité. Pas étonnant que Marine Le Pen et le Front National soient si populaires. Où est le mal? Qui prendra le relais au Québec?
Normand Boisvert
Trois-Rivières