Penser en dehors de la boîte

Comme c’est rafraîchissant! Plus de 13 000 citoyens et citoyennes qui se manifestent en quelques jours en signant une pétition pour sauver un vaste boisé trifluvien de la destruction, au profit d’un immense développement domiciliaire... Un autre.

À Trois-Rivières, c’est loin d’être la première fois que des gens se lèvent pour exiger de conserver des espaces verts, les poumons d’une ville. Mais on a l’impression que cette fois-ci, on assiste à un événement qui va marquer l’histoire car il s’inscrit dans un mouvement mondial et qu’il n’échappe pas à la marche du temps: la conscience environnementale aiguë et l’urgence d’agir maintenant. Au-delà de ce cri du cœur pour dire haut et fort qu’il faut désormais mettre la protection de notre environnement au cœur de nos préoccupations, on sent un appel à voir et à faire autrement.

Nos élus et nos fonctionnaires ont une opportunité en or: réfléchir ensemble à de nouvelles solutions qui sortent des sentiers battus, remettre en question les modèles traditionnels de développement résidentiel, écouter et discuter avec les citoyens qui ne veulent plus du modèle unique privilégié depuis des années sous prétexte de croissance et de création de richesse. Les temps changent. Le discours politique doit s’adapter, se dépoussiérer, évoluer. La croissance à tout prix? Mais à quel prix? Pour paraphraser l’auteur Pierre-Yves McSween: en avons-nous vraiment besoin?

Avec ce qu’on pourrait appeler «l’affaire du boisé des Estacades» nous avons, comme société, l’extraordinaire occasion de réfléchir sérieusement à ce que nous voulons désormais privilégier pour l’avenir de notre ville et de nos enfants qui y vivront. Posons-nous les bonnes questions. Pensons «en dehors de la boîte»...

Louise Hamel

Trois-Rivières

Le Québec réel

Après douze ans d’existence, Québec solidaire atteint un faramineux résultat de dix députés élus lors de l’élection de lundi.

Après sept ans d’existence, la Coalition avenir Québec cartonne avec 74 députés.

Hors du centre de Montréal et des abords de quelques universités en région, les trois quarts des Québécois logent très majoritairement au centre droit.

Et lorsque le mode de scrutin proportionnel mixte sera en vigueur, on verra naître une union sacrée permanente entre les deux jumeaux identiques que sont la CAQ et le Parti libéral du Québec.

Alors s’envoleront les illusions de ceux qui voient une panacée dans ce mode de scrutin proportionnel mixte...

Michel Favreault

Sainte-Ursule